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Mystiques rhénans

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Parmi les successeurs de Maître Eckhart, la postérité a opéré une fâcheuse rupture entre ses disciples directs, les théologiens Suso et Tauler, et ses héritiers spirituels, les moines Gerlac et Thomas a Kempis. Les Soliloques enflammés avec Dieu constituent l’œuvre unique de ce maître spirituel à demi aveugle, mort à l’âge de 33 ans : non pas l’un de ces innombrables traités produits par la mystique rhéno-flamande, mais une sorte de « journal spirituel », composé de réflexions et de méditations notées sur des feuillets au fil des jours. Traduit pour la première fois en français en 1667, ce chef-d’œuvre de la spiritualité rhéno-flamande n’a pas été republié en France depuis 1936. Il est donné ici dans la traduction de 1667, dite « de Port-Royal ». Profondément marqué par la mystique eckhartienne, Gerlac est avant tout attentif à la vivre. Il n’écrit pas en maître, mais en disciple. Comme chez Eckhart, la venue de Dieu est pour lui engendrement : « Toutes les fois que le Père éternel parle et engendre effectivement et d’une manière sensible son Verbe dans nous, il faut que notre âme et tout ce qui nous regarde se tienne dans le silence sans agir et sans sortir de la place où elles sont et où elles doivent être. » C’est parce qu’il était privé de ses yeux qu’il fut relégué au dernier rang des frères et chargé des basses besognes. En son infirmité physique, Gerlac trouve l’image concrète de sa misère spirituelle : « Appliquez le fer et le feu à toutes mes plaies que vous connaissez mieux que moi, et principalement à celles de mes yeux qui sont si malades. C’est assez que vous me guérissiez et que vous me rendiez enfin capable de vous contempler. » L’histoire d’une âme. Brève : une poignée de feuillets la tient tout entière. Quelques dizaines d’années, quelques centaines de pages y auraient-elles ajouté quoi que ce soit ? L’essentiel est dans cette lumière, cette ferveur qui l’habite.

16.77 

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« La nuée sur le sanctuaire » est l’un des ouvrages majeurs de l’Illuminisme. Comme Louis-Claude de Saint-Martin, dont il est contemporain, Karl von Eckartshausen (1753-1803) parle dans ce livre inspirant d’une Communauté de la Lumière, d’une Eglise invisible qui existe par-delà le temps et l’espace. Il montre comment l’homme peut pénétrer dans ce temple mystérieux en utilisant ses sens intérieurs et en se tournant vers le soleil invisible qui illumine le cœur. Le présent ouvrage reprend intégralement le texte de l’édition de 1914 préfacé par Marc Haven, ainsi que la gravure et l’avertissement tels qu’ils furent publiés à l’époque.

14.50 

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Maître Eckhart (vers 1260-vers 1328), « à qui Dieu n’a jamais rien caché » : telle était déjà sa réputation de son temps. Et pourtant, ce théologien et prédicateur dominicain de renom a été condamné pour hérésie, un an environ après sa mort. Sans doute parce qu’il prêchait en langue vulgaire (l’allemand) des subtilités théologiques devant les gens du peuple. Également parce qu’on a cru qu’il enseignait le caractère incréé du monde et l’identité de l’homme juste et de Dieu. Mais Eckhart n’avait pas la volonté d’être hérétique ; ses thèses furent mal comprises. Sa recherche fondamentale était celle de l’Un par-delà la multiplicité : une unité qui serait en quelque sorte l’origine commune de Dieu et de l’homme, et le but de l’union mystique qu’il prêchait. C’est cette recherche d’union au Dieu ineffable qui explique que sa voix porte encore aujourd’hui. Textes choisis et présentés par Benoît Beyer de Ryke  Philosophe et historien, il est l’auteur de nombreux travaux sur Maître Eckhart et la mystique rhénane.

