E-LIBRAIRIE Gnose · Hermétisme · Spiritualité

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L’homme a toujours tenté de percer le mystère des origines de l’Univers et de la Vie. C’est pourquoi toutes les religions se fondent sur un « récit des origines », une Genèse. L’Hindouisme ne fait pas exception et l’on trouve dans les Écritures Sacrés du brahmanisme, réunies sous le nom de « Véda », un ensemble de mythes profondément originaux. Jean Varenne, professeur de sanskrit à l’université de Lyon, a entrepris de traduire, pour la première fois, l’intégralité des textes védiques concernant la naissance du monde et d’en donner un commentaire exhaustif. Il l’a fait en s’aidant de la méthode comparatiste chère à Georges Dumézil et Mircea Eliade, mettant ainsi en évidence les corrélations avec les autres religions du monde indo-européen et les grands axes de la pensée théologique universelle et notamment biblique. Citons parmi les variantes présentées dans ce livre : le mythe de la mise à mort du démon personnalisant la « résistance » (maléfique) à l’acte créateur ; celui du sacrifice originel où la divinité s’offre elle-même en victime pour que l’univers vienne à l’être ; celui de l’œuf que recèlent les eaux cosmiques ; etc. Et signalons, enfin, que grâce à l’index, aux notes abondantes et à une importante bibliographie, ces « cosmogonies védiques » constituent un instrument de travail indispensable à tous ceux qu’intéresse l’histoire des religions.

33.00 

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Ce livre s’intéresse à une filiation spirituelle, à travers les écrits et paroles de ces deux « Grands » que sont Râmana Mahârshi (1879-1950) et son « Père spirituel » Shankarâchârya (vers 700/788 – vers 732/820). Tous deux sont les grands exposants de l’Advaïta-Vedânta. On s’accorde à dire que Râmana suit les grandes lignes tracées par Shankara et sa doctrine non duelle de l’Advaïta-Vedânta, la voie de la Connaissance du jnâna-yoga, laquelle tend vers l’expérience de la non-dualité du Soi – la révélation de la Pure Conscience. C’est celle de la voie directe. Les « correspondances » qui existent entre eux et leurs doctrines sont nombreuses : le pouvoir d’illusion de Mâyâ, le monde et son impermanence, la servitude, la réalisation de l’Absolu, l’égalité Brahman-Âtman, la connaissance du Soi, etc., sont les grands thèmes de l’un comme de l’autre. On s’accorde à dire que leurs enseignements sont, non pas similaires, mais très proches l’un de l’autre et complémentaires. La réalisation de l’Absolu passe pour Shankara par la reconnaissance intellectuelle de fait : « Je suis Brahman », et que, selon les Upanishads, l’Âtman, l’âme individuelle, est identique au Brahman, l’Absolu. Sur ces mêmes principes de base, Râmana insiste sur la recherche en profondeur de l’investigation (la question « Qui suis-je ? »). Les deux méthodes ne s’opposent pas mais Râmana insiste particulièrement sur la pratique – non intellectuelle – et sur l’expérience personnelle et directe de cette Réalité ultime.

16.00 

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Le Shôdôka (Chant de l’Éveil) du maître Ch’an Yôka Daishi, disciple du sixième patriarche Hui-neng, est le deuxième grand poème zen rédigé en Chine après le Shinjinmei. Il compte parmi les plus beaux fleurons de cette littérature entièrement vouée à la réalisation de l’être. Chanté, il est entré dans le répertoire traditionnel de la musique de cérémonie zen. Ces soixante-dix-huit poèmes sont ici commentés par l’un des plus grands maîtres du japon du XXe siècle : Kôdô Sawaki (1880-1965). Avant d’introduire la pratique du zen en Europe, Taisen Deshimaru (1917-1982) fut durant trente ans le disciple de ce maître incomparable qu’était Kôdô Sawaki. Ordonné moine par lui, il deviendra son successeur dans la transmission de l’enseignement de Bodhidharma. La traduction du Shôdôka commentée par Kôdô Sawaki a cette saveur abrupte, incomparable, du zen vécu et réalisé, transmis sans fioritures ni détours dans la plus pure tradition de cette voie d’éveil.

