E-LIBRAIRIE Gnose · Hermétisme · Spiritualité

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Christianisme

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Quel est le but des religions ?  C’est la première question qui se pose. Les religions sont données au monde par des hommes plus sages que les masses qui les reçoivent. Elle sont destinées à hâter l’évolution humaine et leur action, pour être effective, doit atteindre et influencer individuellement les hommes. Or tous les hommes ne pas arrivés au même degré d’évolution. L’évolution peut, au contraire, se représenter comme une rampe ascendante dont chaque point est occupé par un homme.
Cet ouvrage, écrit à l’intention de ceux qui ne se satisfont pas des enseignements exotériques, a pour objet d’appeler l’attention sur les vérités profondes qui sont la base du Christianisme. Les doctrines chrétiennes sont exposées à la lumière des enseignements théosophiques, dans leurs vérités profondes, qui sont la base du christianisme.

18.30 

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Après des siècles de relatif oubli, Maître Eckhart, dominicain philosophe autant que mystique, est enfin reconnu aujourd’hui comme l’une des plus grandes figures du christianisme. En marge de ses traités savants écrits en latin, il a délivré de nombreux sermons en allemand lors de ses tournées pastorales. Suspecté d’hérésie, il se défendit en expliquant que « s’il faisait fréquemment usage d’un langage inhabituel, c’est qu’il désirait par ses sermons inspirer à ses auditeurs le désir suprême de faire le bien. » Ce sont ces sermons, où l’abstraction théologique nourrit le sentiment intime du divin, qui sont réunis pour la première fois en un seul volume dans la traduction de Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière.

16.50 

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Erik Sablé, à la suite de Jacob Boehme, de Tauler et des premiers auteurs rosicruciens, utilise la symbolique alchimique non pour nous entraîner en littérature (Paulo Coelho) ou en psychologie des profondeurs (Carl Jung) mais pour « décrire la régénération spirituelle de l’être humain, sa lente transfiguration en Lumière » : « Vous êtes vous-même la pierre philosophale, votre propre cœur est la matière première qui doit être transmuée en or pur. » Son approche est celle de la tradition et plus particulièrement de la tradition chrétienne.  Ses sages et ses saints souvent cités nous rappellent que l’Évangile est une invitation à cette grande « œuvre » : « ce royaume des cieux est semblable à un grain de moutarde semé dans un champ » ; il doit subir toutes les transformations nécessaires de mort et de résurrection, d’anéantissement et de surgissement pour que s’épanouisse l’information créatrice ou l’or caché dans les profondeurs de sa semence.

