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Islam & Soufisme

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La gnose (‘irfân) est le cœur et la dimension plus essentielle de toutes les religions. La gnose est la voie d’adoration la plus parfaite, fondée sur l’amour de Dieu, et non sur la peur ou l’espoir. C’est une façon de comprendre les éléments intérieurs de la religion, au lieu de se contenter de sa forme extérieure et visible. On trouve encore jusqu’à nos jours des gnostiques authentiques, parmi les musulmans, qui sont engagés dans le chemin de la connaissance spirituelle. La science relative à la gnose est une des disciplines qui sont nées et se sont développées au sein de la culture islamique. D’un point de vue doctrinal, la gnose comporte des aspects théoriques et pratiques, concernant, respectivement, la nature de Dieu, de l’homme et de l’univers, et la relation et le comportement de l’homme avec Dieu et le monde. Cependant, la gnose ne doit être confondue ni avec la philosophie ni avec l’éthique, et encore moins avec certaines hérésies contraires au monothéisme pur enseigné par l’islam. La gnose fonde ses arguments sur la vision spirituelle et l’intuition. Sa méthode consiste en un « voyage spirituel » : plus qu’un processus purement intellectuel, c’est en purifiant son cœur, en supprimant les désirs de sa nature grossière, que l’homme, tout au long d’un cheminement difficile, sera progressivement amené à parcourir les stations et les états spirituels de la réalisation de l’Unicité divine.

9.00 

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Les histoires que nous conte ici Idries Shah – qu’il nous donne à entendre et à vivre – illustrent les modes de pensée et d’action des sages soufis.Il s’agit de faire ressortir par-delà les apparences la réalité des êtres et des situations.Plus que toute autre caractéristique, la tendance à entretenir des idées arrêtées, à s’en tenir à des suppositions faciles, fait obstacle à la compréhension et, par là même, à la maturation psychologique et spirituelle. Idries Shah ne se contente pas de porter sur ce travers fondamental un regard grave et amusé, il offre encore une fois un remède, sous la forme d’un livre-exercice. Ces « contes » s’adressent à l’esprit intérieur. Ils sont interactifs, ouverts. Ils réveillent chez celui qui les lit ou les entend la faculté peu exercée de revenir toujours au point de départ, l’aptitude à percevoir ce qui est là. Ils dessinent un chemin. Idries Shah, d’origine afghane, est né en 1924 à Simla (Inde). Il est mort à Londres en 1996. Comme l’avaient fait en leur temps certains maîtres soufis, particulièrement Jalaludin Rumi et Bahaudin Naqshband, il a reformulé pour notre époque les enseignements traditionnels du soufisme.

8.90 

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La tradition musulmane fait dire à Dieu : « J’étais un Trésor caché, j’ai voulu être connu ; c’est pourquoi j’ai créé les créatures afin qu’elles me connaissent. » Théologiens, mystiques ou philosophes, les penseurs de l’Islam ont longuement médité cette parole, qui met la quête de la connaissance au centre de la création. Cette quête, menant de la connaissance de soi à la connaissance de Dieu, est l’objet des textes de la présente anthologie. Prenant à rebours les clichés qui trop souvent réduisent l’islam à un légalisme rigide et la spiritualité musulmane au soufisme, les extraits choisis, dont certains sont traduits pour la première fois en français, mettent en valeur la diversité d’inspiration de leurs auteurs. Car la spiritualité musulmane a puisé pendant des siècles son dynamisme et son originalité dans la multiplicité de ses sources et de ses démarches, dans le dialogue instauré entre les penseurs, comme dans les controverses que la tradition philosophique et l’héritage grec ont rendu possibles. C’est ce dialogue, cette fluidité essentielle à la vie de l’esprit dont ce livre se propose de rendre compte. Contre l’obscurantisme, seules les lumières de la raison et de l’inspiration peuvent éclaircir l’horizon. Et faire se lever dans l’âme une connaissance qui est sagesse, méditation, respect et amour des autres. Leili Anvar, docteur en littérature persane et traductrice, est maître de conférences à l’Institut des langues et civilisations orientales. Elle a notamment publié un Rûmî (Entrelacs, 2004). Makram Abbès, agrégé d’arabe, est maître de conférences à l’Ecole normale supérieure de Lyon. Son dernier livre : Islam et politique à l’âge classique (PUF, 2009).

