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Erik Sablé, à la suite de Jacob Boehme, de Tauler et des premiers auteurs rosicruciens, utilise la symbolique alchimique non pour nous entraîner en littérature (Paulo Coelho) ou en psychologie des profondeurs (Carl Jung) mais pour « décrire la régénération spirituelle de l’être humain, sa lente transfiguration en Lumière » : « Vous êtes vous-même la pierre philosophale, votre propre cœur est la matière première qui doit être transmuée en or pur. » Son approche est celle de la tradition et plus particulièrement de la tradition chrétienne.  Ses sages et ses saints souvent cités nous rappellent que l’Évangile est une invitation à cette grande « œuvre » : « ce royaume des cieux est semblable à un grain de moutarde semé dans un champ » ; il doit subir toutes les transformations nécessaires de mort et de résurrection, d’anéantissement et de surgissement pour que s’épanouisse l’information créatrice ou l’or caché dans les profondeurs de sa semence.

10.65 

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La vie hors du commun d’un reporter légendaire qui a décidé de se retirer à l’écart du monde. Après une intense carrière de grand reporter, Tiziano Terzani décide de se retirer du monde. Dans une cabane reculée, il médite sur sa vie hors du commun, apprivoisant peu à peu sa mort prochaine. Il invite alors son fils à le rejoindre pour partager sa prise de conscience de ce qui est essentiel, lui transmettre son héritage empli de sagesse et d’humanité. À travers leur dialogue complice se dessine la personnalité exemplaire d’un homme, d’un journaliste, d’un sage qui a vécu hors des sentiers battus.

12.50 

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Traduit du haut-allemand et présenté par Jean Moncelon et Eliane Bouchery. Si Rulman Merswin est avec Tauler l’un des fondateurs du mouvement des Amis de Dieu, l’ »Ami de Dieu de l’Oberland » en est l’inspirateur. Car Merswin lui-même se place sous sa direction spirituelle et va jusqu’à attribuer à ce mystérieux ermite la « conversion » du célèbre théologien dominicain Jean Tauler. Rappelons que si la mystique rhéno-flamande, illustrée par les noms de Maître Eckhart (1260-1328), Jean Tauler (1300-1361), Henri Suso (1295-1366) et Jean de Ruysbroeck (1293-1381), constitue un des moments forts de la culture européenne, le mouvement des Amis de Dieu, beaucoup moins connu, est lui aussi de première importance. Le projet des Éditions Arfuyen sur ce mouvement s’articule en trois ouvrages de référence : Le Livre des Amis de Dieu ou les Institutions divines, de Jean Tauler, avec une préface de Rémy Vallejo (janvier 2011) ; Le Livre des neuf rochers, de Rulman Merswin, traduit du moyen haut-allemand et présenté par Jean Moncelon et Éliane Bouchery, avec une préface de Francis Rapp (février 2011) ; enfin Le Livre des cinq hommes, traduit du moyen haut-allemand et présenté par les mêmes (mars 2011). Le présent ouvrage, ainsi que celui de Merswin paru en février, ont été couronnés par le Prix Nathan Katz du patrimoine 2010. Le Livre des cinq hommes (1377) présente les cinq ermites qui ont fondé la communauté de l’Oberland, mais aussi, non sans humour, leur cuisinier (Conrad) et leur messager (Ruprecht) ! Parmi les ermites : un juif converti (Abraham), un homme de loi et un bourgeois marié dont on nous raconte les difficultés qu’il a rencontrées pour obtenir de sa femme l’autorisation de se retirer dans la montagne… L’Ami de Dieu de l’Oberland termine son texte en se présentant lui-même, avec beaucoup de simplicité. Il ne s’agit donc pas d’un traité spirituel, mais d’une présentation très concrète d’un ermitage et de ses membres. Cet Ami de Dieu de l’Oberland est d’autant plus énigmatique et fascinant qu’on ne lui voit guère d’équivalent dans l’histoire culturelle occidentale. À qui comparer ce laïc anonyme au très large rayonnement, interlocuteur de personnalités importantes de son temps (notamment le pape auquel il rend visite), fondateur d’un ermitage réputé, auteurs de plusieurs textes autobiographiques sur cette aventure collective mais également de divers traités et épîtres ? Rien d’étonnant si, malgré ce que nous savons de lui à travers les manuscrits aujourd’hui encore conservés, la réalité de son existence historique a été remise en cause par certains. Pourtant la langue dans laquelle il écrit est très différente du dialecte strasbourgeois de Merswin et sa pensée elle aussi très distincte. Par ailleurs, peut-on imaginer Merswin inventer de toutes pièces la biographie de cet ermite et de ses compagnons ? Il serait alors un génie : l’inventeur, en plein XIV° s., du genre romanesque !

