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SAGESSES DU MONDE

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L’homme a une double origine : l’une céleste, l’autre terrestre ; l’une naturelle, l’autre surnaturelle. Nous connaissons tous cet axiome. Mais que faire pour le prendre sérieusement comme l’expression d’une promesse, d’une expérience et d’une vocation ? K.G. Durckheim tente ici de répondre à cette question qui engage toute la vie, en s’appuyant sur sa longue expérience de thérapeute, et sans jamais séparer la question du sens de l’homme (sa dimension transcendante) de la méditation qui permet à chacun de se réorienter vers son être véritable. Pour lui, la réintégration par l’homme occidental de cette part d’Orient qui lui est congénitale et inaliénable, mais qu’il a laissée s’étioler au cours des derniers siècles, est l’une des conditions de sa guérison.

8.90 

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Légende dorée, légende des siècles, bible ou génie du paganisme, voici une œuvre qui, en douze mille vers, conte deux cent trente et une histoires de métamorphoses ; elles remontent, pour beaucoup, à l’origine du monde. Ovide, dans ces poèmes épiques et didactiques, nous a donné, des origines à Jules César, un des grands textes sur la genèse de l’humanité. La variété des styles, de l’horreur et du fantastique à l’élégie amoureuse, enchante le lecteur autant que Les Mille et Une Nuits. La grandeur de la Rome impériale, de l’Empire d’Occident s’y reflète. Les Métamorphoses sont l’une des sources principales de la littérature et des arts occidentaux. Comme les fontaines de Rome d’où l’eau ne cesse de jaillir, Les Métamorphoses sont à la fois un monument et une source de la culture européenne.

10.90 

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Calligraphies de Hassan Massoudy « Je crois en la religion de l’amour, où que se dirigent ses caravanes car l’amour est ma religion et ma foi. » Dans chacun de ces poèmes, extraits de L’Interprète des désirs, Ibn ‘Arabî (1165-1240) évoque l’expérience fulgurante d’un amour spirituel, suscitée par sa rencontre avec une jeune Iranienne prénommée Nizhâm, Harmonie. Reconnu comme l’un des plus grands maîtres soufis, Ibn ‘Arabî dépeint les caractéristiques de cette femme emblématique, expression parfaite de l’Amour, de la Beauté, de la Divinité. II la reconnaît et l’aime dans le creux des dunes, dans l’ombre bienfaisante des rares bosquets, dans le vent frais, dans le soleil scintillant, bref dans tous les mouvements de la nature. Nourri de poésie et de culture arabe, Hassan Massoudy redonne vie à cette expérience spirituelle unique, par son style à la fois généreux et maîtrisé. Sur des fonds de couleurs qui évoquent les paysages désertiques dont parle Ibn ‘Arabî, les lettres devenues œuvres d’art incarnent les évolutions harmonieuses de l’Amant et de l’Aimée.

11.05 

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Entre révolution scientifique et révolution spirituelle, entre jésuites et Rose-Croix Homme de la fin de la renaissance par la multiplicité de son génie, la vie de Descartes marque le moment de la rupture épistémologique du monde entre une société encore dominée par des représentations théocentriques et des représentations strictement matérialistes, mécanistes et anthropocentriques. À travers quel roman d’apprentissage s’est déployée la vie de cet annonciateur de la modernité, dont la devise était Larvatus prodeo, « j’avance masqué »  ? Si Descartes a livré un certain nombre d’informations sur lui même dans son célèbre « Discours de la Méthode », quelle fut la clef de l’explication de ses pérégrinations à travers toute l’Europe, et de ses multiples carrières ? Pourquoi a-t-il vécu l’essentiel de sa vie aux Pays-Bas durant l’âge d’or d’Amsterdam, et qu’y a-t-il fait ? Quels ont été ses rapports avec les forces idéologiques de son temps comme les Jésuites et les Rose-Croix ? La poursuite des Rose-Croix par Descartes a-t-elle été une mystification, ou bien Descartes avait-il un intérêt sincère pour ce mouvement aux contours elliptiques, qui l’a influencé, inconsciemment, dans la détermination de son œuvre ? Le lecteur de cette biographie vivace et plaisante, réalisée par un philosophe professionnel pour le grand public, pourra se faire une idée par lui-même.

