E-LIBRAIRIE Gnose · Hermétisme · Spiritualité

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Perse

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Gilgamesh, le puissant roi d’Uruk, règne en tyran sur son peuple. Sa rencontre, puis son amitié, avec Enkidu, l’homme sauvage, le transformeront totalement. Les deux compagnons, qui se complètent comme le jour et la nuit, accomplissent ensemble de formidables exploits. Lorsque Enkidu meurt, Gilgamesh, bouleversé, part en quête de l’immortalité. Ce récit légendaire, le plus ancien jamais écrit, agite avec splendeur les grandes questions qui nous préoccupent encore aujourd’hui. (A partir de 11 ans)

12.00 

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« O Derviche ! Le pèlerin sur la première voie est celui qui, chaque jour, découvre et retient une chose qu’il ignorait. Le pèlerin sur la seconde est celui qui, chaque jour, oublie une chose de ce qu’il savait. Sur le premier chemin, le devoir est, chaque jour, de noircir un morceau de la page blanche. Sur le second, tout l’emploi du temps est, chaque jour, de blanchir une partie du cœur noirci. »
Le livre de l’homme parfait, recueil de traités de soufisme, est l’œuvre majeure d’Azizoddin Nasafi, penseur mystique iranien du XIIIe siècle. La présente version française, due à Isabelle de Gastines est la première qui soit donnée dans une langue occidentale.

24.00 

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Né en 1895 au sein d’une famille entièrement vouée aux pratiques spirituelles, Ostad Elahi montre dès sa plus tendre enfance des dispositions exceptionnelles sur le plan spirituel. Après s’être consacré intégralement à la vie de l’esprit et à l’ascèse, il décide à vingt-deux ans de mettre à l’épreuve du monde son expérience et ses connaissances, de se confronter au « désert rude et caillouteux » du monde, au mal, à l’injustice, notamment en devenant magistrat. C’est au nom de la Vérité qu’il entreprend ce chemin : la lumière ne devient palpable que sur un fond de ténèbres, le bien n’a de sens que face au mal et le perfectionnement de l’âme ne peut se faire que dans le corps et dans le monde. Partant du cadre de la tradition Ahl-e Haqq, du chiisme duodécimain et de l’ensemble des religions  » révélées  » (judaïsme, christianisme, islam mais aussi bouddhisme et zoroastrisme), il parvient à faire la synthèse des traditions qui l’ont précédé pour en dégager les invariants universels. Il affirme avec vigueur qu’un même Dieu unique s’est de tout temps révélé aux hommes sous des noms et des formes diverses. Le message fondamental reste le même et il a pour vocation de mener les êtres humains vers leur perfection et ultimement de leur permettre de retourner à la Source. Le présent volume est la traduction d’une sélection de paroles effectuée par son fils Bahram Elahi en 2009 sous le titre Bargozideh (« Extraits choisis »). Pour ce recueil, il a effectué une sélection des paroles qui reflétaient le mieux la pensée de son père et qui avaient une portée universelle. La traduction est due à Leili Anvar, spécialiste mondialement reconnue de la langue et de la littérature persane (INALCO).

9.90 

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Un riche héritage de création littéraire au vaste souffle épique nous fut révélé lorsque, au XIXe siècle, des érudits réussirent à déchiffrer l’écriture cunéiforme. Inscrite sur des tablettes d’argile vieilles de plus de cinq millénaires par les Mésopotamiens, elle révèle des thèmes étonnamment familiers : ainsi, l’Épopée de Gilgamesh, l’histoire d’un homme parti à la recherche de la vie éternelle, écrite bien avant celle de Noé dans la Bible, relate un déluge. On découvre un récit original de la création de l’humanité dans l’Épopée de la Création mésopotamienne, tandis que la légende d’Étana préfigure le mythe grec de Ganymède. Mais ces très anciens mythes sont avant tout des histoires fascinantes.