10.65 

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Traduit du haut-allemand et présenté par Jean Moncelon et Eliane Bouchery. Si Rulman Merswin est avec Tauler l’un des fondateurs du mouvement des Amis de Dieu, l’ »Ami de Dieu de l’Oberland » en est l’inspirateur. Car Merswin lui-même se place sous sa direction spirituelle et va jusqu’à attribuer à ce mystérieux ermite la « conversion » du célèbre théologien dominicain Jean Tauler. Rappelons que si la mystique rhéno-flamande, illustrée par les noms de Maître Eckhart (1260-1328), Jean Tauler (1300-1361), Henri Suso (1295-1366) et Jean de Ruysbroeck (1293-1381), constitue un des moments forts de la culture européenne, le mouvement des Amis de Dieu, beaucoup moins connu, est lui aussi de première importance. Le projet des Éditions Arfuyen sur ce mouvement s’articule en trois ouvrages de référence : Le Livre des Amis de Dieu ou les Institutions divines, de Jean Tauler, avec une préface de Rémy Vallejo (janvier 2011) ; Le Livre des neuf rochers, de Rulman Merswin, traduit du moyen haut-allemand et présenté par Jean Moncelon et Éliane Bouchery, avec une préface de Francis Rapp (février 2011) ; enfin Le Livre des cinq hommes, traduit du moyen haut-allemand et présenté par les mêmes (mars 2011). Le présent ouvrage, ainsi que celui de Merswin paru en février, ont été couronnés par le Prix Nathan Katz du patrimoine 2010. Le Livre des cinq hommes (1377) présente les cinq ermites qui ont fondé la communauté de l’Oberland, mais aussi, non sans humour, leur cuisinier (Conrad) et leur messager (Ruprecht) ! Parmi les ermites : un juif converti (Abraham), un homme de loi et un bourgeois marié dont on nous raconte les difficultés qu’il a rencontrées pour obtenir de sa femme l’autorisation de se retirer dans la montagne… L’Ami de Dieu de l’Oberland termine son texte en se présentant lui-même, avec beaucoup de simplicité. Il ne s’agit donc pas d’un traité spirituel, mais d’une présentation très concrète d’un ermitage et de ses membres. Cet Ami de Dieu de l’Oberland est d’autant plus énigmatique et fascinant qu’on ne lui voit guère d’équivalent dans l’histoire culturelle occidentale. À qui comparer ce laïc anonyme au très large rayonnement, interlocuteur de personnalités importantes de son temps (notamment le pape auquel il rend visite), fondateur d’un ermitage réputé, auteurs de plusieurs textes autobiographiques sur cette aventure collective mais également de divers traités et épîtres ? Rien d’étonnant si, malgré ce que nous savons de lui à travers les manuscrits aujourd’hui encore conservés, la réalité de son existence historique a été remise en cause par certains. Pourtant la langue dans laquelle il écrit est très différente du dialecte strasbourgeois de Merswin et sa pensée elle aussi très distincte. Par ailleurs, peut-on imaginer Merswin inventer de toutes pièces la biographie de cet ermite et de ses compagnons ? Il serait alors un génie : l’inventeur, en plein XIV° s., du genre romanesque !

10.00 

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Le corpus des œuvres de l’Ami de Dieu de l’Oberland (XIVe siècle) et de Rulman Merswin (1307-1382) retrace une aventure spirituelle unique en Europe. Les originaux manuscrits en sont conservés à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg et demeurent, chose étonnante, presque totalement inédits à ce jour en français. Fondé en Alsace mais implanté dans toute l’Europe, essentiellement composé de laïques, le mouvement des Amis de Dieu a eu une place majeure pour transmettre la pensée de Maître Eckhart malgré sa condamnation par le pape. Peu étudié jusqu’à ce jour, le foyer central de ce mouvement, la communauté d’ermites qui fut créée par l’Ami de Dieu de l’Oberland et quatre compagnons (vraisemblablement dans les Hautes-Vosges alsaciennes) reste entouré d’un épais mystère. Il est probable que la publication de ces nombreux textes inédits permettra enfin de mieux comprendre son histoire. L’histoire du corpus manuscrit de l’Ami de Dieu de l’Oberland est extraordinaire puisque ces documents proviennent en droite ligne des archives des chevaliers johannites de la commanderie de l’Île-Verte, créée par Merswin à Strasbourg (à l’emplacement de l’actuelle ENA). Ce précieux corpus a fait l’objet au XIXe siècle de nombreuses recherches universitaires en langue allemande, mais d’aucune recherche depuis lors hormis elle de Bernard Gorceix dans son magistral ouvrage Les Amis de Dieu en Allemagne au XIVe siècle. Seuls ont paru en France deux ouvrages publiés parc Arfuyen en 2011 : Le Livre des neuf rochers de Rulman Merswin et Le Livre des cinq hommes de l’Ami de Dieu de l’Oberland. Le présent volume réunit l’ensemble des écrits non autobiographiques de l’Ami de Dieu de l’Oberland : « Le Sage et l’Ermite » (1338) ; « L’Enseignement donné à un jeune frère » (1345) ; « Dialogue entre un moine et un jeune prêtre » (1347) ; « Les Sept Œuvres de miséricorde » (1347) ; « Épître à la Chrétienté » (1357) ; « Histoire de deux recluses » (1377) ; « Histoire de deux religieuses bavaroises » (1378) ; « L’Enseignement donné à une jeune fille » (sans date) ; « L’Étincelle de l’âme » (1378). Le traducteur du présent ensemble, Jean Moncelon, est l’un des grands spécialistes des traditions ésotériques chrétiennes et musulmanes. Il est notamment l’auteur de Louis Massignon, le Cheikh admirable (Plon, 1994) et de Novalis, l’initiation à la Sagesse divine (Terre blanche, 2012).