7.90 

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Dits et maximes de vie choisis et traduits de l’alémanique par Lucien Braun. Édition bilingue. Après deux maîtres spirituels (Eckhart, Thérèse d’Avila), deux philosophes (Sénèque, Lulle) et trois écrivains (Shakespeare, Dickinson et Novalis), ce 8e ouvrage de la collection « Ainsi parlait » est consacré à un des grands humanistes de la Renaissance, esprit plus universel encore s’il se peut que ses deux aînés Érasme (1467-1536) et Thomas More (1478-1535). Paracelse, qui soigna Érasme à Bâle en 1526, était médecin, naturaliste, philosophe et théologien. Ses œuvres complètes comptent 26 volumes. Révolté contre le conformisme des savants de son temps, il déchaine leur colère par la hardiesse de sa parole et la puissance visionnaire de sa philosophie de la nature : « Plus je vais plus je trouve que ce n’est pas seulement en médecine, mais aussi en astronomie et en philosophie que rien n’a été fondé sur de vrais principes. » Et il ne craint pas d’ajouter : « Après ma mort je serai là, plus encore qu’avant, pour vous juger. Et si vous dévorez mon corps, vous n’aurez dévoré que de la boue. Paracelse sera là, même sans corps, pour vous livrer bataille. » Étonnamment proche de la philosophie de présocratiques comme Anaximandre et Héraclite, mais aussi de le pensée taoïste Paracelse est attentif avant tout aux correspondances qui entre l’homme et son environnement : « L’homme, écrit-il, figure un pépin et le monde la pomme ; et comme nous pensons les pépins au sein de la pomme, il convient de penser l’homme dans le monde qui l’entoure. » Éminent spécialiste de Paracelse, Lucien Braun rend enfin accessible à tous cette pensée reste dérangeante et féconde.

13.00 

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« Maintenant, tu demanderas : qu’est donc le détachement, pour qu’il cache en lui pareille puissance ? Le vrai détachement signifie que l’esprit se tient impassible dans tout ce qui lui arrive, que ce soit agréable ou douloureux, un honneur ou une honte, comme une large montagne se tient impassible sous un vent léger. » Une méditation lumineuse, une parole vivante conviant à l’apaisement et à la contemplation.

4.00 

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La parole de Maître Eckhart : un patrimoine spirituel puissant pour le monde d’aujourd’hui Maître Eckhart (1260-1326), moine dominicain allemand, assura des fonctions très importantes dans son ordre et fut en même temps un infatigable prédicateur. Il est sans doute le plus grand mystique du christianisme, dont l’influence sur la spiritualité occidentale et la philosophie a été immense. D’une profondeur spirituelle incroyable et d’une audace géniale, il nous a légué un patrimoine important de sermons en langue allemande destinés à un public assoiffé de spiritualité dans des temps troublés. C’est surtout là, dans ses sermons en allemand, que se montre la puissance de sa parole et de son expérience. Laurent Jouvet, familier de longue date de ces textes, en donne ici une traduction en langage actuel et accessible, et restitue sa dimension à la fois poétique et spirituelle, loin des traductions au vocabulaire théologique médiéval difficile. Chaque sermon est accompagné d’un résumé et d’un commentaire qui nous en dévoile le sens de manière limpide. Une postface lumineuse nous présente l’essentiel de la spiritualité eckhartienne. Cette nouvelle traduction du maître de l’école dite Rhénane fera date pour tous ceux qui aiment Eckhart ou qui veulent le découvrir, donnant accès à l’expérience qu’il décrit sans cesse.

45.00 

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Éditions Culturea L’aurore naissante Ou la racine de la philosophie, de l’astrologie et de la théologie – Traduit par Louis-Claude de Saint-Martin Jacob Boehme exprime la cosmogonie que ses visions lui ont révélée et les sept agents d’une création continue du monde. Ce sont, dit-il, la dureté, l’attraction, la crainte, le feu, l’amour-lumière, les pouvoirs de la parole et la parole elle-même. Jacob Boehme nous invite à une promenade aux frontières de l’exprimable. On ne l’y suivrait pas si son don subtil de la parabole ne nous aidait à l’entendre « en images et en vérité ».  

29.00 

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Au deuxième livre de La Table d’or, Maïer écrivait :
 « Les problèmes et énigmes échangés entre Salomon et Hiram, roi de Tyr, furent sans aucun doute empruntés aux trésors très occultes de la nature, c’est-à-dire aux choses très précieuses cachées dans la nature, qu’il n’est pas utile de divulguer. Aucune des énigmes de ce genre, telles que Salomon et Hiram en proposèrent ou résolurent entre eux, ne fut connue de la foule, et donc ne put être mise par écrit comme on le fit avec l’énigme de Samson. »
Dans La Semaine philosophique, Maïer se décide à les divulguer. Il imagine une discussion qui s’étend sur six jours, entre Salomon, Hiram et la célèbre reine de Saba. Les protagonistes proposent et résolvent entre eux un total de 319 énigmes, réparties en six livres, chacun se rapportant à une des six étapes de la création mosaïque : le ciel et les éléments ; les météores et les mixtes imparfaits ; les fossiles de la terre ; les végétaux ; les animaux ; l’homme.

