Gnose · Hermétisme · Spiritualité

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SAGESSES DU MONDE

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1916 – Amsterdam est devenue la plaque tournante de l’émigration européenne. Une foule interlope et grotesque se bouscule dans les bouges à matelots, les cabarets douteux et une mystérieuse boutique de prestidigitation au cœur du ghetto. Aristocrates en exil, escrocs, illusionnistes, kabbalistes et sorciers, tous rêvent à une nouvelle vie dans un autre monde. Certains fondent leurs espoirs sur une terre promise au-delà de l’océan, d’autres, au moyen de forces occultes, cherchent à briser le miroir des apparences dans l’attente d’une Vérité révélée. Beaucoup cèdent à la tentation des sectes et des charlatans mais, dans le labyrinthe de l’aventure intérieure, seul l’initié au cœur pur trouvera l’issue. L’ingénieur Hauberisser et la jeune Eva sont de ceux-ci, ils vivent leur amour comme une quête spirituelle. Le Visage vert leur apparaît pour les guider, symbole ésotérique qui donne la vraie dimension de ce roman à clés ; chacun l’interprète en fonction de ce qu’il est lui-même, accomplissant cette alchimie qui selon C. G. Jung conduit au Soi, à la part du divin en l’homme.

18.00 €

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Her-Bak « Pois Chiche », le petit apprenti, devient disciple du temple. Des secrets de la matière, son maître le mène de son bras sûr, au-delà de lui-même, vers cette connaissance mythique qui fait la grandeur de l’Egypte, et qui fera de lui un Maître.
Her-Bak « Pois Chiche », Her-Bak « Disciple », ou la vie d’un jeune garçon de l’Egypte ancienne, à la manière d’un conte initiatique.
« Le Sage eut une lueur d’ironie dans les yeux, il murmura :
« Dis-moi, Her-Bak, connais-tu une mère qui puisse ne pas mourir ?
– Comment serait-ce possible ? Tout ce qui naît ne doit-il pas subir la mort ?
– C’est pourquoi une telle mère ne doit ni être née ni avoir forme corporelle ; car c’est sur le corps que la mort exerce son pouvoir. Et cette mère, nourrice de la Vie, sera nécessairement de la nature de ce qui donne la Vie, et que nous appelons âme. »
Le Sage émit une conclusion provisoire : « Ainsi le problème de la Vie n’est pas encore approfondi ; mais la possibilité de la Mère-qui-ne-meurt-pas t’approche de la solution, car elle te révèle le sens de la mort : cette mort n’est alors qu’un passage de l’être dans le ventre de la grande Mère Nout qui provoque toutes les transformations.
– Si la mort est un moment de transformation, il doit rester, en dehors du corps inerte, quelque chose qui continue à vivre… »
Le Sage rectifia : « …qui est la Vie. »
Her-Bak s’efforçait de retenir chaque parole. Enfin, il posa « la question » : « Le problème fondamental serait donc : Qu’est-ce que la Vie ? Qu’est-ce que la Vie si elle est autre chose qu’apparence passagère, maturation de semence et transition entre naissance et mort ? » »
Ce livre s’adresse aussi bien aux égyptologues qu’à tous ceux qui, sans préparation spéciale, désireraient connaître l’étonnante civilisation pharaonique. Il est né du désir d’exposer en une synthèse vivante, et sous forme facilement accessible à la mentalité occidentale, l’ensemble des problèmes évoqués par l’antique Egypte et l’ensemble de la connaissance impliquée dans son œuvre. Tel est le but et le programme d’Her-Bak « Disciple » : partager avec le lecteur la propre initiation aux arcanes d’une sagesse qui fut la source de toute civilisation méditerranéenne.