23.00 

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La figure de l’Émir Ab el-Kader (1808-1883) pourrait être, des deux côtés de la Méditerranée, un repère salutaire en nos sombres temps de furies identitaires. Car il ne fut pas seulement le grand résistant à la colonisation de l’Algérie que les mémoires nationales ont retenu, il fut aussi un prisonnier qui impressionna les Français par son esprit chevaleresque, puis un exilé à Damas qui sauva du massacre des milliers de chrétiens. Surtout, il fut un grand mystique inspiré par la vision soufie d’Ibn ‘Arabî, celle d’une universelle présence de Dieu. Tout en admirant les Lumières occidentales, il nous prévient cependant, tant par son éthique que par ses écrits, contre l’oubli de la réalité intérieure au profit de la seule raison calculatrice. S’impliquant personnellement dans ce récit intime et littéraire qui va bien au-delà d’une biographie, Karima Berger nous entraîne au cœur de l’univers spirituel de l’Émir. Il est dit-elle, notre contemporain.

22.90 

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Dans cette épître dont le destinataire n’est autre que lui-même, Ibn ‘Arabî aborde l’une des questions les plus délicates du soufisme : l’union sans confusion aucune entre l’humain et le divin. L’Homme universel, qui a réalisé cette union, est symbolisé ici par l’Arbre essentiel, créé et incréé, lieu des contraires. Sur ses branches se tiennent les quatre Oiseaux, symboles des principes, actif, passifs, le corporel, qui régissent tout être. Principe de la manifestation, l’Homme universel est aussi l’imam, par qui s’accomplit la palingénésie, le retour à l’Origine. Présenté et traduit par Denis Gril, assistant d’arabe à l’université de Provence, qui poursuit des recherches sur l’œuvre d’Ibn ‘Arabî et sur l’histoire du soufisme en Orient et en Occident musulman au XIIe et au XIIIe siècles.

15.25 

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Paroles de sagesse, suivies d’un choix d’Épîtres et des Entretiens confidentiels « ‘Les Paroles de sagesse’, al-Hikam, d’Ibn ‘Atâ-Illâh d’Alexandrie comptent parmi les plus célèbres recueils d’aphorismes soufis. Elles sont répandues dans presque tout le monde de l’Islam, depuis le Maghreb, où elles ont été l’objet de plusieurs grands commentaires, jusqu’en Indonésie, où elles furent traduites en malais. Leur diffusion est en quelque sorte parallèle à celle de l’ordre shâdhilîte, qui voit dans les Hikam le vade mecum, le guide et le compagnon de route de celui qui parcourt la voie contemplative. Car Ibn ‘Atâ-Illâh, qui est né vers le milieu du 7e/XIIIe siècle et qui mourut en l’an 709/1309 au Caire, fut non seulement le disciple et successeur du maître Abû-l-‘Abbâs al-Mursî, lui-même disciple du fondateur de l’ordre, Abû-l-Hassan Shâdhilî ; il fut aussi le premier maître de cette chaîne à laisser un ouvrage doctrinal écrit, et nous pouvons présumer que ses Hikam résument et fixent l’enseignement oral de ses prédécesseurs. » Titus BURCKHARDT, Introduction  

20.00 

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Ibn’Arabi (Murcie 1165-Damas 1241), philosophe, théologien et mystique musulman, est reconnu dans la tradition du Soufisme comme le plus grand Maître. C’est le philosophe qui a sans doute le mieux théorisé l’unicité de Dieu, reconnaissant la présence divine en toute forme et toute image. Disant de lui : « Je ne suis ni un prophète, ni un Envoyé, je suis simplement un héritier, quelqu’un qui laboure et ensemence le champ de la vie future ». Ibn’Arabi se donnait la capacité de convoquer les prophètes hors de « présences imaginales » se considérant comme l’équivalent des Envoyés de Dieu. Plus qu’une biographie du Maître Ibn’Arabi, l’ouvrage est une étude, une analyse approfondie de l’univers de la spiritualité comme source de l' »imagination créatrice ». Selon ces réflexions et méditations, la Création, macrocosme cosmique, ombre visible de la lumière originelle est d’abord une matérialisation du verbe divin. Aux conditions initiales de la création des mondes répond la créature imaginant aussi son monde ou ses mondes, poursuivant elle-même la création et renouvelant. C’est par cette étude, fondatrice dans son œuvre, que Corbin a forgé le concept « d’imaginal », initiant ici le décloisonnement qu’il poursuivra à travers toute son œuvre entre l’imaginaire et la science.