37.00 

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La mystique rhénane est le fruit d’une théologie spécifique inaugurée par l’enseignement d’Albert le Grand à Cologne dans les années 1250. Grâce à lui, l’école dominicaine allemande, dont les travaux récents soulignent l’importance, a bénéficié de larges apports grecs et arabes, que les distinctions modernes entre « scolastique », « mystique » et « philosophie » ont le plus souvent occultés. Le propos de ce livre est de découvrir les catégories médiévales et de donner dans cet esprit une première vue d’ensemble des hommes, des doctrines et des concepts qui ont fait de la théologie rhénane un moment fondateur dans l’histoire de la philosophie.

10.50 

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Différents auteurs ont supposé que Paracelse avait été un Frère de la Rose-Croix, bien qu’aucune preuve historique n’eût été établie et que les signes avant-coureurs de l’existence de la Rose-Croix n’eussent apparu au grand jour qu’à la publication des Manifestes de cette Fraternité en 1614-1616, respectivement la Fama Fraternitatis R.C., le Confession Fraternitatis R.C. et les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix.

Le prix initial était : 9.00 €.Le prix actuel est : 5.00 €.

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Après des siècles de relatif oubli, Maître Eckhart, dominicain philosophe autant que mystique, est enfin reconnu aujourd’hui comme l’une des plus grandes figures du christianisme. En marge de ses traités savants écrits en latin, il a délivré de nombreux sermons en allemand lors de ses tournées pastorales. Suspecté d’hérésie, il se défendit en expliquant que « s’il faisait fréquemment usage d’un langage inhabituel, c’est qu’il désirait par ses sermons inspirer à ses auditeurs le désir suprême de faire le bien. » Ce sont ces sermons, où l’abstraction théologique nourrit le sentiment intime du divin, qui sont réunis pour la première fois en un seul volume dans la traduction de Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière.

16.50 

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Traduit du haut-allemand et présenté par Jean Moncelon et Eliane Bouchery. Si Rulman Merswin est avec Tauler l’un des fondateurs du mouvement des Amis de Dieu, l’ »Ami de Dieu de l’Oberland » en est l’inspirateur. Car Merswin lui-même se place sous sa direction spirituelle et va jusqu’à attribuer à ce mystérieux ermite la « conversion » du célèbre théologien dominicain Jean Tauler. Rappelons que si la mystique rhéno-flamande, illustrée par les noms de Maître Eckhart (1260-1328), Jean Tauler (1300-1361), Henri Suso (1295-1366) et Jean de Ruysbroeck (1293-1381), constitue un des moments forts de la culture européenne, le mouvement des Amis de Dieu, beaucoup moins connu, est lui aussi de première importance. Le projet des Éditions Arfuyen sur ce mouvement s’articule en trois ouvrages de référence : Le Livre des Amis de Dieu ou les Institutions divines, de Jean Tauler, avec une préface de Rémy Vallejo (janvier 2011) ; Le Livre des neuf rochers, de Rulman Merswin, traduit du moyen haut-allemand et présenté par Jean Moncelon et Éliane Bouchery, avec une préface de Francis Rapp (février 2011) ; enfin Le Livre des cinq hommes, traduit du moyen haut-allemand et présenté par les mêmes (mars 2011). Le présent ouvrage, ainsi que celui de Merswin paru en février, ont été couronnés par le Prix Nathan Katz du patrimoine 2010. Le Livre des cinq hommes (1377) présente les cinq ermites qui ont fondé la communauté de l’Oberland, mais aussi, non sans humour, leur cuisinier (Conrad) et leur messager (Ruprecht) ! Parmi les ermites : un juif converti (Abraham), un homme de loi et un bourgeois marié dont on nous raconte les difficultés qu’il a rencontrées pour obtenir de sa femme l’autorisation de se retirer dans la montagne… L’Ami de Dieu de l’Oberland termine son texte en se présentant lui-même, avec beaucoup de simplicité. Il ne s’agit donc pas d’un traité spirituel, mais d’une présentation très concrète d’un ermitage et de ses membres. Cet Ami de Dieu de l’Oberland est d’autant plus énigmatique et fascinant qu’on ne lui voit guère d’équivalent dans l’histoire culturelle occidentale. À qui comparer ce laïc anonyme au très large rayonnement, interlocuteur de personnalités importantes de son temps (notamment le pape auquel il rend visite), fondateur d’un ermitage réputé, auteurs de plusieurs textes autobiographiques sur cette aventure collective mais également de divers traités et épîtres ? Rien d’étonnant si, malgré ce que nous savons de lui à travers les manuscrits aujourd’hui encore conservés, la réalité de son existence historique a été remise en cause par certains. Pourtant la langue dans laquelle il écrit est très différente du dialecte strasbourgeois de Merswin et sa pensée elle aussi très distincte. Par ailleurs, peut-on imaginer Merswin inventer de toutes pièces la biographie de cet ermite et de ses compagnons ? Il serait alors un génie : l’inventeur, en plein XIV° s., du genre romanesque !