9.50 €

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Cet ouvrage, écrit après une dizaine d’années de recherches au temple de Louxor, présente un cas indiscutable de la directive symbolique appliquée à l’architecture d’un des plus célèbres sanctuaires de l’Égypte pharaonique. Basé sur des relevés d’une minutie jamais atteinte auparavant dans la pratique archéologique, le livre de R.A. Schwaller de Lubicz analyse les agrandissements successifs du temple de Louxor, en les mettant en rapport avec les différents âges de l’homme. Le temple entier apparaît alors comme l’image de l’homme Microcosme, c’est-à-dire comme la projection morphologique des principes cosmiques situés fonctionnellement dans les différents lieux du ciel. Écrit par un philosophe, l’ouvrage atteindra, par toutes les précisions qu’il apporte sur la sagesse de l’Orient Ancien, un public dépassant de beaucoup le seul cadre de l’égyptologie, qu’il oriente d’une façon entièrement nouvelle. Sa lecture s’imposera à tous ceux qui s’intéressent aux connaissances géodésiques, astronomiques et physiologiques de l’Antiquité.

15.00 €

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Un enfant du Nil est conduit par le maître du temple dans son apprentissage du travail de la matière. Il pénétrera dans les arcanes des artisanats séculaires, dans la maturation du geste. Ce compagnonnage le conduira jusqu’aux portes du temple… Her-Bak « Pois Chiche », Her-Bak « Disciple », ou la vie d’un jeune garçon de l’Egypte ancienne, à la manière d’un conte initiatique. « Pois Chiche fait le bilan de son savoir : « j’ai connu le fleuve, j’ai cultivé la terre, j’ai observé quelques bêtes, pas assez ! J’ai travaillé la pierre… » Et soudain, Pois Chiche comprend l’intention du son Maître : « Sans doute il ne s’agit point de choisir un métier, mais d’apprendre, avec chaque technique, les lois de la Nature qu’elle peut enseigner ! Voilà qui me plaît davantage ! Allons, il n’y a pas de temps à perdre ! » Or, ayant aperçu l’intendant qui dormait sous un palmier doum, il le réveilla et lui dit : « Je désire apprendre à travailler le bois ; conduis-moi. » Sans se déranger, l’intendant demanda : « Quel bois : les cannes ? Les charpentes ? Les vantaux de portes ? Les meubles ? Par lequel de ces spécialistes le ‘Chéri-de-son-Maître’ préfère-t-il être rossé ? – Je ne sais pas encore ; que chacun d’eux me montre son travail : ensuite je choisirai. » »

10.70 €

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« De l’unique chemin qui mène à la Vérité, et des diverses routes qui conduisent à l’erreur et à la perdition. » Ce livre semble remonter à l’âge apostolique, bien qu’il ne date que d’un siècle environ. Sa simplicité, l’absence complète de spéculation qui le caractérise, son accent direct et d’une portée toute pratique l’apparentent aux écrits les plus anciens du christianisme, notamment à cette admirable Didachè, peut-être contemporaine des Évangiles, et qui été découverte 84 ans seulement après la rédaction de « Quelques traits de l’Eglise intérieure ». Un livre précieux et plein de sagesse.

15.00 €

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Depuis le début du XVIIe siècle, les Rose-Croix font partie du paysage intellectuel européen. Spiritualistes et réformateurs fondant leur pensée sur l’ancienne tradition hermétique, on les a vus fréquemment participer au mouvement des idées politiques de leur temps, le plus souvent d’une façon discrète. Qu’il s’agisse d’un projet de société idéale, de la rupture entre le Saint-Empire et la papauté à Rome, de la préparation de la Révolution de 1789 en France ou bien de la création des Etats-Unis d’Europe et de la mondialisation, le nom de « Rose-Croix » apparaît à chaque fois en filigrane. L’influence que l’on accorde à ce qu’on appelait autrefois l’Auguste Fraternité, et dont les membres étaient connus sous le nom des « invisibles », est-elle réelle, non seulement en ce qui concerne le mouvement général des idées, mais aussi sur le plan politique et social ? Faut-il craindre aujourd’hui encore une quelconque domination secrète exercée par les Frères ? Quelle est la nature exacte de l’Utopie Rose-Croix et quels en sont les fondements ? L’auteur s’efforce de répondre à ces questions à travers une enquête passionnante et critique, qui retrace l’histoire du spiritualisme hermétique et chrétien de la Rose-Croix, depuis ses origines jusqu’à nos jours, dans le cadre de ses rapports avec l’Etat et l’autorité religieuse, mais aussi avec la Franc-Maçonnerie. L’ouvrage est accompagné d’un organigramme et de plusieurs documents inédits qui permettent aussi de mieux comprendre comment s’est construit le mythe du légendaire personnage de Christian Rosencreutz.