8.40 

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Une trentaine de contes par la spécialiste et traductrice reconnue de la littérature persane, délicatement illustré de miniatures orientales. Les Contes des sages perses réunissent des anecdotes et récits spirituels inspirés des œuvres de poètes qui furent aussi des mystiques ou des sages reconnus de leur temps. Ces œuvres ont contribué à forger l’imaginaire des persans. Ces récits sont souvent devenus des récits populaires et des sources d’inspiration aussi bien pour les lettrés que pour les populations moins érudites. Ils proposent, par l’art de la parabole, un chemin de sagesse et de dépassement de soi. Ils mettent en lumière les faiblesses humaines et le moyen de les combattre, par l’exemple, l’effort ou le rire. Ils invitent à réfléchir sur la condition humaine et au destin de l’âme dans ce monde et dans l’autre. Malgré les siècles écoulés, ils ont gardé leur force et leur fraîcheur ainsi que leur pouvoir de persuasion.

19.90 

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Ibn’Arabi, le plus grand des maîtres de la spiritualité islamique, se devait d’écrire un traité sur l’amour, extrait de son œuvre immense : Les Conquêtes mecquoises. L’Islam, dernière religion révélée, inclut l’amour dans sa divine Loi et, contrairement à l’opinion occidentale courante, lui fait une large place. Dieu est tout à la fois l’Amant, l’Aimé et l’Amour. Il crée par amour de se faire connaître et ses créatures sont les manifestations de cet amour. Elles sont donc toutes éminemment et essentiellement concernées par l’amour sous son triple aspect divin, spirituel et naturel. Chacun alors se sentira attiré et engagé à vivre cet amour décrit d’une manière si captivante et exhaustive.

29.00 

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En tant qu’écrivain, Mani était un poète de l’image, qui peignait avec des mots pleins d’énergie la dialectique dramatique de la lumière et des ténèbres. Il parlait lui-même de ses « écrits vivants ». Ses talents littéraires singuliers devaient faire une forte impression sur le peuple. C’était aussi un musicien extraordinaire, et saint Augustin rapporte que, pour ses contemporains, la musique de Mani semblait venir directement de Dieu. On songe à Orphée qui, avec sa lyre, domptait les pulsions des animaux ­sauvages. Cet important ouvrage sur le Manichéisme se fonde sur des découvertes récentes (1930 et 1969) faites dans l’oasis d’El-Dakhleh en Égypte, qui ont radicalement modifié la conception que l’on se faisait jusqu’alors de ce courant spirituel venu de l’ancienne Perse. Depuis le 3e siècle, les adeptes du manichéisme ont subi les foudres des diverses ­Inquisitions. Aujourd’hui encore, l’enseignement de Mani (216-276) est généralement traité d’hérésie, de « péché contre l’esprit », d’absurdité grossière, inconciliable avec le christianisme. Cette réputation doit assurément beaucoup aux écrits de saint ­Augustin, qui fut adepte de Mani avant d’en ­devenir un des plus farouches adversaires. Qu’avait donc de si particulier cette religion dont l’action s’est répandue en Orient jusqu’en Chine et en Occident jusqu’en Espagne et en Flandre ? Elle admettait la réincarnation de l’âme humaine ; elle prétendait que la lumière et les ténèbres ne sont pas des forces fondamentalement antagonistes, et que leur rencontre donne naissance aux couleurs. Elle disait aussi que le mal n’est pas inéluctable, mais peut être transformé en bien, si l’homme le veut. Est-ce à cause de ces idées que le véritable manichéisme fut combattu et que ses ennemis firent tout pour en effacer la moindre trace ? Roland van Vliet corrige ici ces terribles malentendus à la lumière des nouveaux documents surgis des sables, notamment le Codex de Cologne. On découvre que le manichéisme est un christianisme imprégné par l’art, tourné vers l’avenir, qui met en avant la liberté et l’amour.