10.00 

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Le corpus des œuvres de l’Ami de Dieu de l’Oberland (XIVe siècle) et de Rulman Merswin (1307-1382) retrace une aventure spirituelle unique en Europe. Les originaux manuscrits en sont conservés à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg et demeurent, chose étonnante, presque totalement inédits à ce jour en français. Fondé en Alsace mais implanté dans toute l’Europe, essentiellement composé de laïques, le mouvement des Amis de Dieu a eu une place majeure pour transmettre la pensée de Maître Eckhart malgré sa condamnation par le pape. Peu étudié jusqu’à ce jour, le foyer central de ce mouvement, la communauté d’ermites qui fut créée par l’Ami de Dieu de l’Oberland et quatre compagnons (vraisemblablement dans les Hautes-Vosges alsaciennes) reste entouré d’un épais mystère. Il est probable que la publication de ces nombreux textes inédits permettra enfin de mieux comprendre son histoire. L’histoire du corpus manuscrit de l’Ami de Dieu de l’Oberland est extraordinaire puisque ces documents proviennent en droite ligne des archives des chevaliers johannites de la commanderie de l’Île-Verte, créée par Merswin à Strasbourg (à l’emplacement de l’actuelle ENA). Ce précieux corpus a fait l’objet au XIXe siècle de nombreuses recherches universitaires en langue allemande, mais d’aucune recherche depuis lors hormis elle de Bernard Gorceix dans son magistral ouvrage Les Amis de Dieu en Allemagne au XIVe siècle. Seuls ont paru en France deux ouvrages publiés parc Arfuyen en 2011 : Le Livre des neuf rochers de Rulman Merswin et Le Livre des cinq hommes de l’Ami de Dieu de l’Oberland. Le présent volume réunit l’ensemble des écrits non autobiographiques de l’Ami de Dieu de l’Oberland : « Le Sage et l’Ermite » (1338) ; « L’Enseignement donné à un jeune frère » (1345) ; « Dialogue entre un moine et un jeune prêtre » (1347) ; « Les Sept Œuvres de miséricorde » (1347) ; « Épître à la Chrétienté » (1357) ; « Histoire de deux recluses » (1377) ; « Histoire de deux religieuses bavaroises » (1378) ; « L’Enseignement donné à une jeune fille » (sans date) ; « L’Étincelle de l’âme » (1378). Le traducteur du présent ensemble, Jean Moncelon, est l’un des grands spécialistes des traditions ésotériques chrétiennes et musulmanes. Il est notamment l’auteur de Louis Massignon, le Cheikh admirable (Plon, 1994) et de Novalis, l’initiation à la Sagesse divine (Terre blanche, 2012).

15.00 

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Le Strasbourgeois Rulman Merswin, disciple direct et ami du grand théologien dominicain Jean Tauler, est l’un des fondateurs du mouvement des Amis de Dieu. Il a laissé une œuvre de grande étendue et de vaste rayonnement. Son texte majeur, ici traduit, a joui d’une telle estime qu’il a été publié sous le nom d’Henri Suso lui-même. Quant à son autre grand ouvrage, le Livre du Maître (le Meisterbuch), il a longtemps été considéré comme l’exacte biographie de Jean Tauler… Malgré leur importance de premier ordre, bien que plusieurs de leurs manuscrits soient conservés à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, les textes de Rulman Merswin sont encore tous aujourd’hui inaccessibles en français. Le présent ouvrage, ainsi que celui de l’Ami de Dieu de l’Oberland, ont été couronnés par le Prix Nathan Katz du Patrimoine 2010. Le Livre des neuf rochers comporte cinq parties : un Prologue, une introduction aux circonstances de la vision des neuf rochers (1ère partie), une présentation du paysage montré dans cette vision (2e partie), une présentation des différentes catégories de la société (3e partie), une description des neuf rochers comme degrés vers sur la voie qui mène vers l’Origine (4e partie), enfin une vision de l’Origine qui est le retour à Dieu (5e partie).