10.00 

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Le corpus des œuvres de l’Ami de Dieu de l’Oberland (XIVe siècle) et de Rulman Merswin (1307-1382) retrace une aventure spirituelle unique en Europe. Les originaux manuscrits en sont conservés à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg et demeurent, chose étonnante, presque totalement inédits à ce jour en français. Fondé en Alsace mais implanté dans toute l’Europe, essentiellement composé de laïques, le mouvement des Amis de Dieu a eu une place majeure pour transmettre la pensée de Maître Eckhart malgré sa condamnation par le pape. Peu étudié jusqu’à ce jour, le foyer central de ce mouvement, la communauté d’ermites qui fut créée par l’Ami de Dieu de l’Oberland et quatre compagnons (vraisemblablement dans les Hautes-Vosges alsaciennes) reste entouré d’un épais mystère. Il est probable que la publication de ces nombreux textes inédits permettra enfin de mieux comprendre son histoire. L’histoire du corpus manuscrit de l’Ami de Dieu de l’Oberland est extraordinaire puisque ces documents proviennent en droite ligne des archives des chevaliers johannites de la commanderie de l’Île-Verte, créée par Merswin à Strasbourg (à l’emplacement de l’actuelle ENA). Ce précieux corpus a fait l’objet au XIXe siècle de nombreuses recherches universitaires en langue allemande, mais d’aucune recherche depuis lors hormis elle de Bernard Gorceix dans son magistral ouvrage Les Amis de Dieu en Allemagne au XIVe siècle. Seuls ont paru en France deux ouvrages publiés parc Arfuyen en 2011 : Le Livre des neuf rochers de Rulman Merswin et Le Livre des cinq hommes de l’Ami de Dieu de l’Oberland. Le présent volume réunit l’ensemble des écrits non autobiographiques de l’Ami de Dieu de l’Oberland : « Le Sage et l’Ermite » (1338) ; « L’Enseignement donné à un jeune frère » (1345) ; « Dialogue entre un moine et un jeune prêtre » (1347) ; « Les Sept Œuvres de miséricorde » (1347) ; « Épître à la Chrétienté » (1357) ; « Histoire de deux recluses » (1377) ; « Histoire de deux religieuses bavaroises » (1378) ; « L’Enseignement donné à une jeune fille » (sans date) ; « L’Étincelle de l’âme » (1378). Le traducteur du présent ensemble, Jean Moncelon, est l’un des grands spécialistes des traditions ésotériques chrétiennes et musulmanes. Il est notamment l’auteur de Louis Massignon, le Cheikh admirable (Plon, 1994) et de Novalis, l’initiation à la Sagesse divine (Terre blanche, 2012).

15.00 

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Dans un royaume lointain, un jeune prince est victime d’un terrible sort : son cœur, enveloppé d’une gangue de cristal, ne peut ni vibrer ni aimer. Seul un feu d’amour brûlant permettrait de le libérer. Alors qu’il est en âge de se marier, et malgré tous ses efforts, aucune femme ne lui inspire cette passion. C’est ainsi qu’il décide de partir sur les routes du monde, à la recherche de celle qui le délivrerait du maléfice. Semée de bien des obstacles, sa quête l’amène à méditer sur le sens de la vie, mais aussi à découvrir le redoutable secret qui pèse sur sa naissance. Quand Frédéric Lenoir se penche sur le cœur des hommes, il nous livre un conte initiatique universel pour petits et grands.

9.00 

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De tous les livres de philosophie et de spiritualité, celui-ci est certainement les plus accessible, mais sans doute aussi le plus utile. Car ce n’est pas un savoir théorique que je cherche à transmettre, mais une connaissance pratique, la plus essentielle qui soit : comment mener une vie bonne et heureuse, en harmonie avec soi-même. Exister est un fait, vivre est un art. Tout le chemin de la vie, c’est passer de l’ignorance à la connaissance, de la peur à l’amour.

