Nos livraisons continuent jusqu’au 15 août, puis reprennent à partir du 24 août après une courte pause estivale.
Toute l’équipe des Éditions du Septénaire vous remercie pour votre soutien et votre confiance, et vous souhaite une belle fin d’été !

E-LIBRAIRIE Gnose · Hermétisme · Spiritualité

Gnose · Hermétisme · Spiritualité

THÉMATIQUES

Filtres 

Filtrer par éditeur

Filtrer par auteur

Dans ce poème mystique, ce chant d’amour, composé durant la première partie de sa vie (1928), Krishnamurti évoque sa rencontre avec sa nature intérieure, qu’il nomme l’immortel ami, renouant ainsi avec la tradition du mystique conversant avec sa nature parfaite.

5.30 

Ajouter à ma liste de souhaits
L’Ange à la fenêtre d’Occident, l’ultime roman de Gustav Meyrink, est de ces livres qui, sitôt ouverts, n’en finissent plus de vous hanter. Rédigé peu avant la mort de l’auteur, il est à son œuvre ce que Faust est à celle de Goethe : une « somme », summa scientia. L’histoire fascinante de John Dee, célèbre alchimiste du XVI° siècle, y est relatée à travers les fragments de son journal, que le baron Müller, un lointain descendant, a reçu en héritage. De l’Autriche du XX° siècle à l’Angleterre de la reine Élisabeth, en passant par la Prague du Rabbi Löw, droit venu du Golem, les repères peu à peu vacillent, et l’on voyage, de la table de travail de Müller au cachot où l’alchimiste, accusé de sorcellerie, est retenu prisonnier… Placé sous l’auspice du culte de la « putain du diable » Isaïs la Noire, figure de la tentatrice, ce roman est sans doute l’un des plus sensuels de Meyrink. Sombre et charnel, L’Ange à la fenêtre d’Occident, où les ressorts du fantastique meyrinkien sont exploités jusqu’au vertige, est un « livre extraordinaire, foisonnant de symboles, pullulant de mystères, rempli d’un désordre grandiose où la vision profonde confine souvent à la folie » (Marcel Béalu).

14.00 

Ajouter à ma liste de souhaits
Her-Bak « Pois Chiche », le petit apprenti, devient disciple du temple. Des secrets de la matière, son maître le mène de son bras sûr, au-delà de lui-même, vers cette connaissance mythique qui fait la grandeur de l’Egypte, et qui fera de lui un Maître.
Her-Bak « Pois Chiche », Her-Bak « Disciple », ou la vie d’un jeune garçon de l’Egypte ancienne, à la manière d’un conte initiatique.
« Le Sage eut une lueur d’ironie dans les yeux, il murmura :
« Dis-moi, Her-Bak, connais-tu une mère qui puisse ne pas mourir ?
– Comment serait-ce possible ? Tout ce qui naît ne doit-il pas subir la mort ?
– C’est pourquoi une telle mère ne doit ni être née ni avoir forme corporelle ; car c’est sur le corps que la mort exerce son pouvoir. Et cette mère, nourrice de la Vie, sera nécessairement de la nature de ce qui donne la Vie, et que nous appelons âme. »
Le Sage émit une conclusion provisoire : « Ainsi le problème de la Vie n’est pas encore approfondi ; mais la possibilité de la Mère-qui-ne-meurt-pas t’approche de la solution, car elle te révèle le sens de la mort : cette mort n’est alors qu’un passage de l’être dans le ventre de la grande Mère Nout qui provoque toutes les transformations.
– Si la mort est un moment de transformation, il doit rester, en dehors du corps inerte, quelque chose qui continue à vivre… »
Le Sage rectifia : « …qui est la Vie. »
Her-Bak s’efforçait de retenir chaque parole. Enfin, il posa « la question » : « Le problème fondamental serait donc : Qu’est-ce que la Vie ? Qu’est-ce que la Vie si elle est autre chose qu’apparence passagère, maturation de semence et transition entre naissance et mort ? » »
Ce livre s’adresse aussi bien aux égyptologues qu’à tous ceux qui, sans préparation spéciale, désireraient connaître l’étonnante civilisation pharaonique. Il est né du désir d’exposer en une synthèse vivante, et sous forme facilement accessible à la mentalité occidentale, l’ensemble des problèmes évoqués par l’antique Egypte et l’ensemble de la connaissance impliquée dans son œuvre. Tel est le but et le programme d’Her-Bak « Disciple » : partager avec le lecteur la propre initiation aux arcanes d’une sagesse qui fut la source de toute civilisation méditerranéenne.