20.00 

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Textes Arabe et français en parallèle, face à face. D’après l’édition de Beyrouth (1959). Traduction française par Toufiq as-Sabagh. Préface de G.H. Scherer à l’édition princeps de 1951 (avec la Vita de Al-Ghazali), et une introduction à l’histoire de l’Arabie Ancienne et du Soufisme. Une des œuvres les plus modestes, et en même temps des plus importantes de cet excellent Sheikh, Hamid Muhammad al-Ghazālī (1058-1111). Le théologien et juriste académicien al-Ghazālī devint un Soufi, et sut harmoniser et rendre acceptable le Soufisme en face de l’orthodoxie de l’Islām. Si la Lettre au Disciple propose une initiation au Chemin Soufi, elle est en même temps une introduction et un encouragement pour tout chercheur à la quête d’un chemin spirituel fiable et réaliste. Ses recommandations et avertissements au néophyte sont applicables aussi bien pour les chemins ésotériques de la Gnose Chrétienne et Juive, etc. « Le voile entre Dieu et Sa créature n’est ni le ciel ni la terre : — c’est une illusion de ton moi même, et c’est ton moi qui constitue ce voile. Enlève ce voile, et tu parviendras à Dieu. » La Voie vers la Connaissance intérieure (‘Gnosis’) et jusqu’à l’union avec Dieu, commence par la quête extérieure. Elle passe par le témoignage actif dans la vie quotidienne, et l’incarnation de l’Esprit dans les créatures. Partant des Chevaliers arabes pré-islamiques, en passant par les Fedeli d’Amore, les Troubadours, les Chevaliers du Graal, les Templiers et Cathares, elle inclut jusqu’aux Théosophes et Rose-Croix ‘modernes’, et d’autres groupes de bonne foi : les Traditions annonçant ce « Chemin Étroit” qui est ouvert à tous les humains — et suivi par quelques uns d’entre eux — relèvent, « depuis le Commencement », les mêmes principes et idées concernant l’essence et la signification de Dieu, l’Univers et l’Humanité. La Voie Mystique était toujours présente comme une troisième alternative à côté de la Magie (dominer et asservir les lois naturelles élémentaires) et de l’Alchimie (les connaître et imiter, au service de toute la Création). Nommée aussi « Voie Droite » ou « Voie de la Vérité », la voie mystique, en-dehors de tout mysticisme exalté, est méprisée par beaucoup, et suivie en dévouement, sagesse et sérénité par très peu de personnes. La Voie Soufie est une racine orientale du Mysticisme occidental, un peu comme le premier Zen. Elle naquit en Syrie, auprès du Diwän du Khalifät pré-islamique à Damas. Depuis le 9e siècle, elle est la voie mystique de l’Islam. Cette Voie douce, nommée également Le Voyage, convainc par la simplicité et la clarté de son enseignement. Pleine d’amour, elle réunit l’orientation spirituelle et l’acceptation de la vie matérielle. Les fables de Farid al-Ariar, les poèmes de Omar Khayam, les ‘chansons à boire’ de Mirza Schaffis et de Hafis, ainsi que le trésor inépuisable des contes de 1001 Nuit font partie de ses expressions typiques. Abu Hamïd Muhammad al-Ghazali était un savant à Baghdad, un juriste et théologien, un Sheïk renommé ; mais arrivé à douter de tout, il étudia l’ensemble des sciences et philosophies religieuses, les réprouvant toutes, pour finalement se tourner vers le Soufisme, et devenir un Soufi lui-même. Naguère un pur académicien aristotélien, un grand adversaire des philosophies de l’Inspiration, il devint un Mystique et un « Voyageur » lui-même. La ‘Lettre au Disciple’ est un des textes les plus courts de l’importante œuvre écrite d’al-Ghazali, mais un des plus précieux : elle présente le but et la méthode de la voie soufie, et est en même temps un fil conducteur pour chaque chercheur en quête d’un chemin sûr et fiable vers la Connaissance (Gnose), — chemin qui — par la connaissance de soi-même — mène à la connaissance concrète de la Vérité et de la Vie. La Lettre au Disciple n’éclaircit pas uniquement la Voie Soufie : ses avertissements et recommandations s’appliquent à tout chemin véritable. C’est un guide encourageant tous les chercheurs de toutes les provenances, au départ de leur propre voie intérieure en tant que Voyageurs vers Dieu. Contient 5 planches (dont 1 portrait de Al-Ghazālī), 1 carte géographique et 4 vignettes.