22.11 €

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L’Atalante doit sa célébrité aux cinquante gravures qui sont le cœur de l’œuvre. La qualité artistique est incontestable et leur valeur doctrinale est attestée. L’éclat des images ne doit pas cependant faire méconnaître l’intérêt des discours. L’auteur procède par allégories, associations, allusions. Se conformant ainsi à la nature de l’œuvre hermétique, il se montre en définitive plus clair que ces écrivains qui égarent le lecteur par leurs conseils techniques. Atalante Fugitive est un des livres les plus connus du Corpus alchimique. Il est ici donné dans la traduction d’Étienne Perrot. Le symbolisme est puisé à des sources très variées : mythologie, philosophie, histoire antique, sciences de la nature. Le traducteur, Étienne Perrot, est un psychanalyste français. Il est l’un des continuateurs de Carl Gustav Jung en France dans le domaine de la psychologie analytique. Il a également contribué à la traduction française de l’œuvre de C.G. Jung.

26.00 €

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– Courte ouverture et instruction sur les Trois Principes et les Trois Mondes dans l’Homme, représentés en figures distinctes. – Comment et où ils ont leurs centres respectifs dans l’homme intérieur ; d’après ce que l’auteur a trouvé en lui-même dans la contemplation divine, et qu’il a ressenti, goûté et perçu. – Description des trois genres d’hommes, selon le Principe ou l’Esprit dominant ; où chacun peut voir comme dans un miroir sous quel régime il vit. Avec une instruction sur le Combat de Michael et du Dragon sur ce qu’est la véritable prière en esprit et en vérité. Dessiné et écrit par Johan Georg Graber de Ringenhausen et Johan Georg Gichtel de Regensbourg, dans l’année du Christ 1696. « Reçois donc ce présent que te fait l’Amour, avec un cœur fidèle, comme s’il venait de Dieu même et sers t’en pour le salut et l’utilité de ton âme. »

24.50 €

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Théophrast von Hohenheim (1493-1541), dit Paracelse, est né en Suisse alémanique. Chirurgien des armées, il parcourut l’Europe. A l’âge de trente-trois ans, il fut nommé professeur de médecine à Bâle. Médecin apôtre et prophète du dernier âge, Paracelse est une figure emblématique de son temps. Le médecin philosophe relie la médecine à une science universelle qu’il appelle l’astronomie et qui comprend, outre l’astrologie, l’alchimie, la chimie, les arts divinatoires, etc. Il classe ces disciplines, se fait théologien et, tout en s’appuyant sur l’Ecriture, il assimile la révélation à ce savoir qui n’atteindra sa pleine mesure qu’à la consommation du temps. A différents niveaux, Dieu se révèle dans la nature, mais c’est en l’homme que la nature s’accomplit. La philosophie des vrais sages, Philosophia Sagax, écrite dans les dernières années de sa vie, est le seul ouvrage qui donne une vue d’ensemble de la doctrine.
Première traduction française de ce texte fondamental de l’oeuvre de Paracelse sur le microcosme et le macrocosme.

21.70 €

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Dans ce petit livret, l’auteur évoque avec clarté les trois étapes qui mènent le chercheur spirituel à la rencontre de son être intérieur le plus intime, sanctuaire secret où peut se réaliser la rencontre avec l’Esprit. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu ? » demande Paul. Mais il y a beau temps que les hommes ont perdu la clé qui ouvrirait la porte, et que leur croyance en leur propre force et leur propre science en a effacé le souvenir. Aujourd’hui, cependant, la ressouvenance de la Vérité resurgit en beaucoup, qui se rendent compte de l’insuccès présent et à venir d’une telle démarche. Deux écrits fondamentaux du XVIIIe siècle, qui prouvent, s’il en était besoin, que la Vérité n’a pas d’âge et qu’elle nous appelle depuis toujours à la retrouver au plus profond de nous-même.