22.90 

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Cet ouvrage nous permet de rentrer dans la grande tradition des contes et fabliaux de la tradition millénaire chinoise du Chan. Ce recueil constitue la première traduction intégrale du corpus chinois et japonais qui fait la délectation de tous les enseignants, devenus conteurs, des diverses disciplines de cette voie spirituelle venue d’Asie. Ces petites histoires malicieuses, humoristiques mais également profondes (quoique parfois énigmatiques et même frisant l’absurde) ébranlent notre sérieux et nous obligent à considérer le monde sous un autre angle. En cela, elles transcendent les limites des frontières culturelles et s’adressent à tous ceux qui ont l’esprit ouvert à un enseignement vivant. Au départ, ce sont des anecdotes tirées de la vie des sages de l’antiquité chinoise, transmises ensuite par la tradition orale. Ce n’est que bien plus tard que des lettrés chinois puis japonais décidèrent de mettre par écrit ce patrimoine culturel et spirituel en faisant œuvre de collectage. Serge Leclercq nous livre ici sa traduction, dans une langue fluide et élégante, de ces petits joyaux de la littérature orale universelle.

19.00 

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Il y a un Sri Aurobindo révolutionnaire, un Sri Aurobindo philosophe, un poète, et un visionnaire de l’évolution. Il n’est pas seulement l’explorateur de la conscience, c’est le bâtisseur d’un monde nouveau. Car « l’homme est un être de transition » écrivait-il au début du XXe siècle. Cette introduction à Sri Aurobindo (troisième édition revue et corrigée) est désormais un classique, traduit plus de douze langues. Elle ne nous dit pas seulement l’histoire de sa vie, en elle-même une aventure passionnante ; l’auteur, Satprem, nous invite aussi à une exploration méthodique du « yoga intégral » de Sri Aurobindo, et nous montre comment il mène à une « réhabilitation divine de la Matière » et donne à notre évolution douloureuse son sens et son espoir.

30.00 

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Ramakrishna (1836-1886) est l’un des plus grands sages de l’Inde. Né au Bengale, fils d’humbles brahmines, il connaîtra très tôt de puissantes expériences mystiques. Dévot de la déesse Kâlî et enseignant de l’advaita vedanta, ayant lui-même pratiqué les voies du christianisme et de l’islam, il affirmait que toutes les religions visent le même but et plaçait la spiritualité au-dessus de tout ritualisme. Il insista sur l’universalité de la voie de la bhakti (dévotion). Marc de Smedt nous présente ici la vie et la spiritualité de cet homme hors du commun. Il donne la parole à ceux qui l’ont connu, et nous offre une sélection des pensées de Ramakrishna. Nous pouvons ainsi entrer dans le cœur de la spiritualité immense de l’Inde. On y découvre aussi le portrait de son plus célèbre successeur, Vivekananda, qui allait diffuser la sagesse de son maître aux Etats-Unis en 1892.  » L’ego est comme une cruche d’eau ; l’Absolu est l’océan sans rivage dans lequel on plonge la cruche.  » Ramakrishna

