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TRADITION CHRÉTIENNE

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De l’Incarnation de Jésus Christ, exposée en trois parties : 1. Comment le verbe éternel est devenu homme et de la vierge Marie 2. Que nous devons entrer dans les souffrances l’agonie et la mort du Christ 3. De l’arbre de la foi chrétienne

28.50 

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Une façon de comprendre et de vivre le christianisme : tel est le catharisme. Le but de ce livre est de redécouvrir de restituer et d’exposer le contenu spirituel du christianisme tel qu’il a été compris et pratiqué par des chrétiens qui furent appelés cathares. Ces purs chrétiens ont soutenu que le maître-mot de l’enseignement de Christ était Amour et que sa quintessence était d’ordre spirituel. D’autres, depuis toujours et aujourd’hui encore, continuent de le dire et de pratiquer, de la même manière, une vie mystique présentée par le Christ comme l’aboutissement naturel de la trajectoire humaine, car vie spirituelle et vie organique font indissociablement partie de l’histoire naturelle de l’homme. Évacuant les mythes et les fantasmes qui nous masquent ordinairement leur visage, Bertran de la Farge nous fait découvrir les véritables cathares. Ainsi cette voie cathare peut être perçue comme réponse simple, très actuelle et d’une très grande pertinence aux interrogations et aux demandes spirituelles d’un nombre croissant de chrétiens mais aussi de chercheurs d’une voie spirituelle authentique.

19.30 

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Traduction de O. Sporeys De toutes les traductions de l’Imitation de Jésus-Christ qui ont été données, il n’en est pas une, à notre connaissance, pour laquelle il ait été tenu compte du fait que l’auteur inconnu de cet admirable traité mystique a été adepte de la philosophie Ésotérique. Le texte latin pris pour base dans ce livre est connu sous le nom de « Manuscrit de Bruxelles », c’est le Codex Kempenensis. Ce manuscrit est considéré comme décisif, malgré des variantes et quelques fautes de copies, il est généralement suivi par tous les traducteurs. L’auteur, parfaitement au courant de la Tradition ésotérique enseigne selon la tradition de l’Évangile, et le lecteur devra tenir compte de tous ces enseignements en lisant l‘Imitation. Qui était-il ? Qu’importe. Ce « parfait » nous prévient lui-même de ne pas nous préoccuper d’une chose si peu importante. Il nous enseigne en effet, après Sénèque, que nous devons nous attacher à ce qui est dit, sans chercher qui l’a dit. Sa volonté d’anonymat devrait être respectée. L’imitation est constituée de trois livres, qui correspondent à trois périodes, purificatrice, contemplative et unitive. On comprendra en méditant sur cette progression, qu’il s’agit de trois morts, suivies de résurrection, que subit l’âme humaine au cours de son évolution mystique.

15.00 

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Modèles dissidents du christianisme médiéval (XII-XIIIe siècles)
Tout d’abord, en cessant de privilégier les constructions et préjugés historiques et doctrinaux élaborés et distillés depuis les théologiens catholiques de l’époque médiévale, leurs principaux détracteurs, puis transmis au travers d’une longue tradition historiographique dont les études récentes se font encore l’écho. Ensuite, à partir d’une lecture attentive de l’ensemble de documents, remontant aux débats du IXe siècle carolingien relatifs à la « société chrétienne », l’auteure propose une genèse des catharismes, phénomène pluriel et endogène au christianisme occidental. Ainsi se dégage et se précise le parcours d’une pensée dualiste dont les expressions dissidentes, même la plus radicale d’entre elles, au XIIIe siècle, résultent du processus de rationalisation qui traverse le christianisme médiéval.

