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SAGESSES DU MONDE

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Publié à l’origine en 1932, l’ouvrage « Black Elk parle » de John G. Neihardt décrit la « Grande Vision que le prophète lakota Black Elk – Hehaka Sapa, « Wapiti noir » – (1863-1950) eut à l’âge de 9 ans. Son récit et son histoire, qui s’inscrit dans les années noires de l’épopée amérindienne, sont devenus depuis lors une source d’inspiration pour tous les peuples autochtones des Plaines de l’Ouest américain. Transporté dans un autre monde, à la confluence des Quatre-Quartiers de l’univers, l’enfant est investi des pouvoirs du Sixième Grand-Père qui préfigure sa propre destinée – les Six Grands-Pères symbolisent les six directions de l’espace mais aussi les pouvoirs de chacune d’elles. Le Sixième Grand-Père incarne le « Pouvoir de l’Ouest », demeure des Êtres-Tonnerres. Il régit la « direction du Bas » (le Nadir, la Terre), qui donne vie à l’humanité et guérit les blessures. L’Esprit de l’Ouest amène en effet la foudre et la pluie, mais aussi la Révélation et la Grâce. Les Grands-Pères invitent l’enfant à planter un Arbre fleurissant au centre du Cercle de la Nation lakota pour favoriser sa renaissance après qu’il ait été brisé à l’arrivée des Blancs.. Le prophète visionnaire est investi d’une mission fantastique : renouer avec la Sagesse éternelle et universelle, symbolisée par l’Étoile du Matin, que son peuple a oubliée… Il va s’y employer sa vie durant. Illustrateur du « Mahâbhârata » de Jean-Claude Lacarrière et coauteur de « Aïki, la voie du guerrier », Jean-Marie Michaud offre ici une talentueuse représentation de ce récit emblématique, aujourd’hui connu par des millions de lecteurs de par le monde.

15.00 

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Ce livre rend justice à Mani, à la tradition manichéenne et à sa haute spiritualité. Il rappelle les lieux et le contexte de la naissance de Mani dans l’Iran du IIIe siècle apr. J.-C., où le mazdéisme était la religion officielle, où le christianisme s’implantait et où le gnosticisme gagnait de nombreux adeptes. Tributaire de toutes ces influences, Mani forgea toutefois une doctrine originale, avant d’être mis à mort dans de terribles supplices par le Roi des rois Bahrâm Ier. Textes à l’appui, F. Decret analyse avec précision les éléments de cette doctrine chrétienne dualiste, attachée à résoudre le problème du Mal. Il décrit aussi la vie des premières communautés manichéennes et raconte leur destin ultérieur dans le monde.

8.70 

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Ce voyage qui traverse les trois royaumes d’outre-tombe pour parvenir à la Vision finale est en même temps tendu vers le retour sur terre, vers le moment où sera racontée aux vivants la traversée accomplie. Et pour relater son périple à travers les trois royaumes des morts, Dante bouleverse les représentations traditionnelles, affronte l’indicible, crée une langue : sa hardiesse poétique préfigure celle des grands inventeurs de la modernité en littérature, de Rimbaud à Joyce, en passant par Kafka et Proust. Animé par une ambition folle – celle de rendre les hommes meilleurs et plus heureux, par la conscience du sort qui les attend après la mort -, il décrit tour à tour le gigantesque entonnoir de l’Enfer et ses damnés en proie à mille tourments ; la montagne du Purgatoire, intermédiaire entre l’humain et le divin, peuplé d’anges, d’artistes et de songes ; le Paradis, enfin, où, guidé par Béatrice, le poète ébloui vole de ciel en ciel. Un parcours initiatique qui se termine lorsque le héros, absorbé dans l’absolu, contemple « l’amour qui meut le soleil et les autres étoiles ».