10.00 

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Le Traité de Bodhidharma est le plus ancien texte du bouddhisme Chan (Zen). Il s’agit d’une anthologie de la première école du Chan – apparue vers le milieu du sixième siècle en Chine -, laquelle considérait le semi-légendaire moine indien Bodhidharma comme son fondateur, et allait devenir très vite un des courants dominants de la pensée chinoise, puis exercer une forte influence sur le bouddhisme coréen et japonais. Ayant subi une éclipse d’une dizaine de siècles, le Traité de Bodhidharma, après avoir été traduit en tibétain et transmis partiellement en Corée et au Japon, dut au plus grand des hasards d’avoir été redécouvert au début de ce siècle parmi les milliers de manuscrits que contenait une grotte de Dunhuang, oasis située aux confins de la Chine, sur l’ancienne Route de la Soie. Il se présente comme un ensemble de divers traités doctrinaux, alliant la scolastique bouddhique du Grand Véhicule à l’anti-intellectualisme le plus radical. Ses contradictions mêmes, ainsi que son style dialogique, attestent la vitalité et la variété de cette tradition naissante du Chan qui devait révolutionner le bouddhisme chinois.

15.30 

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Le message du maître zen Wanshi au XIIe siècle Maître Wanshi (Hung-Chich Cheng-Chueh) vécut en Chine entre 1091 et 1157. Il est resté célèbre pour avoir initié le zen de l?illumination silencieuse centré sur la pratique de la méditation sans objet par opposition au zen Rinzaï ou les disciples sont souvent invités à méditer sur des koan. Son « Chant de l’illumination silencieuse » exprime sa vision tout comme son Zazenshin dont s’inspira Maître Dogen. Wanshi donne des instructions très inspirantes pour la pratique de cette méditation sans objet. Elles illustrent magnifiquement l’éveil immédiat qui se réalise lorsqu’on pratique suivant ces instructions. Disciple du maître zen Taïsen Deshimaru, le moine Roland Rech transmet à son tour cet enseignement centré sur la méditation zen. Ce volume est la suite du livre, Le champ de la vacuité, publié au Relié. Yuno Rech y commente les dernières instructions de Maître Wanshi pour une pratique de l’illumination silencieuse, par le zazen, dans la vie quotidienne.

13.00 

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Troisième grand penseur du taoïsme après Lao Tseu (Laozi) et Tchouang Tseu (Zhuangzi), Lie Tseu (Liezi) vécut au Ve siècle avant J.C. II écrivit le Traité du vide parfait après avoir étudié avec de nombreux maîtres taoïstes et aurait ensuite habité quarante ans dans le même village, inconnu de tous. Lui qui disait que son esprit s’était « intégré à l’absolu et son corps dissous en lui » nous a laissé une oeuvre majeure où les concepts de Tao, de vide inhérent à toute chose, d’impermanence, d’immortalité de l’esprit et de voyage des âmes, se trouvent approfondis. Ce livre illustre admirablement la philosophie chinoise du déroulement de la vie humaine et cosmique. Le lyrisme de l’auteur nous fait voyager à la racine des êtres et des choses, aux confins de l’existence. « Je ne sais même pas si c’est le vent qui me chevauche ou moi qui chevauche le vent », disait le vieux sage : le fruit de sa contemplation se trouve en ces pages, directement traduites du chinois.

8.90 

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L’idée est de publier des livres élégants avec une iconographie classique et de faire de chaque livre, sur le modèle du Yi-king, un objet de réflexion. Le lecteur aura le loisir de choisir le conte qu’il lira en fonction de l’état d’esprit où il se trouve. Des contes à méditer… « Ce livre n’est pas fait pour être lu mais pour être fréquenté comme un ami proche, secret. Vous pouvez lui demander de vous nourrir, il vous nourrira, de vous éclairer, il vous éclairera, de vous émouvoir, de jouer, il jouera avec vous le jeu le plus mystérieux du monde, celui du hasard qui n’existe pas. » Henri Gougaud