10.00 

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Huit cents ans après la croisade contre les albigeois, sommes-nous enfin prêts à nous libérer des mythes et des préjugés concernant le phénomène cathare ? Malgré les travaux novateurs de toute une génération d’historiens depuis une trentaine d’années, il semble bien que les « bons hommes » et les « bonnes femmes » soient encore l’objet des spéculations les plus fantaisistes. C’est pourquoi il convenait de mener une « contre-enquête » sur cet événement qui a constitué un tournant majeur dans l’histoire de la France, de l’Église et de l’Europe. Jean-Philippe de Tonnac, écrivain et journaliste, s’est rendu sur les principaux lieux de cette épopée pour y interroger Anne Brenon, l’une des meilleures spécialistes du catharisme. Ensemble, ils tentent de faire la part du vrai et du mythe concernant les « hérétiques » cathares, leur vie quotidienne, leurs structures ecclésiales originales, leurs croyances, leur liturgie, leurs textes fondateurs… De ces conversations captivantes émerge une réalité historique plus riche que la légende : celle d’un mouvement spirituel foncièrement chrétien et non violent.

11.00 

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À la lumière de la psychologie des profondeurs, de la tradition chrétienne et de la merveilleuse richesse de la langue hébraïque, le livre de l’Exode, qui n’était pour beaucoup que le récit légendaire de la sortie d’Égypte du peuple hébreu, se révèle ici un véritable livre de vie. Les chiffres deviennent symboles, les mots et les noms déploient des trésors de sens, et les dix plaies qui s’abattent successivement sur le pays de Pharaon, pour l’obliger à laisser partir le peuple juif, sont autant d’épreuves proposées à l’homme sur le chemin de sa libération, de sa Pâque intérieure. À travers cette lecture vivante d’un livre de la Bible, débarrassée des interprétations banalisantes, moralisatrices ou historicistes, Annick de Souzenelle nous invite à redécouvrir notre patrimoine sacré.

7.90 

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Après le temps du féminisme, mouvement social dont Annick de Souzenelle note à la fois la nécessité historique et les limites, et après le temps d’une féminité artificielle exploitée par la publicité, l’heure est venue d’explorer le sens du féminin. À partir d’une lecture du texte biblique en hébreu, l’auteur du Symbolisme du corps humain nous introduit dans cette dimension essentielle. Scrutant la Genèse, elle s’inscrit en faux contre l’image d’une Ève « sortie de la côte d’Adam », pour mettre en évidence Isha, « l’autre côté d’Adam », la réalité féminine présente en chacune de nous. Elle réinterprète ensuite d’autres grandes figures de la Bible – Marie, Marie-Madeleine, Lot ou Lazare – pour les replacer dans une perspective mystique dans laquelle l’âme de l’homme est une « fiancée » promise aux noces divines.

11.00 

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Quel rôle a pu jouer le catharisme dans l’histoire spirituelle de l’Occident, dans le lent cheminement vers la liberté de conscience et le libre apprentissage de l’intériorité qui permet à chacun d’entrer dans sa vie spirituelle ? Les cathares n’avaient pas de cadre dogmatique intangible, ni de clergé intercesseur entre l’individu, son âme et l’Esprit, ni de baptême de conversion pour admettre un croyant parmi eux. Leur seule véritable exigence était le respect de l’éthique chrétienne. La transformation intérieure gouvernait le cheminement spirituel du cathare vers le consolament.

