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Ce voyage qui traverse les trois royaumes d’outre-tombe pour parvenir à la Vision finale est en même temps tendu vers le retour sur terre, vers le moment où sera racontée aux vivants la traversée accomplie. Et pour relater son périple à travers les trois royaumes des morts, Dante bouleverse les représentations traditionnelles, affronte l’indicible, crée une langue : sa hardiesse poétique préfigure celle des grands inventeurs de la modernité en littérature, de Rimbaud à Joyce, en passant par Kafka et Proust. Animé par une ambition folle – celle de rendre les hommes meilleurs et plus heureux, par la conscience du sort qui les attend après la mort -, il décrit tour à tour le gigantesque entonnoir de l’Enfer et ses damnés en proie à mille tourments ; la montagne du Purgatoire, intermédiaire entre l’humain et le divin, peuplé d’anges, d’artistes et de songes ; le Paradis, enfin, où, guidé par Béatrice, le poète ébloui vole de ciel en ciel. Un parcours initiatique qui se termine lorsque le héros, absorbé dans l’absolu, contemple « l’amour qui meut le soleil et les autres étoiles ».

22.00 

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« Qui ne connaît la célèbre Cène mille et mille fois reproduite ? Et qui, la connaissant, ne s’est étonné de l’idée-force qui s’exprime justement dans cette peinture ! Nous y voyons s’incarner en image un instant chargé de sens, un instant ressenti à coup sûr par des âmes sans nombre comme l’un des événements les plus importants jamais survenus sur terre ! Au centre, la figure du Christ et à ses côtés ses douze compagnons. Nous voyons ceux-ci dans des mouvements et des attitudes profondément expressifs. Ces gestes, ces attitudes, nous les voyons individualisés sur chacun des douze, de telle sorte que nous pouvons fort bien avoir l’impression que dans ces douze figures s’expriment toutes les nuances de l’âme humaine, toutes les manières dont une âme, quelle qu’elle soit, peut se situer selon son tempérament et son caractère vis-à-vis de la scène représentée sur l’image… »

15.00 

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Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d’Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S’il défend l’hypothèse copernicienne au cours d’un banquet organisé en son « honneur » par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c’est surtout pour dénoncer la pédanterie et l’obscurantisme desdits docteurs, et c’est avant tout le Bruno « inventeur de philosophies nouvelles », comme l’appelle James Joyce, qui apparaît ici. La dimension nouvelle qu’il introduit n’est pas tant d’ordre cosmologique, elle regarde le traitement très personnel que Bruno fait de la connaissance humaine, sa capacité à « tout ébranler pour connaître l’inébranlable » ; elle est dans la part qu’il accorde, dans ce bouleversement des idées reçues, à l' »imagination créatrice », ce qui a fait dire à Eugenio Garin qu' »il est probable que la compréhension exacte de la notion d’imaginaire soit le secret, encore partiellement irrévélé, de la pensée de Giordano Bruno et d’une partie non négligeable du XVe et du XVIe siècle ». Condamné pour hérésie après huit années de procès, Giordano Bruno est brûlé vif sur le Campo dei fiori, à Rome, le 16 février 1600, laissant ce « secret » à lire pour les générations futures.

8.00 

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Légende dorée, légende des siècles, bible ou génie du paganisme, voici une œuvre qui, en douze mille vers, conte deux cent trente et une histoires de métamorphoses ; elles remontent, pour beaucoup, à l’origine du monde. Ovide, dans ces poèmes épiques et didactiques, nous a donné, des origines à Jules César, un des grands textes sur la genèse de l’humanité. La variété des styles, de l’horreur et du fantastique à l’élégie amoureuse, enchante le lecteur autant que Les Mille et Une Nuits. La grandeur de la Rome impériale, de l’Empire d’Occident s’y reflète. Les Métamorphoses sont l’une des sources principales de la littérature et des arts occidentaux. Comme les fontaines de Rome d’où l’eau ne cesse de jaillir, Les Métamorphoses sont à la fois un monument et une source de la culture européenne.

