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Traduction du sanscrit et commentaires par Françoise Mazet En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l’enseignement d’une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C’est l’esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Grâce à la concentration mentale, le yoga ouvre une voie de libération qui implique une rupture fondamentale entre l’âme individuelle et le monde de la matière. Vrai traité de connaissance de soi, ce texte est encore pertinent dans notre monde contemporain pour la vie quotidienne de chacun. Avec un grand souci d’exigence et de précision, Patanjali explore l’univers psychomental et nous invite à devenir plus conscients, plus vigilants, plus aptes à vivre chaque instant dans sa plénitude.

8.90 

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Trésor des confréries soufies, les sapiences (Hikam) ont été enseignées dans les grandes universités islamiques ; de la Qarawiyyîn à Al-Azhar. Jaillies des intuitions spirituelles de maîtres soufis tel Ibn’Atâ’ Allâh (m. 1309), ces joyaux de sagesse marient le paradoxe et l’évidence profonde pour mieux nous initier au mystère de l’amour divin. Renouant avec cette grande tradition spirituelle et littéraire, Faouzi Skali, l’auteur de La Voie soufie et membre d’une confrérie, relit ces Hikam comme autant de jalons sur le chemin de l’expérience spirituelle. Contes et poèmes initiatiques accompagnent le lecteur dans la découverte de cette sagesse universelle.

7.90 

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Chef-d’oeuvre de la première littérature mystique de langue française, Le Miroir des âmes simples et anéanties révèle une richesse spirituelle qui place son auteur, Marguerite Porete dans la lignée de saint Jean de la Croix, Maître Eckhart ou Hadewijch d’Anvers. Du cœur de l’expérience religieuse la plus radicale – Dieu est Amour -, l’auteur pose les questions qui, de l’Évangile au rationalisme moderne, ont façonné l’âme occidentale : l’Amour vrai est-il soumis à autre chose qu’à lui-même ? Fût-ce à la morale, à la religion, à Dieu même ? La force et l’audace de ces interrogations, qui conduisirent en 1310 leur auteur au bûcher de l’Inquisition, traversent les siècles à la rencontre de tous ceux qui, aujourd’hui comme hier, « fin Amour demandent ».

8.90 

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Qui sont ces hommes remarquables qui ont façonné la personnalité de Georges Ivanovitch Gurdjieff, une des plus grandes figures de la spiritualité contemporaine ? Il y a tout d’abord son père, conteur et poète, puis Dean Borsh, son tuteur, le Père Bogachevsky, le capitaine Pogossian, Abram Yelov, libraire et polyglotte, Youri Lubovedsky, prince russe, Ekim Bey, passionné d’hypnotisme, Karpenko, géologue, et enfin Skridlov, professeur d’archéologie. Les points communs à tous ces hommes ? L’intelligence, l’éthique élevée, la passion du travail, le savoir, le goût pour la métaphysique et la spiritualité. De Thèbes à Saint-Pétersbourg, des ruines de Babylone à l’Asie centrale, suivez G. I. Gurdjieff dans sa quête de vérité et découvrez les principes qui régissent les plus hauts niveaux de réalisation de l’être humain.

7.80 

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De l’Incarnation de Jésus Christ, exposée en trois parties : 1. Comment le verbe éternel est devenu homme et de la vierge Marie 2. Que nous devons entrer dans les souffrances l’agonie et la mort du Christ 3. De l’arbre de la foi chrétienne

28.50 

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Angélus Silésius est certainement une des figures centrales de la mystique allemande et sans doute de la mystique universelle. Mais peut-on encore parler de mystique avec les sentences si profondes du « Pèlerin Chérubinique » ou plutôt, comme pour maître Eckart, de « gnose spirituelle » ? La vision du monde d’Angélus Silésius est paradoxale. Elle renverse constamment la conception ordinaire que nous avons de l’homme, de Dieu, du chemin spirituel. En fait, sa parole est profondément non-dualiste et se rattache à la Philosophia Pérennis, ce fond spirituel commun que l’on retrouve tant en Orient qu’en Occident. Au même titre qu’Eckart ou Tauler, et par opposition à une théologie naïve, Silésius a posé les bases d’un christianisme « gnostique » intériorisé. Mais comme le montre l’étude de sa vie, il n’était pas seul. En effet, il avait un maître spirituel et se rattachait au cercle de disciples qui s’était constitué autour d’Abraham von Franckenberg, le biographe de Jacob Boehme, le cordonnier visionnaire.