11.50 €

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Introduction philosophique de Christian Fleischl Deux ans avant sa mort, en 1668, Jan Amos Comenius délivra au monde ce « testament » spirituel. Né dans une communauté spirituelle libératrice, il en devint assez rapidement le dirigeant, et prit la direction de la deuxième vague de la Rose-Croix du XVIIe siècle. Comenius nous incite à une exploration de la pédagogie thérapeutique spirituelle moderne. Dans L’unique nécessaire, nous voyons qu’aucun redressement profond de l’humanité ne peut ni ne pourra se faire si les trois aspects, corporel, psychologique et spirituel de l’homme aussi bien individuel que social ne sont pas sérieusement pris en compte. Connaissance de ce qui pour l’homme est nécessaire au cours de sa vie, de sa mort et après sa mort ; qu’il n’est donc pas utile de se soucier de la frivolité du monde et qu’il est bon de se consacrer à l’unique nécessaire.

19.50 €

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Selon le conseiller aulique, l’homme est déchu parce qu’il habite une zone intermédiaire entre la lumière et l’ombre. Il peut se régénérer grâce au maître de cette œuvre qui est en nous : Jésus-Christ. Ainsi se dissipera la nuée qui masque le sanctuaire, solide et pur.

12.00 €

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Traité des Trois Essences Premières – Le Trésor des Trésors des Alchimistes – Discours de l’Alchimie & autres écrits Philosophie, Astronomie, Alchimie et vérité sont les quatre axes de la médecine de Paracelse, médecin du corps et de l’âme. Son traité sur les trois essences premières (sel, soufre et mercure) décrit le monde de transmutation des éléments comme la source de toute vraie médecine.
Ce livre regroupe trois traités et d’autres écrits brefs, attribuables à Paracelse ou compilés par ses disciples. Le premier, traduit du latin et annoté par Grillot de Givry, comprend huit brefs chapitres exposant des principes et méthodes de la médecine et de la pharmacopée spagyriques. La première édition de 1903 fut tirée à 72 ex. seulement, « à l’usage des initiés ». Le deuxième écrit, traduit du latin par Albert Poisson, est une sorte de « clef », tant en sens technique-expérimental que dans un sens plus subtil d’hermétisme « psy-chologique » et « philosophique ». Le troisième traité est une anthologie de l’œuvre complète de Paracelse savamment composée, de sorte qu’en résulte sa conception typique du médecin, alchimiste et philosophe, astrologue et astronome. À la fin, un appendice comprenant une apologie de Paracelse et un écrit antiparacelsien de Jean Wier, aussi bien que la transcription de la plaque commémorative de Paracelse qui se trouve à Salzburg.

19.50 €

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Préface de Sédir – Orné d’un portrait de l’auteur (17070) et d’un frontispice dessiné par G. Gichtel
Première traduction de l’allemand par Debeo et comportant une fort intéressante préface de Paul Sédir sur l’enseignement de Jacob Böhme et les liens doctrinaux qui peuvent s’établir entre sa démarche spirituelle et l’enseignement de diverses grandes figures du christianisme : Mélanchthon, Saint-Augustin, Jean Cassien, Calvin, Zwingli, plus particulièrement sur la notion « d’élection ». Notons la formule de Sédir à propos de Jacob Boehme indiquant qu’il « s’exprime comme un physicien de l’invisible ». Une note de Chacornac signale qu’il consulta une traduction de ce même texte tout à fait inconnue de la main de Louis-Claude de Saint-Martin.

30.50 €

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Petit ouvrage de poche, entièrement composé à la main en caractères de la Fonderie Deberny et Peignot. Texte grec original avec la traduction française littérale précédée d’un avertissement et suivie des notes explicatives de Léonard Saint Michel. Traduction latine de Mullach en appendice.