19.90 

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Égarés dans la brume, Grand Panda et Petit Dragon s’endorment sous le ciel étoilé. Lorsqu’ils s’éveillent, le printemps est là. Comme ils contemplent le Soleil se lever à l’horizon, ils prennent conscience qu’une nouvelle aventure formidable les attend… Les deux amis entreprennent un voyage qui s’étend sur les quatre saisons. Maintes fois ils se trompent de chemin, s’ouvrant ainsi à des trésors insoupçonnés. Ils traversent les difficultés et savourent les joies qui sont le lot de tout un chacun. Ensemble, ils apprennent à vivre l’instant présent, à accueillir l’incertitude avec sérénité et à trouver la force de surmonter les épreuves de la vie. L’auteur et artiste James Norbury illustre les aventures de Grand Panda et Petit Dragon, inspirées de la philosophie et de la spiritualité bouddhistes afin de partager les idées qui l’ont guidé quand il traversait une période difficile. Il espère qu’elles pourront aider à leur tour d’autres âmes à la dérive.

20.00 

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Poète, mystique et tisserand de métier, né en Inde au XVe siècle, Kabir est l’un des plus célèbres maîtres spirituels de l’histoire universelle. Beaucoup ont cherché à se l’approprier, tant du côté des hindouistes que des sikhs ou des musulmans, mais il ne se réclame d’aucune religion : Kabir n’a pas de guru, il prône le rapport direct à Dieu, sans intermédiaire. Visionnaire de l’invisible et auditeur de l’inaudible, il cultive et chante une spiritualité hors cadre, hors caste, en phase avec les strates les plus profondes de notre être. Maître du paradoxe, il est à la fois proche du ciel et du peuple, au point que sa poésie célébrant l’amour comme une « histoire inénarrable » demeure vivante aujourd’hui dans les chants populaires de l’Inde du Nord. Michel Guay nous dresse ici son portrait spirituel, construit autour de ses poèmes, dont beaucoup se trouvent ainsi traduits pour la première fois en français.

9.90 

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Révélés à l’occident en 1929 par Richard Wilhelm, le traducteur du Yi King, ces deux anciens textes taoïstes à caractère initiatique constituent des maillons d’une longue chaîne remontant au Yi King. Ils se complètent et s’éclairent l’un l’autre et doivent susciter chez le lecteur le sentiment intime du processus selon lequel se manifeste et se déroule une expérience intérieure authentique. Tous deux ont trait à la méthode pour faire passer de la dualité à l’Unité première et dernière, le Tao. Les exercices et les méthodes contemplatives décrites ne seront profitables que si nous parvenons à les animer à l’aide d’un Esprit vivant recherché dans notre patrimoine et issu de notre sol. La Fleur d’Or n’est autre, en effet, que la pression douce, insistante et parfois inéluctable qu’exerce dans le cœur de l’homme la force de son destin, l’invitant à se souvenir de sa vocation divine avec toutes les exigences que cela implique.

13.90 

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9.90 

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Editions Albin Michel Sentences ou anecdotes à la signification mystérieuse, les kôans sont utilisés dans le bouddhisme zen pour amener les moines à l’éveil. Si leur sens est caché, ils ne sont pas pour autant des énigmes qu’il s’agirait, avec beaucoup d’astuce, de déchiffrer : l’intellect ne peut saisir leur véritable profondeur. Ils nous aident à comprendre que ce que nous croyons être la Réalité n’est en fait qu’une construction de la raison et du sens commun. En remettant en question nos habitudes de pensée, ils nous montrent la Réalité en elle-même, au-delà du discours. Les kôans sont plus souvent associés au zen Rinzaï, ou « zen de la parole » ; ceux qui composent ce recueil sont issus du zen Sôtô, ou « zen de l’éveil subit ». Compilés au XVIIIe siècle par Genrô, ils sont commentés par Nyogen Senzaki.

8.50 

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Editions Gallimard Le Tao-tö king, « livre sacré de la Voie et de la Vertu », réconcilie les deux principes universels opposés:le yin, principe féminin, lunaire, froid, obscur qui représente la passivité, et le yang, principe masculin, qui représente l’énergie solaire, la lumière, la chaleur, le positif. De leur équilibre et de leur alternance naissent tous les phénomènes de la nature, régis par un principe suprême, le Tao.