23.00 

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Catharisme au vrai visage… visage humain, visage vivant. On trouvera ici une vaine construction de cette imagination « combleuse de vide » qui, depuis le début du XXe siècle, porte tant d’auteurs à fabriquer un catharisme mythologique à petits renforts de trésors cachés, de Graals pyrénéens, d’inédits de Platon ou de rêves bouddhistes. Le catharisme fut l’un des grand courants du Moyen Age chrétien : particulièrement, mais non exclusivement implanté en Occitanie, déraciné par le fer des armées catholiques, les procédures de Rome et les bûchers, il disparut de l’Histoire à la fin du XVe siècle, laissant, par delà une longue oblitération, un message vivant, tiré de la mémoire des documents médiévaux. Christianisme sans damnation éternelle et sans croix, le catharisme refusa le mal et la violence et crut en la bonté fondamentale de la nature humaine. Le vrai visage du catharisme, celui des Bonshommes dont le bâton sonnait de bourg en château, de ville en désert clandestin, celui des croyantes entraînant ceux qu’elles aimaient dans leur aventure et dans leur foi, c’est le visage que les cathares nous montrent à travers le miroir dépoli des manuscrits et du temps.

19.00 

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Traduit du latin et présenté par Éric Mangin – Postface de Marie-Anne Vannier Ce huitième ouvrage de Maître Eckhart aux Éditions Arfuyen aborde l’œuvre latine avec un court traité, le Commentaire du Notre Père, traduit ici pour la première fois. Son intérêt est double : d’une part, c’est une réflexion sur un texte fondamental et connu de tous, le Notre Père, et qui s’adresse donc à un public plus large ; d’autre part, le Commentaire mobilise l’ensemble de la culture d’Eckhart et permet de mieux comprendre ses sources, de Cassien et Augustin à Jean Chrysostome et Maxime le Confesseur. Quant à la magnifique Prière de Maître Eckhart, elle est ici publiée pour la première fois en édition bilingue (trad. Gérard Pfister) et en traduction intégrale. Le Commentaire du Notre Père apparaît dans deux manuscrits, dont le célèbre manuscrit de Cues de 1444. L’attribution du Commentaire à Eckhart est néanmoins certaine, du fait de nombreuses similitudes avec d’autres œuvres eckhartiennes. Eckhart y fait lui-même expressément allusion dans son Commentaire sur l’évangile de Jean. Le Commentaire du Notre Père propose une méditation sur la prière chrétienne. Prier, c’est s’adresser à Dieu et lui parler. Eckhart insiste également ici sur le caractère communautaire et ecclésial de la prière. Enfin, la prière du Notre Père n’est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Prier, c’est donc entrer dans la prière du Christ, se conformer à lui, et devenir Fils du Père. Le rapprochement entre l’œuvre latine et l’œuvre allemande permet ainsi de montrer que les expressions les plus audacieuses d’Eckhart trouvent en réalité leur fondement dans la tradition la plus classique. Éric Mangin, prêtre diocésain, est chargé de cours à la faculté de philosophie de l’université catholique de Lyon et membre de l’équipe de recherche sur les mystiques rhénans. Marie-Anne Vannier, professeur à la faculté de théologie de l’université de Metz, a déjà préfacé trois ouvrages d’Eckhart parus dans la même collection. —————– La structure de ce traité suit la progression du texte biblique verset par verset , et mot à mot. Après une introduction qui porte sur la phrase « Notre Père qui es aux cieux », Eckhart distingue d’une part les trois premières demandes concernant Dieu, et d’autre part les quatre dernières qui s’appliquent à l’homme. Il s’inscrit dans un genre littéraire tout à fait classique en théologie et rejoint par exemple l’oeuvre de Cyprien. Le texte d’Eckhart se présente comme un ensemble de notes et rappelle ainsi l’allure de sermons latins. Il ne s’agit pas ici de faire une analyse exhaustive du traité, mais il peut être intéressant de noter comment Eckhart fait intervenir plusieurs niveaux de lecture et d’interprétation, rappelant ainsi les grands principes de l’exégèse médiévale. Ainsi, le « Commentaire de Notre Père » propose une méditation sur la prière chrétienne : Qu’est-ce que la prière et comment faut-il prier ? La prière du Notre-Père n’est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Le Commentaire du Notre Père se situe précisément dans l’ensemble de la pensée eckhartienne et en particulier par rapport à la question du détachement, qui est l’axe central de sa prédication en langue allemande.