25.00 

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Recueil de psaumes manichéens. Traduction de Pascale Gerbaud et François Favre. Lorsqu’il est question des grands fondateurs de religion, il est rare que l’on évoque le nom de Mani, né en Perse et mort en martyr au IIIe siècle. Pourtant il établit une véritable religion universelle, l’Eglise de la Justice, dont l’influence fut si profonde qu’elle s’étendit sur le monde entier pendant plus de mille ans. Traduits dans toutes les langues, les livres écrits et peints par Mani circulèrent de la Chine jusqu’au nord de l’Afrique avant de finir brûlés lors des persécutions. La tradition arabe rapporte que « beaucoup d’or et de pierres précieuses jaillirent de ces ouvrages quand on les jeta dans le feu. » Mais « C’est patiemment que se conçoit l’ébranlement du monde » -A. Maalouf Ainsi en 1930 furent découverts fortuitement à Médinet Madi, en Egypte, plusieurs textes en langue copte provenant de la bibliothèque d’une communauté manichéenne. Découverte bouleversante qui précéda celle des textes gnostiques de Nag-Hammadi (1945) et des manuscrits esséniens de Qumran (1947). Parmi les ouvrages retrouvés figure le Psautier, livre de chants et de prières destinés à la méditation quotidienne et aux pratiques cultuelles des disciples de Mani. Ultimes vestiges de cette subtile « religion de beauté », les psaumes rassemblés ici sont un témoignage vivant et vibrant de l’exceptionnelle fécondité de la pensée manichéenne. Ils évoquent de manière sensible le drame de l’âme tombée du Paradis lors du combat primordial contre les Ténèbres, et les différentes épreuves traversées pour retourner dans sa vraie patrie.

12.00 

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Chants et hymnes manichéens. Une anthologie de textes manichéens, avec une introduction sur la vie et sur l’héritage de l’enseignement de Mani. Illustrations couleurs. L’Histoire officielle dissimule bien des faits : quand le Christianisme et son Église furent encore en état de naissance, chaque région du Moyen Orient touchée par ce jeune mouvement spirituel lui donnait sa couleur individuelle, voire régionale.  Ainsi furent christianisés des Baptistes messianiques juifs, des Chiliastes encratites syriens, des Hellénistes égyptiens, des Mazdéens perses, et même des Romains. – Et tout cela se passa en sens inverse, également ! En émergeaient des ‘Messies’ et des ‘Apôtres de Jésus’ (nous dirons : autodidactes), dont le plus fameux, Paul de Tarse, se déclarait citoyen romain, ou juif pharisien, selon le moment et l’opportunité. En même temps fut lancée la grande mystification millénaire autour de « Saint-Pierre, premier Pape de Rome ». Le Manichéisme fut partie de ce nouvel essor spirituel qui se propagea par le monde entier. Mani naquit en 215 et fut mis à mort en 277 – non pas par Rome, mais par les mages et prêtres perses à la cour du roi, à Belapat. Mani connaissait bien le Mazdaisme Perse, où l’antithèse du ‘Bien’ et du ‘Mal’ dynamisait les deux faces de l’Univers qui est Un. L’enseignement de Mani – en plus de l’Évangile du Christ – prit ses éléments du Mysticisme Arabe, de la Qabballah, du Bouddhisme et de l’Hermétisme. Mani apprit à ses disciples le choix net à faire entre le ‘Bien’ et le ‘Mal’ – entre la Lumière et les Ténèbres – et les incita à rendre un témoignage pratique et quotidien du triomphe de la Lumière et de sa réalité. L’enfouissement du trésor spirituel des Manichéens fut un tour de force : le reproche le plus connu, c’est celui du ’’Dualisme Manichéen’. Or, le Manichéisme fleurissait cinquante ans avant le fameux Concile de la Chrétienté à Nicæa, en 325, qui fixa le crédo officiel de l’Église de Rome ; doctrine dont les Manichéens – bien tardivement – furent nommés les ’dissidents’. De plus, cette expression de Dualisme fut créée par une Église basée sur le dogme dualiste d’un Diable et d’un Dieu en chair et en os. Commença alors la battue aux ‘hérétiques’, terrassant tout enseignement christique pur et original. La redécouverte de ce trésor se fit à partir de 1980, quand des archéologues découvrirent — et des linguistes et théologues traduirent — des textes et fragments manichéens originaux, trouvés au Moyen et Extrême Orient. C’est ainsi qu’on apprit la vérité sur le Trésor de Lumière de l’enseignement manichéen. Car les écrits diffamatoires de ‘Saint Augustin’ et d’autres Pères de l’Église avaient été, pendant des siècles, l’unique ‘information’ sur le Manichéisme. Le présent livre propose un choix de ces textes redécouverts, accompagnés de quelques fragments des miniatures qui avaient orné les saintes écritures manichéennes. Ainsi, le lecteur percevra une mise en scène antihistorique et anti-spirituelle des plus flagrantes. Les merveilleux textes lui feront comprendre l’importance du Manichéisme pour l’évolution spirituelle de l’humanité, et surtout de la Chrétienté ; car ils mettent au jour la vraie essence de ce mouvement : la beauté, la sincérité et la joie sereine d’un pur enseignement christique. Aussi, ce livre est-il un document lumineux de la Gnose Chrétienne des premiers siècles de notre ère, et de l’éternelle Gnose Universelle.