4.00 

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Editions Albin Michel « Les poèmes proposés dans ce Carnet du calligraphe illustrent une tradition qui correspond à l’âge d’or de la poésie classique chinoise. Les poètes de la dynastie des Tang ont su continuer, en la magnifiant, une culture littéraire dont l’origine remonte à presque mille ans avant notre ère. » François Cheng Dans ce Carnet du calligraphe, François Cheng donne sa traduction d’un héritage poétique qu’il connaît par coeur, en lui insufflant une vie nouvelle. Par la magie du pinceau et des couleurs, les calligraphies de Fabienne Verdier participent de ce même élan créateur.

12.00 

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Editions Albin Michel Au XVIIe siècle, à la fin de la dynastie Ming – époque de bouillonnement et de bouleversement, où l’Occident même était présent avec la venue des premiers missionnaires jésuites en Chine –, dans un monastère de haute montagne, un homme qui n’a pas encore prononcé ses vœux se décide à quitter ce lieu de paix et de silence pour retrouver, trente ans plus tard, la seule femme qu’il ait jamais aimée. Un roman d’envoûtement et de vérité, récit d’une passion – celle d’un Tristan et Iseult chinois, avec ses codes et ses interdits aussi précis que stricts – qui n’est pas seulement affaire de cœur et des sens, mais engage toute la dimension spirituelle de l’être, ouvrant sur le mystère de l’univers et le transfigurant.

19.90 

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Editions Albin Michel Selon la juste vision du Tao, le Vide médian intervient chaque fois que le Yin et le Yang sont en présence. Drainant la meilleure part des deux, il est ce troisième souffle qui élève l’un et l’autre vers une transformation créatrice et leur permet de se dépasser – tant il est vrai que l’accomplissement de chacun n’est point en soi, mais en avant de soi. En plus de cent poèmes nourris de son expérience humaine de douleur et de félicité, François Cheng nous invite à scruter les innombrables entre qui ont lieu à tout instant sous nos yeux. Ils nous éveillent à la réalité du Vide médian qui, fait d’inattendus et d’inespérés, donc toujours neuf, transfigure les vivants.

8.90 

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La Bhagavad-Gîtâ ou « chant du Seigneur » est sans aucun doute, avec les Upanishad, l’un des textes fondateurs de la spiritualité indienne. Il a été sans cesse commenté par les plus grands philosophes indiens, de Shankara, qui voyait dans cette « sainte Écriture » « un recueil des vérités essentielles de tout l’enseignement védique » aux maîtres des traditions vishnoutes et shivaïtes, et a été traduit dans toutes les langues. Inséré dans la grande épopée du Mahâbhârata, juste avant le combat final, il met en scène le guerrier Arjuna et son cocher, Krishna, qui se révélera progressivement dans le poème comme « le Dieu des dieux », le Bhagavân, « le Seigneur ». Par sa richesse, sa concision et la profondeur de son message invitant à avancer bravement au-delà des apparences vers l’Unité, ce texte se prête à une grande diversité d’interprétations. Forgée par trente années d’études et d’enseignement, celle de Gisèle Siguier-Sauné situe la Gîtâ dans le prolongement des textes qui l’ont précédée pour en explorer la féconde originalité. Ainsi nous conduit-elle pas à pas dans cette quête de l’Unité jusqu’au dévoilement de l’Amour libérateur, ultime révélation de ce poème unique.

