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De tout temps, les hommes se sont demandé pourquoi le mal et le malheur sont si présents en ce monde, pourquoi « il pleut sur les justes et il fait soleil pour les méchants » – mystère encore plus grand dans le monothéisme, puisque Dieu y est censé être le Tout-Puissant. Depuis Le Symbolisme du corps humain jusqu’à « Va vers toi ! », Annick de Souzenelle n’a cessé d’explorer le texte biblique en écho à cette interrogation. Elle ose ici l’aborder de front, par-delà tout moralisme, en questionnant le personnage du Satan : comment se fait-il que celui qui est perçu comme le Maître des Ténèbres soit mis en scène, dans le livre de Job, comme un interlocuteur du Seigneur, passant même un pacte avec Lui ? Se pourrait-il qu’il ait une fonction dans le processus de la Rédemption, et que ses apparitions comme le grand Tentateur – face à Adam et Ève ou à Jésus – soient autant d’épreuves incontournables sur le chemin initiatique ? Le serpent qui le symbolise est peut-être la réponse à cette énigme… Un livre de grande maturité qui place le lecteur face à lui-même, au-delà du bien et du mal.

18.90 

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Ce huitième ouvrage de la collection Ainsi parlait est consacré à un écrivain-philosophe au destin météorique, Friedrich von Hardenberg, dit Novalis (1772-1801), scientifique, philosophe et écrivain, ami de Schiller et de Schelling et « disciple » de la jeune Sophie (1782-1797), sa fiancée morte à 15 ans.
Comme celle de Silesius, l’œuvre de Novalis dépasse les limites de la littérature pour atteindre à une véritable méditation philosophique. Novalis a peu publié de son vivant, mais il est l’auteur de milliers de fragments, alliant sciences naturelles, mathématique, politique et philosophie. Marqué par la pensée de Plotin, Leibniz et Fichte, Novalis voit dans l’imagination créatrice le cœur de la métaphysique et de la poétique. Son rêve est celui d’un « système de l’absence de système », où dialoguent chaos et organisation.
Depuis les premières traductions en français par Maeterlinck en 1895, Novalis n’a cessé d’exercer en France une fascination, même s’il a été trop souvent compris dans un sens sentimental, et non comme un projet de transformation pratique du monde. Il a inspiré des philosophes aussi différents que Heidegger ou Lukacs, mais aussi en France des penseurs comme Bachelard, Blanchot ou Derrida. Pour faire partager les fulgurantes intuitions du « Pascal allemand » (Carlyle), Jean Moncelon, grand connaisseur de la philosophie allemande et traducteur de l’Ami de Dieu de l’Oberland, a traduit un choix des fragments où cette haute pensée s’exprime sous la forme la plus remarquable.
Novalis est souvent cité. Mais, hormis le roman inachevé Henri d’Ofterdingen, il n’a laissé que textes brefs et fragments dispersés. Son œuvre est donc d’un accès malaisé, et appelle d’évidence une approche telle que celle-ci. La traduction a été spécialement réalisée pour ce livre bilingue.

13.00 

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Il existe une Source intarissable au flux généreux et constant dont, pris par nos occupations quotidiennes, nous nous coupons souvent involontairement… Se reconnecter à cette Source intérieure, c’est renouer avec cet Essentiel qui constitue notre identité véritable. C’est découvrir la beauté et la profondeur de la Vie universelle qui nous appelle d’instant en instant. Ce livre invite à une spiritualité directe, simple et profonde en accord avec les tourments, les espérances et les possibilités intérieures nouvelles du XXIe siècle. Il s’adresse à tout être humain en quête de sens.

28.00 

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L’illumination spirituelle et ses implications philosophiques. Après avoir été identifiés au rêve de la nuit, nous sommes identifiés à un autre rêve, celui de nos pensées, de nos émotions, de nos préoccupations. Elles sont comme un voile jeté sur le monde. Elles nous absorbent, nous possèdent et nous demeurons prisonnier des ombres du miroir. S’éveiller, c’est traverser le miroir et voir la réalité du monde dans toute son intensité, sa splendeur. Nous pouvons qualifier ce vécu d’illumination, de satori, de nirvana ou d’éveil, dans la mesure où, vis-à-vis de lui, le monde dans lequel nous sommes habituellement et que nous qualifions de réalité semble un état d’endormissement. Ce livre décrit les différents aspects de cette expérience fondamentale qui devrait être la préoccupation majeure de l’être humain. Il montre aussi comment l’éveil donne un autre éclairage sur les grands problèmes de la philosophie : le sens de la vie, la conscience, l’espace, le temps, la liberté…