22.00 

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Le Livre de l’amour infini raconte la vie d’Apollonios de Tyane, philosophe grec du Ier siècle apr. J.-C. qui, guidé par une intense soif de sagesse, a voyagé jusqu’en Inde et en Afrique noire. De retour à Rome après ses échanges avec les Perses, les bouddhistes, les Nubiens et tant d’autres, il a multiplié les enseignements et les guérisons au point d’être considéré par les oracles et par les peuples comme un homme divin. En révélant son histoire, Damis, son plus fidèle disciple, décrit aussi son propre cheminement. Une épreuve après l’autre, il perçoit que tout dans l’existence ne se joue pas dans les termes des hommes ; que le Soleil, la Lune, les étoiles, la Terre, ne sont pas les éléments inanimés d’un décor pour les drames des humains, ni des ressources à exploiter pour leur confort ; qu’ils requièrent de chacun quelque chose, dont chacun seul a le secret, mais que chacun a oublié – pour le péril de tous. Leurs aventures, riches en rebondissements, sont les sources d’une sagesse en perpétuel mouvement. Ce Livre de l’amour infini, qui donne à voir l’extraordinaire portée des spiritualités anciennes et réhabilite l’un de ses maîtres injustement oublié, est le roman vrai de l’Antiquité.

21.90 

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« Qui ne connaît la célèbre Cène mille et mille fois reproduite ? Et qui, la connaissant, ne s’est étonné de l’idée-force qui s’exprime justement dans cette peinture ! Nous y voyons s’incarner en image un instant chargé de sens, un instant ressenti à coup sûr par des âmes sans nombre comme l’un des événements les plus importants jamais survenus sur terre ! Au centre, la figure du Christ et à ses côtés ses douze compagnons. Nous voyons ceux-ci dans des mouvements et des attitudes profondément expressifs. Ces gestes, ces attitudes, nous les voyons individualisés sur chacun des douze, de telle sorte que nous pouvons fort bien avoir l’impression que dans ces douze figures s’expriment toutes les nuances de l’âme humaine, toutes les manières dont une âme, quelle qu’elle soit, peut se situer selon son tempérament et son caractère vis-à-vis de la scène représentée sur l’image… »

15.00 

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De tout temps, les hommes se sont demandé pourquoi le mal et le malheur sont si présents en ce monde, pourquoi « il pleut sur les justes et il fait soleil pour les méchants » – mystère encore plus grand dans le monothéisme, puisque Dieu y est censé être le Tout-Puissant. Depuis Le Symbolisme du corps humain jusqu’à « Va vers toi ! », Annick de Souzenelle n’a cessé d’explorer le texte biblique en écho à cette interrogation. Elle ose ici l’aborder de front, par-delà tout moralisme, en questionnant le personnage du Satan : comment se fait-il que celui qui est perçu comme le Maître des Ténèbres soit mis en scène, dans le livre de Job, comme un interlocuteur du Seigneur, passant même un pacte avec Lui ? Se pourrait-il qu’il ait une fonction dans le processus de la Rédemption, et que ses apparitions comme le grand Tentateur – face à Adam et Ève ou à Jésus – soient autant d’épreuves incontournables sur le chemin initiatique ? Le serpent qui le symbolise est peut-être la réponse à cette énigme… Un livre de grande maturité qui place le lecteur face à lui-même, au-delà du bien et du mal.

18.90 

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La découverte la plus importante du mithraïsme fut le culte des dieux hypercosmiques, qui gouvernaient le cosmos tout en restant au dehors de la nature : un d’entre eux était représenté avec une tête de lion, un autre était un jeune homme parfait, entouré par un serpent, et le troisième était Mithra lui-même. Les mystères de Mithra ont été conçus quand la théologie romaine s’efforçait de placer l’empereur parmi les dieux. Au Ier siècle, Mithra et l’empereur étaient représentés en seigneurs du cosmos et les mystères de Mithra devenaient de plus en plus un soutien de l’autorité impériale. Les dieux de la vieille république devenaient pourtant des dieux inférieurs. La révolution créée par la découverte des dieux hypercosmiques poussa les théologiens de la Gnose à concevoir la Gnose chrétienne, en prêtant à Jésus la révélation des dieux hypercosmiques. Ce fut ainsi que la nouvelle forme de christianisme conçut une cosmologie fortement influencée par le Mithraïsme.