10.90 

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Lorsqu’il écrit l’oracle de Hominis Dignitate, qui aurait dû introduire ses neuf cents thèses philosophiques, théologiques et cabalistiques, Pico della Mirandola (1463-1494) a vingt-quatre ans. Bien conscient du fait que « ses façons ne répondent ni à son âge, ni à son rang », c’est pourtant une philosophie nouvelle qu’il propose à ses aînés ; philosophie ouverte, accueillant tout ce qui, depuis les mystères antiques jusqu’aux religions révélées, émane de ce que l’on pourrait appeler la « volonté de vérité ». L’homme est au centre de cette philosophie, en ce que le divin a déposé en lui cette volonté dont il use à sa guise, le créant « créateur de lui-même ». Et cette puissance du vouloir, cette volonté de « se connaître soi-même », Pico la retrouve chez les sages grecs et orientaux, mais aussi dans la cabale juive, la pensée arabe, la scolastique et les auteurs chrétiens. S’agit-il pour autant d’un œcuménisme sans discernement ? Plutôt de la fusion en l’homme de cette intelligence, dévoilée dans le contact entre les différentes sagesses. L’oratio reste inédite ; les thèses sont publiées en 1486, mais l’église ne voudra pas entendre – quelle église pourrait vouloir entendre ? Pico devra s’exiler en France avant d’être fait prisonnier et incarcéré au donjon de Vincennes en 1487.
Dans sa ferveur juvénile, le propos de pico demeure intact, vierge, intempestif. Il fait appel, encore et toujours, à l’homme digne, vagabond de la vérité, lui offrant « l’un des plus sincères monuments de la philosophie morale de la renaissance italienne ».

8.00 

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Cet ouvrage a beaucoup contribué à modifier l’image et l’idée que nous nous faisions de la pensée de la Renaissance. Il est en effet le premier à étudier le rôle essentiel de l’Hermétisme à cette époque. L’enquête de Fronces A Mates porte sur la redécouverte et la réception de l’Hermétisme alexandrin, et sur Giordano Bruno, deux sujets d’étude tout à fait complémentaires l’un de l’autre. Le Corpus Hermeticum, un ensemble de textes attribués au légendaire Hermès Trismégiste et écrits en grec dans l’Egypte (à Alexandrie) des IIe et IIIe siècles de notre ère, après avoir été oubliés au Moyen Age, furent redécouverts à la fin du XVe siècle et traduits en latin par Marsile Ficin. On les croyait alors extrêmement anciens, voire contemporains de Moise. Frances A Yates étudie leur succès extraordinaire, depuis Ficin et Pic de la Mirandole, qui les rattachait à la Kabbale, jusqu’aux controverses entre Robert Fludd et Marin Mersenne, à Kepler et aux néo-platoniciens de Cambridge, en passant par Campanella. Elle montre aussi comment la découverte, en 1614, de leur datation exacte commença à sonner le déclin de ce courant hermétiste qui n’a pourtant cessé, jusqu’au XXe siècle, d’inspirer et de féconder nombre de courants ésotériques occidentaux modernes. Dans ce livre, le dominicain Giordano Bruno, condamné au bûcher en 1600, apparaît comme un philosophe et un mage hermétisant, porteur d’un message religieux original. Le soutien qu’il apporta à l’héliocentrisme copernicien est associé à la magie solaire de Ficin. Bruno, précurseur de Galilée, fut l’un des premiers à défendre l’idée d’un univers infini et la pluralité des mondes habités. Il pressentit même la loi de la gravitation universelle.

23.00 

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Écrite vers 1294-1295, la Vita Nova de Dante constitue l’une des plus anciennes œuvres autobiographiques, intimes, de la littérature européenne. « Je dis en vérité qu’à ce moment là, l’esprit vital qui réside dans la chambre secrète du cœur trembla et dit ces mots : voilà un dieu plus puissant que moi. » Ainsi commence la description de la métamorphose spirituelle vécue par Dante. Alternant prose et poésie dans le « doux style nouveau », qui lui est propre, le poète y décrit comment sa rencontre avec la jeune Béatrice renverse le cours de sa vie ; comment son amour pour elle va illuminer son écriture ; comment la mort prématurée de l’aimée va être à la fois source de la plus intense détresse et de la plus belle consolation – annonçant la future Divine Comédie.