9.50 

Ajouter à ma liste de souhaits
Cet ouvrage, écrit après une dizaine d’années de recherches au temple de Louxor, présente un cas indiscutable de la directive symbolique appliquée à l’architecture d’un des plus célèbres sanctuaires de l’Égypte pharaonique. Basé sur des relevés d’une minutie jamais atteinte auparavant dans la pratique archéologique, le livre de R.A. Schwaller de Lubicz analyse les agrandissements successifs du temple de Louxor, en les mettant en rapport avec les différents âges de l’homme. Le temple entier apparaît alors comme l’image de l’homme Microcosme, c’est-à-dire comme la projection morphologique des principes cosmiques situés fonctionnellement dans les différents lieux du ciel. Écrit par un philosophe, l’ouvrage atteindra, par toutes les précisions qu’il apporte sur la sagesse de l’Orient Ancien, un public dépassant de beaucoup le seul cadre de l’égyptologie, qu’il oriente d’une façon entièrement nouvelle. Sa lecture s’imposera à tous ceux qui s’intéressent aux connaissances géodésiques, astronomiques et physiologiques de l’Antiquité.

15.00 

Ajouter à ma liste de souhaits
Un enfant du Nil est conduit par le maître du temple dans son apprentissage du travail de la matière. Il pénétrera dans les arcanes des artisanats séculaires, dans la maturation du geste. Ce compagnonnage le conduira jusqu’aux portes du temple… Her-Bak « Pois Chiche », Her-Bak « Disciple », ou la vie d’un jeune garçon de l’Egypte ancienne, à la manière d’un conte initiatique. « Pois Chiche fait le bilan de son savoir : « j’ai connu le fleuve, j’ai cultivé la terre, j’ai observé quelques bêtes, pas assez ! J’ai travaillé la pierre… » Et soudain, Pois Chiche comprend l’intention du son Maître : « Sans doute il ne s’agit point de choisir un métier, mais d’apprendre, avec chaque technique, les lois de la Nature qu’elle peut enseigner ! Voilà qui me plaît davantage ! Allons, il n’y a pas de temps à perdre ! » Or, ayant aperçu l’intendant qui dormait sous un palmier doum, il le réveilla et lui dit : « Je désire apprendre à travailler le bois ; conduis-moi. » Sans se déranger, l’intendant demanda : « Quel bois : les cannes ? Les charpentes ? Les vantaux de portes ? Les meubles ? Par lequel de ces spécialistes le ‘Chéri-de-son-Maître’ préfère-t-il être rossé ? – Je ne sais pas encore ; que chacun d’eux me montre son travail : ensuite je choisirai. » »

10.70 

Ajouter à ma liste de souhaits
Tout homme qui ne veut pas subir les incertitudes houleuses de la masse doit avoir le courage, aujourd’hui de chercher sa propre lumière, librement et sans contrainte. « Aujourd’hui » est une étape toute nouvelle. Entre hier et ce jour un gouffre s’est déjà creusé. Les bouleversements de notre époque chaotique ont au moins cet avantage d’avoir renversé des barrières et ébranlé des valeurs auxquelles la société n’osait encore toucher. Ceux-là seraient fort avisés qui, au lieu de subir l’effondrement de cet échafaudage, se hâteraient de creuser les vieilles bases de la Sagesse pour en trouver les fondements indestructibles. C’est pour les y aider que sont écrites ces lignes. L’auteur traduit  les fondements indestructibles de l’enseignement gnostique de l’Égypte ancienne en un ensemble de règles simples et de phases initiatiques accessibles au lecteur occidental.