23.00 

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Voici un ouvrage qui, appuyé sur une solide enquête historique et loin de tout effet de mode, entre en empathie avec la spiritualité des cathares, ces chrétiens si cruellement persécutés et diffamés par l’Église. Le texte fervent de Philippe Roy fait revivre dans sa profondeur la pureté (catharsis) de ces spiritualistes du Moyen Age revenus aux pures sources de leur foi et chercheurs têtus d’une explication du monde que notre science moderne ne fait peut-être, en un sens, que prolonger. C’est là un ouvrage d’une immense richesse. Il aidera à éclairer une page trop souvent maltraitée de l’histoire de l’Occident, il donnera sur à méditer sur les voies d’une authentique sagesse, sur un retour à l’Esprit, source de liberté individuelle et de démocratie. Des leçons toujours vivantes, toujours urgentes…

29.50 

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« Quand on aura suivi Paul Diel dans les associations de mythes, on comprendra que le mythe couvre toute l’étendue du psychisme mis au jour par la psychologie moderne. Tout l’humain est engagé dans le mythe. » (Gaston Bachelard)
Paul Diel (1893-1972), psychologue français d’origine autrichienne, philosophe de formation, a approfondi sa propre recherche psychologique sous l’influence des découvertes de Freud et d’Adler, travaillant notamment sur les rêves et les mythes. Toute son œuvre est publiée aux Éditions Payot.

9.70 

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Livre Audio, texte lu par Michaël Lonsdale. Le Tao Te King, souvent traduit par Livre de la joie et de la vertu, fut considéré comme le texte fondateur de l’école, puis de la religion taoïste. Son auteur, Lao-Tseu, serait né au VIe siècle avant J-C, mais rien n’établit clairement son existence. Il aurait été contemporain de Confucius et c’est en réponse aux principes de ce maître qu’il aurait développé ces conseils de vie, à l’usage tout d’abord du prince en fonction.

17.00 

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Traduit et présenté par Maurice Gloton Ibn’Arabî (560/1165-638/1240), le plus grand des maîtres de la spiritualité islamique, se devait d’écrire un traité sur l’amour, extrait de son œuvre immense : Les Conquêtes mecquoises. Voici donc une traduction qui comble un manque en ce domaine et que nous attendions en raison de l’importance et de l’actualité de ce sujet. L’Islam, dernière religion révélée, inclut l’amour dans sa divine Loi et, contrairement à l’opinion occidentale courante, lui fait une large place. Dieu est tout à la fois l’Amant, l’Aimé et l’Amour. II crée par amour de Se faire connaître et Ses créatures sont les manifestations de cet amour. Elles sont donc toutes éminemment et essentiellement concernées par l’amour sous son triple aspect divin, spirituel et naturel. Chacun alors se sentira attiré et engagé à vivre cet amour décrit d’une manière si captivante et exhaustive. Maurice Gloton, traducteur et présentateur expérimenté des maîtres du soufisme, s’est efforcé de rendre avec amour et beauté ce traité unique dans la littérature sacrée de tous les temps.

9.90 

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Le corps a un langage par lequel il exprime sa jouissance et ses souffrances, mais il est aussi lui-même un langage en soi, un livre de chair. Apprendre à lire le corps, c’est être attentif à son dessin, savoir décrypter les formes du labyrinthe anatomique ; c’est aussi entendre ce que nous disent les grands mythes de l’humanité sur la nature et la fonction subtile de chacun des organes ; c’est enfin, nous dit Annick de Souzenelle, redécouvrir l’Arbre des kabbalistes, car si l’homme est « créé à l’image de Dieu », l’image de son corps doit être lue comme le reflet terrestre de cet « Arbre de Vie » dont nous parle la tradition de la Kabbale.