15.00 

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Commentaires sur des extraits bibliques classées en chapitres : L’annonciateur, l’adversaire et les amis – La tentation – Les béatitudes – La loi nouvelle – La prière – La maison spirituelle La pensée peut émouvoir ou conquérir l’admiration, sans doute ; mais sa nature même lui impose des bornes, et dans son suprême effort, elle n’arrive jamais plus loin que la cime vierge et glacée de la conscience de soi. Le sentiment dépasse cette cime et s’en élance dans les cieux de la vie éternelle. Dans ce monde indescriptible aucune loi raisonnable ne peut plus vivre ; l’être y reçoit les ailes de l’Esprit pur et le don de la liberté sans limites… Voilà pourquoi la méthode employée dans ces commentaires n’est pas didactique. L’auteur a voulu conduire le lecteur sincère et simple aux richesses inépuisables de la pauvreté spirituelle. Nous devons nous connaître nous-mêmes et mettre toute l’énergie de notre volonté à nous rendre maîtres de notre égoïsme.

19.00 

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Lot de 3 brochures issues de la collection  »Deux mille ans de Tradition spirituelle vivante » – Le Catharisme : Hérésie ou pur Christianisme ? – Dante Alighieri : Un message universel pour notre époque – La Renaissance : La semence cachée d’une nouvelle conscience

12.00 

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On a peine à croire que la pensée et l’œuvre de Jacob Böhme n’ont fait l’objet, jusqu’à présent, d’aucune étude en français à la fois assez générale et sérieuse pour intéresser le public cultivé. La thèse d’Alexandre Koyré (La Philosophie de Jacob Böhme), récemment rééditée par la Librairie Vrin, représente un monument de savoir, d’intelligence et d’érudition ; mais ce volumineux ouvrage, d’accès peu aisé, s’adresse essentiellement aux spécialistes de la philosophie. La traduction française du travail de Gerhard Wehr vient donc combler une lacune ; nous n’avons, d’autre part, trouvé dans aucune langue un exposé aussi clair et aussi complet. On y voit apparaître tel qu’il fut, écrivit et pensa, ce théosophe chrétien mort en 1624, qui exerça sur la pensée allemande et européenne une influence dépassant même le seul domaine de l’hermétisme. Aborder Böhme, c’est retourner aux origines de la philosophie moderne, qui procède de lui à travers le cheminement d’un long processus de pensée sécularisante ; c’est aussi effectuer un pèlerinage aux sources, car de tous les théosophes occidentaux il n’en est peut-être pas de plus puissant, de plus attachant ni de plus génial. Les « Cahiers de l’Hermétisme » se proposant de présenter soit un document inédit, soit un ensemble d’études et de documents sur un sujet donné, nous avons le plaisir de présenter à nos lecteurs deux œuvres rares de Jacob Böhme qui n’ont connu qu’une édition, en 1807, dans une traduction en français de Louis-Claude de Saint-Martin. Le choix de ces textes offre un double avantage : ils ne sont pas excessivement longs, et en même temps ils condensent l’essentiel. Un troisième volet s’imposait. Pierre Deghaye, qui nous apparaît comme le meilleur spécialiste de Böhme en France, a accepté de se charger de ce travail délicat mais point ingrat. Nous invitons ainsi les lecteurs à méditer sur Böhme, Saint-Martin et ces commentaires, c’est-à-dire sur un des aspects fondamentaux de notre culture occidentale.