12.00 

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Le désert a toujours fasciné les hommes épris d’absolu. Les sables d’Égypte ont eu leurs ermites et le peuple juif est passé par l’épreuve du désert. Le désert géographique symbolise celui du dedans, qui n’est pas un lieu mais un état d’écoute, de vision, de rencontre. Après avoir été le creuset de décantation où l’or a pu se dégager de sa gangue de plomb, le désert appelle l’alliance, l’unité. Mais les revêtements arrachés entraînent parfois avec eux des lambeaux de chair vive, des options, voire des certitudes. Tout est remis en question. Abandonner le monde, c’est se quitter soi-même. S’éloigner de la foule, c’est rompre avec la conscience grégaire où l’on menace de s’endormir. Par la nudité qu’il exige, le désert provoque un éveil qu’il convient de couver dans la solitude. L’habitant du désert se doit d’y consentir. Si, conduit par l’Esprit, il pénètre silencieusement dans son fond, il fait sien le conseil donné par Hésyclius de Jérusalem : « Émerveille-toi, alors tu comprendras ! » Devant la crise qui ébranle métaphysiques, religions et valeurs, le désert intérieur n’est pas un refuge et n’offre aucun abri : il invite aux métamorphoses.

8.90 

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« Pythagore est souvent considéré comme le premier mathématicien pur. Mais il est aussi l’une des figures importantes de la philosophie grecque. Aujourd’hui, nous ne savons presque rien de sa vie. Cependant, son impact sur des générations entières de penseurs reste considérable. Écrit dans une perspective ésotérique, cet ouvrage est une bonne introduction à la pensée de ce philosophe hors du commun »

18.00 

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C’était il y a deux mille cinq cents ans et des poussières. Lassés de compter pour du beurre, les nombres ont décidé de prendre la poudre d’escampette, mettant le monde sens dessus dessous. Les pauvres humains sont complètement déboussolés ; seuls Pythagore et ses disciples semblent parvenir à garder la tête froide et à y voir clair dans la grande danse des chiffres… Vous pensez que vous et les mathématiques, cela fait trois ? Ce petit platon vous fera découvrir ce que les nombres peuvent avoir de joyeux, de ludique et même… de beau ! Raconté avec malice et délicatement aquarellé, ce récit fait éclore cette vérité : les mathématiques ne sont pas seulement pratiques – elles nous font entrevoir l’architecture du cosmos…

16.00 

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Contes philosophiques du monde entier Dans leur commune dévotion, guides spirituels ou simples idiots nous racontent les fruits savoureux de leur méditation. Histoire après histoire, aiguisée par l’infinie sagesse d’une pensée vagabonde, l’imagination s’aventure et se laisse prendre au jeu subtil et entraînant d’une sublime vérité. Ces contes se rapportent à toutes les questions qu’un jour ou l’autre nous nous sommes posées. Ils disent les vérités que seuls les menteurs connaissent. « Ces histoires drôles et graves nous rappellent élégamment que le rire est un peu partout le propre de l’homme. » -Ouest Dimanche

8.60 

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Dans le Traité de l’âme, Aristote conduit l’élucidation de ce qu’est la vie jusqu’au cœur du phénomène. En effet, les vivants existent par et pour l’âme. Elle est ce qui permet de naître, de venir à maturité et de déployer ses aptitudes ; elle se rapporte à un corps déterminé qu’elle anime. Dans cette possibilité dont l’homme a le privilège, l’âme connaît et accède à la présence de toutes choses. C’est pourquoi Aristote affirme qu’elle est « l’ensemble de tout ce qui est ». Sa thèse n’est donc ni une psychologie, ni une biologie, mais bien une ontologie de la vie. Grâce à cette nouvelle traduction d’Ingrid Auriol, qui remet en question nombre de présupposés et fausses évidences, le propos d’Aristote apparaît enfin dans toute sa beauté. Il permet d’approcher la vertu native de l’un des textes majeurs où les racines de toute la pensée Occidentale apparaissent en pleine lumière.

9.20 

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Cette petite voix qui chuchote qu’il manque quelque chose à nos vies bien remplies, devons-nous la faire taire, comme une malpolie ? Ou écouter son invitation à vouloir plus de sens, de beauté et de spiritualité ? Les chercheurs d’essentiel sont des sages déguisés en fous. Reza Moghaddassi invite le lecteur à entrer dans son univers, où la philosophie occidentale côtoie la spiritualité persane et nous ouvre à l’essentiel : « Tout être humain a besoin d’eau pour vivre et grandir. Ainsi en est-il de l’homme qui naît assoiffé. Mais à côté de sa soif physique, qui demande à être étanchée, il souffre d’une soif intérieure qui demande à être entretenue ». Avec une écriture sensible et vibrante, Reza Moghaddassi incite à poser un nouveau regard sur nos interrogations existentielles, et à ouvrir les yeux sur ce qu’elles révèlent de plus beau et de plus grand dans nos vies.