11.20 

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Traduction de O. Sporeys De toutes les traductions de l’Imitation de Jésus-Christ qui ont été données, il n’en est pas une, à notre connaissance, pour laquelle il ait été tenu compte du fait que l’auteur inconnu de cet admirable traité mystique a été adepte de la philosophie Ésotérique. Le texte latin pris pour base dans ce livre est connu sous le nom de « Manuscrit de Bruxelles », c’est le Codex Kempenensis. Ce manuscrit est considéré comme décisif, malgré des variantes et quelques fautes de copies, il est généralement suivi par tous les traducteurs. L’auteur, parfaitement au courant de la Tradition ésotérique enseigne selon la tradition de l’Évangile, et le lecteur devra tenir compte de tous ces enseignements en lisant l‘Imitation. Qui était-il ? Qu’importe. Ce « parfait » nous prévient lui-même de ne pas nous préoccuper d’une chose si peu importante. Il nous enseigne en effet, après Sénèque, que nous devons nous attacher à ce qui est dit, sans chercher qui l’a dit. Sa volonté d’anonymat devrait être respectée. L’imitation est constituée de trois livres, qui correspondent à trois périodes, purificatrice, contemplative et unitive. On comprendra en méditant sur cette progression, qu’il s’agit de trois morts, suivies de résurrection, que subit l’âme humaine au cours de son évolution mystique.

15.00 

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Traduction Eleonore Braitenberg Ramana Maharshi (1879-1950) compte parmi les plus grands maîtres de l’Inde contemporaine. Sans aucune initiation, il atteignit l’illumination et vécut en ermite dans la sainte montagne d’Arunachala. Son enseignement principalement oral attira à lui des milliers d’indiens et d’occidentaux. A la fois conforme à la vérité la plus profonde des textes sacrés de l’hindouisme et détachée d’une érudition sclérosante, sa parole s’autorisait des excursions dans la pensée évangélique qu’il éclairait d’un jour nouveau. En maître socratique, il ne donnait jamais de leçons magistrales, mais se contentait de répondre aux questions qu’on lui posait et d’en susciter de nouvelles. Plus de trente ans après la première traduction française de ces entretiens, voici enfin une édition critique et intégrale de ce classique de la spiritualité vivante.

18.90 

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Traduit par Josette Herbert. Mâ Ananda Moyî (1896-1982) fut certainement, en Inde, la femme la plus vénérée du XXe siècle. L’enseignement décrit dans ce livre est une transcription de dialogues entre Mâ et des disciples. Dès sa petite enfance, elle fut considérée dans son Bengale natal comme un être extraordinairement lumineux. Puis très vite, des milliers, des millions de personnes vinrent recevoir auprès d’elle la bénédiction du darshan, du contact transfigurateur avec le maître spirituel. Son enseignement le plus souvent silencieux ne se référait à aucun dogme, et son rayonnement s’étendait bien au-delà des différentes écoles de l’hindouisme. Chefs d’états, sanscristes, moines, homme et femmes de toutes religions venaient la visiter des quatre coins du monde. La joie transmise par « Mâ » s’apparentait à la félicité ineffable qu’ont évoquée les grands mystiques, et qui plonge ses racines dans l’intuition de la non-dualité.

11.00 

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Krishnamurti invite à réfléchir sur la véritable éducation, le rôle des parents et des enseignants, ainsi que sur l’attitude de l’étudiant. Il explique aussi comment la solitude, en tant que moyen de cultiver la sensibilité, est une nécessité. Il place le lecteur en face de ses responsabilités envers la vie. L’un des rares ouvrages dont Krishnamurti ait écrit l’introduction.

14.00 

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Parvenir à la Vérité est une expérience absolue, finale… Je me suis recréé selon la Vérité. Je ne suis pas poète, je ne fais qu’essayer de décrire avec des mots le chemin de ma réalisation. Un hymne à la vie : au–delà des souffrances que chacun connaît et traverse, il y a une joie ineffable qui peut être perçue et vécue ici et maintenant.

5.95 

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Dans ce poème mystique, ce chant d’amour, composé durant la première partie de sa vie (1928), Krishnamurti évoque sa rencontre avec sa nature intérieure, qu’il nomme l’immortel ami, renouant ainsi avec la tradition du mystique conversant avec sa nature parfaite.