6.95 

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Aujourd’hui, comme hier, subsiste cette interrogation : qui fut le comte de Saint-Germain ? Aventurier, illusionniste, mythomane, il fut aussi un homme très au-dessus des autres au point d’illuminer toute l’Europe par l’étendue de ses connaissances, par la rectitude de son maintien et la science de son phrasé. Initié à l’art de l’alchimie et aux enseignements ésotériques, le comte de Saint-Germain diffusa la doctrine du « Connais-toi toi-même » sans jamais déroger à la règle. Hervé Priëls lève le voile sur ce personnage hors du commun. Il nous fait découvrir le comte de Saint-Germain comme on part à la découverte d’un temple. De pièce en pièce, d’archive en archive, d’anecdote en anecdote, avec d’infinies précautions, c’est tout un puzzle qu’il reconstitue pour nous.

18.00 

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Le mot « réalité » est un des plus contreversés à travers le monde. Il y a autant d’acceptions de ce mot que d’habitants sur la terre. Il n’est donc pas étonnant le nombre de conflits qui agite les individus et peuples : réalité contre réalité ! La pensée de Stéphane Lupasco (1900-1988) est un système ouvert, soumis à un perpétuel questionnement constructif. Elle nous aide à avancer vers une sagesse en conformité avec les défis de notre siècle. L’auteur a eu le privilège de partager l’amitié de Lupasco de 1968 à sa mort et son essai tente de nous faire partager cette idée : la réalité est plastique ! Nous sommes partie prenante dans ces différents niveaux de réalité par nos pensées, nos sentiments et nos actions. La vision du tiers inclus logique de Stéphane Lupasco peut expliquer les paradoxes de la physique quantique, faire évoluer les thèses des grands philosophes et autres artistes célèbres…

18.00 

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Commentaires sur des extraits bibliques classées en chapitres : L’annonciateur, l’adversaire et les amis – La tentation – Les béatitudes – La loi nouvelle – La prière – La maison spirituelle La pensée peut émouvoir ou conquérir l’admiration, sans doute ; mais sa nature même lui impose des bornes, et dans son suprême effort, elle n’arrive jamais plus loin que la cime vierge et glacée de la conscience de soi. Le sentiment dépasse cette cime et s’en élance dans les cieux de la vie éternelle. Dans ce monde indescriptible aucune loi raisonnable ne peut plus vivre ; l’être y reçoit les ailes de l’Esprit pur et le don de la liberté sans limites… Voilà pourquoi la méthode employée dans ces commentaires n’est pas didactique. L’auteur a voulu conduire le lecteur sincère et simple aux richesses inépuisables de la pauvreté spirituelle. Nous devons nous connaître nous-mêmes et mettre toute l’énergie de notre volonté à nous rendre maîtres de notre égoïsme.

19.00 

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« Depuis l’origine des temps, le cœur et la raison humaine languissent de comprendre les phénomènes entourant la vie humaine, en vue d’une signification qui dépasserait, et par là justifierait leurs forces sensuellement perceptibles. C’est ainsi que naît la Connaissance par la Tradition. » Ce présent ouvrage constitue une synthèse vive de la portée des symboles, de leurs éléments fondamentaux, de leur présence permanente et de leur impact magique. Indications discrètes et exemples concrets tissent un vrai chalut, unissant Alchimie, Mythologie, Hermétisme et Héraldique, sans oublier le présent actuel. C’est à la fois un précis de symbolisme et une introduction à la compréhension et à l’analyse autonome de presque tous les symboles. Il explique également la signification par excellence de tous les symboles : celle de rappeler à l’âme humaine son origine primordiale et le glorieux chemin vers sa destination finale et divine. Il veut encourager tout le monde : dans le présent, à braver la mondiale manipulation de l’humanité ; et pour les grands changements et révolutions à venir, à penser librement, à discerner sobrement, et à consciemment choisir la Vie. « Tant que la tradition du Symbolisme vit dans l’âme humaine, l’évolution spirituelle reste possible ; où se meurt ce processus, l’âme se meurt avec lui ».