24.00 

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Spécialiste du Soufisme iranien et en particulier du Shi’isme, Henry Corbin développe le thème d’une « Psychologie de l’homme de lumière » comprenant l’étude des sens intérieurs et des organes de lumière. Un tel itinéraire mystique aboutit à la métamorphose de l’homme et à celle de l’univers.

12.50 

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L’auteur a vécu 13 années en France pour faire ses études de médecine et de chirurgie. Professeur à l’université de Téhéran, il consacre l’essentiel de son temps aux questions d’ordre spirituel selon les préceptes de son père Ostah Nur’ Ali Elâhi, penseur spirituel, musicien et haut magistrat. Une spiritualité universelle, empreinte de pragmatisme. Il conjugue une vision métaphysique héritée des grandes traditions religieuses avec les exigences d’une réflexion rationnelle sur les fondements de l’éthique et les conditions de sa mise en œuvre dans le contexte de la vie moderne. « Etre classé dans un courant spécifique ne nous intéresse pas. Notre école est universelle, elle n’a pas de couleur, pas de territoire, elle n’est pas fermée. C’est une école pour ceux qui ont soif de spiritualité, qui veulent Dieu pour Dieu. »

7.70 

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Zarathoustra (ou Zoroastre) est le grand oublié de l’histoire des religions. Inventeur du monothéisme il y a 3700 ans, il a donné naissance à la religion des empires perses jusqu’à l’avènement de l’Islam. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que soit enfin déchiffrée la langue des écrits originels de Zarathoustra, les Gathas, langue oubliée depuis des millénaires par les zoroastriens eux-mêmes. Le message de ces hymnes d’une grande poésie se révèle étonnamment moderne. Apôtre de la Justesse et de la Pensée Juste, les deux premiers attributs de ce Dieu unique qu’il appelle Ahura Mazda, Zarathoustra veut mener hommes et femmes vers une vie heureuse et dénonce la corruption des élites politiques et religieuses, les faux dieux et les sacrifices sanglants. Les plus grands philosophes grecs se réclamaient de lui, tandis que le judaïsme et le christianisme ont puisé à sa source les notions fondamentales de paradis, d’enfer, de royaume de Dieu. Khosro Khazai Pardis, l’un des grands spécialistes de ces textes et zoroastrien lui-même, nous livre ici une superbe traduction de ces hymnes qui ont fondé le monothéisme. Il nous explique également leur histoire, la philosophie qui s’en dégage et leur influence à travers les siècles.

8.90 

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Poème anonyme écrit aux environs du IIIe siècle en langue syriaque, le Chant de la Perle (ou Hymne de l’Âme) provient d’Iran. Joyau de la littérature gnostique, le Chant de la Perle est un récit initiatique mettant en scène les aventures d’un jeune prince iranien en quête de lui-même et d’une perle aux vertus mystérieuses.

15.00 

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Zarathoustra est un grand sage iranien, du 7e siècle av. JC, du temps du grand empire Perse. Bien qu’il vécut à une époque fort éloignée de la nôtre, il s’avère qu’une bonne part de ce que l’on pense aujourd’hui a déjà été révélée par lui au travers de son expérience la plus intime. Pour Zarathoustra, le monde est bon malgré ses conflits ; la vie est bonne malgré ses déchirements. Il ne faut donc pas les fuir, mais saisir à bras-le-corps, par la réflexion et l’action les problèmes qu’ils posent pour les résoudre. Le monde est bon parce que c’est à travers lui que l’esprit se manifeste, c’est de lui qu’il se sert comme un instrument, et si l’homme y est attentif, il peut s’en servir à son tour comme d’une voie qui mène vers le spirituel. De la doctrine zarathoustrienne émane une impression de bonheur, de joie de vivre, de vitalité, une invitation au respect, à la compassion et à l’activité créatrice.