39.00 

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Ce huitième ouvrage de la collection Ainsi parlait est consacré à un écrivain-philosophe au destin météorique, Friedrich von Hardenberg, dit Novalis (1772-1801), scientifique, philosophe et écrivain, ami de Schiller et de Schelling et « disciple » de la jeune Sophie (1782-1797), sa fiancée morte à 15 ans.
Comme celle de Silesius, l’œuvre de Novalis dépasse les limites de la littérature pour atteindre à une véritable méditation philosophique. Novalis a peu publié de son vivant, mais il est l’auteur de milliers de fragments, alliant sciences naturelles, mathématique, politique et philosophie. Marqué par la pensée de Plotin, Leibniz et Fichte, Novalis voit dans l’imagination créatrice le cœur de la métaphysique et de la poétique. Son rêve est celui d’un « système de l’absence de système », où dialoguent chaos et organisation.
Depuis les premières traductions en français par Maeterlinck en 1895, Novalis n’a cessé d’exercer en France une fascination, même s’il a été trop souvent compris dans un sens sentimental, et non comme un projet de transformation pratique du monde. Il a inspiré des philosophes aussi différents que Heidegger ou Lukacs, mais aussi en France des penseurs comme Bachelard, Blanchot ou Derrida. Pour faire partager les fulgurantes intuitions du « Pascal allemand » (Carlyle), Jean Moncelon, grand connaisseur de la philosophie allemande et traducteur de l’Ami de Dieu de l’Oberland, a traduit un choix des fragments où cette haute pensée s’exprime sous la forme la plus remarquable.
Novalis est souvent cité. Mais, hormis le roman inachevé Henri d’Ofterdingen, il n’a laissé que textes brefs et fragments dispersés. Son œuvre est donc d’un accès malaisé, et appelle d’évidence une approche telle que celle-ci. La traduction a été spécialement réalisée pour ce livre bilingue.

13.00 

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Nouvelle édition actualisée et complétée de textes retrouvés. Cet ouvrage avait été voulu, conçu et réalisé par René Nelli dès 1959, dans le but d’offrir au lecteur, sous une forme accessible – en traduction française – mais avec un souci permanent de rigueur historique et d’intelligence critique, l’ensemble des textes originaux écrits par les cathares, qui datent des XIe-XIVe siècles. Écritures cathares se compose d’un apocryphe bogomile (I’Interrogatio Johannis ou Cène secrète), de deux traités (Traité anonyme et Livre des deux Principes), de trois rituels (rituel latin de Florence, rituels occitans de Lyon et Dublin), textes présentés, traduits et commentés par René Nelli. Ces écrits cathares rectifient avec infiniment de précision et de sensibilité la vision, parfois à l’emporte-pièce, des inquisiteurs, qui fut longtemps la seule source documentaire à disposition des chercheurs. Ils complètent heureusement l’information, là où béait une lacune, réorientent des perspectives qui paraissaient déroutantes. Décrit et décrié comme hérésie manichéenne par la polémique catholique médiévale, le catharisme se définit comme exigence chrétienne, dans ses propres livres.

25.40 

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Tiré à 250 exemplaires numérotés. Roger Mazelier a fait éclore pour notre ravissement le sens d’une écriture subtile, celle d’un poète cher à nos cœurs, l’un de nos écrivains les plus attachants et les plus mystérieux ; son livre ne manquera pas de captiver tous ceux qui sondent l’Énigme, constamment retaillée et rénovée pour aviver la curiosité des esprits, assurant ainsi la transmission de quelques beaux secrets, de quelque belle Philosophie. Avec érudition et sagacité, l’auteur déploie les ressources de ce don merveilleux de l’Esprit, qui fait sourdre des mots leur source cachée, révélant ainsi les préoccupations secrètes du poète, et les reliant à l’antique courant souterrain toujours présent, toujours vivace de la Sophia : « Toutes les citations de Nerval ne doivent rien au hasard, au fortuit, à l’accidentel. Ce sont des points de repère, des pierres du Petit Poucet, des références qui invitent à la recherche obstinée. La succession des noms, des personnages, des auteurs et des œuvres constitue un parcours fléché que le chercheur doit se garder de négliger. L’érudition de Nerval sur la gnose, contrairement à l’opinion de J. Richer, passe l’imagination. »