16.00 

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La figure de Paracelse, médecin des pauvres et philosophe errant, est fascinante de force et de modernité. Il laisse une œuvre immense devenue légendaire mais très peu connue. Le présent ouvrage présente la pensée philosophique et spirituelle de Paracelse, centrée sur la recherche de l’harmonie entre le microcosme et macrocosme, entre l’homme et l’univers. Une pensée pour répondre aux inquiétudes d’aujourd’hui. Lucien Braun, qui a traduit ces textes, est professeur émérite de l’Université de Strasbourg. Il est l’un des meilleurs spécialistes de Paracelse auquel il a consacré deux importants essais et plusieurs traductions : De l’alchimie, 2000 ; De l’astrologie, 2002 ; De la magie, 1998. Malgré une existence sans cesse itinérante et consacrée au soin des malades, Paracelse a écrit des milliers de pages. Ses œuvres complètes comptent 26 volumes. Insupportable pour les uns parce qu’il ne se pliait pas aux usages des savants (il écrivait en alémanique), admirable pour d’autres par la puissance visionnaire de sa philosophie de la nature, Paracelse a déchaîné les polémiques et, de ce fait, peu de textes sont paru de son vivant. Si ses textes sur la médecine et la nature sont connus, ses écrits sur la religion et l’éthique n’ont commencé d’être publiés que très tardivement. Pour lui, Dieu se fait connaître par sa parole (codex scripturae) et par la nature (codex naturae) et l’analogie est la voie de l’intelligence de la nature à celle du monde spirituel. Car, pour lui, tout se répond et se fait écho. Paracelse refuse de pratiquer la médecine sans comprendre, comme aussi de prendre pour argent comptant les enseignements des théologiens. Sans cesse, il oppose l’église de pierre, qui multiplie les pratiques extérieures, et l’Église de l’esprit. Il se méfie tout autant de l’ordre trop humain voulu par les Réformateurs. Une idée le hante : la recherche de la vie bienheureuse. Pour lui, elle doit se réaliser dès cette vie et la transmutation intérieure est le moyen d’y parvenir : l’alchimie nous indique le chemin de réaliser en soi la pureté évangélique. « L’inquiétude, écrit-il, est plus utile que la quiétude. » Par son inlassable quête de vérité et son dévouement aux pauvres, il ne cessera de marcher lui-même vers cette perfection.

13.00 

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Les textes ici rassemblés sont consacrés à l’un des thèmes fondamentaux de la pensée eckhartienne, le plus constant aussi et le moins bien compris : l’humilité. La doctrine de l’humilité s’inscrit au plus vif d’une confrontation entre philosophie et théologie, qui connaît son apogée en ce XIVe siècle. La doctrine eckhartienne de l’humilité s’inscrit au plus vif d’une confrontation entre philosophie et théologie, qui connaît alors son apogée. D’un côté, la grandeur d’âme, la « magnanimité » des philosophes inscrits dans la lignée d’Aristote, de l’autre, l’ »humilité » du théologien et la vertu du moine mendiant. Pour Eckhart, l’humilité est la racine de la diffusion de Dieu. Dieu ne peut « refuser aucune grâce à l’homme humble, non plus qu’en accorder aucune à l’orgueilleux ». L’orgueil, c’est la magnanimité sans l’humilité, la nature sans la grâce, la philosophie sans le Christ. L’ »humilité » n’est donc pas seulement une vertu morale. C’est une vertu ontologique et plus qu’ontologique. C’est une « racine plantée dans le fond de la déité ». La doctrine de l’humilité que Maître Eckhart est venu dire « à Paris, dans l’école » est une doctrine de la divinisation. Mais les « grands maîtres de Paris » ne l’ont pas comprise. Eckhart a pu simultanément passer pour un « fou », aux yeux des philosophes de métier, pour un « hérétique » aux yeux des spirituels et pour un « aristotélicien radical » aux yeux des théologiens conservateurs qui, jusqu’en la Curie d’Avignon, l’ont accusé d’avoir professé « l’éternité du monde ». Cette triple incompréhension a eu ses conséquences. C’est le point de départ médiéval d’une opposition entre « philosophie » et « mystique » qui pèse encore aujourd’hui.