5.30 

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Tout homme qui ne veut pas subir les incertitudes houleuses de la masse doit avoir le courage, aujourd’hui de chercher sa propre lumière, librement et sans contrainte. « Aujourd’hui » est une étape toute nouvelle. Entre hier et ce jour un gouffre s’est déjà creusé. Les bouleversements de notre époque chaotique ont au moins cet avantage d’avoir renversé des barrières et ébranlé des valeurs auxquelles la société n’osait encore toucher. Ceux-là seraient fort avisés qui, au lieu de subir l’effondrement de cet échafaudage, se hâteraient de creuser les vieilles bases de la Sagesse pour en trouver les fondements indestructibles. C’est pour les y aider que sont écrites ces lignes. L’auteur traduit  les fondements indestructibles de l’enseignement gnostique de l’Égypte ancienne en un ensemble de règles simples et de phases initiatiques accessibles au lecteur occidental.

22.40 

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Mabel Collins (1851-1927), romancière et écrivain mystique, épousa en 1871 le Dr Kenningale Robert COOK. Elle adhéra à la Société Théosophique en 1884 et lorsque Mme Blavatsky lança en 1887 son nouveau journal à Londres, Lucifer, elle en devint co-rédactrice en chef pendant quelques mois. Sa production littéraire est très importante. Mais du point de vue mystique, la Lumière sur le Sentier reste son œuvre majeure. Écrit en 1884, ce traité est présenté « A l’intention de ceux qui ne connaissent  pas la Sagesse orientale et qui désirent en recevoir l’influence. » Les aphorismes qui forment la base de ce traité sont rédigés sous forme de paradoxes très inspirants. Offert à toute âme par une profonde aspiration spirituelle, ce traité propose la connaissance de la Sagesse orientale à qui veut se libérer des lois du Karma et qui, ayant entendu la Voix du Silence, s’apprête à entrer dans le Temple de l’Enseignement.

7.60 

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Traité des Trois Essences Premières – Le Trésor des Trésors des Alchimistes – Discours de l’Alchimie & autres écrits Philosophie, Astronomie, Alchimie et vérité sont les quatre axes de la médecine de Paracelse, médecin du corps et de l’âme. Son traité sur les trois essences premières (sel, soufre et mercure) décrit le monde de transmutation des éléments comme la source de toute vraie médecine.
Ce livre regroupe trois traités et d’autres écrits brefs, attribuables à Paracelse ou compilés par ses disciples. Le premier, traduit du latin et annoté par Grillot de Givry, comprend huit brefs chapitres exposant des principes et méthodes de la médecine et de la pharmacopée spagyriques. La première édition de 1903 fut tirée à 72 ex. seulement, « à l’usage des initiés ». Le deuxième écrit, traduit du latin par Albert Poisson, est une sorte de « clef », tant en sens technique-expérimental que dans un sens plus subtil d’hermétisme « psy-chologique » et « philosophique ». Le troisième traité est une anthologie de l’œuvre complète de Paracelse savamment composée, de sorte qu’en résulte sa conception typique du médecin, alchimiste et philosophe, astrologue et astronome. À la fin, un appendice comprenant une apologie de Paracelse et un écrit antiparacelsien de Jean Wier, aussi bien que la transcription de la plaque commémorative de Paracelse qui se trouve à Salzburg.

19.50 

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Calligraphies de Vincent Geneslay – Présenté par Christiane Singer Un torrent de fulgurances mystiques déferle jusqu’à nous dans « Le pèlerin chérubinique ». Certains des distiques choisis sont tirés du premier des six livres : trois cent deux épigrammes composées en quatre jours et que les érudits s’accordent à dater de l’époque de la mort de son ami Abraham von Frankenberg en 1650. L’auteur a vingt six ans au moment de les publier, plus de deux décennies plus tard, Johannes Scheffler – baptisé Angélus Silésius – s’adresse à nous : « Gottsbegiehrieger Leser » lecteur avide de Dieu. Il ne peut dans ces lignes cacher son étonnement devant ce déferlement d’alors ni se décider à changer un seul mot de ce qui lui a été dicté. Le ton est donné. L’inspiration est de haut lignage. Cet ouvrage ponctué de superbes calligraphies s’adresse au lecteur « avide de Dieu ». « La rose est sans pourquoi » est tiré du premier des six livres du Pèlerin chérubinique.