8.00 

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Aspects spirituels et philosophiques, Tome 4 : L’école d’ispahan – L’école shakhie – Le douzième Imâm À l’intérieur de la communauté islamique, le monde iranien a formé dès l’origine un ensemble dont les caractères et la vocation ne s’élucident que si l’on considère l’univers spirituel iranien comme formant un tout, avant et depuis l’Islam. L’Iran islamique a été par excellence la patrie des plus grands philosophes et mystiques de l’Islam. Le monument que Henry Corbin présente ici en quatre volumes de sept livres est le résultat de plus de vingt ans de recherches menées en Iran même. Sa méthode se veut essentiellement phénoménologique, sans se rattacher à une école déterminée. Il s’agit pour lui de rencontrer le fait religieux en laissant se montrer l’objet religieux tel qu’il se montre à ceux à qui il se montre. Le phénoménologue doit donc devenir l’hôte spirituel de ceux à qui se montre cet objet et en assumer avec eux la charge. Toute considération historique restera donc ici immanente à cet objet, sans lui imposer du dehors quelque catégorie étrangère, considération dialectique ou autre. Le tome 4 reprend les données déjà amorcées dans le tome 1, à savoir celle des rapports entre le shîisme et le soufisme. Le quatrième et dernier chapitre du présent livre s’attache à l’oeuvre du maître Alaoddawleh Selnânî (736/1336), dont la doctrine se caractérise par une herméneutique poussant jusqu’à l’extrême limite une intériorisation radicale des données qorâniques.

18.00 

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Aspects spirituels et philosophiques, Tome 3 : Les fidèles d’amour -  Shî’isme et soufisme A l’intérieur de la communauté islamique, le monde iranien a formé dès l’origine un ensemble dont les caractères et la vocation ne s’élucident que si l’on considère l’univers spirituel iranien comme formant un tout, avant et depuis l’Islam. L’Iran islamique a été par excellence la patrie des plus grands philosophes et mystiques de l’Islam. Le monument que Henry Corbin présente ici en quatre volumes de sept livres est le résultat de plus de vingt ans de recherches menées en Iran même. Sa méthode se veut essentiellement phénoménologique, sans se rattacher à une école déterminée. Il s’agit pour lui de rencontrer le fait religieux en laissant se montrer l’objet religieux tel qu’il se montre à ceux à qui il se montre. Le phénoménologue doit donc devenir l’hôte spirituel de ceux à qui se montre cet objet et en assumer avec eux la charge. Toute considération historique restera donc ici immanente à cet objet, sans lui imposer du dehors quelque catégorie étrangère, considération dialectique ou autre. Le tome 3 est tout entier consacré au soufisme iranien, tel qu’il ressort de l’oeuvre d’un très grand maître Rüzbehân Baqlî shîrâzî (1128-1209) contemporain de Sohrawardi, le shaykh al-ishraq, mais tandis que le second est un homme du nord, celui-ci est un homme du sud, du Fârs, c’est à dire de la « perside » ou Perse proprement dite.

14.50 

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Aspects spirituels et philosophiques, Tome 2 : Sohrawardi et les Platoniciens de Perse. A l’intérieur de la communauté islamique, le monde iranien a formé dès l’origine un ensemble dont les caractères et la vocation ne s’élucident que si l’on considère l’univers spirituel iranien comme formant un tout, avant et depuis l’Islam. L’Iran islamique a été par excellence la patrie des plus grands philosophes et mystiques de l’Islam. Le monument que Henry Corbin présente ici en quatre volumes de sept livres est le résultat de plus de vingt ans de recherches menées en Iran même. Sa méthode se veut essentiellement phénoménologique, sans se rattacher à une école déterminée. Il s’agit pour lui de rencontrer le fait religieux en laissant se montrer l’objet religieux tel qu’il se montre à ceux à qui il se montre. Le phénoménologue doit donc devenir l’hôte spirituel de ceux à qui se montre cet objet et en assumer avec eux la charge. Toute considération historique restera donc ici immanente à cet objet, sans lui imposer du dehors quelque catégorie étrangère, considération dialectique ou autre. Le tome 2 est tout entier consacré à la résurrection qui fut celle de Sohrawardi (XIIe siècle), à savoir celle d’une philosophie de Lumière dont les recoupements avec notre propre philosophie médiévale de la Lumière (celle de Robert Grosseteste) appellent encore de nombreuses recherches. Les œuvres de ce jeune penseur génial originaire du nord ouest de l’Iran, annoncent elles même son propos : ressusciter la sagesse de l’ancienne Perse, la philosophie de la Lumière et des Ténèbres,  en quelque sorte, rapatrier en Perse les Mages hellénisés (platoniciens).