14.00 

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De l’Incarnation de Jésus Christ, exposée en trois parties : 1. Comment le verbe éternel est devenu homme et de la vierge Marie 2. Que nous devons entrer dans les souffrances l’agonie et la mort du Christ 3. De l’arbre de la foi chrétienne

28.50 

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Angélus Silésius est certainement une des figures centrales de la mystique allemande et sans doute de la mystique universelle. Mais peut-on encore parler de mystique avec les sentences si profondes du « Pèlerin Chérubinique » ou plutôt, comme pour maître Eckart, de « gnose spirituelle » ? La vision du monde d’Angélus Silésius est paradoxale. Elle renverse constamment la conception ordinaire que nous avons de l’homme, de Dieu, du chemin spirituel. En fait, sa parole est profondément non-dualiste et se rattache à la Philosophia Pérennis, ce fond spirituel commun que l’on retrouve tant en Orient qu’en Occident. Au même titre qu’Eckart ou Tauler, et par opposition à une théologie naïve, Silésius a posé les bases d’un christianisme « gnostique » intériorisé. Mais comme le montre l’étude de sa vie, il n’était pas seul. En effet, il avait un maître spirituel et se rattachait au cercle de disciples qui s’était constitué autour d’Abraham von Franckenberg, le biographe de Jacob Boehme, le cordonnier visionnaire.

11.20 

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Traduit du latin et présenté par Éric Mangin – Postface de Marie-Anne Vannier Ce huitième ouvrage de Maître Eckhart aux Éditions Arfuyen aborde l’œuvre latine avec un court traité, le Commentaire du Notre Père, traduit ici pour la première fois. Son intérêt est double : d’une part, c’est une réflexion sur un texte fondamental et connu de tous, le Notre Père, et qui s’adresse donc à un public plus large ; d’autre part, le Commentaire mobilise l’ensemble de la culture d’Eckhart et permet de mieux comprendre ses sources, de Cassien et Augustin à Jean Chrysostome et Maxime le Confesseur. Quant à la magnifique Prière de Maître Eckhart, elle est ici publiée pour la première fois en édition bilingue (trad. Gérard Pfister) et en traduction intégrale. Le Commentaire du Notre Père apparaît dans deux manuscrits, dont le célèbre manuscrit de Cues de 1444. L’attribution du Commentaire à Eckhart est néanmoins certaine, du fait de nombreuses similitudes avec d’autres œuvres eckhartiennes. Eckhart y fait lui-même expressément allusion dans son Commentaire sur l’évangile de Jean. Le Commentaire du Notre Père propose une méditation sur la prière chrétienne. Prier, c’est s’adresser à Dieu et lui parler. Eckhart insiste également ici sur le caractère communautaire et ecclésial de la prière. Enfin, la prière du Notre Père n’est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Prier, c’est donc entrer dans la prière du Christ, se conformer à lui, et devenir Fils du Père. Le rapprochement entre l’œuvre latine et l’œuvre allemande permet ainsi de montrer que les expressions les plus audacieuses d’Eckhart trouvent en réalité leur fondement dans la tradition la plus classique. Éric Mangin, prêtre diocésain, est chargé de cours à la faculté de philosophie de l’université catholique de Lyon et membre de l’équipe de recherche sur les mystiques rhénans. Marie-Anne Vannier, professeur à la faculté de théologie de l’université de Metz, a déjà préfacé trois ouvrages d’Eckhart parus dans la même collection. —————– La structure de ce traité suit la progression du texte biblique verset par verset , et mot à mot. Après une introduction qui porte sur la phrase « Notre Père qui es aux cieux », Eckhart distingue d’une part les trois premières demandes concernant Dieu, et d’autre part les quatre dernières qui s’appliquent à l’homme. Il s’inscrit dans un genre littéraire tout à fait classique en théologie et rejoint par exemple l’oeuvre de Cyprien. Le texte d’Eckhart se présente comme un ensemble de notes et rappelle ainsi l’allure de sermons latins. Il ne s’agit pas ici de faire une analyse exhaustive du traité, mais il peut être intéressant de noter comment Eckhart fait intervenir plusieurs niveaux de lecture et d’interprétation, rappelant ainsi les grands principes de l’exégèse médiévale. Ainsi, le « Commentaire de Notre Père » propose une méditation sur la prière chrétienne : Qu’est-ce que la prière et comment faut-il prier ? La prière du Notre-Père n’est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Le Commentaire du Notre Père se situe précisément dans l’ensemble de la pensée eckhartienne et en particulier par rapport à la question du détachement, qui est l’axe central de sa prédication en langue allemande.