13.50 

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Rama, Krishna, Hermès, Moïse, Orphée, Pythagore, Platon, Jésus. Chacun représente l’une des grandes religions qui ont contribué à la constitution de l’humanité. Ils n’ont parfois laissé aucun écrit, mais tous ont eu des disciples, et légué des rites d’initiation, une légende. Édouard Schuré, dans ce livre devenu mythique, esquisse l’histoire secrète des religions. De l’initiation brahmanique aux mystères de l’Égypte, de la mission d’Israël à celle du Christ, du mythe d’Orphée aux mystères d’Éleusis, c’est à un voyage dans la tradition ésotérique la plus reculée que Édouard Schuré nous convie, là où science et religion se réconcilient à jamais. Un ouvrage dont le succès ne s’est jamais démenti depuis plus de cent ans. La bible de l’ésotérisme.

8.70 

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Huit cents ans après la croisade contre les albigeois, sommes-nous enfin prêts à nous libérer des mythes et des préjugés concernant le phénomène cathare ? Malgré les travaux novateurs de toute une génération d’historiens depuis une trentaine d’années, il semble bien que les « bons hommes » et les « bonnes femmes » soient encore l’objet des spéculations les plus fantaisistes. C’est pourquoi il convenait de mener une « contre-enquête » sur cet événement qui a constitué un tournant majeur dans l’histoire de la France, de l’Église et de l’Europe. Jean-Philippe de Tonnac, écrivain et journaliste, s’est rendu sur les principaux lieux de cette épopée pour y interroger Anne Brenon, l’une des meilleures spécialistes du catharisme. Ensemble, ils tentent de faire la part du vrai et du mythe concernant les « hérétiques » cathares, leur vie quotidienne, leurs structures ecclésiales originales, leurs croyances, leur liturgie, leurs textes fondateurs… De ces conversations captivantes émerge une réalité historique plus riche que la légende : celle d’un mouvement spirituel foncièrement chrétien et non violent.

11.00 

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À la lumière de la psychologie des profondeurs, de la tradition chrétienne et de la merveilleuse richesse de la langue hébraïque, le livre de l’Exode, qui n’était pour beaucoup que le récit légendaire de la sortie d’Égypte du peuple hébreu, se révèle ici un véritable livre de vie. Les chiffres deviennent symboles, les mots et les noms déploient des trésors de sens, et les dix plaies qui s’abattent successivement sur le pays de Pharaon, pour l’obliger à laisser partir le peuple juif, sont autant d’épreuves proposées à l’homme sur le chemin de sa libération, de sa Pâque intérieure. À travers cette lecture vivante d’un livre de la Bible, débarrassée des interprétations banalisantes, moralisatrices ou historicistes, Annick de Souzenelle nous invite à redécouvrir notre patrimoine sacré.

7.90 

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Après le temps du féminisme, mouvement social dont Annick de Souzenelle note à la fois la nécessité historique et les limites, et après le temps d’une féminité artificielle exploitée par la publicité, l’heure est venue d’explorer le sens du féminin. À partir d’une lecture du texte biblique en hébreu, l’auteur du Symbolisme du corps humain nous introduit dans cette dimension essentielle. Scrutant la Genèse, elle s’inscrit en faux contre l’image d’une Ève « sortie de la côte d’Adam », pour mettre en évidence Isha, « l’autre côté d’Adam », la réalité féminine présente en chacune de nous. Elle réinterprète ensuite d’autres grandes figures de la Bible – Marie, Marie-Madeleine, Lot ou Lazare – pour les replacer dans une perspective mystique dans laquelle l’âme de l’homme est une « fiancée » promise aux noces divines.