11.05 

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Traduit par Gérard Pfister L’œuvre majeure de Silesius, le Cherubinischer Wandersmann, est composée de six livres rassemblant en tout 1676 textes : distiques mais aussi quatrains, sixains, huitains et sonnets. Silesius indique qu’il a souhaité présenter « sous une forme concise » l’essentiel de l’expérience des grands mystiques et cite Ruysbroek, Tauler et l’Anonyme de Francfort, oubliant par prudence ses principaux inspirateurs : Maître Eckhart et Jakob Böhme. Dans l’environnement très tendu de son temps, il lui faut évidemment dissimuler et ruser. D’où le caractère volontairement décousu et obscur de la composition de son oeuvre. Cependant ce à quoi nous invite Silesius, c’est bien, comme il le dit lui-même, à trouver un « chemin vers la Joie éternelle » (3, 155). C’est ce chemin que, sous la conduite de Silesius lui-même, nous avons voulu ici parcourir. On sait combien la pensée d’Eckhart a marqué Angelus Silesius au point qu’on a pu dire que son œuvre était la mise en vers d’Eckhart. D’où l’idée de montrer à travers un choix raisonné de textes de Silesius ce qu’est l’itinéraire spirituel de l’Errant chérubinique  : ce qu’est la pensée théologique de Silesius et son étroite proximité avec celle de Maître Eckhart. Comme chez Eckhart, les étapes de ce chemin sont rigoureusement trinitaires. Après un Prologue montrant la misère de l’homme sans Dieu, trois parties : 1) la naissance par l’Esprit ; 2) le chemin avec le Christ ; 3) l’union avec Dieu. Enfin un Épilogue consacré au « perdre Dieu » et à la Déité. Ce Chemin vers la Joie se veut ainsi une introduction à une oeuvre essentielle, mais d’un abord difficile tant par les audaces de son écriture que par son absence volontaire de plan. À noter que le présent ouvrage est bilingue et qu’aucun des textes qui y sont traduits ne figure dans le choix de Roger Munier.

16.50 

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Traduction de Roger Munier Toute approche religieuse est partie intégrante de la recherche humaine. Elle projette souvent sur l’essence de l’homme une lumière incomparable. L’aventure de l’errant chérubinique est celle de tout homme en quête et voué à l’errance, à cette marche extatique dans le temps qui fait de l’âme, selon Silesius « la tente errante de Dieu. » Johannes Scheffler dit Angelus Silesius, médecin, adepte un temps des Rose-Croix, converti du protestantisme et devenu jésuite, est un de nos plus grands mystiques, dans la tradition de Maître Eckhart. Depuis quelques siècles, de Leibnitz à Heidegger, en passant par Hegel et Schopenhauer, l’écho de son œuvre sur la pensée profane n’a cessé de s’amplifier. La traduction de Roger Munier a été publiée pour la première fois en 1970 chez Denoël. Elle a été très largement remaniée et complétée dans l’édition définitive réalisée par Arfuyen en 1993. C’est cette édition, devenue presque introuvable, qui est aujourd’hui présentée au public dans la collection Ombre. Le choix de Roger Munier n’a pas été de donner l’intégralité des 1 676 textes de Silesius, dont la forme est assez variée et la qualité inégale. Il a préféré ne retenir que les quelque 500 textes dont la portée est le plus universelle, au-delà d’un contexte historique qui marque de nombreux poèmes de Silesius d’une intention didactique voire catéchétique. Leibniz range Silesius parmi ceux « dont les pensées extraordinairement audacieuses, remplies de comparaisons ardues, confinent à l’impiété ». Roger Munier voit dans « cette tension hardie vers les confins dans l’approche du mystère tant de Dieu que de l’homme » un appel qui, étrangement, semble nous être directement adressé, bien que venant d’une voix qui a retenti voici plus de trois siècles. C’est cette modernité que Munier a voulu souligner par une traduction nouvelle du titre : on avait coutume, en effet, de rendre le mot Wandersmann par le français « pèlerin ». Mais « pèlerin » se dit en allemand Pilger (Silesius emploie d’ailleurs Pilger à plusieurs reprises). Wandersmann n’évoque rien d’autre que la marche et le cheminement. Ce dont nous parle Silesius, c’est avant tout de l’homme en quête et voué à l’errance, à cette marche extatique dans le temps qui fait de l’âme « la tente errante de Dieu » (IV, 219) et qui nous concerne tous, à des degrés divers.