13.50 

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Théophrast von Hohenheim (1493-1541), dit Paracelse, est né en Suisse alémanique. Chirurgien des armées, il parcourut l’Europe. A l’âge de trente-trois ans, il fut nommé professeur de médecine à Bâle. Médecin apôtre et prophète du dernier âge, Paracelse est une figure emblématique de son temps. Le médecin philosophe relie la médecine à une science universelle qu’il appelle l’astronomie et qui comprend, outre l’astrologie, l’alchimie, la chimie, les arts divinatoires, etc. Il classe ces disciplines, se fait théologien et, tout en s’appuyant sur l’Ecriture, il assimile la révélation à ce savoir qui n’atteindra sa pleine mesure qu’à la consommation du temps. A différents niveaux, Dieu se révèle dans la nature, mais c’est en l’homme que la nature s’accomplit. La philosophie des vrais sages, Philosophia Sagax, écrite dans les dernières années de sa vie, est le seul ouvrage qui donne une vue d’ensemble de la doctrine.
Première traduction française de ce texte fondamental de l’oeuvre de Paracelse sur le microcosme et le macrocosme.

21.70 

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Dans ce petit livret, l’auteur évoque avec clarté les trois étapes qui mènent le chercheur spirituel à la rencontre de son être intérieur le plus intime, sanctuaire secret où peut se réaliser la rencontre avec l’Esprit. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu ? » demande Paul. Mais il y a beau temps que les hommes ont perdu la clé qui ouvrirait la porte, et que leur croyance en leur propre force et leur propre science en a effacé le souvenir. Aujourd’hui, cependant, la ressouvenance de la Vérité resurgit en beaucoup, qui se rendent compte de l’insuccès présent et à venir d’une telle démarche. Deux écrits fondamentaux du XVIIIe siècle, qui prouvent, s’il en était besoin, que la Vérité n’a pas d’âge et qu’elle nous appelle depuis toujours à la retrouver au plus profond de nous-même.

11.50 

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Selon le conseiller aulique, l’homme est déchu parce qu’il habite une zone intermédiaire entre la lumière et l’ombre. Il peut se régénérer grâce au maître de cette œuvre qui est en nous : Jésus-Christ. Ainsi se dissipera la nuée qui masque le sanctuaire, solide et pur.

12.00 

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Préface de Sédir – Orné d’un portrait de l’auteur (17070) et d’un frontispice dessiné par G. Gichtel
Première traduction de l’allemand par Debeo et comportant une fort intéressante préface de Paul Sédir sur l’enseignement de Jacob Böhme et les liens doctrinaux qui peuvent s’établir entre sa démarche spirituelle et l’enseignement de diverses grandes figures du christianisme : Mélanchthon, Saint-Augustin, Jean Cassien, Calvin, Zwingli, plus particulièrement sur la notion « d’élection ». Notons la formule de Sédir à propos de Jacob Boehme indiquant qu’il « s’exprime comme un physicien de l’invisible ». Une note de Chacornac signale qu’il consulta une traduction de ce même texte tout à fait inconnue de la main de Louis-Claude de Saint-Martin.

30.50 

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2 tomes vendus ensemble – avec étude de Nicolas Berdiaeff. La seconde naissance ou renaissance, ou encore naissance spirituelle, naissance de l’esprit dans l’âme – tous ces termes sont à peu près équivalents – transforme l’être tout entier. L’esprit pénètre dans la chair, la vivifie, la transforme pour les rendre à leur destination première : être des organes et des serviteurs de l’esprit. Et le chemin qui conduit à cette renaissance passe par cette phase que Jacob Boehme décrit par « mourir » au monde et à soi-même. La lumière de la seconde naissance ne porte pas uniquement sur Dieu mais autant et davantage peut-être sur la Nature. Dieu se révélant dans l’âme, lui révèle en même temps sa propre révélation dans la Nature.

98.00 

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