11.00 

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Quel rôle a pu jouer le catharisme dans l’histoire spirituelle de l’Occident, dans le lent cheminement vers la liberté de conscience et le libre apprentissage de l’intériorité qui permet à chacun d’entrer dans sa vie spirituelle ? Les cathares n’avaient pas de cadre dogmatique intangible, ni de clergé intercesseur entre l’individu, son âme et l’Esprit, ni de baptême de conversion pour admettre un croyant parmi eux. Leur seule véritable exigence était le respect de l’éthique chrétienne. La transformation intérieure gouvernait le cheminement spirituel du cathare vers le consolament.

23.00 

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Voici un ouvrage qui, appuyé sur une solide enquête historique et loin de tout effet de mode, entre en empathie avec la spiritualité des cathares, ces chrétiens si cruellement persécutés et diffamés par l’Église. Le texte fervent de Philippe Roy fait revivre dans sa profondeur la pureté (catharsis) de ces spiritualistes du Moyen Age revenus aux pures sources de leur foi et chercheurs têtus d’une explication du monde que notre science moderne ne fait peut-être, en un sens, que prolonger. C’est là un ouvrage d’une immense richesse. Il aidera à éclairer une page trop souvent maltraitée de l’histoire de l’Occident, il donnera sur à méditer sur les voies d’une authentique sagesse, sur un retour à l’Esprit, source de liberté individuelle et de démocratie. Des leçons toujours vivantes, toujours urgentes…

29.50 

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« Le mont Barthélémy, couvert de neige, dresse sa masse imposante derrière la colline. Bientôt, le cavalier aura atteint la crête. A ce moment, il se trouver subitement face à un groupe de cavaliers ennemis, qui se ruent sur lui avant qu’il n’ait pu les reconnaître. – Le cheval, le cheval ! les entend-il crier. Attrapez-le, cet hérétique ! En tirant sur les rênes, il fait faire volte-face à Étoile blanche qui se cabre. Il lui enfonce ses talons dans les flancs. – Galope ! crie-t-il, penché sur son oreille. Galope, maintenant, montre ce que tu vaux ! Étoile blanche s’éloigne en fendant l’air, les yeux exorbités, une fine écume borde sa bouche. Jordan atteint le bas de la colline. Il fait un brusque crochet sur la droite. Si les poursuivants sont malins, ils décocheront leurs flèches à ce moment précis. Mais avant qu’ils n’aient leurs chevaux bien en main, il est trop tard. Jordan a disparu dans le petit bois d’ormes. »

Le récit du combat héroïque de quelques chevaliers contre le Roi de France et le pape. Ce livre est une histoire vraie, qui retrace l’histoire des cathares dans le château de Montségur.

18.00 

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Démonisés, persécutés, anéantis, les cathares n’ont pas pour autant disparu de la mémoire des hommes. Par delà les brumes de légende qui masquent leurs figures, les bonshommes et les bonnes-femmes ont laissé des traces écrites de leur passage et de leur message. Anne Brenon, l’une des plus grandes spécialistes mondiales de cette foi mal connue, nous fait entrer dans leur intimité. Loin de l’image d’une communauté recluse aux doctrines occultes, elle nous fait découvrir des individus pieux et charitables, engagés dans la vie de la cité. Face à l’Église qui possède et écorche, ils affirment incarner l’Église qui fuit et pardonne, la seule qui soit fidèle à l’héritage des apôtres. Si le catharisme organisé a péri sur les bûchers (quoiqu’il ait survécu un peu plus longtemps qu’on ne le croie), son esprit peut encore inspirer tous ceux qui, contre les puissances de ce monde, prennent le parti des âmes en souffrance.