12.90 

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Démonisés, persécutés, anéantis, les cathares n’ont pas pour autant disparu de la mémoire des hommes. Par delà les brumes de légende qui masquent leurs figures, les bonshommes et les bonnes-femmes ont laissé des traces écrites de leur passage et de leur message. Anne Brenon, l’une des plus grandes spécialistes mondiales de cette foi mal connue, nous fait entrer dans leur intimité. Loin de l’image d’une communauté recluse aux doctrines occultes, elle nous fait découvrir des individus pieux et charitables, engagés dans la vie de la cité. Face à l’Église qui possède et écorche, ils affirment incarner l’Église qui fuit et pardonne, la seule qui soit fidèle à l’héritage des apôtres. Si le catharisme organisé a péri sur les bûchers (quoiqu’il ait survécu un peu plus longtemps qu’on ne le croie), son esprit peut encore inspirer tous ceux qui, contre les puissances de ce monde, prennent le parti des âmes en souffrance.

9.90 

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Zarathoustra est un grand sage iranien, du 7e siècle av. JC, du temps du grand empire Perse. Bien qu’il vécut à une époque fort éloignée de la nôtre, il s’avère qu’une bonne part de ce que l’on pense aujourd’hui a déjà été révélée par lui au travers de son expérience la plus intime. Pour Zarathoustra, le monde est bon malgré ses conflits ; la vie est bonne malgré ses déchirements. Il ne faut donc pas les fuir, mais saisir à bras-le-corps, par la réflexion et l’action les problèmes qu’ils posent pour les résoudre. Le monde est bon parce que c’est à travers lui que l’esprit se manifeste, c’est de lui qu’il se sert comme un instrument, et si l’homme y est attentif, il peut s’en servir à son tour comme d’une voie qui mène vers le spirituel. De la doctrine zarathoustrienne émane une impression de bonheur, de joie de vivre, de vitalité, une invitation au respect, à la compassion et à l’activité créatrice.

8.00 

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Volume II : Théologie Premier ouvrage publié par H.P. Blavatsky pour apporter au monde, qui les avait oubliés, les principes essentiels sous-jacents à tous les systèmes philosophiques de jadis. Critique du matérialisme, du dogmatisme religieux et défense de la Quête éternelle. Le lecteur trouvera une mine de renseignements sur la Magie, la Kabbale, l’Alchimie, les mondes invisibles, les Cosmogonies orientales, l’Homme intérieur, les fondements de l’Astrologie, les Cycles dans la nature, la Gnose, les Mystères antiques, etc.

38.00 

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D’ère en ère, des groupes d’hommes nous laissent un exemple de vie exceptionnel. Comme les Esséniens et les Manichéens, les Cathares puisèrent à la grande tradition gnostique : parvenir à la résurrection de l’âme. Ils donnent le témoignage de cette vie pure, lumineuse, joyeuse, qui surgit en celui qui éveille l’étincelle divine du cœur. A une étude historique de la pensée gnostique, Antonin Gadal ajoute de nombreux faits transmis par la tradition orale de cette région de l’Ariège qui vit de nombreux « parfaits » suivre, dans des grottes initiatiques, la voie de l’endura : la reconstruction de l’âme immortelle, le « vêtement de lumière » qui rend à l’homme ses pouvoirs originels de conscience et l’ouvre au Royaume de la Lumière, sa véritable patrie.

23.00 

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Volume I : Science Premier ouvrage publié par H.P. Blavatsky pour apporter au monde, qui les avait oubliés, les principes essentiels sous-jacents à tous les systèmes philosophiques de jadis. Critique du matérialisme, du dogmatisme religieux et défense de la Quête éternelle. Le lecteur trouvera une mine de renseignements sur la Magie, la Kabbale, l’Alchimie, les mondes invisibles, les Cosmogonies orientales, l’Homme intérieur, les fondements de l’Astrologie, les Cycles dans la nature, la Gnose, les Mystères antiques, etc.

41.00 

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1915. Tandis que la Première Guerre mondiale ensanglante l’Europe, un auteur quasiment inconnu publie son premier roman, qui connaît un succès foudroyant. Placé sous le signe du Golem, cette créature d’argile façonnée jadis par un rabbin, et qui revient hanter la ville tous les trente-trois ans, le livre ressuscite la Prague du tournant du siècle : Prague et son ghetto, rasé quelques années avant la guerre par des autorités soucieuses d' »assainissement ». Dans ses rues tortueuses où sont tapis des êtres fantastiques, dévorés par la passion et la haine, des crimes se commettent, tandis que les couples dansent dans des cabarets sordides. La folie sourd des vieilles pierres… Elle poisse les songes et les souvenirs, elle sème sous les pas des passants des arcanes indéchiffrables. Jusqu’où le narrateur ira-t-il pour se libérer de son emprise et connaître enfin son destin ?