28.00 

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Ce livre s’intéresse à une filiation spirituelle, à travers les écrits et paroles de ces deux « Grands » que sont Râmana Mahârshi (1879-1950) et son « Père spirituel » Shankarâchârya (vers 700/788 – vers 732/820). Tous deux sont les grands exposants de l’Advaïta-Vedânta. On s’accorde à dire que Râmana suit les grandes lignes tracées par Shankara et sa doctrine non duelle de l’Advaïta-Vedânta, la voie de la Connaissance du jnâna-yoga, laquelle tend vers l’expérience de la non-dualité du Soi – la révélation de la Pure Conscience. C’est celle de la voie directe. Les « correspondances » qui existent entre eux et leurs doctrines sont nombreuses : le pouvoir d’illusion de Mâyâ, le monde et son impermanence, la servitude, la réalisation de l’Absolu, l’égalité Brahman-Âtman, la connaissance du Soi, etc., sont les grands thèmes de l’un comme de l’autre. On s’accorde à dire que leurs enseignements sont, non pas similaires, mais très proches l’un de l’autre et complémentaires. La réalisation de l’Absolu passe pour Shankara par la reconnaissance intellectuelle de fait : « Je suis Brahman », et que, selon les Upanishads, l’Âtman, l’âme individuelle, est identique au Brahman, l’Absolu. Sur ces mêmes principes de base, Râmana insiste sur la recherche en profondeur de l’investigation (la question « Qui suis-je ? »). Les deux méthodes ne s’opposent pas mais Râmana insiste particulièrement sur la pratique – non intellectuelle – et sur l’expérience personnelle et directe de cette Réalité ultime.

16.00 

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Les histoires que nous conte ici Idries Shah – qu’il nous donne à entendre et à vivre – illustrent les modes de pensée et d’action des sages soufis.Il s’agit de faire ressortir par-delà les apparences la réalité des êtres et des situations.Plus que toute autre caractéristique, la tendance à entretenir des idées arrêtées, à s’en tenir à des suppositions faciles, fait obstacle à la compréhension et, par là même, à la maturation psychologique et spirituelle. Idries Shah ne se contente pas de porter sur ce travers fondamental un regard grave et amusé, il offre encore une fois un remède, sous la forme d’un livre-exercice. Ces « contes » s’adressent à l’esprit intérieur. Ils sont interactifs, ouverts. Ils réveillent chez celui qui les lit ou les entend la faculté peu exercée de revenir toujours au point de départ, l’aptitude à percevoir ce qui est là. Ils dessinent un chemin. Idries Shah, d’origine afghane, est né en 1924 à Simla (Inde). Il est mort à Londres en 1996. Comme l’avaient fait en leur temps certains maîtres soufis, particulièrement Jalaludin Rumi et Bahaudin Naqshband, il a reformulé pour notre époque les enseignements traditionnels du soufisme.

8.90 

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Cinq volumes ont été écrits sous le titre « Un Traité sur les Sept Rayons« , basés sur le fait, la nature, la qualité et les interrelations des sept flots d’énergie traversant notre système solaire, notre planète et tout ce qui vit et se meut en son orbite. Les deux premiers volumes traitent en profondeur de la constitution psychologique de l’être humain en tant que vie, qualité et apparence d’une entité spirituelle incarnée. Ils relatent également les circonstances mondiales de la psychologie humaine et les possibilités futures.