9.90 

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Librement commenté et restitué par Nicole Daumard Ce manuscrit, du deuxième ou début du troisième siècle, a été découvert en Egypte parmi d’autres en 1945. Il  ne s’agit pas d’un évangile tel que ce terme l’évoque en général. Il y est plutôt question de réflexions sur l’interprétation des principes dont on retrouve quelques bribes dans les évangiles canoniques et dans les Épîtres de Paul. Mais cet évangile philosophique va beaucoup plus loin. Il s’agit de la démarche intérieure que prônaient toutes les Ecoles initiatiques des Mystères antiques : la véritable évolution de l’homme animal terrestre doté d’intelligence discursive et surtout d’un esprit intuitif, un être ayant atterri un jour dans ce monde où règnent la dualité des contradictions fondamentales que sont le jour et la nuit, la vie la mort, le bien le mal, etc. La forme humaine est animale, peut-on s’en élever ? L’intelligence a de grands pouvoirs, sont-ils bien appliqués ? L’esprit est la partie la plus subtile, mais lui est-il possible d’opérer la transfiguration totale de l’être humain grâce à ses profondes intuitions nées de son désir d’absolu ? L’impossible serait-il possible ? Ce que Philippe appelle la chambre nuptiale est, quant à lui l’étape capitale de la voie initiatique conduisant au véritable développement de l’homme animal jusqu’à la fusion avec la conscience, la connaissance et la puissance illimitées qui, mystérieusement, gouverneraient l’univers…

15.00 

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Le christianisme originel proviendrait-il d’une spiritualité antique et universelle ? Ce livre est dédié au Christ en vous ! À travers une étude érudite et pédagogique des Mystères du monde païen, Thimothy Freke, philosophe et Peter Gandy, spécialiste des religions antiques, convient le lecteur à retrouver avec eux la genèse du christianisme originel. Celui-ci ne fut pas une création ex nihilo mais le développement de la prodigieuse richesse de symboles et de conceptions mystiques qu’offraient les différents cultes des  « Mystères » païens. Cependant l’Église, dans un but de contrôle politique, par l’autorité exclusive des « conciles » et de l’empereur Constantin, s’appropria une partie de ces enseignements et, peu à peu, en délaissa l’aspect le plus profond. Le christianisme apparaît donc ici, non plus comme un phénomène résultant de la lecture littérale des Évangiles, mais processus initiatique qui se pare des symboles millénaires du culte d’Osiris, de Dionysos, d’Orphée, etc.  Ainsi le christianisme n’a pas mis fin au paganisme mais c’est le paganisme qui a engendré le christianisme. Best-seller dans les pays de langue anglaise, « Les Mystères de Jésus » est un ouvrage qui allie magnifiquement une grande érudition avec un grand plaisir de lecture en exposant des hypothèses de recherche bien établies, et confirmées par la découverte des manuscrits de Nag Hammadi au XXe siècle. Ces derniers montrent, notamment à travers « L’Évangile de Philippe » ou la « Pistis Sophia », que la gnose n’était pas une tendance hérétique ou minoritaire du christianisme, mais la voie royale de la connaissance des mystères de Dieu en associant exercice de la raison et mystique fondamentale. Ni orthodoxe, ni catholique ou protestante, une nouvelle vision des récits évangéliques et probablement la lecture la plus originelle et originale des « écritures sacrées ».

18.00 

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D’ère en ère, des groupes d’hommes nous laissent un exemple de vie exceptionnel. Comme les Esséniens et les Manichéens, les Cathares puisèrent à la grande tradition gnostique : parvenir à la résurrection de l’âme. Ils donnent le témoignage de cette vie pure, lumineuse, joyeuse, qui surgit en celui qui éveille l’étincelle divine du cœur. A une étude historique de la pensée gnostique, Antonin Gadal ajoute de nombreux faits transmis par la tradition orale de cette région de l’Ariège qui vit de nombreux « parfaits » suivre, dans des grottes initiatiques, la voie de l’endura : la reconstruction de l’âme immortelle, le « vêtement de lumière » qui rend à l’homme ses pouvoirs originels de conscience et l’ouvre au Royaume de la Lumière, sa véritable patrie.