10.50 

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Allumeur de réverbères n’est pas un métier méprisable. C’est grâce à lui que l’ancêtre du baron von Jöcher a été annobli. et depuis, ses descendants ont continué à apporter la lumière au cœur de la nuit des hommes… Mais lorsque le onzième baron von Jöcher se voit devenir vieux et, depuis que sa femme l’a quitté, sans espoir d’avoir des enfants à qui transmettre les secrets de sa famille et ceux de l’Ordre rituel auquel tous ses aïeux ont appartenu, il décide d’adopter un jeune garçon prénommé Christophe… parce que Christophe était le prénom de l’Ancêtre. Sa rencontre avec le baron marquera pour Christophe le début de son éveil à la vie de la conscience : tout comme sa rencontre avec la si belle Ophélie marque pour lui l’éveil de la vie du cœur et des sens. Mais Christophe n’est pas un garçon comme les autres : une nuit, aux lisières du rêve et du sur-réel, il a rencontré la forme spectrale du Dominicain blanc qui l’a entendu en confession et lui a remis tous ses péchés – tous : ceux qu’il a déjà commis, mais également, tous ceux qu’ils pourrait commettre à l’avenir. Dans un style où le flamboiement du lyrisme épouse les clairs-obcurs de l’expressionnisme, Gustav Meyrink (1868-1932) – l’auteur du Golem et du Visage Vert – conte en un roman fascinant l’aventure spirituelle d’un jeune homme en quête de l’amour et de la vie éternels.

19.20 

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Prague, 1917 : au cœur de la ville mystérieuse, d’étranges événements se préparent. Dans le château du Hradschin, un somnambule fait son apparition, le visage en sang, au beau milieu d’un dîner aristocratique ; pendant ce temps, de l’autre côté du Pont de pierre, dans la tour de la Faim, la jeune comtesse Polyxena assiste en secret à l’assemblée des membres des bas-quartiers de Prague. Parmi eux se trouve l’homme qu’elle aime, Ottokar, un bâtard à qui une prostituée en haillons a prédit qu’il deviendrait un jour « empereur du monde ». Pour empêcher la révolution qu’ils fomentent, elle tente d’exercer contre eux l’aweysha, ce terrifiant pouvoir par lequel les morts influent sur les vivants. La Nuit de Walpurgis, celle qui déchaîne les fureurs et les spectres, est proche – bientôt, les personnages seront emportés vers leur tragique destinée… Voici, dans la lignée du Golem, le chef-d’œuvre du fantastique pragois.

10.00 

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L’Ange à la fenêtre d’Occident, l’ultime roman de Gustav Meyrink, est de ces livres qui, sitôt ouverts, n’en finissent plus de vous hanter. Rédigé peu avant la mort de l’auteur, il est à son œuvre ce que Faust est à celle de Goethe : une « somme », summa scientia. L’histoire fascinante de John Dee, célèbre alchimiste du XVI° siècle, y est relatée à travers les fragments de son journal, que le baron Müller, un lointain descendant, a reçu en héritage. De l’Autriche du XX° siècle à l’Angleterre de la reine Élisabeth, en passant par la Prague du Rabbi Löw, droit venu du Golem, les repères peu à peu vacillent, et l’on voyage, de la table de travail de Müller au cachot où l’alchimiste, accusé de sorcellerie, est retenu prisonnier… Placé sous l’auspice du culte de la « putain du diable » Isaïs la Noire, figure de la tentatrice, ce roman est sans doute l’un des plus sensuels de Meyrink. Sombre et charnel, L’Ange à la fenêtre d’Occident, où les ressorts du fantastique meyrinkien sont exploités jusqu’au vertige, est un « livre extraordinaire, foisonnant de symboles, pullulant de mystères, rempli d’un désordre grandiose où la vision profonde confine souvent à la folie » (Marcel Béalu).