18.56 

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L’enseignement de Maître Deshimaru – Préface de Jean-Yves Leloup. En 1973, Evelyn de Smedt rencontra Maître Taisen Deshimaru auprès duquel elle passa une dizaine d’années à travailler, aussi bien à travers la pratique de zazen que la rédaction et la publication de ce qu’il enseignait. Depuis sa mort, elle continue à transmettre son enseignement. A l’aurore du XXIe siècle, dans un monde en grandes mutations, on constate que les mouvements spirituels, tout en renvoyant en premier lieu à leurs fondateurs, ont tendance à s’ouvrir les uns aux autres. En particulier, la rencontre Orient-Occident fait que des chrétiens pratiquent le bouddhisme zen et vice-versa. Le Maître zen Taisen Deshimaru a dirigé de son vivant plusieurs sessions de méditation au sein de monastères chrétiens : ces rencontres furent l’occasion de passionnants échanges, dont cet ouvrage se fait l’écho. Les paroles du Christ retranscrites dans les Évangiles, les expériences des mystiques chrétiens et les paroles du Bouddha n’expriment-elles pas dans leur essence la même vérité sur les problèmes fondamentaux de l’homme et de son devenir ?

7.70 

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Chef-d’oeuvre de la première littérature mystique de langue française, Le Miroir des âmes simples et anéanties révèle une richesse spirituelle qui place son auteur, Marguerite Porete dans la lignée de saint Jean de la Croix, Maître Eckhart ou Hadewijch d’Anvers. Du cœur de l’expérience religieuse la plus radicale – Dieu est Amour -, l’auteur pose les questions qui, de l’Évangile au rationalisme moderne, ont façonné l’âme occidentale : l’Amour vrai est-il soumis à autre chose qu’à lui-même ? Fût-ce à la morale, à la religion, à Dieu même ? La force et l’audace de ces interrogations, qui conduisirent en 1310 leur auteur au bûcher de l’Inquisition, traversent les siècles à la rencontre de tous ceux qui, aujourd’hui comme hier, « fin Amour demandent ».

8.90 

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La crise actuelle n’est pas simplement économique et financière, elle est aussi philosophique et spirituelle. Contre une vision purement matérialiste de l’homme et du monde, Socrate, Jésus et Bouddha sont trois maîtres de vie. Une vie qu’ils n’enferment jamais dans une conception étroite et dogmatique. Leur parole a traversé les siècles sans prendre une ride, et, par delà leurs divergences, ils s’accordent sur l’essentiel : l’existence humaine est précieuse et chacun, d’où il vienne, est appelé à chercher la vérité, à se connaître dans sa profondeur, à devenir libre, à vivre en paix avec lui-même et avec les autres. Un message humaniste, qui répond sans détour à la question essentielle du sens de la vie.

7.70 

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La figure de Paracelse, médecin des pauvres et philosophe errant, est fascinante de force et de modernité. Il laisse une œuvre immense devenue légendaire mais très peu connue. Le présent ouvrage présente la pensée philosophique et spirituelle de Paracelse, centrée sur la recherche de l’harmonie entre le microcosme et macrocosme, entre l’homme et l’univers. Une pensée pour répondre aux inquiétudes d’aujourd’hui. Lucien Braun, qui a traduit ces textes, est professeur émérite de l’Université de Strasbourg. Il est l’un des meilleurs spécialistes de Paracelse auquel il a consacré deux importants essais et plusieurs traductions : De l’alchimie, 2000 ; De l’astrologie, 2002 ; De la magie, 1998. Malgré une existence sans cesse itinérante et consacrée au soin des malades, Paracelse a écrit des milliers de pages. Ses œuvres complètes comptent 26 volumes. Insupportable pour les uns parce qu’il ne se pliait pas aux usages des savants (il écrivait en alémanique), admirable pour d’autres par la puissance visionnaire de sa philosophie de la nature, Paracelse a déchaîné les polémiques et, de ce fait, peu de textes sont paru de son vivant. Si ses textes sur la médecine et la nature sont connus, ses écrits sur la religion et l’éthique n’ont commencé d’être publiés que très tardivement. Pour lui, Dieu se fait connaître par sa parole (codex scripturae) et par la nature (codex naturae) et l’analogie est la voie de l’intelligence de la nature à celle du monde spirituel. Car, pour lui, tout se répond et se fait écho. Paracelse refuse de pratiquer la médecine sans comprendre, comme aussi de prendre pour argent comptant les enseignements des théologiens. Sans cesse, il oppose l’église de pierre, qui multiplie les pratiques extérieures, et l’Église de l’esprit. Il se méfie tout autant de l’ordre trop humain voulu par les Réformateurs. Une idée le hante : la recherche de la vie bienheureuse. Pour lui, elle doit se réaliser dès cette vie et la transmutation intérieure est le moyen d’y parvenir : l’alchimie nous indique le chemin de réaliser en soi la pureté évangélique. « L’inquiétude, écrit-il, est plus utile que la quiétude. » Par son inlassable quête de vérité et son dévouement aux pauvres, il ne cessera de marcher lui-même vers cette perfection.