18.00 

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On a peine à croire que la pensée et l’œuvre de Jacob Böhme n’ont fait l’objet, jusqu’à présent, d’aucune étude en français à la fois assez générale et sérieuse pour intéresser le public cultivé. La thèse d’Alexandre Koyré (La Philosophie de Jacob Böhme), récemment rééditée par la Librairie Vrin, représente un monument de savoir, d’intelligence et d’érudition ; mais ce volumineux ouvrage, d’accès peu aisé, s’adresse essentiellement aux spécialistes de la philosophie. La traduction française du travail de Gerhard Wehr vient donc combler une lacune ; nous n’avons, d’autre part, trouvé dans aucune langue un exposé aussi clair et aussi complet. On y voit apparaître tel qu’il fut, écrivit et pensa, ce théosophe chrétien mort en 1624, qui exerça sur la pensée allemande et européenne une influence dépassant même le seul domaine de l’hermétisme. Aborder Böhme, c’est retourner aux origines de la philosophie moderne, qui procède de lui à travers le cheminement d’un long processus de pensée sécularisante ; c’est aussi effectuer un pèlerinage aux sources, car de tous les théosophes occidentaux il n’en est peut-être pas de plus puissant, de plus attachant ni de plus génial. Les « Cahiers de l’Hermétisme » se proposant de présenter soit un document inédit, soit un ensemble d’études et de documents sur un sujet donné, nous avons le plaisir de présenter à nos lecteurs deux œuvres rares de Jacob Böhme qui n’ont connu qu’une édition, en 1807, dans une traduction en français de Louis-Claude de Saint-Martin. Le choix de ces textes offre un double avantage : ils ne sont pas excessivement longs, et en même temps ils condensent l’essentiel. Un troisième volet s’imposait. Pierre Deghaye, qui nous apparaît comme le meilleur spécialiste de Böhme en France, a accepté de se charger de ce travail délicat mais point ingrat. Nous invitons ainsi les lecteurs à méditer sur Böhme, Saint-Martin et ces commentaires, c’est-à-dire sur un des aspects fondamentaux de notre culture occidentale.

18.56 

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Chef-d’oeuvre de la première littérature mystique de langue française, Le Miroir des âmes simples et anéanties révèle une richesse spirituelle qui place son auteur, Marguerite Porete dans la lignée de saint Jean de la Croix, Maître Eckhart ou Hadewijch d’Anvers. Du cœur de l’expérience religieuse la plus radicale – Dieu est Amour -, l’auteur pose les questions qui, de l’Évangile au rationalisme moderne, ont façonné l’âme occidentale : l’Amour vrai est-il soumis à autre chose qu’à lui-même ? Fût-ce à la morale, à la religion, à Dieu même ? La force et l’audace de ces interrogations, qui conduisirent en 1310 leur auteur au bûcher de l’Inquisition, traversent les siècles à la rencontre de tous ceux qui, aujourd’hui comme hier, « fin Amour demandent ».

8.90 

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Au tout début du XXe siècle, à Prague, un banquier connu pour ses extravagances est victime d’une violente campagne de diffamation et jeté en prison. À sa sortie, Gustav Meyrink abandonne la finance et se tourne vers la littérature : très vite, il s’impose comme l’écrivain le plus brillant de Prague. En marge de ses romans ésotériques, et notamment du célèbre Golem, il a laissé de nombreux récits brefs, pour la plupart inédits en français, dont ce volume propose une sélection. Les êtres fictifs tel Daraschekoh, le Persan démoniaque, y côtoient le comte Sporck, illustre Pragois, ou le peintre Alfred Kubin ; le château du Hradschin, le Pont de pierre, la Daliborka se voient peuplés de savants pervers et de créatures monstrueuses… Meyrink réinvente la légende pour faire de Prague un seuil – entre l’Orient et l’Occident, entre l’ici-bas et l’au-delà. Une plongée initiatique dans l’imaginaire débridé d’un des auteurs les plus déconcertants de ce début de siècle.

11.00 

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Le Strasbourgeois Rulman Merswin, disciple direct et ami du grand théologien dominicain Jean Tauler, est l’un des fondateurs du mouvement des Amis de Dieu. Il a laissé une œuvre de grande étendue et de vaste rayonnement. Son texte majeur, ici traduit, a joui d’une telle estime qu’il a été publié sous le nom d’Henri Suso lui-même. Quant à son autre grand ouvrage, le Livre du Maître (le Meisterbuch), il a longtemps été considéré comme l’exacte biographie de Jean Tauler… Malgré leur importance de premier ordre, bien que plusieurs de leurs manuscrits soient conservés à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, les textes de Rulman Merswin sont encore tous aujourd’hui inaccessibles en français. Le présent ouvrage, ainsi que celui de l’Ami de Dieu de l’Oberland, ont été couronnés par le Prix Nathan Katz du Patrimoine 2010. Le Livre des neuf rochers comporte cinq parties : un Prologue, une introduction aux circonstances de la vision des neuf rochers (1ère partie), une présentation du paysage montré dans cette vision (2e partie), une présentation des différentes catégories de la société (3e partie), une description des neuf rochers comme degrés vers sur la voie qui mène vers l’Origine (4e partie), enfin une vision de l’Origine qui est le retour à Dieu (5e partie).