22.40 

Ajouter à ma liste de souhaits
L’appel lancé par La Lumière du Chemin revêt un caractère de gravité exceptionnelle par le fait qu’il éclaire la situation chaotique de notre Epoque contemporaine. La Lumière du Chemin précise et clarifie les problèmes essentiels dont l’incompréhension est la cause d’un grand nombre des drames actuels. Quoique fidèlement conforme à l’antique Sagesse Traditionnelle, son enseignement est, pour certains sujets, effectivement nouveau par son adaptation aux nécessités nouvelles d’un nouveau Temps. Cet enseignement est présenté sous forme de scènes dialoguées qui permettent de répondre aux objections posées par les disciples du Sage. Il développe et clarifie en images vivantes : – La relation des états physiques, psychiques et spirituels. – Le libre-arbitre et la fatalité. La responsabilité. La chance et le hasard. Le désespoir. Le suicide. – Brahmanisme, Bouddhisme et Christianisme. – La féminité cosmique. Du Saint-Esprit. La sagesse et la Vierge cosmique. Ce roman au langage clair et puissant brille comme une lumière sur le chemin. Dans cet appel, Isha Schwaller de Lubicz, forte de sa connaissance de la tradition égyptienne, a structuré son enseignement initiatique à l’aune des grands mystères chrétiens.

21.30 

Ajouter à ma liste de souhaits
Mabel Collins (1851-1927), romancière et écrivain mystique, épousa en 1871 le Dr Kenningale Robert COOK. Elle adhéra à la Société Théosophique en 1884 et lorsque Mme Blavatsky lança en 1887 son nouveau journal à Londres, Lucifer, elle en devint co-rédactrice en chef pendant quelques mois. Sa production littéraire est très importante. Mais du point de vue mystique, la Lumière sur le Sentier reste son œuvre majeure. Écrit en 1884, ce traité est présenté « A l’intention de ceux qui ne connaissent  pas la Sagesse orientale et qui désirent en recevoir l’influence. » Les aphorismes qui forment la base de ce traité sont rédigés sous forme de paradoxes très inspirants. Offert à toute âme par une profonde aspiration spirituelle, ce traité propose la connaissance de la Sagesse orientale à qui veut se libérer des lois du Karma et qui, ayant entendu la Voix du Silence, s’apprête à entrer dans le Temple de l’Enseignement.

7.60 

Ajouter à ma liste de souhaits
L’Atalante doit sa célébrité aux cinquante gravures qui sont le cœur de l’œuvre. La qualité artistique est incontestable et leur valeur doctrinale est attestée. L’éclat des images ne doit pas cependant faire méconnaître l’intérêt des discours. L’auteur procède par allégories, associations, allusions. Se conformant ainsi à la nature de l’œuvre hermétique, il se montre en définitive plus clair que ces écrivains qui égarent le lecteur par leurs conseils techniques. Atalante Fugitive est un des livres les plus connus du Corpus alchimique. Il est ici donné dans la traduction d’Étienne Perrot. Le symbolisme est puisé à des sources très variées : mythologie, philosophie, histoire antique, sciences de la nature. Le traducteur, Étienne Perrot, est un psychanalyste français. Il est l’un des continuateurs de Carl Gustav Jung en France dans le domaine de la psychologie analytique. Il a également contribué à la traduction française de l’œuvre de C.G. Jung.

26.00 

Ajouter à ma liste de souhaits
Théophrast von Hohenheim (1493-1541), dit Paracelse, est né en Suisse alémanique. Chirurgien des armées, il parcourut l’Europe. A l’âge de trente-trois ans, il fut nommé professeur de médecine à Bâle. Médecin apôtre et prophète du dernier âge, Paracelse est une figure emblématique de son temps. Le médecin philosophe relie la médecine à une science universelle qu’il appelle l’astronomie et qui comprend, outre l’astrologie, l’alchimie, la chimie, les arts divinatoires, etc. Il classe ces disciplines, se fait théologien et, tout en s’appuyant sur l’Ecriture, il assimile la révélation à ce savoir qui n’atteindra sa pleine mesure qu’à la consommation du temps. A différents niveaux, Dieu se révèle dans la nature, mais c’est en l’homme que la nature s’accomplit. La philosophie des vrais sages, Philosophia Sagax, écrite dans les dernières années de sa vie, est le seul ouvrage qui donne une vue d’ensemble de la doctrine.
Première traduction française de ce texte fondamental de l’oeuvre de Paracelse sur le microcosme et le macrocosme.