13.00 

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Les textes ici rassemblés sont consacrés à l’un des thèmes fondamentaux de la pensée eckhartienne, le plus constant aussi et le moins bien compris : l’humilité. La doctrine de l’humilité s’inscrit au plus vif d’une confrontation entre philosophie et théologie, qui connaît son apogée en ce XIVe siècle. La doctrine eckhartienne de l’humilité s’inscrit au plus vif d’une confrontation entre philosophie et théologie, qui connaît alors son apogée. D’un côté, la grandeur d’âme, la « magnanimité » des philosophes inscrits dans la lignée d’Aristote, de l’autre, l’ »humilité » du théologien et la vertu du moine mendiant. Pour Eckhart, l’humilité est la racine de la diffusion de Dieu. Dieu ne peut « refuser aucune grâce à l’homme humble, non plus qu’en accorder aucune à l’orgueilleux ». L’orgueil, c’est la magnanimité sans l’humilité, la nature sans la grâce, la philosophie sans le Christ. L’ »humilité » n’est donc pas seulement une vertu morale. C’est une vertu ontologique et plus qu’ontologique. C’est une « racine plantée dans le fond de la déité ». La doctrine de l’humilité que Maître Eckhart est venu dire « à Paris, dans l’école » est une doctrine de la divinisation. Mais les « grands maîtres de Paris » ne l’ont pas comprise. Eckhart a pu simultanément passer pour un « fou », aux yeux des philosophes de métier, pour un « hérétique » aux yeux des spirituels et pour un « aristotélicien radical » aux yeux des théologiens conservateurs qui, jusqu’en la Curie d’Avignon, l’ont accusé d’avoir professé « l’éternité du monde ». Cette triple incompréhension a eu ses conséquences. C’est le point de départ médiéval d’une opposition entre « philosophie » et « mystique » qui pèse encore aujourd’hui.