6.00 €

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“Comment se fait-il que rien ne soit plus obscur que la lumière, quand il n’y a pourtant rien de plus clair, puisqu’elle élucide et fait connaître clairement toutes choses ?”
Quid sit lumen, bref traité sur la lumière, offre un magnifique exemple de cet universalisme renaissant. La recherche dialectique de l’essence, par degrés successifs, atteint bientôt la description de l’univers lui-même.
Traduit du latin et suivi de L’Art de la lumière par Bertrand Schefer.

6.50 €

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2 tomes vendus ensemble – avec étude de Nicolas Berdiaeff. La seconde naissance ou renaissance, ou encore naissance spirituelle, naissance de l’esprit dans l’âme – tous ces termes sont à peu près équivalents – transforme l’être tout entier. L’esprit pénètre dans la chair, la vivifie, la transforme pour les rendre à leur destination première : être des organes et des serviteurs de l’esprit. Et le chemin qui conduit à cette renaissance passe par cette phase que Jacob Boehme décrit par « mourir » au monde et à soi-même. La lumière de la seconde naissance ne porte pas uniquement sur Dieu mais autant et davantage peut-être sur la Nature. Dieu se révélant dans l’âme, lui révèle en même temps sa propre révélation dans la Nature.

98.00 €

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Calligraphies de Vincent Geneslay – Présenté par Christiane Singer Un torrent de fulgurances mystiques déferle jusqu’à nous dans « Le pèlerin chérubinique ». Certains des distiques choisis sont tirés du premier des six livres : trois cent deux épigrammes composées en quatre jours et que les érudits s’accordent à dater de l’époque de la mort de son ami Abraham von Frankenberg en 1650. L’auteur a vingt six ans au moment de les publier, plus de deux décennies plus tard, Johannes Scheffler – baptisé Angélus Silésius – s’adresse à nous : « Gottsbegiehrieger Leser » lecteur avide de Dieu. Il ne peut dans ces lignes cacher son étonnement devant ce déferlement d’alors ni se décider à changer un seul mot de ce qui lui a été dicté. Le ton est donné. L’inspiration est de haut lignage. Cet ouvrage ponctué de superbes calligraphies s’adresse au lecteur « avide de Dieu ». « La rose est sans pourquoi » est tiré du premier des six livres du Pèlerin chérubinique.

11.05 €

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2 tomes vendus ensemble On ne peut trouver Dieu que dans les profondeurs de son propre cœur. Il est vain de chercher la sagesse divine dans les académies et les livres. La conception du monde de Boehme est toute symbolique. Le monde visible en entier est symbole du monde intérieur. Connaître Dieu est un devoir de l’homme, créé pour cela. Boehme est un symboliste mais non pas idéaliste, au sens de l’idéalisme allemand du XIXe siècle. C’est un réaliste. Il n’a pas perdu le lien vivant avec l’existence réelle, ne s’est pas enfermé dans le monde de la pensée abstraite, de l’être, ni dans le monde des expériences subjectives personnelles… Boehme, le premier dans l’histoire de la pensée humaine, a fait de la liberté le fondement premier de l’Être, elle est pour lui plus profonde et plus primaire que tout Être, plus profonde et plus primaire que Dieu lui-même. (Nicolas Berdiaeff)

80.00 €

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« Je sais le jugement que la plupart des hommes porteront sur ce livre. Ils y verront l’œuvre d’un moine halluciné, d’un solitaire hagard et d’un ermite ivre de jeûne et consumé de fièvre. Ils y verront un rêve extravagant et noir, traversé de grands éclairs, et rien de plus. C’est l’idée ordinaire que l’on se fait des mystiques ; et on oublie trop souvent que toute certitude est en eux seuls. » C’est en ces termes que Maurice Maeterlinck présentait l’œuvre de Ruysbroeck à la fin du XIXe siècle. L’époque a changé, mais les mystiques continuent de faire peur et de fasciner tout à la fois. C’est qu’en effet « toute certitude est en eux seuls » et nos contemporains, comme ceux de Maeterlinck, le sentent bien. Comme introduction au cœur de l’œuvre de Ruysbroeck, le présent volume offre un petit ensemble de textes essentiels en même temps que facilement accessibles : les deux Cantiques spirituels traduits par Ernest Hello (cf les superbes Prières et méditations d’Ernest Hello publiées par Arfuyen) ; la Vie de contemplation (qui constitue le troisième livre de L’Ornement des Noces spirituelles traduit par Maurice Maeterlinck) ; enfin un texte dense et peu connu, la Prière de Jésus. La préface est extraite du texte de présentation écrit en 1891 par Maurice Maeterlinck pour son édition de L’Ornement des Noces spirituelles.