14.50 

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Aspects spirituels et philosophiques, Tome 1 : Le shï’isme duodécimain. A l’intérieur de la communauté islamique, le monde iranien a formé dès l’origine un ensemble dont les caractères et la vocation ne s’élucident que si l’on considère l’univers spirituel iranien comme formant un tout, avant et depuis l’Islam. L’Iran islamique a été par excellence la patrie des plus grands philosophes et mystiques de l’Islam. Le monument que Henry Corbin présente ici en quatre volumes de sept livres est le résultat de plus de vingt ans de recherches menées en Iran même. Sa méthode se veut essentiellement phénoménologique, sans se rattacher à une école déterminée. Il s’agit pour lui de rencontrer le fait religieux en laissant se montrer l’objet religieux tel qu’il se montre à ceux à qui il se montre. Le phénoménologue doit donc devenir l’hôte spirituel de ceux à qui se montre cet objet et en assumer avec eux la charge. Toute considération historique restera donc ici immanente à cet objet, sans lui imposer du dehors quelque catégorie étrangère, considération dialectique ou autre. Le tome 1 embrasse les principaux aspects du shiisme imâmite, c’est à dire le shiisme des douze Imâms ou shiisme duodécimain. Il les recueille à leurs sources, dans les traditions venant des Imâms eux-mêmes, mais simultanément en montre la résonance et l’amplification chez leurs plus grands interprètes de l’époque shiite pro-iranienne (safavide XVIe et XVIIe siècles). Il marque les recroisements entre l’interprétation des textes spirituels (herméneutique) pratiquée dans le shiisme et dans le christianisme aussi bien qu’entre les problèmes de l’imâmologie et de la christologie.

14.50 

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Trop longtemps, l’Occident a considéré qu’il y avait d’une part l’ancien Iran préislamique et d’autre part l’Iran postérieur à l’islamisation. L’œuvre de Sohravardî est là pour témoigner que l’univers spirituel iranien forme un tout et que la Perse islamique n’est pas à considérer comme une province de l’expansion arabe. Jeune penseur génial qui mourut en martyr de sa cause à la fin du XIIe siècle, Sohravardî est l’un des plus grands mystiques de l’Islam iranien. Les textes que nous présentons ici prouvent sa volonté délibérée de ressusciter la philosophie de la lumière proposée par les sages de l’ancienne Perse, non pas en historien de la philosophie, mais en tant que philosophe adhérent de toutes les puissances de son âme à la vision des mondes qu’il se sent la mission de transmettre. Sa doctrine, couramment désignée sous le nom d’Ishrâq, est considérable par sa fermeté et son ampleur. Elle pose comme indissociables la recherche philosophique de la Connaissance et la fructification de la Connaissance en métamorphose intérieure de l’homme. Connaissance qui ne sera donc jamais théorique mais par essence salvifique, ce qui depuis toujours a été le sens donné au mot gnose. L’Archange empourpré est l’ange, le guide surnaturel, l’initiateur personnel du « pèlerin ». Il est présent dans les deux parties qui composent ce corpus, traités doctrinaux et récits mystiques, complémentaires les uns des autres comme le démontre la lecture méditée d’Henry Corbin qui les accompagne. La voie spirituelle tracée par Sohravardî demeure active en Iran. Elle eut une grande influence en Inde. « C’est avec la conviction que le sens et la portée de cette philosophie débordent son cadre d’origine, qu’elle est une forme de l’aventure humaine qu’il importe à l’homo viator de méditer spécialement de nos jours » qu’Henry Corbin s’en est fait l’interprète.

41.00 

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