3.99 

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Sous le règne de l’empereur Tibère, une éclipse prodigieuse révéla au jeune Denys la splendeur d’un dieu inconnu. Comment nommer cette lumière aperçue au cœur de la ténèbre ? Son secret était-il déposé dans la grande bibliothèque d’Alexandrie, ou gardé par les derniers académiciens d’Athènes ?

16.00 

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Avec reproductions en couleur Métaphysicien reconnu comme l’une des principales autorités en matière de religion comparée, Frithjof Schuon a manifesté toute sa vie un profond intérêt et une grande affinité pour les Indiens des Plaines d’Amérique du Nord. Au cours de sa longue carrière d’auteur, il a rédigé plusieurs études ou préface sur les aspects les plus saillants de la tradition amérindienne, écrits que l’on retrouvera ici rassemblés. Simultanément écrivain et artiste talentueux, il a également longtemps peint – souvent sur un fond or – des créations mettant en scène le monde premier des Indiens des Plaines d’antan dont on trouvera ici 35 reproductions. Dans cet ouvrage placé sous le signe du symbolique soleil de plumes, souvent représenté sur les peaux ou les tipis, la combinaison de ces deux dimensions de sa personnalité permet d’accéder à la métaphysique et à l’écologie d’un peuple qui, par son héroïsme, sa dignité, sa proximité avec la nature vierge et sa puissante originalité, est devenu et continue d’être un sujet de fascination et d’inspiration. La connaissance des traditions indiennes acquise par Schuon dépassait largement le domaine de l’érudition ordinaire. Ses contacts avec les représentants de la spiritualité indienne d’Amérique lui avaient fait gagner de nombreux amis parmi ceux qui cherchent à préserver leurs pratiques sacrées d’une modernité toujours plus envahissante. A la suite de rencontres au début des années 50, avec des membres de tribus Sioux et Crows en visite en Europe, il avait pu ainsi nouer des liens privilégiés avec certains d’entre eux comme le célèbre Black Elk (avec lequel il correspondra), son fils Benjamin, ou Thomas Yellowtail – l’un de ses proches, auteur de l’introduction de ce livre – qui occupa pendant de nombreuses années la fonction de chef de la Danse du Soleil chez les Crows. Bien avant de s’installer dans l’Indiana en 1980, Schuon et son épouse firent deux grands périples dans l’Ouest américain. Les impressions et réflexions rapportées lors de ces séjours ont été consignées dans un Journal de voyage et dans des correspondances dont nous donnons ici des extraits pour la plupart traduits de l’allemand. Schuon a écrit un jour : « Ce qu’on peut donner aux Indiens c’est une lumière fortifiante et ce qu’on peut recevoir d’eux c’est une force lumineuse ». L’intention de cet ouvrage est de projeter la lumière fortifiante de la sagesse pérenne sur tout ce que la civilisation indienne comporte de grandeur et de beauté.

29.00 

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Un enfant voit le jour sur une île déserte située au niveau de l’Équateur. Ce garçon, qui n’a ni père ni mère connus, est élevé par une gazelle. Il s’éveille seul à la connaissance du monde – d’où le titre du livre – puis à celle du divin. C’est alors qu’un nommé Açâl fait naufrage sur l’île… Livre majeur dans l’histoire des littératures arabo-musulmanes, il l’est aussi en Occident dès le XVIIe siècle, inspirant à Daniel Defoe ses personnages de Robinson et Vendredi, ou encore Voltaire et ses contes philosophiques.

7.40 

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7.00 

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Fynn rode dans le quartier des docks de l’East End londonien et découvre, assise sur une marche, une petite fille crasseuse, meurtrie et terrifiée. Il l’emmène chez lui et la confie à sa mère, vigoureuse Irlandaise qui accueille tous les « chiens perdus ». Anna a pour intérêt principal dans l’existence sa familiarité avec Dieu, « Mister God ». Elle comprend le sens de la vie et la signification de l’amour. À six ans, elle est théologienne, mathématicienne, philosophe, poète et jardinière. À sept ans, elle meurt dans un accident. Ce livre ressemble à un conte, il est frais et plein de philosophie. Sydney George Hopkins est un écrivain anglais, son pseudonyme était Fynn. Il faisait partie du personnel de Finchden Manor dans le Kent, une communauté thérapeutique fondée dans les années 1930. « Chacun porte le poids de ce qu’il a fait. Chacun est responsable, tôt ou tard. Aux questions que lui pose Mister God, chacun répond seul. » Traduit de l’anglais par Luc de Goustine