16.00 

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« O Derviche ! Le pèlerin sur la première voie est celui qui, chaque jour, découvre et retient une chose qu’il ignorait. Le pèlerin sur la seconde est celui qui, chaque jour, oublie une chose de ce qu’il savait. Sur le premier chemin, le devoir est, chaque jour, de noircir un morceau de la page blanche. Sur le second, tout l’emploi du temps est, chaque jour, de blanchir une partie du cœur noirci. »
Le livre de l’homme parfait, recueil de traités de soufisme, est l’œuvre majeure d’Azizoddin Nasafi, penseur mystique iranien du XIIIe siècle. La présente version française, due à Isabelle de Gastines est la première qui soit donnée dans une langue occidentale.

24.00 

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Un enfant voit le jour sur une île déserte située au niveau de l’Équateur. Ce garçon, qui n’a ni père ni mère connus, est élevé par une gazelle. Il s’éveille seul à la connaissance du monde – d’où le titre du livre – puis à celle du divin. C’est alors qu’un nommé Açâl fait naufrage sur l’île… Livre majeur dans l’histoire des littératures arabo-musulmanes, il l’est aussi en Occident dès le XVIIe siècle, inspirant à Daniel Defoe ses personnages de Robinson et Vendredi, ou encore Voltaire et ses contes philosophiques.

7.40 

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Editions Points Mohammad Jalâl al-dîn Rûmî (1207-1273) fut l’un des poètes les plus inspirés de la littérature persane et l’un des mystiques les plus incandescents de l’islam spirituel. Il eut un maître qu’il aima plus que tout, qui lui donna accès à la contemplation de l’invisible et à l’expérience de la théophanie. Son œuvre tout entière, lyrique ou didactique, prose ou poésie, est le reflet de ses découvertes intérieures et de ses extases. Elle est à la fois le miroir de son âme et une invitation à le suivre dans ce monde plus réel que le monde matériel, le monde des archétypes que les mystiques persans désignaient comme le « monde imaginal ». Elle pointe vers lâmakân, ce lieu qui n’est pas un lieu. Elle est hors du temps, et donc pour tous les temps. Elle est comme l’amour véritable, une lucarne vers les profondeurs du soi et l’infini du ciel, un océan sans rivage.

8.40 

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Editions Beya Le Livre d’Adam de Charles d’Hooghvorst est une compilation exceptionnelle d’articles comprenant des textes traditionnels et leurs commentaires, qui permettront au lecteur de découvrir le lien qui unit les trois grandes religions monothéistes. De toute évidence, cette unité profonde ne peut se déceler dans leurs manifestations exotériques, étant donné que celles-ci n’expriment que leurs différences. Il faut rechercher dans les trois grandes religions du Livre le seul sens qui les unit. Charles d’Hooghvorst s’est magistralement acquitté de cette tâche. Par le biais d’une série d’articles d’apparence disparate, l’auteur amène le lecteur à retrouver l’unique fondement de toutes les traditions : le véritable mystère de l’homme ou d’Adam, car selon les mots d’un âhâdit musulman : « Celui qui se connaît lui-même, connaît son Seigneur ». D’après Charles d’Hooghvorst, le Dieu des trois grandes religions monothéistes est un Dieu qui se révèle de façon sensible. « Ce savoir sensible procède de la parole perdue par Adam lors de sa chute originelle. Tel est bien le Livre qu’Adam ne peut plus lire. Par le fait de son incarnation en ce bas monde, l’homme possède encore cette racine du savoir, bien que muette et dans un état desséché. Il ignore cependant que même dégradée, celle-ci constitue son bien le plus précieux, car il ne peut ressusciter sans elle. La racine du savoir est le lieu en lequel l’homme peut se connaître et la divinité se connaître en lui. L’homme par lui-même ne peut en aucune manière connaître ce lieu, sans la visite d’Hermès « le dieu aux rayons clair » qui seul peut le lui révéler. C’est ici l’union de ce qui vient d’en haut, l’esprit universel fugitif, et de ce qui est en bas, « cette racine minérale si longtemps languissante sans chymie ». Voilà l’œuvre hermétique, régénérant la nature de ce monde, l’œuvre incroyable de la résurrection des corps annoncée par les prophètes. »