14.00 

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Les traités qui composent ce livre furent rédigés par Boehme à la fin de sa vie, dans les années 1623-1624 (certains auteurs datent de 1622, au moins l’un d’entre eux). Ce livre – on ne sait quel(s) traité(s) précisément – provoqua le deuxième et dernier exil de son auteur. Celui-ci, qualifié par le Conseil municipal de Görlitz du 26 mars 1624 de « fourvoyé fantasque et enthousiaste Jacob Boehme », fut, paraît-il, tout spécialement persécuté par le pastor primarius Gregor Richter, son ennemi personnel, qu’il désigne à son tour comme « le suprême pharisien » (lettre de Boehme du 6 avril 1624 à Sigismund Schweinitz, éd. Schiebler, VII, p. 583). Cette édition reprend la traduction française publiée à Berlin en 1722 par Gotthard Schlechtiger. C’est l’un des rares textes de Jacob Boehme que Saint-Martin ait pu lire sans avoir à le traduire. Dans l’édition des Sämmtliche Werke, donnée par Schiebler, le traité « De la vraye Repentance » (De Poenitentia) porte la date du 9 février 1623 (p. 76). Le traité « De la Régénération » (Von der Wiedergeburt) est sans doute de 1623 ou plus probablement de 1624 vu le ton conclusif et récapitulatif que Boehme y emploie quasiment avec l’attitude de celui qui se prépare à affronter un jugement ; en outre, y est cité le Mysterium Magnum qui est de 1623. Le traité « Entretien d’une âme illuminée avec une autre qui n’est pas illuminée » porte la date de 1624 et est analogue, à plusieurs égards, au « Dialogue de la Vie supersensuelle ». Quant au traité « De la sainte Prière » l’édition Schiebler, la plus accréditée et la plus complète, porte ces lignes au bas de la page de titre : Ce bref livre de prières, ainsi que d’autres ouvrages, Boehme ne l’a pas achevé car le 18 novembre 1624, le sixième dimanche après la Trinité, a quitté ce monde cri prononçant ces mots : « Maintenant Je m’en vais au paradis ». Ce fut peu après son retour à Görlitz.

28.50 

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Dans cet ouvrage datant de 1732, l’auteur traite du Mystère de la Croix au sens hermétique des quatre éléments et de la Pierre Philosophale. Son traité est plein de surprises agréables pour le quêteur de l’Absolu. Il est suivi des poèmes en latin « L’hortulus sacer » signifiant « Le jardin sacré » ou « L’enclos sacré de la fleur hermétique« .

38.50 

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De l’Incarnation de Jésus Christ, exposée en trois parties : 1. Comment le verbe éternel est devenu homme et de la vierge Marie 2. Que nous devons entrer dans les souffrances l’agonie et la mort du Christ 3. De l’arbre de la foi chrétienne

28.50 

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Traduction de O. Sporeys De toutes les traductions de l’Imitation de Jésus-Christ qui ont été données, il n’en est pas une, à notre connaissance, pour laquelle il ait été tenu compte du fait que l’auteur inconnu de cet admirable traité mystique a été adepte de la philosophie Ésotérique. Le texte latin pris pour base dans ce livre est connu sous le nom de « Manuscrit de Bruxelles », c’est le Codex Kempenensis. Ce manuscrit est considéré comme décisif, malgré des variantes et quelques fautes de copies, il est généralement suivi par tous les traducteurs. L’auteur, parfaitement au courant de la Tradition ésotérique enseigne selon la tradition de l’Évangile, et le lecteur devra tenir compte de tous ces enseignements en lisant l‘Imitation. Qui était-il ? Qu’importe. Ce « parfait » nous prévient lui-même de ne pas nous préoccuper d’une chose si peu importante. Il nous enseigne en effet, après Sénèque, que nous devons nous attacher à ce qui est dit, sans chercher qui l’a dit. Sa volonté d’anonymat devrait être respectée. L’imitation est constituée de trois livres, qui correspondent à trois périodes, purificatrice, contemplative et unitive. On comprendra en méditant sur cette progression, qu’il s’agit de trois morts, suivies de résurrection, que subit l’âme humaine au cours de son évolution mystique.

