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à propos de l’auteur…

SUARÈS Carlo

Biographie

Né à Alexandrie le 12/05/1882 et mort à Paris le 16/07/1976, Carlo Suarès est un écrivain, peintre et cabaliste français.

Ses études à l’École des beaux-arts de Paris, commencées en 1910, interrompues par la maladie puis par la guerre, furent couronnées en 1920 par un diplôme d’architecte. Ayant épousé Nadine Tilche en 1922, il fait connaissance en 1923 de Jiddu Krishnamurti dont il devient l’ami fidèle et le traducteur en français. De 1928 à 1939, il participe à la rédaction des « Cahiers de l’Étoile », revue mensuelle, où il côtoie Joë Bousquet, Le Corbusier, Krishnamurti, Benjamin Fondane. Après l’arrêt des Cahiers, c’est dans les Carnets qu’il publie « La fin du Grand Mythe ».

Son œuvre s’attache à la réflexion philosophique et religieuse, ainsi qu’à l’étude des textes sacrés et de la Kabbale.

À partir de 1940, Carlo Suarès devint un artiste peintre prolifique. Il exposa sa théorie ésotérique de la couleur dans « L’Hyperbole chromatique ».

En 1945, Suarès se remit à écrire, en particulier « Critique de la Raison Impure », « La Kabale des Kabales », « De Quelques Apprentis-Sorciers », et « la Trilogie sur la Genèse », « le Cantique des Cantiques », et le « Sefer Yetsirah ».

Source

Bibliographie

Beaucoup d’ouvrages dits sacrés, qu’ils soient bien ou mal compris sont, pour le moins, lus dans leur langue originale. La Bible, pourtant, et surtout les cinq premiers chapitres de la Genèse ont été constamment mal interprétés du fait que leur graphie ne se compose pas des lettres d’un alphabet (comme on le croit communément depuis plusieurs millénaires) ni, a fortiori, de mots auxquels on peut attribuer le sens qu’on leur donne habituellement dans la langue parlée. Dès lors, il est de la plus haute importance de savoir que les différents signes dont on se sert comme lettres dans l’alphabet hébraïque constituent les éléments d’un véritable code chiffré. Chaque signe est un idéogramme et à chaque signe correspond un nombre, dont le sens est précis. Ces nombres, eux aussi, ne sont pas à prendre dans leur signification arithmétique. Ce qu’ils dé-signent, en réalité, ce sont les différents aspects de l’énergie vivante à l’œuvre dans l’univers. Les noms : Adam, Ève, Caïn, Abraham, Jacob, Ésaü, etc., sont également des idéogrammes. Ces pseudo-personnages sont purement symboliques et leur fonction première est d’illustrer les divers états de conscience par lesquels passe l’humanité, ainsi que les rapports de ceux-ci avec la vie, telle qu’elle apparaît à tout instant. Il en ressort que la Vie est un processus sans fin, caractérisé par l’alternance vie-mort/vie-mort, qu’il importe de pouvoir accepter après l’avoir affectivement intégrée. La Bible restituée propose donc une lecture des livres de la Genèse conforme à leur code chiffré originel (la Cabale) et montre comment ce code éclaire non seulement ces textes mais aussi certains aspects des Évangiles de Matthieu et de Jean. Le sens révolutionnaire qui se dégage de cette lecture devrait, semble-t-il, intéresser directement les chrétiens, les juifs et les musulmans, car, bien compris, le langage de la Bible est une révélation enfouie que l’on se doit de restituer dans toute sa clarté originelle.

23.00 

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