25.00 

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L’architecture sacrée accompagne le développement des civilisations qui se sont succédé depuis les origines de l’humanité, témoignant du lien entretenu avec le divin. Chaque époque a son temple dont les formes d’expression manifestent l’évolution de la conscience humaine et son rapport avec la sagesse universelle. La science des nombres, la connaissance des astres et la géométrie sacrée, autrefois enseignées dans les Mystères, ont été transmises, sous forme opérative, aux maîtres d’oeuvre qui ont conçus les édifices monumentaux de l’ancienne Égypte ou de la Grèce antique, et plus tard aux bâtisseurs romans et gothiques. Dans cette évolution, l’Arche de Noé, le Temple de Salomon, la cathédrale de Chartres, ont valeur d’archétypes traversant les époques. Accordés à la constitution de l’Homme en tant que microcosme de l’univers, ils préparent et accompagnent l’incarnation du Verbe solaire. Construit au 20e siècle, le premier Goetheanum, dont Rudolf Steiner fut le maître d’oeuvre, s’inscrit dans cette lignée de l’architecture sacrée dont il éclaire le sens, donnant ainsi des clés pour comprendre cette évolution. L’édifice, aujourd’hui disparu, présentait une synthèse des lois du vivant, ouvrant la voie à une conception nouvelle de l’architecture. Le second Goetheanum prend place dans le courant de l’architecture organique à côté des oeuvres de grands architectes du 20e siècle comme Gaudi ou Makovecz. Ce voyage à travers le temps nous interroge sur la signification que peut avoir aujourd’hui le sacré, la recherche du temple intérieur, la reconnexion avec les lois qui ont créé l’homme et l’univers.

59.00 

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La tradition musulmane fait dire à Dieu : « J’étais un Trésor caché, j’ai voulu être connu ; c’est pourquoi j’ai créé les créatures afin qu’elles me connaissent. » Théologiens, mystiques ou philosophes, les penseurs de l’Islam ont longuement médité cette parole, qui met la quête de la connaissance au centre de la création. Cette quête, menant de la connaissance de soi à la connaissance de Dieu, est l’objet des textes de la présente anthologie. Prenant à rebours les clichés qui trop souvent réduisent l’islam à un légalisme rigide et la spiritualité musulmane au soufisme, les extraits choisis, dont certains sont traduits pour la première fois en français, mettent en valeur la diversité d’inspiration de leurs auteurs. Car la spiritualité musulmane a puisé pendant des siècles son dynamisme et son originalité dans la multiplicité de ses sources et de ses démarches, dans le dialogue instauré entre les penseurs, comme dans les controverses que la tradition philosophique et l’héritage grec ont rendu possibles. C’est ce dialogue, cette fluidité essentielle à la vie de l’esprit dont ce livre se propose de rendre compte. Contre l’obscurantisme, seules les lumières de la raison et de l’inspiration peuvent éclaircir l’horizon. Et faire se lever dans l’âme une connaissance qui est sagesse, méditation, respect et amour des autres. Leili Anvar, docteur en littérature persane et traductrice, est maître de conférences à l’Institut des langues et civilisations orientales. Elle a notamment publié un Rûmî (Entrelacs, 2004). Makram Abbès, agrégé d’arabe, est maître de conférences à l’Ecole normale supérieure de Lyon. Son dernier livre : Islam et politique à l’âge classique (PUF, 2009).

23.00 

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La figure de l’Émir Ab el-Kader (1808-1883) pourrait être, des deux côtés de la Méditerranée, un repère salutaire en nos sombres temps de furies identitaires. Car il ne fut pas seulement le grand résistant à la colonisation de l’Algérie que les mémoires nationales ont retenu, il fut aussi un prisonnier qui impressionna les Français par son esprit chevaleresque, puis un exilé à Damas qui sauva du massacre des milliers de chrétiens. Surtout, il fut un grand mystique inspiré par la vision soufie d’Ibn ‘Arabî, celle d’une universelle présence de Dieu. Tout en admirant les Lumières occidentales, il nous prévient cependant, tant par son éthique que par ses écrits, contre l’oubli de la réalité intérieure au profit de la seule raison calculatrice. S’impliquant personnellement dans ce récit intime et littéraire qui va bien au-delà d’une biographie, Karima Berger nous entraîne au cœur de l’univers spirituel de l’Émir. Il est dit-elle, notre contemporain.