15.00 

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Traduit du latin et présenté par Éric Mangin – Postface de Marie-Anne Vannier Ce huitième ouvrage de Maître Eckhart aux Éditions Arfuyen aborde l’œuvre latine avec un court traité, le Commentaire du Notre Père, traduit ici pour la première fois. Son intérêt est double : d’une part, c’est une réflexion sur un texte fondamental et connu de tous, le Notre Père, et qui s’adresse donc à un public plus large ; d’autre part, le Commentaire mobilise l’ensemble de la culture d’Eckhart et permet de mieux comprendre ses sources, de Cassien et Augustin à Jean Chrysostome et Maxime le Confesseur. Quant à la magnifique Prière de Maître Eckhart, elle est ici publiée pour la première fois en édition bilingue (trad. Gérard Pfister) et en traduction intégrale. Le Commentaire du Notre Père apparaît dans deux manuscrits, dont le célèbre manuscrit de Cues de 1444. L’attribution du Commentaire à Eckhart est néanmoins certaine, du fait de nombreuses similitudes avec d’autres œuvres eckhartiennes. Eckhart y fait lui-même expressément allusion dans son Commentaire sur l’évangile de Jean. Le Commentaire du Notre Père propose une méditation sur la prière chrétienne. Prier, c’est s’adresser à Dieu et lui parler. Eckhart insiste également ici sur le caractère communautaire et ecclésial de la prière. Enfin, la prière du Notre Père n’est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Prier, c’est donc entrer dans la prière du Christ, se conformer à lui, et devenir Fils du Père. Le rapprochement entre l’œuvre latine et l’œuvre allemande permet ainsi de montrer que les expressions les plus audacieuses d’Eckhart trouvent en réalité leur fondement dans la tradition la plus classique. Éric Mangin, prêtre diocésain, est chargé de cours à la faculté de philosophie de l’université catholique de Lyon et membre de l’équipe de recherche sur les mystiques rhénans. Marie-Anne Vannier, professeur à la faculté de théologie de l’université de Metz, a déjà préfacé trois ouvrages d’Eckhart parus dans la même collection. —————– La structure de ce traité suit la progression du texte biblique verset par verset , et mot à mot. Après une introduction qui porte sur la phrase « Notre Père qui es aux cieux », Eckhart distingue d’une part les trois premières demandes concernant Dieu, et d’autre part les quatre dernières qui s’appliquent à l’homme. Il s’inscrit dans un genre littéraire tout à fait classique en théologie et rejoint par exemple l’oeuvre de Cyprien. Le texte d’Eckhart se présente comme un ensemble de notes et rappelle ainsi l’allure de sermons latins. Il ne s’agit pas ici de faire une analyse exhaustive du traité, mais il peut être intéressant de noter comment Eckhart fait intervenir plusieurs niveaux de lecture et d’interprétation, rappelant ainsi les grands principes de l’exégèse médiévale. Ainsi, le « Commentaire de Notre Père » propose une méditation sur la prière chrétienne : Qu’est-ce que la prière et comment faut-il prier ? La prière du Notre-Père n’est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Le Commentaire du Notre Père se situe précisément dans l’ensemble de la pensée eckhartienne et en particulier par rapport à la question du détachement, qui est l’axe central de sa prédication en langue allemande.

13.50 

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Rama, Krishna, Hermès, Moïse, Orphée, Pythagore, Platon, Jésus. Chacun représente l’une des grandes religions qui ont contribué à la constitution de l’humanité. Ils n’ont parfois laissé aucun écrit, mais tous ont eu des disciples, et légué des rites d’initiation, une légende. Édouard Schuré, dans ce livre devenu mythique, esquisse l’histoire secrète des religions. De l’initiation brahmanique aux mystères de l’Égypte, de la mission d’Israël à celle du Christ, du mythe d’Orphée aux mystères d’Éleusis, c’est à un voyage dans la tradition ésotérique la plus reculée que Édouard Schuré nous convie, là où science et religion se réconcilient à jamais. Un ouvrage dont le succès ne s’est jamais démenti depuis plus de cent ans. La bible de l’ésotérisme.

8.70 

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Après le temps du féminisme, mouvement social dont Annick de Souzenelle note à la fois la nécessité historique et les limites, et après le temps d’une féminité artificielle exploitée par la publicité, l’heure est venue d’explorer le sens du féminin. À partir d’une lecture du texte biblique en hébreu, l’auteur du Symbolisme du corps humain nous introduit dans cette dimension essentielle. Scrutant la Genèse, elle s’inscrit en faux contre l’image d’une Ève « sortie de la côte d’Adam », pour mettre en évidence Isha, « l’autre côté d’Adam », la réalité féminine présente en chacune de nous. Elle réinterprète ensuite d’autres grandes figures de la Bible – Marie, Marie-Madeleine, Lot ou Lazare – pour les replacer dans une perspective mystique dans laquelle l’âme de l’homme est une « fiancée » promise aux noces divines.