21.70 

Ajouter à ma liste de souhaits
Dans ce petit livret, l’auteur évoque avec clarté les trois étapes qui mènent le chercheur spirituel à la rencontre de son être intérieur le plus intime, sanctuaire secret où peut se réaliser la rencontre avec l’Esprit. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu ? » demande Paul. Mais il y a beau temps que les hommes ont perdu la clé qui ouvrirait la porte, et que leur croyance en leur propre force et leur propre science en a effacé le souvenir. Aujourd’hui, cependant, la ressouvenance de la Vérité resurgit en beaucoup, qui se rendent compte de l’insuccès présent et à venir d’une telle démarche. Deux écrits fondamentaux du XVIIIe siècle, qui prouvent, s’il en était besoin, que la Vérité n’a pas d’âge et qu’elle nous appelle depuis toujours à la retrouver au plus profond de nous-même.

11.50 

Ajouter à ma liste de souhaits
Traité des Trois Essences Premières – Le Trésor des Trésors des Alchimistes – Discours de l’Alchimie & autres écrits Philosophie, Astronomie, Alchimie et vérité sont les quatre axes de la médecine de Paracelse, médecin du corps et de l’âme. Son traité sur les trois essences premières (sel, soufre et mercure) décrit le monde de transmutation des éléments comme la source de toute vraie médecine.
Ce livre regroupe trois traités et d’autres écrits brefs, attribuables à Paracelse ou compilés par ses disciples. Le premier, traduit du latin et annoté par Grillot de Givry, comprend huit brefs chapitres exposant des principes et méthodes de la médecine et de la pharmacopée spagyriques. La première édition de 1903 fut tirée à 72 ex. seulement, « à l’usage des initiés ». Le deuxième écrit, traduit du latin par Albert Poisson, est une sorte de « clef », tant en sens technique-expérimental que dans un sens plus subtil d’hermétisme « psy-chologique » et « philosophique ». Le troisième traité est une anthologie de l’œuvre complète de Paracelse savamment composée, de sorte qu’en résulte sa conception typique du médecin, alchimiste et philosophe, astrologue et astronome. À la fin, un appendice comprenant une apologie de Paracelse et un écrit antiparacelsien de Jean Wier, aussi bien que la transcription de la plaque commémorative de Paracelse qui se trouve à Salzburg.

19.50 

Ajouter à ma liste de souhaits
Petit ouvrage de poche, entièrement composé à la main en caractères de la Fonderie Deberny et Peignot. Texte grec original avec la traduction française littérale précédée d’un avertissement et suivie des notes explicatives de Léonard Saint Michel. Traduction latine de Mullach en appendice.

6.00 

Ajouter à ma liste de souhaits
Calligraphies de Vincent Geneslay – Présenté par Christiane Singer Un torrent de fulgurances mystiques déferle jusqu’à nous dans « Le pèlerin chérubinique ». Certains des distiques choisis sont tirés du premier des six livres : trois cent deux épigrammes composées en quatre jours et que les érudits s’accordent à dater de l’époque de la mort de son ami Abraham von Frankenberg en 1650. L’auteur a vingt six ans au moment de les publier, plus de deux décennies plus tard, Johannes Scheffler – baptisé Angélus Silésius – s’adresse à nous : « Gottsbegiehrieger Leser » lecteur avide de Dieu. Il ne peut dans ces lignes cacher son étonnement devant ce déferlement d’alors ni se décider à changer un seul mot de ce qui lui a été dicté. Le ton est donné. L’inspiration est de haut lignage. Cet ouvrage ponctué de superbes calligraphies s’adresse au lecteur « avide de Dieu ». « La rose est sans pourquoi » est tiré du premier des six livres du Pèlerin chérubinique.