6.80 

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Dialogue entre un marin génois et L’Hospitalier – un chevalier de l’Ordre de Malte -, à propos d’une cité mystérieuse qu’il aurait découverte. Une cité idéale, dirigée par un métaphysicien selon les lois des astres, avec le Soleil comme prêtre suprême. Dans cette Cité où règne l’égalité, il n’y a pas d’absence de pouvoir, bien au contraire – c’est une cité hautement structurée, fondée sur le savoir de chacun. L’égalité des chances est au départ pour tout le monde, l’inégalité naturelle arrivant uniquement à la fin. Lieu défensif, de protection contre l’extérieur plus qu’un lieu d’accomplissement du monde commun, aussi bien à l’intérieur de la société qu’à l’extérieur de celle-ci, la Cité du Soleil veut opérer une sorte de syncrétisme de toutes les religions du monde et d’un sens du religieux à la fois transcendant et immanent à la Cité, de fonder les deux en une théocratie absolue. À cette nostalgie de l’Orient comme désir de l’ordre, de l’enfermement identitaire et protecteur, rempart contre l’Histoire chez Campanella, répond l’autre versant, la tentation majeure de l’Occident : corriger et refonder la Création divine à travers la libération des énergies de la Nature, à la fois conquête et saisie de l’essence de la réalité en son entier. Tommaso Campanella (1568 – 1639) moine dominicain et philosophe italien, s’intéressa principalement à la politique de son temps (la monarchie espagnole qui régnait alors sur la Calabre intégrée au Royaume des Deux-Siciles), et développa des thèses de philosophie politique tendant à l’utopie.

16.30 

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Un message pour les temps futurs Innombrables sont les clés possibles pour interpréter la destinée, l’œuvre et l’itinéraire de Dante, le plus illustre des Florentins, sous le regard de la Tradition : Platon, Pythagore, saint Augustin, Virgile, la mythologie, les fidèles d’Amour, etc. L’auteur, qui a travaillé pendant plus de 10 ans sur Dante et la Divine Comédie, nous présente une relecture inédite de toute l’œuvre du poète à travers un ensemble de traditions refondues dans le creuset de l’hermétisme chrétien. Remarquable exégèse de l’œuvre de Dante qui nous fait mieux comprendre le poète et le message qu’il a voulu nous transmettre à travers son œuvre. C’est aussi un excellent vade-mecum sur le long et difficile chemin vers la sagesse et l’illumination chrétienne. Ce n’est pas un livre de plus sur Dante – c’est la première fois qu’un auteur nous démontre, de façon probante, qu’à travers son œuvre le poète voulait nous exposer le chemin initiatique qu’il a lui-même parcouru aux prix d’efforts gigantesques.

27.90 

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Cette brochure résume magnifiquement le cheminement de Dante à travers le purgatoire, l’enfer et le paradis faisant ressortir le chemin à parcourir intérieurement par l’homme ici-bas. L’esprit visionnaire de Dante Alighieri nous fait pénétrer les immortels confins poétiques de sa « Comedia ». Nous suivrons les traces du poète, cherchant à nous approcher de sa compréhension et son expérience des Mystères christiques. Il lui fut donné en effet de vivre et de témoigner dans sa Comedia de son ascension vers ces Mystères, offrant à la postérité un véritable « plan » de ses expériences.

5.00 

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Brochure parue dans la Collection « Deux mille ans de tradition spirituelle vivante ». Dans le labyrinthe de l’aventure intérieure, la Renaissance est une période particulièrement riche de notre histoire… Dans le cours du développement de l’humanité, il existe des moments caractérisés par des transformations exceptionnelles de conscience,  qu’il est impossible de situer dans une logique d’évolution linéaire. L’un de ces moments se situe entre 1450 et 1550 : l’Italie et l’Europe vivent une période de richesse et de splendeur extraordinaires dans de nombreux domaines. Et cet élan se manifeste en particulier – et de manière sensible – dans tous les champs de la connaissance. Le Moyen Âge a été avant tout une période de  préparation aux fondements de l’humanisme !

5.00 

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