16.00 

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La figure de Paracelse, médecin des pauvres et philosophe errant, est fascinante de force et de modernité. Il laisse une œuvre immense devenue légendaire mais très peu connue. Le présent ouvrage présente la pensée philosophique et spirituelle de Paracelse, centrée sur la recherche de l’harmonie entre le microcosme et macrocosme, entre l’homme et l’univers. Une pensée pour répondre aux inquiétudes d’aujourd’hui. Lucien Braun, qui a traduit ces textes, est professeur émérite de l’Université de Strasbourg. Il est l’un des meilleurs spécialistes de Paracelse auquel il a consacré deux importants essais et plusieurs traductions : De l’alchimie, 2000 ; De l’astrologie, 2002 ; De la magie, 1998. Malgré une existence sans cesse itinérante et consacrée au soin des malades, Paracelse a écrit des milliers de pages. Ses œuvres complètes comptent 26 volumes. Insupportable pour les uns parce qu’il ne se pliait pas aux usages des savants (il écrivait en alémanique), admirable pour d’autres par la puissance visionnaire de sa philosophie de la nature, Paracelse a déchaîné les polémiques et, de ce fait, peu de textes sont paru de son vivant. Si ses textes sur la médecine et la nature sont connus, ses écrits sur la religion et l’éthique n’ont commencé d’être publiés que très tardivement. Pour lui, Dieu se fait connaître par sa parole (codex scripturae) et par la nature (codex naturae) et l’analogie est la voie de l’intelligence de la nature à celle du monde spirituel. Car, pour lui, tout se répond et se fait écho. Paracelse refuse de pratiquer la médecine sans comprendre, comme aussi de prendre pour argent comptant les enseignements des théologiens. Sans cesse, il oppose l’église de pierre, qui multiplie les pratiques extérieures, et l’Église de l’esprit. Il se méfie tout autant de l’ordre trop humain voulu par les Réformateurs. Une idée le hante : la recherche de la vie bienheureuse. Pour lui, elle doit se réaliser dès cette vie et la transmutation intérieure est le moyen d’y parvenir : l’alchimie nous indique le chemin de réaliser en soi la pureté évangélique. « L’inquiétude, écrit-il, est plus utile que la quiétude. » Par son inlassable quête de vérité et son dévouement aux pauvres, il ne cessera de marcher lui-même vers cette perfection.

13.00 

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Les textes ici rassemblés sont consacrés à l’un des thèmes fondamentaux de la pensée eckhartienne, le plus constant aussi et le moins bien compris : l’humilité. La doctrine de l’humilité s’inscrit au plus vif d’une confrontation entre philosophie et théologie, qui connaît son apogée en ce XIVe siècle. La doctrine eckhartienne de l’humilité s’inscrit au plus vif d’une confrontation entre philosophie et théologie, qui connaît alors son apogée. D’un côté, la grandeur d’âme, la « magnanimité » des philosophes inscrits dans la lignée d’Aristote, de l’autre, l’ »humilité » du théologien et la vertu du moine mendiant. Pour Eckhart, l’humilité est la racine de la diffusion de Dieu. Dieu ne peut « refuser aucune grâce à l’homme humble, non plus qu’en accorder aucune à l’orgueilleux ». L’orgueil, c’est la magnanimité sans l’humilité, la nature sans la grâce, la philosophie sans le Christ. L’ »humilité » n’est donc pas seulement une vertu morale. C’est une vertu ontologique et plus qu’ontologique. C’est une « racine plantée dans le fond de la déité ». La doctrine de l’humilité que Maître Eckhart est venu dire « à Paris, dans l’école » est une doctrine de la divinisation. Mais les « grands maîtres de Paris » ne l’ont pas comprise. Eckhart a pu simultanément passer pour un « fou », aux yeux des philosophes de métier, pour un « hérétique » aux yeux des spirituels et pour un « aristotélicien radical » aux yeux des théologiens conservateurs qui, jusqu’en la Curie d’Avignon, l’ont accusé d’avoir professé « l’éternité du monde ». Cette triple incompréhension a eu ses conséquences. C’est le point de départ médiéval d’une opposition entre « philosophie » et « mystique » qui pèse encore aujourd’hui.