12.00 €

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Traduit par Gérard Pfister L’œuvre majeure de Silesius, le Cherubinischer Wandersmann, est composée de six livres rassemblant en tout 1676 textes : distiques mais aussi quatrains, sixains, huitains et sonnets. Silesius indique qu’il a souhaité présenter « sous une forme concise » l’essentiel de l’expérience des grands mystiques et cite Ruysbroek, Tauler et l’Anonyme de Francfort, oubliant par prudence ses principaux inspirateurs : Maître Eckhart et Jakob Böhme. Dans l’environnement très tendu de son temps, il lui faut évidemment dissimuler et ruser. D’où le caractère volontairement décousu et obscur de la composition de son oeuvre. Cependant ce à quoi nous invite Silesius, c’est bien, comme il le dit lui-même, à trouver un « chemin vers la Joie éternelle » (3, 155). C’est ce chemin que, sous la conduite de Silesius lui-même, nous avons voulu ici parcourir. On sait combien la pensée d’Eckhart a marqué Angelus Silesius au point qu’on a pu dire que son œuvre était la mise en vers d’Eckhart. D’où l’idée de montrer à travers un choix raisonné de textes de Silesius ce qu’est l’itinéraire spirituel de l’Errant chérubinique  : ce qu’est la pensée théologique de Silesius et son étroite proximité avec celle de Maître Eckhart. Comme chez Eckhart, les étapes de ce chemin sont rigoureusement trinitaires. Après un Prologue montrant la misère de l’homme sans Dieu, trois parties : 1) la naissance par l’Esprit ; 2) le chemin avec le Christ ; 3) l’union avec Dieu. Enfin un Épilogue consacré au « perdre Dieu » et à la Déité. Ce Chemin vers la Joie se veut ainsi une introduction à une oeuvre essentielle, mais d’un abord difficile tant par les audaces de son écriture que par son absence volontaire de plan. À noter que le présent ouvrage est bilingue et qu’aucun des textes qui y sont traduits ne figure dans le choix de Roger Munier.

16.50 €

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Traduction de Roger Munier Toute approche religieuse est partie intégrante de la recherche humaine. Elle projette souvent sur l’essence de l’homme une lumière incomparable. L’aventure de l’errant chérubinique est celle de tout homme en quête et voué à l’errance, à cette marche extatique dans le temps qui fait de l’âme, selon Silesius « la tente errante de Dieu. » Johannes Scheffler dit Angelus Silesius, médecin, adepte un temps des Rose-Croix, converti du protestantisme et devenu jésuite, est un de nos plus grands mystiques, dans la tradition de Maître Eckhart. Depuis quelques siècles, de Leibnitz à Heidegger, en passant par Hegel et Schopenhauer, l’écho de son œuvre sur la pensée profane n’a cessé de s’amplifier. La traduction de Roger Munier a été publiée pour la première fois en 1970 chez Denoël. Elle a été très largement remaniée et complétée dans l’édition définitive réalisée par Arfuyen en 1993. C’est cette édition, devenue presque introuvable, qui est aujourd’hui présentée au public dans la collection Ombre. Le choix de Roger Munier n’a pas été de donner l’intégralité des 1 676 textes de Silesius, dont la forme est assez variée et la qualité inégale. Il a préféré ne retenir que les quelque 500 textes dont la portée est le plus universelle, au-delà d’un contexte historique qui marque de nombreux poèmes de Silesius d’une intention didactique voire catéchétique. Leibniz range Silesius parmi ceux « dont les pensées extraordinairement audacieuses, remplies de comparaisons ardues, confinent à l’impiété ». Roger Munier voit dans « cette tension hardie vers les confins dans l’approche du mystère tant de Dieu que de l’homme » un appel qui, étrangement, semble nous être directement adressé, bien que venant d’une voix qui a retenti voici plus de trois siècles. C’est cette modernité que Munier a voulu souligner par une traduction nouvelle du titre : on avait coutume, en effet, de rendre le mot Wandersmann par le français « pèlerin ». Mais « pèlerin » se dit en allemand Pilger (Silesius emploie d’ailleurs Pilger à plusieurs reprises). Wandersmann n’évoque rien d’autre que la marche et le cheminement. Ce dont nous parle Silesius, c’est avant tout de l’homme en quête et voué à l’errance, à cette marche extatique dans le temps qui fait de l’âme « la tente errante de Dieu » (IV, 219) et qui nous concerne tous, à des degrés divers.