11.05 

Ajouter à ma liste de souhaits
Traduit par Gérard Pfister L’œuvre majeure de Silesius, le Cherubinischer Wandersmann, est composée de six livres rassemblant en tout 1676 textes : distiques mais aussi quatrains, sixains, huitains et sonnets. Silesius indique qu’il a souhaité présenter « sous une forme concise » l’essentiel de l’expérience des grands mystiques et cite Ruysbroek, Tauler et l’Anonyme de Francfort, oubliant par prudence ses principaux inspirateurs : Maître Eckhart et Jakob Böhme. Dans l’environnement très tendu de son temps, il lui faut évidemment dissimuler et ruser. D’où le caractère volontairement décousu et obscur de la composition de son oeuvre. Cependant ce à quoi nous invite Silesius, c’est bien, comme il le dit lui-même, à trouver un « chemin vers la Joie éternelle » (3, 155). C’est ce chemin que, sous la conduite de Silesius lui-même, nous avons voulu ici parcourir. On sait combien la pensée d’Eckhart a marqué Angelus Silesius au point qu’on a pu dire que son œuvre était la mise en vers d’Eckhart. D’où l’idée de montrer à travers un choix raisonné de textes de Silesius ce qu’est l’itinéraire spirituel de l’Errant chérubinique  : ce qu’est la pensée théologique de Silesius et son étroite proximité avec celle de Maître Eckhart. Comme chez Eckhart, les étapes de ce chemin sont rigoureusement trinitaires. Après un Prologue montrant la misère de l’homme sans Dieu, trois parties : 1) la naissance par l’Esprit ; 2) le chemin avec le Christ ; 3) l’union avec Dieu. Enfin un Épilogue consacré au « perdre Dieu » et à la Déité. Ce Chemin vers la Joie se veut ainsi une introduction à une oeuvre essentielle, mais d’un abord difficile tant par les audaces de son écriture que par son absence volontaire de plan. À noter que le présent ouvrage est bilingue et qu’aucun des textes qui y sont traduits ne figure dans le choix de Roger Munier.

16.50 

Ajouter à ma liste de souhaits
Traduction de Roger Munier Toute approche religieuse est partie intégrante de la recherche humaine. Elle projette souvent sur l’essence de l’homme une lumière incomparable. L’aventure de l’errant chérubinique est celle de tout homme en quête et voué à l’errance, à cette marche extatique dans le temps qui fait de l’âme, selon Silesius « la tente errante de Dieu. » Johannes Scheffler dit Angelus Silesius, médecin, adepte un temps des Rose-Croix, converti du protestantisme et devenu jésuite, est un de nos plus grands mystiques, dans la tradition de Maître Eckhart. Depuis quelques siècles, de Leibnitz à Heidegger, en passant par Hegel et Schopenhauer, l’écho de son œuvre sur la pensée profane n’a cessé de s’amplifier. La traduction de Roger Munier a été publiée pour la première fois en 1970 chez Denoël. Elle a été très largement remaniée et complétée dans l’édition définitive réalisée par Arfuyen en 1993. C’est cette édition, devenue presque introuvable, qui est aujourd’hui présentée au public dans la collection Ombre. Le choix de Roger Munier n’a pas été de donner l’intégralité des 1 676 textes de Silesius, dont la forme est assez variée et la qualité inégale. Il a préféré ne retenir que les quelque 500 textes dont la portée est le plus universelle, au-delà d’un contexte historique qui marque de nombreux poèmes de Silesius d’une intention didactique voire catéchétique. Leibniz range Silesius parmi ceux « dont les pensées extraordinairement audacieuses, remplies de comparaisons ardues, confinent à l’impiété ». Roger Munier voit dans « cette tension hardie vers les confins dans l’approche du mystère tant de Dieu que de l’homme » un appel qui, étrangement, semble nous être directement adressé, bien que venant d’une voix qui a retenti voici plus de trois siècles. C’est cette modernité que Munier a voulu souligner par une traduction nouvelle du titre : on avait coutume, en effet, de rendre le mot Wandersmann par le français « pèlerin ». Mais « pèlerin » se dit en allemand Pilger (Silesius emploie d’ailleurs Pilger à plusieurs reprises). Wandersmann n’évoque rien d’autre que la marche et le cheminement. Ce dont nous parle Silesius, c’est avant tout de l’homme en quête et voué à l’errance, à cette marche extatique dans le temps qui fait de l’âme « la tente errante de Dieu » (IV, 219) et qui nous concerne tous, à des degrés divers.