19.50 

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Vers le milieu du XVIe siècle vivaient à Cologne deux amis : « Ensemble ils avaient vécu plusieurs années sous la direction d’un saint vieillard, Nicolas Eschius ; ensemble, ils s’étaient nourris de la plus pure doctrine des maîtres de la vie spirituelle ; ensemble, ils s’étaient essayés, croyons-nous, aux premiers grands travaux, en recueillant et en mettant en ordre les manuscrits conservés sous le nom de Tauler. » Ce sont ces deux amis, Pierre Canisius et Laurent Surius, qui mettent au point la grande édition des œuvres de Tauler qui sera la référence de toutes les éditions ultérieures. On tient aujourd’hui pour assuré que l’ensemble des textes ajoutés par eux à cette édition ne sont pas de la main de Tauler. Mais peut-on dire vraiment que les 84 sermons considérés comme authentiques soient eux-mêmes « de la main de Tauler »  ? Ne sont-ils pas eux-mêmes des collationes, c’est-à-dire des notes prises par des auditeurs ? Dès l’origine, l’entourage de Tauler a pris une part active dans son œuvre, même pour ce qui est sa part la plus authentique. Ce même entourage, qui a conservé le texte des sermons, a élaboré aussi dans le rayonnement spirituel de Tauler tout un ensemble de textes qui, sans être du Maître, témoignent souvent avec la plus grande justesse de sa doctrine et de sa sensibilité. Le traducteur des œuvres de Tauler dans l’édition de Surius, le Père E.-Pierre Noël, dominicain, citait malicieusement un propos du grand érudit dominicain le P. Henri Denifle, en préface à l’un de ses livres sur les mystiques rhénans : « On cherche spontanément, pour ne pas dire avec curiosité, qui a dit la chose et l’on s’inquiète peu de ce qui est dit. Et cependant, l’avertissement de l’Imitation de Jésus Christ, sur cette manière de lire, n’est-il pas toujours plein de justesse : “Ne cherchez pas qui a dit cela, mais occupez-vous de ce qui est dit.” »

14.00 

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Écrits en moyen haut-allemand, les Sermons 101 à 104 viennent tout juste de faire l’objet de leur édition critique en allemand. D’une authenticité désormais parfaitement établie, ils ont la particularité remarquable de s’enchaîner en une suite parfaitement homogène, constituant ainsi un petit traité dont le thème unique est la naissance de Dieu dans l’âme. Il s’agit, on le sait, de l’un des thèmes centraux de la pensée eckhartienne, mais nulle part ce thème n’est développé d’une manière aussi suivie et structurée qu’ici C’est pourquoi, plus encore que les Traités déjà connus, cet ensemble est appelé à devenir l’un des grands classiques de l’oeuvre de Maître Eckhart. La structure de cet ensemble est forte et simple. Inspiré du livre de la Sagesse (18, 14), le Sermon 101, « Au milieu du silence », commence ainsi : « Voici que nous entrons dans le temps de la naissance éternelle, par laquelle Dieu le Père a engendré et sans cesse engendre pour l’éternité, afin que cette même naissance se produise aujourd’hui dans le temps dans la nature humaine. Que cette naissance se produise toujours, dit saint Augustin, à quoi cela me sert-il si elle ne se produit pas en moi ? Qu’elle se produise en moi, c’est cela qui importe. » Partant de Matthieu 2, 2, le Sermon 102 poursuit le même questionnement « ‘‘Où est-il, le Roi des Juifs qui vient de naître ? » À présent, observez cette naissance : où se produit-elle ? Je dis, comme je l’ai déjà expliqué plus au long, que cette naissance éternelle se produit dans l’âme de l’exacte manière où elle se produit dans l’éternité : ni plus ni moins. » Le sermon 103 adopte l’angle de Luc 2, 49 : « ‘‘Il est nécessaire que je sois dans les choses qui sont à mon Père. » Cette parole nous vient juste à point pour le discours que nous devons tenir sur la naissance éternelle, qui vient de se produire dans le temps et chaque jour encore se produit dans le plus intime et le fond de l’âme, sans aucune interruption. » Enfin, rebondissant sur Luc 2, 42, le Sermon 104, « La montée à Jérusalem », termine ce petit traité sur une belle image : « C’est pourquoi attends seulement cet hameçon et avec bonheur tu seras pris, et plus tu seras captif, plus tu seras libéré. Afin que nous soyons ainsi captifs et libérés, que nous vienne en aide Celui qui est Lui-même l’Amour. »