8.70 

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Edition Flammarion La scène est au Pirée. Attablés dans la maison du vieux Céphale, Socrate et quelques amis entreprennent de discuter des récompenses promises au juste dans l’au-delà. Qui peut le mieux cerner l’essence de la justice ? La sagesse traditionnelle, les mythes anciens semblent impuissants et Socrate a vite raison des prétentions du sophiste Thrasymaque. Alors s’amorce avec Glaucon et Adimante, les frères de Platon placés en position d’interlocuteurs philosophes, un long entretien qui, de la justice dans la cité, remonte vers la justice de l’âme. L’histoire d’Athènes traverse sans cesse ce dialogue puissant, où la proposition d’une cité parfaite et de la royauté des philosophes est à la fois la réponse à la tourmente politique de la démocratie grecque et la recherche métaphysique des vertus de l’âme et des objets de la raison. « Dans la traduction et le commentaire que je présente ici, j’ai cherché à construire l’équilibre le plus rigoureux possible entre une lecture centrée sur l’histoire et une autre qui prend la métaphysique comme foyer principal. Un des effets de cette perspective est d’éviter une position trop courante aujourd’hui, la dépolitisation de l’œuvre. L’inquiétude de celui qui aspire à la justice, Platon ne cesse de le rappeler, n’est-elle pas indissociablement éthique et politique ? » -Georges LEROUX

10.00 

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« Lorsque j’ai reçu votre première lettre, chère amie, je vous ai répondu immédiatement. Avoir de vos nouvelles plus de trente ans après m’a procuré une telle émotion que ma réaction ne pouvait être qu’un cri instantané. Votre deuxième lettre, que j’ai sous les yeux, je l’ai gardée longtemps avec moi, c’est seulement aujourd’hui que je tente de vous donner une réponse. La raison de ce retard, vous l’avez sans doute devinée, puisque votre missive contient une singulière requête : « Parlez-moi de l’âme »… Votre phrase : « Sur le tard, je me découvre une âme », je crois l’avoir dite à maintes reprises moi-même. Mais je l’avais aussitôt étouffée en moi, de peur de paraître ridicule. Tout au plus, dans quelques-uns de mes textes et poèmes, j’avais osé user de ce vocable désuet, ce qui sûrement vous a autorisée à m’interpeller. Sous votre injonction, je comprends que le temps m’est venu de relever le défi… »

15.00 

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Editions Albin Michel
« Le mot dieu est ambivalent. Il a un adret et un ubac. Une face sud et une face nord. Quand Nietzsche annonce : « Dieu est mort », il fait référence au dieu personnel, bon, jaloux ou miséricordieux, que le croyant prie dans les églises, mosquées et synagogues. C’est la face sud. La face nord, il n’en souffle mot. Elle est abrupte, lisse, vertigineuse, sans filet, sans contour, sans fond, nocturne. C’est elle que nous voyons aujourd’hui pointer à l’horizon. Cela pourrait être le sens, encore caché, de notre modernité. »
Dans une démarche et un style uniques en leur genre, Hervé Clerc nous invite à un voyage ascendant vers une réalité ineffable et cachée, qui a peu de chose à voir avec le « Dieu » que l’on nie ou confesse habituellement. Depuis toujours certains mythes, contes ou légendes nous livrent des indices qu’il nous aide à décrypter.

19.00 

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Editions Fayard – Le Livre de Poche En écrivant ses Pensées, Marc Aurèle bâtit en lui-même une citadelle inaccessible aux troubles des passions. Mais cette citadelle, où règne la sérénité, n’est pas une tour d’ivoire dans laquelle il se réfugierait en un égoïsme transcendant ; elle est bien plutôt à la fois le haut lieu, d’où l’on accède à un immense champ de vision, et la base d’opérations qui permet d’agir au loin. Autrement dit, les Pensées sont le livre d’un homme d’action, qui cherche la sérénité, parce qu’elle est la condition indispensable de l’efficacité, et pour qui l’action humaine n’a de valeur profonde et durable que si elle s’insère dans la perspective du Tout de l’Univers et de la communauté de tous les hommes. Une telle attitude n’est autre que le stoïcisme lui-même, précisément tel qu’Epictète l’avait révélé à Marc Aurèle. C’est pourquoi la présente introduction aux Pensées de Marc Aurèle pourra être lue en un certain sens comme une introduction au stoïcisme antique. N’y aurait-il pas finalement un stoïcisme éternel qui, à travers le temps et l’espace, serait l’une des attitudes possibles de la conscience humaine ?