24.00 

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Editions Albin Michel Le soufisme, que l’on appelle parfois « mystique musulmane », n’est pas un phénomène marginal de la civilisation islamique, encore moins une pièce rapportée : c’est le cœur même de l’islam. Lui seul donne sens à la religion en révélant comment l’islam, loin d’être une « soumission » aliénante, élève l’homme jusque dans la plus grande proximité du divin tout en l’inscrivant dans une fraternité universelle. Ce message de spiritualité et de tolérance adressé à une humanité qui s’interroge sur son avenir est celui que porte depuis des décennies le cheikh Khaled Bentounès, célèbre maître spirituel de la tarîqa Alawyia. Le Soufisme, coeur de l’islam, sorti en 1996, fut son premier ouvrage, s’imposa immédiatement comme un classique dont la valeur ne s’est jamais démentie depuis. Il reparaît aujourd’hui augmenté d’une nouvelle préface du père Christian Delorme, qui permet de mesurer le chemin parcouru par le soufisme en France depuis lors.

9.90 

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Editions Albin Michel Tous les oiseaux, connus et inconnus, se réunirent un jour pour constater qu’il leur manquait un roi. Exhortés par la huppe – messagère d’amour dans le Coran -, ils décidèrent de partir à la recherche de l’oiseau-roi Simorg, symbole de Dieu dans la tradition mystique persane. Après un voyage plein de dangers, et après avoir parcouru les vallées du désir, de la connaissance, de l’amour, de l’unité, de l’extase…, les trente survivants connurent l’ultime révélation : le Simorg était leur propre essence, jusqu’alors enfouie au plus profond d’eux-mêmes. Ce célèbre récit initiatique, entrecoupé de contes et d’anecdotes, demeure à jamais l’un des joyaux de la spiritualité musulmane. De son auteur, le grand Rûmî disait : « II fut l’âme du soufisme, je ne fais que suivre sa trace ».

9.90 

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Henri Gougaud, conteur inégalable, ravive une mémoire, celle pleine de sagesse et d’enseignement, des soufis, une mystique rêveuse et riche de contes et légendes aussi bien édifiants que délectables. « Qui que tu sois, viens. Que tu sois un infidèle, un idolâtre ou un païen, viens. Notre maison n’est pas un lieu de désespoir. Même si cent fois tu as violé un serment, viens quand même. » (Rûmi)