18.00 

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Trop longtemps, l’Occident a considéré qu’il y avait d’une part l’ancien Iran préislamique et d’autre part l’Iran postérieur à l’islamisation. L’œuvre de Sohravardî est là pour témoigner que l’univers spirituel iranien forme un tout et que la Perse islamique n’est pas à considérer comme une province de l’expansion arabe. Jeune penseur génial qui mourut en martyr de sa cause à la fin du XIIe siècle, Sohravardî est l’un des plus grands mystiques de l’Islam iranien. Les textes que nous présentons ici prouvent sa volonté délibérée de ressusciter la philosophie de la lumière proposée par les sages de l’ancienne Perse, non pas en historien de la philosophie, mais en tant que philosophe adhérent de toutes les puissances de son âme à la vision des mondes qu’il se sent la mission de transmettre. Sa doctrine, couramment désignée sous le nom d’Ishrâq, est considérable par sa fermeté et son ampleur. Elle pose comme indissociables la recherche philosophique de la Connaissance et la fructification de la Connaissance en métamorphose intérieure de l’homme. Connaissance qui ne sera donc jamais théorique mais par essence salvifique, ce qui depuis toujours a été le sens donné au mot gnose. L’Archange empourpré est l’ange, le guide surnaturel, l’initiateur personnel du « pèlerin ». Il est présent dans les deux parties qui composent ce corpus, traités doctrinaux et récits mystiques, complémentaires les uns des autres comme le démontre la lecture méditée d’Henry Corbin qui les accompagne. La voie spirituelle tracée par Sohravardî demeure active en Iran. Elle eut une grande influence en Inde. « C’est avec la conviction que le sens et la portée de cette philosophie débordent son cadre d’origine, qu’elle est une forme de l’aventure humaine qu’il importe à l’homo viator de méditer spécialement de nos jours » qu’Henry Corbin s’en est fait l’interprète.

41.00 

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Dans ces récits d’initiation qui font suite au texte de Sohravardi traduit et présenté antérieurement par Henry Corbin sous le titre L’Archange empourpré, ce qui nous est proposé est comme une aventure religieuse du Moi profond. Dans la doctrine sohravardienne de l’Ishrâq , l' »Ange » est en effet le double céleste de la psyché terrestre. Être de lumière qui le fond dans sa réalité d’âme, l' »Ange » est le principe transcendant de son individualité. Le Destin de l’homme est unique et voué à l’Unique. Mais un Unique qui n’est tel que pour chacun. Le sens dernier de ce livre est que notre solitude au sein du monde n’est pas un destin sans issue mais une essentielle « dualitude ». Cette autre part de nous-même qu’est notre « Ange » peut nous soutenir dès ici-bas si nous savons entendre son appel transformant, au cœur de notre vie la plus singulière.

25.00 

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La Bhagavad-Gîtâ, présentée ici par Shrî Aurobindo, est un pur joyau de l’hindouisme. Située dans l’écrin du célèbre Mahâbhârata, immense poème épique, elle constitue un bref épisode de sept cents versets, sous la forme d’un dialogue entre le prince Arjuna et le seigneur Krishna. Par la qualité de son enseignement spirituel, cet échange sublime nous concerne encore aujourd’hui, car il soulève des questions essentielles sur la vie, l’action, la connaissance de soi, Dieu… Aisément assimilable par des fidèles de toutes conditions sociales, cette spiritualité connut en Inde un grand succès. La Bhagavad-Gîtâ fut commentée par d’innombrables maîtres et demeure l’un des textes fondamentaux de la philosophie indienne. Grâce à sa culture occidentale et sa parfaite connaissance des auteurs grecs, latins, français, allemands, italiens et anglais, Shrî Aurobindo détient le rare privilège de pouvoir exprimer la sagesse hindoue en des termes et selon des modes de pensée accessibles à tous. Poème mystique de 700 versets, La Bhagavad-Gîtâ, « Le chant du Seigneur » ou « Le chant du bienheureux », est considérée comme la Bible de l’Inde. Le dieu Krishna, sous la forme d’un conducteur de char, instruit le jeune guerrier Arjuna sur les thèmes de l’action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. Il lui expose de nombreux sujets spirituels, comme celui qui résout le dilemme d’Arjuna, la réincarnation, signifiant par là que les vies perdues dans la bataille ne le sont pas véritablement. Mais la guerre est aussi une métaphore des confusions, des doutes, des craintes et des conflits qui préoccupent tout homme au cours de sa vie.

9.90 

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Le Livre des Préceptes d’Or était l’un des ouvrages réservés aux étudiants en mysticisme dans certains monastères bouddhistes. La Voix du Silence rassemble des extraits des Préceptes d’Or, appris par cœur et traduits par H.P. Blavatsky. Elle les dédie au « au petit nombre ». Richement annoté, de style imagé et poétique, véritable trésor d’enseignement et de Sagesse.

8.40 

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