9.90 

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L’Urgence est de vivre dans l’espace de la conscience, qui ne connaît ni commotion du désir, ni rumeur de la pensée, le paradoxe de l’existence. C’est le message de Krishna à son disciple et ami Uddhava : « […] maître des sens, maître de ta pensée, cet univers, regarde-le comme déployé en toi, et toi, regarde-toi comme déployé en moi, le Souverain de toute chose. » III.7 t 9 Krishna se situe perpétuellement au confluent de la fiction et de la réalité, en ce point magique d’où s’écoulent des milliers de fleuves, emportant chacun une existence, pour finir par le résorber dans l’océan de la Conscience. Il cristallise son message en termes invisibles, comme une épée de lumière au cœur d’un foisonnement de couleurs. Tout n’est qu’un unique océan, fait d’Être, de Conscience et de Béatitude. Le catalyseur dans cet échange ultime est d’une totale simplicité, c’est le courant d’amitié qui réduit à néant les rôles respectifs et temporaires de maître et de disciple. Ce texte sublime du Xe siècle est un trésor de l’humanité. Il en émane la clarté fulgurante d’un traité philosophique, l’harmonie d’un hymne antique, l’intimité d’un secret murmuré, destiné à changer la vie. Traduit du sanskrit par Alain Porte.

7.10 

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A la fin du XIXème siècle, tandis qu’elle réside à Madras, en Inde, Helena Blavatsky décide d’approfondir les recherches sur une région mystérieuse, le Nilgiri, pays des « Montagnes Bleues », dont les peuples méconnus résistent aux études des Européens. A travers l’étude des témoignages, des récits des premiers colons britanniques et de ses propres observations, elle reprend « l’enquête » sur ces peuples pour approfondir le mystère de leurs origines et des pouvoirs qui leur sont attribués. Ce livre présente la synthèse passionnante de ses études ; mais il témoigne également du regard que porte Blavatsky, aristocrate russe, sur cette région du monde, avec sa verve, son originalité, son humour et sa très grande lucidité sur la vie humaine.

14.00 

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L’objet que se donne la peinture chinoise est de créer un microcosme, « plus vrai que la Nature elle-même » (Tsung Ping) : ceci ne s’obtient qu’en restituant les souffles vitaux qui animent l’Univers ; aussi le peintre cherche-t-il à capter les lignes internes des choses et à fixer les relations qu’elles entretiennent entre elles, d’où l’importance du trait. Mais ces lignes de force ne peuvent s’incarner que sur un fond qui est le Vide. Il faut donc réaliser le Vide sur la toile, entre les éléments et dans le trait même. C’est autour de ce Vide que s’organisent toutes les autres notions de la peinture chinoise ; celles-ci forment un système signifiant auquel François Cheng est le premier à appliquer une analyse sémiologique. Son commentaire est enrichi par d’amples citations et des reproductions.

8.95 

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La publication de cette collection unique de lettres originales provenant des Instructeurs de Madame Blavatsky – fondatrice de la Société Théosophique – marque une époque et est d’une signification profonde pour les étudiants de la Théosophie et de l’Occultisme, qui trouveront dans ces pages une véritable mine de sagesse. Ces lettres écrites à feu A.P. Sinnet depuis les solitudes trans-Himalayennes du Tibet par deux membres de la Fraternité occulte, dont Mme Blavatsky fut la première à témoigner de l’existence de nos jours, contiennent beaucoup de matière de valeur vouée à faire une profonde impression sur le public, aussi bien dans la Société théosophique qu’en dehors d’elle. Elles couvrent un champ si vaste qu’elles attireront l’attention de lecteurs s’intéressant à la Science, au Mysticisme, à la Philosophie, au Spiritisme et à des sujets de ce genre. C’est un livre que ne peuvent se permettre de négliger aucun de ceux qui prétendent étudier ces questions. A.P. Sinnett, contemporain et fidèle ami d’H.P. Blavatsky, a contribué à faire connaître et comprendre les enseignements théosophiques. Les Maîtres ont correspondu avec A.P. Sinnett en réponse à ses questions et lui ont donné un enseignement sur l’Occultisme (sujets abordés plus en détails dans La Doctrine Secrète) et le Sentier Occulte. Les très nombreux sujets abordés sont encore de nos jours une aide pour l’étudiant de La Doctrine Secrète. Complété par un index.

35.00 

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