19.00 

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Il a fallu près de trente ans pour surmonter l’extrême difficulté qu’offre la traduction de la langue de Yunus Emre (1238-1320), à la fois très populaire (à la manière d’un Villon) et d’une très haute et subtile spiritualité (à la manière d’un Jean de la Croix), deux caractères rarement rassemblés dans une œuvre, qui rendent presque impossible de faire passer sa beauté et sa force dans notre langue. Or Yunus est le plus aimé de tous les écrivains de langue turque. Sa figure est légendaire, ses poèmes sont connus par cœur et chantés de toutes parts. Yunus Emre est l’un des plus grands poètes du soufisme. Il est contemporain de Rumi (1207-1273), dont le Dîvân a été magnifiquement traduit par Eva de Vitray-Meyerovitch. L’œuvre de Rumi a été écrite à Konya, en Turquie, dans la langue savante de l’époque, le persan. Plus novateur, Yunus Emre, qui connaissait personnellement Rumi, écrit l’ensemble de son œuvre dans la langue du peuple, le turc. En cela on peut le comparer à Eckhart, son parfait contemporain (1260-1328), qui renonce au latin pour écrire en moyen haut allemand. Parallèle qui peut même être poussé bien plus loin tant l’audace théologique de Yunus évoque celle d’Eckhart : « La religion de Yunus, c’est toi / de quoi fait-il sa foi / Ce jour-ci ou demain, qu’importe pour l’amour / du début à la fin, il n’y a qu’aimer. » Le chemin de Yunus mène à cette même Réalité sans nom et sans image pour laquelle Eckhart nous demande de tout laisser : « Abandonner sa religion / est œuvre d’athéisme / Quel est cet athéisme / plus profond que la foi ? » Mais il est aussi dans les poèmes une autre voie par laquelle cherche à s’exprimer l’indicible : celle du rythme, selon l’usage des derviches tourneurs de la confrérie Mevlevî, dont Yunus fut très proche : « Ah, mon Ami, dans l’océan de ton amour / Entrer, sombrer – danser / Les deux mondes un seul espace / Mener la ronde – danser ». Dire seulement la beauté de toute chose et que toute perfection, depuis toujours est là, nous est donnée : au terme de son chemin, Yunus ne dit pas autre chose que cette découverte : « Je désirais Dieu / je l’ai trouvé – quoi de plus / Jour et nuit je pleurais / j’ai souri – quoi de plus // (…) Aux entretiens des Saints / un bouquet de roses rouges / J’ai fleuri, on m’a cueilli / j’ai fané – quoi de plus // (…) Écoutez Yunus, écoutez-le / qui retombe en folie ! / – Dans la sagesse des Saints / j’ai plongé – quoi de plus. »

12.50 

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Ibn’Arabi, le plus grand des maîtres de la spiritualité islamique, se devait d’écrire un traité sur l’amour, extrait de son œuvre immense : Les Conquêtes mecquoises. L’Islam, dernière religion révélée, inclut l’amour dans sa divine Loi et, contrairement à l’opinion occidentale courante, lui fait une large place. Dieu est tout à la fois l’Amant, l’Aimé et l’Amour. Il crée par amour de se faire connaître et ses créatures sont les manifestations de cet amour. Elles sont donc toutes éminemment et essentiellement concernées par l’amour sous son triple aspect divin, spirituel et naturel. Chacun alors se sentira attiré et engagé à vivre cet amour décrit d’une manière si captivante et exhaustive.

29.00 

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Cet ouvrage monumental infirme complètement les opinions erronées répandues en Occident sur le soufisme.
Il lève le voile sur une grande tradition spirituelle et psychologique qui a nourri nombre de grands penseurs et poètes : Saadi, Attar, Rumi, Ibn El-Arabi, El-Ghazali, Omar Khayyam, François d’Assise et bien d’autres. Il met en lumière l’extraordinaire impact des écoles soufies d’Espagne et du Moyen-Orient sur le développement de la civilisation européenne, à partir du VIIe siècle comme en témoignent les œuvres de Roger Bacon, Jean de la Croix, Raymond Lulle et Chaucer et révèle que certaines des traditions, idées et découvertes occidentales, dans les domaines les plus divers, ont été inspirées par les enseignements et les écrits de maîtres soufis.

22.90 

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Traduction inédite de Marc Geoffroy, édition bilingue français-arabe Le Discours décisif est sans nul doute le texte le plus représentatif d’Averroès et de son époque. Son sujet : la connexion entre la Révélation et la philosophie. Pour autant, il n’est ni un livre de philosophie ni un livre de théologie. Il s’agit d’une fatwâ, c’est-à-dire d’un avis légal qui répond à une question formulée dans les termes et le registre de la juridiction religieuse. Son propos n’est pas de réconcilier la foi et la raison, mais de justifier l’interprétation philosophique du Coran et de montrer que l’activité philosophique est légalement obligatoire pour ceux qui sont aptes à s’y adonner. Il est aussi de revendiquer un statut social pour la philosophie, garanti par le pouvoir politique, et de plaider en même temps pour une séparation radicale entre philosophie et société. On aura compris que le Discours décisif reste d’actualité. « Le monde moderne a besoin du Discours décisif non pas seulement pour affirmer abstraitement le droit à philosopher, mais pour argumenter juridiquement une idée toute différente : l’exercice de la raison est une obligation que la Loi révélée fait aux gens de raison ; nul ne saurait interdire l’un sans enfreindre l’autre. » (Alain de Libera).