8.60 

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Au deuxième livre de La Table d’or, Maïer écrivait :
 « Les problèmes et énigmes échangés entre Salomon et Hiram, roi de Tyr, furent sans aucun doute empruntés aux trésors très occultes de la nature, c’est-à-dire aux choses très précieuses cachées dans la nature, qu’il n’est pas utile de divulguer. Aucune des énigmes de ce genre, telles que Salomon et Hiram en proposèrent ou résolurent entre eux, ne fut connue de la foule, et donc ne put être mise par écrit comme on le fit avec l’énigme de Samson. »
Dans La Semaine philosophique, Maïer se décide à les divulguer. Il imagine une discussion qui s’étend sur six jours, entre Salomon, Hiram et la célèbre reine de Saba. Les protagonistes proposent et résolvent entre eux un total de 319 énigmes, réparties en six livres, chacun se rapportant à une des six étapes de la création mosaïque : le ciel et les éléments ; les météores et les mixtes imparfaits ; les fossiles de la terre ; les végétaux ; les animaux ; l’homme.

37.00 

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Socrate va par les rues d’Athènes, interpellant ceux qu’il trouve sur son chemin… « Connais-toi toi même ! Ne te soucie pas des richesses, cherche la vérité et deviens philosophe ! » Ce n’est pas du goût des Athéniens. Au terme d’un procès, Socrate est condamné à boire la cigüe. Va-t-il s’enfuir ? Un Philosophe doit-il craindre la mort ?

14.00 

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Coffret 3CD – Livret 20 pages illustrées – texte intégral lu par Michel Aumont Le banquet de Platon est un écrit datant de 380 av JC. Il s’agit d’une réception, une fête mondaine où l’on boit, l’on mange et où l’on philosophe … sur l’Amour (Eros). La connaissance, c’est-à-dire la recherche de la vérité que l’on trouve au fond de soi, ne naît pas d’un simple enseignement, mais de la manière dont on éprouve et recueille les fruits d’une expérience, d’une réflexion… L’auditeur découvre que sous la forme tragi-comique, Platon fait dévoiler par les protagonistes de son dialogue les mystères de l’amour, au sens d’Éros, l’Amour supérieur. Le personnage du dialogue, qui fait l’éloge du philosophe Socrate, est aussi celui qui aura eu dans sa vie à supporter l’accusation de sacrilège pour avoir mutilé les statues des Hermès. Aux révélations des mystères d’Éros, on peut donc ajouter ici les révélations sur Socrate, formulées par un politicien ivre, Alcibiade, bientôt poursuivi pour sacrilège. Michel Aumont fait le choix intellectuel de s’emparer de l’œuvre avec le naturel nécessaire pour rendre intemporel et accessible ce texte fondateur de la philosophie occidentale.

30.00 

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« D’où vient le monde ? Je n’en ai pas la moindre idée. » Sophie, quatorze ans reçoit une lettre où ne figure qu’une seule phrase : « Qui es-tu ? » D’autres lettres suivent mais l’expéditeur reste un mystère. C’est le début d’une longue correspondance qui plonge la jeune fille dans un voyage au cours duquel elle rencontre les principales figures de la philosophie.

10.00 

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Traduction inédite de Marc Geoffroy, édition bilingue français-arabe Le Discours décisif est sans nul doute le texte le plus représentatif d’Averroès et de son époque. Son sujet : la connexion entre la Révélation et la philosophie. Pour autant, il n’est ni un livre de philosophie ni un livre de théologie. Il s’agit d’une fatwâ, c’est-à-dire d’un avis légal qui répond à une question formulée dans les termes et le registre de la juridiction religieuse. Son propos n’est pas de réconcilier la foi et la raison, mais de justifier l’interprétation philosophique du Coran et de montrer que l’activité philosophique est légalement obligatoire pour ceux qui sont aptes à s’y adonner. Il est aussi de revendiquer un statut social pour la philosophie, garanti par le pouvoir politique, et de plaider en même temps pour une séparation radicale entre philosophie et société. On aura compris que le Discours décisif reste d’actualité. « Le monde moderne a besoin du Discours décisif non pas seulement pour affirmer abstraitement le droit à philosopher, mais pour argumenter juridiquement une idée toute différente : l’exercice de la raison est une obligation que la Loi révélée fait aux gens de raison ; nul ne saurait interdire l’un sans enfreindre l’autre. » (Alain de Libera).

9.00 

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