23.00 

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« De l’unique chemin qui mène à la Vérité, et des diverses routes qui conduisent à l’erreur et à la perdition. » Ce livre semble remonter à l’âge apostolique, bien qu’il ne date que d’un siècle environ. Sa simplicité, l’absence complète de spéculation qui le caractérise, son accent direct et d’une portée toute pratique l’apparentent aux écrits les plus anciens du christianisme, notamment à cette admirable Didachè, peut-être contemporaine des Évangiles, et qui été découverte 84 ans seulement après la rédaction de « Quelques traits de l’Eglise intérieure ». Un livre précieux et plein de sagesse.

15.00 

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Dans ce petit livret, l’auteur évoque avec clarté les trois étapes qui mènent le chercheur spirituel à la rencontre de son être intérieur le plus intime, sanctuaire secret où peut se réaliser la rencontre avec l’Esprit. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu ? » demande Paul. Mais il y a beau temps que les hommes ont perdu la clé qui ouvrirait la porte, et que leur croyance en leur propre force et leur propre science en a effacé le souvenir. Aujourd’hui, cependant, la ressouvenance de la Vérité resurgit en beaucoup, qui se rendent compte de l’insuccès présent et à venir d’une telle démarche. Deux écrits fondamentaux du XVIIIe siècle, qui prouvent, s’il en était besoin, que la Vérité n’a pas d’âge et qu’elle nous appelle depuis toujours à la retrouver au plus profond de nous-même.

11.50 

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Selon le conseiller aulique, l’homme est déchu parce qu’il habite une zone intermédiaire entre la lumière et l’ombre. Il peut se régénérer grâce au maître de cette œuvre qui est en nous : Jésus-Christ. Ainsi se dissipera la nuée qui masque le sanctuaire, solide et pur.

12.00 

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Traduit par Gérard Pfister L’œuvre majeure de Silesius, le Cherubinischer Wandersmann, est composée de six livres rassemblant en tout 1676 textes : distiques mais aussi quatrains, sixains, huitains et sonnets. Silesius indique qu’il a souhaité présenter « sous une forme concise » l’essentiel de l’expérience des grands mystiques et cite Ruysbroek, Tauler et l’Anonyme de Francfort, oubliant par prudence ses principaux inspirateurs : Maître Eckhart et Jakob Böhme. Dans l’environnement très tendu de son temps, il lui faut évidemment dissimuler et ruser. D’où le caractère volontairement décousu et obscur de la composition de son oeuvre. Cependant ce à quoi nous invite Silesius, c’est bien, comme il le dit lui-même, à trouver un « chemin vers la Joie éternelle » (3, 155). C’est ce chemin que, sous la conduite de Silesius lui-même, nous avons voulu ici parcourir. On sait combien la pensée d’Eckhart a marqué Angelus Silesius au point qu’on a pu dire que son œuvre était la mise en vers d’Eckhart. D’où l’idée de montrer à travers un choix raisonné de textes de Silesius ce qu’est l’itinéraire spirituel de l’Errant chérubinique  : ce qu’est la pensée théologique de Silesius et son étroite proximité avec celle de Maître Eckhart. Comme chez Eckhart, les étapes de ce chemin sont rigoureusement trinitaires. Après un Prologue montrant la misère de l’homme sans Dieu, trois parties : 1) la naissance par l’Esprit ; 2) le chemin avec le Christ ; 3) l’union avec Dieu. Enfin un Épilogue consacré au « perdre Dieu » et à la Déité. Ce Chemin vers la Joie se veut ainsi une introduction à une oeuvre essentielle, mais d’un abord difficile tant par les audaces de son écriture que par son absence volontaire de plan. À noter que le présent ouvrage est bilingue et qu’aucun des textes qui y sont traduits ne figure dans le choix de Roger Munier.