22.90 

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Le Shôdôka (Chant de l’Éveil) du maître Ch’an Yôka Daishi, disciple du sixième patriarche Hui-neng, est le deuxième grand poème zen rédigé en Chine après le Shinjinmei. Il compte parmi les plus beaux fleurons de cette littérature entièrement vouée à la réalisation de l’être. Chanté, il est entré dans le répertoire traditionnel de la musique de cérémonie zen. Ces soixante-dix-huit poèmes sont ici commentés par l’un des plus grands maîtres du japon du XXe siècle : Kôdô Sawaki (1880-1965). Avant d’introduire la pratique du zen en Europe, Taisen Deshimaru (1917-1982) fut durant trente ans le disciple de ce maître incomparable qu’était Kôdô Sawaki. Ordonné moine par lui, il deviendra son successeur dans la transmission de l’enseignement de Bodhidharma. La traduction du Shôdôka commentée par Kôdô Sawaki a cette saveur abrupte, incomparable, du zen vécu et réalisé, transmis sans fioritures ni détours dans la plus pure tradition de cette voie d’éveil.

22.90 

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Ce livre est la synthèse du travail de toute une vie. Synthèse en forme d’appel, en écho au « Va vers toi ! » qu’entendit Abraham et qui le fit se mettre en marche. Annick de Souzenelle s’attache ici à formuler ce qu’elle appelle les « lois ontologiques » dont la Bible, à travers la Loi, les Prophètes et le Christ, nous rappellent la nécessité vitale : « L’Homme est un et chacun est unique » ; « Sans la bénédiction divine, l’Homme ne peut s’accomplir » … Autant de vérités fondamentales qui convergent dans la vocation ultime de l’humanité, qui est une vocation divine, comme l’avait annoncé au IIe siècle saint Irénée : « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu. » Ce livre est aujourd’hui complétée d’un texte inédit, ultime message d’une auteure qui a marqué les dernières décennies de la spiritualité.

8.90 

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Dans le Livre des Morts des anciens Égyptiens, l’égyptologue et savant Grégoire Kolpaktchy nous fait découvrir un texte vieux de plus de 4 000 ans, que l’on peut considérer comme la « bible de l’ancienne Égypte ». Rédigé en des temps immémoriaux, ce livre servait à guider le défunt dans l’au-delà. Pour les initiés de l’Égypte ancienne, détenteurs d’une science initiatique et magique, la mort physique n’était que le début d’une série de métamorphoses de la conscience. Incantatoire, allégorique et magnifique, le Livre des Morts des anciens Égyptiens nous initie aux mystères de la vie et de la mort et nous fait pénétrer dans l’univers fascinant de la civilisation égyptienne.

9.30 

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Cet ouvrage nous permet de rentrer dans la grande tradition des contes et fabliaux de la tradition millénaire chinoise du Chan. Ce recueil constitue la première traduction intégrale du corpus chinois et japonais qui fait la délectation de tous les enseignants, devenus conteurs, des diverses disciplines de cette voie spirituelle venue d’Asie. Ces petites histoires malicieuses, humoristiques mais également profondes (quoique parfois énigmatiques et même frisant l’absurde) ébranlent notre sérieux et nous obligent à considérer le monde sous un autre angle. En cela, elles transcendent les limites des frontières culturelles et s’adressent à tous ceux qui ont l’esprit ouvert à un enseignement vivant. Au départ, ce sont des anecdotes tirées de la vie des sages de l’antiquité chinoise, transmises ensuite par la tradition orale. Ce n’est que bien plus tard que des lettrés chinois puis japonais décidèrent de mettre par écrit ce patrimoine culturel et spirituel en faisant œuvre de collectage. Serge Leclercq nous livre ici sa traduction, dans une langue fluide et élégante, de ces petits joyaux de la littérature orale universelle.