19.50 €

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Vers le milieu du XVIe siècle vivaient à Cologne deux amis : « Ensemble ils avaient vécu plusieurs années sous la direction d’un saint vieillard, Nicolas Eschius ; ensemble, ils s’étaient nourris de la plus pure doctrine des maîtres de la vie spirituelle ; ensemble, ils s’étaient essayés, croyons-nous, aux premiers grands travaux, en recueillant et en mettant en ordre les manuscrits conservés sous le nom de Tauler. » Ce sont ces deux amis, Pierre Canisius et Laurent Surius, qui mettent au point la grande édition des œuvres de Tauler qui sera la référence de toutes les éditions ultérieures. On tient aujourd’hui pour assuré que l’ensemble des textes ajoutés par eux à cette édition ne sont pas de la main de Tauler. Mais peut-on dire vraiment que les 84 sermons considérés comme authentiques soient eux-mêmes « de la main de Tauler »  ? Ne sont-ils pas eux-mêmes des collationes, c’est-à-dire des notes prises par des auditeurs ? Dès l’origine, l’entourage de Tauler a pris une part active dans son œuvre, même pour ce qui est sa part la plus authentique. Ce même entourage, qui a conservé le texte des sermons, a élaboré aussi dans le rayonnement spirituel de Tauler tout un ensemble de textes qui, sans être du Maître, témoignent souvent avec la plus grande justesse de sa doctrine et de sa sensibilité. Le traducteur des œuvres de Tauler dans l’édition de Surius, le Père E.-Pierre Noël, dominicain, citait malicieusement un propos du grand érudit dominicain le P. Henri Denifle, en préface à l’un de ses livres sur les mystiques rhénans : « On cherche spontanément, pour ne pas dire avec curiosité, qui a dit la chose et l’on s’inquiète peu de ce qui est dit. Et cependant, l’avertissement de l’Imitation de Jésus Christ, sur cette manière de lire, n’est-il pas toujours plein de justesse : “Ne cherchez pas qui a dit cela, mais occupez-vous de ce qui est dit.” »

14.00 €

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Les textes ici présentés sont extraits du Livre de la Vie dont ils constituent, par leur forme aphoristique, un chapitre unique en son genre (chap. 49). Le Livre de la Vie constitue un document essentiel dans l’histoire spirituelle du Moyen Âge et l’un des plus difficiles à déchiffrer tant il semble entremêler à des éléments authentiques des commentaires d’intention clairement hagiographique. C’est au couvent de Töss, près de Winterthur, que Suso fit la connaissance de Elisabeth Stagel, issue d’une noble famille de Zurich et entrée dans cette maison en 1337, qui sera l’une des plus proches parmi ses filles spirituelles. Comme telle, elle semble avoir largement contribué à la rédaction du Livre de la Vie, établissant les notes sur lesquelles Suso aurait travaillé et contribuant à lui donner cette saveur incomparable dans tout le corpus de la mystique rhénane.

9.90 €

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