16.50 

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Les textes ici présentés sont extraits du Livre de la Vie dont ils constituent, par leur forme aphoristique, un chapitre unique en son genre (chap. 49). Le Livre de la Vie constitue un document essentiel dans l’histoire spirituelle du Moyen Âge et l’un des plus difficiles à déchiffrer tant il semble entremêler à des éléments authentiques des commentaires d’intention clairement hagiographique. C’est au couvent de Töss, près de Winterthur, que Suso fit la connaissance de Elisabeth Stagel, issue d’une noble famille de Zurich et entrée dans cette maison en 1337, qui sera l’une des plus proches parmi ses filles spirituelles. Comme telle, elle semble avoir largement contribué à la rédaction du Livre de la Vie, établissant les notes sur lesquelles Suso aurait travaillé et contribuant à lui donner cette saveur incomparable dans tout le corpus de la mystique rhénane.

9.90 

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Un message pour les temps futurs Innombrables sont les clés possibles pour interpréter la destinée, l’œuvre et l’itinéraire de Dante, le plus illustre des Florentins, sous le regard de la Tradition : Platon, Pythagore, saint Augustin, Virgile, la mythologie, les fidèles d’Amour, etc. L’auteur, qui a travaillé pendant plus de 10 ans sur Dante et la Divine Comédie, nous présente une relecture inédite de toute l’œuvre du poète à travers un ensemble de traditions refondues dans le creuset de l’hermétisme chrétien. Remarquable exégèse de l’œuvre de Dante qui nous fait mieux comprendre le poète et le message qu’il a voulu nous transmettre à travers son œuvre. C’est aussi un excellent vade-mecum sur le long et difficile chemin vers la sagesse et l’illumination chrétienne. Ce n’est pas un livre de plus sur Dante – c’est la première fois qu’un auteur nous démontre, de façon probante, qu’à travers son œuvre le poète voulait nous exposer le chemin initiatique qu’il a lui-même parcouru aux prix d’efforts gigantesques.

27.90 

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Le plus long des textes de Shenesêt, Zostrien, n’est ni hébraïque, ni même chrétien, mais se rattache au mazdéisme. Le personnage principal de cet écrit, Zostrien, se présente comme un adepte de Zoroastre — ou Zarathoustra —, le plus grand des prophètes de la religion mazdéenne, qui était monothéiste, sa Divinité suprême, Aour Mazda, la « lumière vivante », étant pour lui unique. Le plus surprenant, c’est que c’est de ce traité que proviennent plusieurs des noms mystérieux, tels Barbèlô — la mère céleste — ou Sethéus, qui apparaissent dans d’autres textes de Shenesêt, d’inspiration judéo-chrétienne. En quoi consistait la doctrine du mazdéisme ? Par quels intermédiaires les traditions mazdéennes, qui se sont enrichies de contacts avec l’Hindouisme, le Celtisme, l’Hermétisme, le culte ésotérique d’Osiris, ainsi qu’avec les esséniens, se sont-elles transmises et ont-elles pénétré dans la Gnose ? C’est à ces questions que s’attarde A. Wautier dans sa passionnante introduction à ce 3e numéro consacré aux textes gnostiques de Nag Hammadi, et dans sa présentation des textes qui la suivent, y apportant des réponses qui bouleverseront nombre de nos idées reçues sur les origines du Gnosticisme, trop longtemps considéré comme une simple hérésie chrétienne. Le mazdeisme fut au carrefour de nombreux courants ésotériques et rayonna dans bien des directions, jouant un rôle dans la perpétuation de l’héritage gnostique. Cet ouvrage regroupe différents écrits trouvés à Nag-Hammadi : Zostrien, Prôtennoïa trimorphe, Les révélations d’Adam, et en appendice Le Codex de Bruce avec des extraits de La Topographie céleste.

17.00 

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