14.00 

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Le Psautier d’Hermophile à Philalèthe est ici proposé par Pierre Jean Joubert de la Salette, chercheur en alchimie et en musique. Il est suivi d’un Petit dictionnaire à l’usage des disciples d’Hermès. Le rédacteur anonyme de ce recueil de cent cinquante psaumes qu’est le Psautier d’Hermophile cite un bon nombre d’ouvrages et d’alchimistes réputés qui viennent ainsi appuyer son texte : Hermès, Pythagore, Senior, Petrus Bonus, Paracelse Basile Valentin, Sendivogius, le Cosmopolite, Philalèthe, Lavinius, Trévisan, Synésius, Zachaire, Riplée et les intervenants de la Tourbe des Philosophes. Il nous donne également une information sur la période à laquelle il vécut, puisqu’il se dit contemporain de Philalèthe, illustre alchimiste et Grand Maître de la Rose-Croix, né en Angleterre vers 1612. Le Petit dictionnaire à l’usage des disciples d’Hermès est un commentaire du Psautier, rédigé sans doute par Joubert de la Salette qui tentait ainsi d’éclairer ce texte, en le paraphrasant.

11.70 

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Les traités qui composent ce livre furent rédigés par Boehme à la fin de sa vie, dans les années 1623-1624 (certains auteurs datent de 1622, au moins l’un d’entre eux). Ce livre – on ne sait quel(s) traité(s) précisément – provoqua le deuxième et dernier exil de son auteur. Celui-ci, qualifié par le Conseil municipal de Görlitz du 26 mars 1624 de « fourvoyé fantasque et enthousiaste Jacob Boehme », fut, paraît-il, tout spécialement persécuté par le pastor primarius Gregor Richter, son ennemi personnel, qu’il désigne à son tour comme « le suprême pharisien » (lettre de Boehme du 6 avril 1624 à Sigismund Schweinitz, éd. Schiebler, VII, p. 583). Cette édition reprend la traduction française publiée à Berlin en 1722 par Gotthard Schlechtiger. C’est l’un des rares textes de Jacob Boehme que Saint-Martin ait pu lire sans avoir à le traduire. Dans l’édition des Sämmtliche Werke, donnée par Schiebler, le traité « De la vraye Repentance » (De Poenitentia) porte la date du 9 février 1623 (p. 76). Le traité « De la Régénération » (Von der Wiedergeburt) est sans doute de 1623 ou plus probablement de 1624 vu le ton conclusif et récapitulatif que Boehme y emploie quasiment avec l’attitude de celui qui se prépare à affronter un jugement ; en outre, y est cité le Mysterium Magnum qui est de 1623. Le traité « Entretien d’une âme illuminée avec une autre qui n’est pas illuminée » porte la date de 1624 et est analogue, à plusieurs égards, au « Dialogue de la Vie supersensuelle ». Quant au traité « De la sainte Prière » l’édition Schiebler, la plus accréditée et la plus complète, porte ces lignes au bas de la page de titre : Ce bref livre de prières, ainsi que d’autres ouvrages, Boehme ne l’a pas achevé car le 18 novembre 1624, le sixième dimanche après la Trinité, a quitté ce monde cri prononçant ces mots : « Maintenant Je m’en vais au paradis ». Ce fut peu après son retour à Görlitz.

28.50 

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Cette édition des Pensées veut être aussi fidèle que possible aux intentions de Pascal, en particulier par l’établissement du texte entièrement relu sur le manuscrit et par les notes. Celles-ci présentent, en les citant in extenso, ce qui est une originalité de cette édition, l’ensemble des lectures sur lesquelles s’appuie la réflexion de Pascal. Les Pensées ne sont pas un livre posthume, ce sont les papiers d’un mort, d’un homme qui sait et qui croit au moment où la mort interrompt l’Apologie de la religion chrétienne. Dire ce qu’a été cet homme-là, tel est le sens de l’édition de Michel Le Guern qui a été couronnée par le Prix de l’édition critique.