11.00 

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Le christianisme originel proviendrait-il d’une spiritualité antique et universelle ? Ce livre est dédié au Christ en vous ! À travers une étude érudite et pédagogique des Mystères du monde païen, Thimothy Freke, philosophe et Peter Gandy, spécialiste des religions antiques, convient le lecteur à retrouver avec eux la genèse du christianisme originel. Celui-ci ne fut pas une création ex nihilo mais le développement de la prodigieuse richesse de symboles et de conceptions mystiques qu’offraient les différents cultes des  « Mystères » païens. Cependant l’Église, dans un but de contrôle politique, par l’autorité exclusive des « conciles » et de l’empereur Constantin, s’appropria une partie de ces enseignements et, peu à peu, en délaissa l’aspect le plus profond. Le christianisme apparaît donc ici, non plus comme un phénomène résultant de la lecture littérale des Évangiles, mais processus initiatique qui se pare des symboles millénaires du culte d’Osiris, de Dionysos, d’Orphée, etc.  Ainsi le christianisme n’a pas mis fin au paganisme mais c’est le paganisme qui a engendré le christianisme. Best-seller dans les pays de langue anglaise, « Les Mystères de Jésus » est un ouvrage qui allie magnifiquement une grande érudition avec un grand plaisir de lecture en exposant des hypothèses de recherche bien établies, et confirmées par la découverte des manuscrits de Nag Hammadi au XXe siècle. Ces derniers montrent, notamment à travers « L’Évangile de Philippe » ou la « Pistis Sophia », que la gnose n’était pas une tendance hérétique ou minoritaire du christianisme, mais la voie royale de la connaissance des mystères de Dieu en associant exercice de la raison et mystique fondamentale. Ni orthodoxe, ni catholique ou protestante, une nouvelle vision des récits évangéliques et probablement la lecture la plus originelle et originale des « écritures sacrées ».

18.00 

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« De l’unique chemin qui mène à la Vérité, et des diverses routes qui conduisent à l’erreur et à la perdition. » Ce livre semble remonter à l’âge apostolique, bien qu’il ne date que d’un siècle environ. Sa simplicité, l’absence complète de spéculation qui le caractérise, son accent direct et d’une portée toute pratique l’apparentent aux écrits les plus anciens du christianisme, notamment à cette admirable Didachè, peut-être contemporaine des Évangiles, et qui été découverte 84 ans seulement après la rédaction de « Quelques traits de l’Eglise intérieure ». Un livre précieux et plein de sagesse.

15.00 

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Dans ce petit livret, l’auteur évoque avec clarté les trois étapes qui mènent le chercheur spirituel à la rencontre de son être intérieur le plus intime, sanctuaire secret où peut se réaliser la rencontre avec l’Esprit. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu ? » demande Paul. Mais il y a beau temps que les hommes ont perdu la clé qui ouvrirait la porte, et que leur croyance en leur propre force et leur propre science en a effacé le souvenir. Aujourd’hui, cependant, la ressouvenance de la Vérité resurgit en beaucoup, qui se rendent compte de l’insuccès présent et à venir d’une telle démarche. Deux écrits fondamentaux du XVIIIe siècle, qui prouvent, s’il en était besoin, que la Vérité n’a pas d’âge et qu’elle nous appelle depuis toujours à la retrouver au plus profond de nous-même.

11.50 

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Selon le conseiller aulique, l’homme est déchu parce qu’il habite une zone intermédiaire entre la lumière et l’ombre. Il peut se régénérer grâce au maître de cette œuvre qui est en nous : Jésus-Christ. Ainsi se dissipera la nuée qui masque le sanctuaire, solide et pur.

12.00 

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