19.00 

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La métaphysique sous le prisme mathématique et sémitique. Le Symbolisme de la croix compose une trilogie avec Les États multiples de l’être et L’Homme et son devenir selon le Vêdantâ. Chaque livre aborde sous un angle différent le rapport de l’être humain individuel à l’être total, dont il n’est qu’une manifestation transitoire. Le symbolisme géométrique est omniprésent dans Le Symbolisme de la croix, qui n’est en rien une apologie chrétienne. Il a même été reproché à René Guénon le fait que son symbolisme n’avait rien de chrétien. La métaphysique guénonienne va au-delà de la mystique chrétienne, on peut parler de déification. Il se rattache à la tradition primordiale par la rigueur mathématique, la pureté géométrique. Ce livre pourrait être ainsi défini comme de « la métaphysique pour scientifiques ». La croix, symbole commun aux traditions de tous les temps et de tous les pays, présente des significations multiples mais qui sont toutes dérivées d’un même sens supérieur et métaphysique. Elle est la figure de l’Homme Universel et représente la réalisation totale de l’être, dans toutes les possibilités qu’il porte en soi-même et qui, hiérarchisées conformément à leur nature, constituent l’indéfinie multiplicité de ses états. Ce livre montre l’unité essentielle qui se dissimule sous l’apparente diversité des formes traditionnelles.

12.90 

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Dans cette épître dont le destinataire n’est autre que lui-même, Ibn ‘Arabî aborde l’une des questions les plus délicates du soufisme : l’union sans confusion aucune entre l’humain et le divin. L’Homme universel, qui a réalisé cette union, est symbolisé ici par l’Arbre essentiel, créé et incréé, lieu des contraires. Sur ses branches se tiennent les quatre Oiseaux, symboles des principes, actif, passifs, le corporel, qui régissent tout être. Principe de la manifestation, l’Homme universel est aussi l’imam, par qui s’accomplit la palingénésie, le retour à l’Origine. Présenté et traduit par Denis Gril, assistant d’arabe à l’université de Provence, qui poursuit des recherches sur l’œuvre d’Ibn ‘Arabî et sur l’histoire du soufisme en Orient et en Occident musulman au XIIe et au XIIIe siècles.

15.25 

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Il y a un Sri Aurobindo révolutionnaire, un Sri Aurobindo philosophe, un poète, et un visionnaire de l’évolution. Il n’est pas seulement l’explorateur de la conscience, c’est le bâtisseur d’un monde nouveau. Car « l’homme est un être de transition » écrivait-il au début du XXe siècle. Cette introduction à Sri Aurobindo (troisième édition revue et corrigée) est désormais un classique, traduit plus de douze langues. Elle ne nous dit pas seulement l’histoire de sa vie, en elle-même une aventure passionnante ; l’auteur, Satprem, nous invite aussi à une exploration méthodique du « yoga intégral » de Sri Aurobindo, et nous montre comment il mène à une « réhabilitation divine de la Matière » et donne à notre évolution douloureuse son sens et son espoir.

30.00 

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« Ton devoir est de chercher quelle est ton existence réelle. Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Pourquoi as-tu été créé ? En quoi consiste ton bonheur ? En quoi consiste ton malheur ? » -Tierno Bokar Au début du XXe siècle, au cœur de l’Afrique, au Mali, la lumière de Dieu a brillé sur un homme : Tierno Bokar, que l’on appelait le Sage de Bandiagara. Cheikh de la confrérie soufie Tidjaniya, il fut une pure et haute figure non seulement de l’islam en Afrique noire, mais de la spiritualité universelle. Sa vie est retracée dans ses lieux et dans son contexte politique et religieux pour situer la parole et l’enseignement du maître, qui font l’objet des deux autres parties de l’ouvrage.

8.95 

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