8.60 

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Dans cet ouvrage datant de 1732, l’auteur traite du Mystère de la Croix au sens hermétique des quatre éléments et de la Pierre Philosophale. Son traité est plein de surprises agréables pour le quêteur de l’Absolu. Il est suivi des poèmes en latin « L’hortulus sacer » signifiant « Le jardin sacré » ou « L’enclos sacré de la fleur hermétique« .

38.50 

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De l’Incarnation de Jésus Christ, exposée en trois parties : 1. Comment le verbe éternel est devenu homme et de la vierge Marie 2. Que nous devons entrer dans les souffrances l’agonie et la mort du Christ 3. De l’arbre de la foi chrétienne

28.50 

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Une façon de comprendre et de vivre le christianisme : tel est le catharisme. Le but de ce livre est de redécouvrir de restituer et d’exposer le contenu spirituel du christianisme tel qu’il a été compris et pratiqué par des chrétiens qui furent appelés cathares. Ces purs chrétiens ont soutenu que le maître-mot de l’enseignement de Christ était Amour et que sa quintessence était d’ordre spirituel. D’autres, depuis toujours et aujourd’hui encore, continuent de le dire et de pratiquer, de la même manière, une vie mystique présentée par le Christ comme l’aboutissement naturel de la trajectoire humaine, car vie spirituelle et vie organique font indissociablement partie de l’histoire naturelle de l’homme. Évacuant les mythes et les fantasmes qui nous masquent ordinairement leur visage, Bertran de la Farge nous fait découvrir les véritables cathares. Ainsi cette voie cathare peut être perçue comme réponse simple, très actuelle et d’une très grande pertinence aux interrogations et aux demandes spirituelles d’un nombre croissant de chrétiens mais aussi de chercheurs d’une voie spirituelle authentique.

19.30 

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Angélus Silésius est certainement une des figures centrales de la mystique allemande et sans doute de la mystique universelle. Mais peut-on encore parler de mystique avec les sentences si profondes du « Pèlerin Chérubinique » ou plutôt, comme pour maître Eckart, de « gnose spirituelle » ? La vision du monde d’Angélus Silésius est paradoxale. Elle renverse constamment la conception ordinaire que nous avons de l’homme, de Dieu, du chemin spirituel. En fait, sa parole est profondément non-dualiste et se rattache à la Philosophia Pérennis, ce fond spirituel commun que l’on retrouve tant en Orient qu’en Occident. Au même titre qu’Eckart ou Tauler, et par opposition à une théologie naïve, Silésius a posé les bases d’un christianisme « gnostique » intériorisé. Mais comme le montre l’étude de sa vie, il n’était pas seul. En effet, il avait un maître spirituel et se rattachait au cercle de disciples qui s’était constitué autour d’Abraham von Franckenberg, le biographe de Jacob Boehme, le cordonnier visionnaire.

11.20 

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Alchimiste, théologien, médecin, Paracelse (1493-1541) joue un rôle important dans l’histoire de la médecine, de la philosophie, des religions. Les trois textes constituant cet ouvrage sont publiés pour la première fois en France. Archidoxes rend compte de ses expériences alchimiques, La Philosophie aux athéniens de la place de l’Homme dans la création, du sens de sa vie et de sa mort, du mystère du temps et de celui de Dieu, Commentaires des Aphorismes d’Hippocrate laisse apparaître la profonde unité de l’œuvre, toute entière tournée vers la recherche de l’harmonie universelle du monde. Ils sont une excellente introduction à une compréhension de l’oeuvre et de la vie de l’un de ceux qui a le mieux contribué à vulgariser les trésors du platonisme, de l’hermétisme, de la kabbale. « Que personne ne s’étonne si dans nos écrits nous allons contre les vieilles opinions. Il y a notre expérience qui est maîtresse en toutes choses et grâce à laquelle nous avons vu et tout éprouvé. » Qu’on ne s’y trompe pas toutefois : Paracelse, s’il fustige l’École et remet en question l’enseignement de ses collègues – contemporains et devanciers -, reste foncièrement fidèle à l’unique et véritable tradition dénaturée sous l’entassement des savoirs profanes. Et sa vision du monde, intransmissible presque aux hommes d’aujourd’hui, brille de cette lumière cachée que l’œil ordinaire ne voit pas. Larvatus prodeo, pourrait-il dire : « Je m’avance masqué. » Mais derrière ce voile se tient son vrai visage. Et la clé de son œuvre.

20.29 

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