14.00 

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1916 – Amsterdam est devenue la plaque tournante de l’émigration européenne. Une foule interlope et grotesque se bouscule dans les bouges à matelots, les cabarets douteux et une mystérieuse boutique de prestidigitation au cœur du ghetto. Aristocrates en exil, escrocs, illusionnistes, kabbalistes et sorciers, tous rêvent à une nouvelle vie dans un autre monde. Certains fondent leurs espoirs sur une terre promise au-delà de l’océan, d’autres, au moyen de forces occultes, cherchent à briser le miroir des apparences dans l’attente d’une Vérité révélée. Beaucoup cèdent à la tentation des sectes et des charlatans mais, dans le labyrinthe de l’aventure intérieure, seul l’initié au cœur pur trouvera l’issue. L’ingénieur Hauberisser et la jeune Eva sont de ceux-ci, ils vivent leur amour comme une quête spirituelle. Le Visage vert leur apparaît pour les guider, symbole ésotérique qui donne la vraie dimension de ce roman à clés ; chacun l’interprète en fonction de ce qu’il est lui-même, accomplissant cette alchimie qui selon C. G. Jung conduit au Soi, à la part du divin en l’homme.

18.00 

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Her-Bak « Pois Chiche », le petit apprenti, devient disciple du temple. Des secrets de la matière, son maître le mène de son bras sûr, au-delà de lui-même, vers cette connaissance mythique qui fait la grandeur de l’Egypte, et qui fera de lui un Maître.
Her-Bak « Pois Chiche », Her-Bak « Disciple », ou la vie d’un jeune garçon de l’Egypte ancienne, à la manière d’un conte initiatique.
« Le Sage eut une lueur d’ironie dans les yeux, il murmura :
« Dis-moi, Her-Bak, connais-tu une mère qui puisse ne pas mourir ?
– Comment serait-ce possible ? Tout ce qui naît ne doit-il pas subir la mort ?
– C’est pourquoi une telle mère ne doit ni être née ni avoir forme corporelle ; car c’est sur le corps que la mort exerce son pouvoir. Et cette mère, nourrice de la Vie, sera nécessairement de la nature de ce qui donne la Vie, et que nous appelons âme. »
Le Sage émit une conclusion provisoire : « Ainsi le problème de la Vie n’est pas encore approfondi ; mais la possibilité de la Mère-qui-ne-meurt-pas t’approche de la solution, car elle te révèle le sens de la mort : cette mort n’est alors qu’un passage de l’être dans le ventre de la grande Mère Nout qui provoque toutes les transformations.
– Si la mort est un moment de transformation, il doit rester, en dehors du corps inerte, quelque chose qui continue à vivre… »
Le Sage rectifia : « …qui est la Vie. »
Her-Bak s’efforçait de retenir chaque parole. Enfin, il posa « la question » : « Le problème fondamental serait donc : Qu’est-ce que la Vie ? Qu’est-ce que la Vie si elle est autre chose qu’apparence passagère, maturation de semence et transition entre naissance et mort ? » »
Ce livre s’adresse aussi bien aux égyptologues qu’à tous ceux qui, sans préparation spéciale, désireraient connaître l’étonnante civilisation pharaonique. Il est né du désir d’exposer en une synthèse vivante, et sous forme facilement accessible à la mentalité occidentale, l’ensemble des problèmes évoqués par l’antique Egypte et l’ensemble de la connaissance impliquée dans son œuvre. Tel est le but et le programme d’Her-Bak « Disciple » : partager avec le lecteur la propre initiation aux arcanes d’une sagesse qui fut la source de toute civilisation méditerranéenne.

9.50 

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