9.00 

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Le Grand Commentaire d’Averroès sur le De Anima d’Aristote est à la fois l’interprétation classique du texte fondateur de la psychologie et l’œuvre la plus discutée du Moyen Age. Critiquée par Thomas d’Aquin, condamnée à deux reprises (1270, 1277) par l’évêque de Paris, Etienne Tempier, la conception averroïste de l’âme a été souvent déformée. On lui a reproché de nier le fait de conscience et de rejeter l’immortalité personnelle, alors qu’elle propose une théorie non matérialiste du sujet de la pensée et défend un dualisme radical du corps et de l’intelligence. Chef-d’œuvre du péripatétisme médiéval, le Grand Commentaire sur le De Anima passe au crible les principales interprétations grecques ou arabes, forge concepts et langages analytiques nouveaux, construit le réseau de problématiques dans lequel s’inscrira la psychologie jusqu’à Descartes. En dépit de son importance, le Grand Commentaire n’a jamais été traduit dans une langue moderne. L’original arabe étant perdu, la présente traduction a été réalisée à partir de la version latine de Michel Scot.

12.00 

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La doctrine soufie de la Foi, de la Vision et de la Gnose Ce petit ouvrage au titre énigmatique est bien plus qu’une étude de la doctrine de la certitude telle que les exégètes classiques ont pu l’extraire des enseignements du Coran. S’il n’était que cela, il serait déjà hautement recommandable tant il est vrai qu’il n’est pas aisé au lecteur contemporain d’y avoir accès. En réalité, c’est l’ensemble des symboles fondamentaux du Coran qui sont ici présentés avec profondeur et rigueur. Les enseignements du Livre sacré de l’Islam prennent souvent la forme d’images et de paraboles qu’il importe de savoir déchiffrer si l’on veut en saisir le message profond. En partageant avec le lecteur ses méditations du Coran et ses commentaires les plus pénétrants, Martin Lings offre ici une véritable initiation à la voie de la connaissance telle qu’elle est enseignée dans le soufisme.

20.00 

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Spécialiste du Soufisme iranien et en particulier du Shi’isme, Henry Corbin développe le thème d’une « Psychologie de l’homme de lumière » comprenant l’étude des sens intérieurs et des organes de lumière. Un tel itinéraire mystique aboutit à la métamorphose de l’homme et à celle de l’univers.

12.50 

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Après quarante ans d’une vie confortable, Ella n’imaginait pas un jour changer sa destinée. Engagée comme lectrice, elle découvre un manuscrit retraçant la rencontre au XIIe siècle du poète Rûmi avec le plus célèbre derviche du monde musulman. C’est la révélation. Transcendée par cette histoire, elle s’initie au soufisme et à la splendeur de l’amour… « Avec Soufi mon amour, Elif Shafak signe son meilleur roman. » Isabelle Vramian, Elle Traduit de l’anglais (Turquie) par Dominique Letellier

9.60 

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150 contes soufis présentés par Kudsi Erguner. Oeuvre majeure de la spiritualité musulmane, le Mesnevi (ou Mathnawî) se présente comme un commentaire du Coran : à ce titre, il était étudié dans les mosquées aussi bien qu’au sein des confréries soufies. Son auteur, Djalâl al-Dîn Rûmi, poète, mystique et sage du XIIIe siècle, est à l’origine de l’ordre des derviches tourneurs. Les cent cinquante contes présentés ici par le grand joueur de Ney Kudsi Erguner sont tous tirés de cette somme de sagesse universelle. Puisant aux sources de la Bible, de l’Évangile, du bouddhisme et de l’hindouisme aussi bien que de la tradition musulmane et de l’expérience quotidienne, ces contes inspirés permettent à chacun, néophyte ou initié, de renouer avec la tradition vivante du soufisme.

8.90 

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