19.50 

Ajouter à ma liste de souhaits
Vers le milieu du XVIe siècle vivaient à Cologne deux amis : « Ensemble ils avaient vécu plusieurs années sous la direction d’un saint vieillard, Nicolas Eschius ; ensemble, ils s’étaient nourris de la plus pure doctrine des maîtres de la vie spirituelle ; ensemble, ils s’étaient essayés, croyons-nous, aux premiers grands travaux, en recueillant et en mettant en ordre les manuscrits conservés sous le nom de Tauler. » Ce sont ces deux amis, Pierre Canisius et Laurent Surius, qui mettent au point la grande édition des œuvres de Tauler qui sera la référence de toutes les éditions ultérieures. On tient aujourd’hui pour assuré que l’ensemble des textes ajoutés par eux à cette édition ne sont pas de la main de Tauler. Mais peut-on dire vraiment que les 84 sermons considérés comme authentiques soient eux-mêmes « de la main de Tauler »  ? Ne sont-ils pas eux-mêmes des collationes, c’est-à-dire des notes prises par des auditeurs ? Dès l’origine, l’entourage de Tauler a pris une part active dans son œuvre, même pour ce qui est sa part la plus authentique. Ce même entourage, qui a conservé le texte des sermons, a élaboré aussi dans le rayonnement spirituel de Tauler tout un ensemble de textes qui, sans être du Maître, témoignent souvent avec la plus grande justesse de sa doctrine et de sa sensibilité. Le traducteur des œuvres de Tauler dans l’édition de Surius, le Père E.-Pierre Noël, dominicain, citait malicieusement un propos du grand érudit dominicain le P. Henri Denifle, en préface à l’un de ses livres sur les mystiques rhénans : « On cherche spontanément, pour ne pas dire avec curiosité, qui a dit la chose et l’on s’inquiète peu de ce qui est dit. Et cependant, l’avertissement de l’Imitation de Jésus Christ, sur cette manière de lire, n’est-il pas toujours plein de justesse : “Ne cherchez pas qui a dit cela, mais occupez-vous de ce qui est dit.” »

14.00 

Ajouter à ma liste de souhaits
Écrits en moyen haut-allemand, les Sermons 101 à 104 viennent tout juste de faire l’objet de leur édition critique en allemand. D’une authenticité désormais parfaitement établie, ils ont la particularité remarquable de s’enchaîner en une suite parfaitement homogène, constituant ainsi un petit traité dont le thème unique est la naissance de Dieu dans l’âme. Il s’agit, on le sait, de l’un des thèmes centraux de la pensée eckhartienne, mais nulle part ce thème n’est développé d’une manière aussi suivie et structurée qu’ici C’est pourquoi, plus encore que les Traités déjà connus, cet ensemble est appelé à devenir l’un des grands classiques de l’oeuvre de Maître Eckhart. La structure de cet ensemble est forte et simple. Inspiré du livre de la Sagesse (18, 14), le Sermon 101, « Au milieu du silence », commence ainsi : « Voici que nous entrons dans le temps de la naissance éternelle, par laquelle Dieu le Père a engendré et sans cesse engendre pour l’éternité, afin que cette même naissance se produise aujourd’hui dans le temps dans la nature humaine. Que cette naissance se produise toujours, dit saint Augustin, à quoi cela me sert-il si elle ne se produit pas en moi ? Qu’elle se produise en moi, c’est cela qui importe. » Partant de Matthieu 2, 2, le Sermon 102 poursuit le même questionnement « ‘‘Où est-il, le Roi des Juifs qui vient de naître ? » À présent, observez cette naissance : où se produit-elle ? Je dis, comme je l’ai déjà expliqué plus au long, que cette naissance éternelle se produit dans l’âme de l’exacte manière où elle se produit dans l’éternité : ni plus ni moins. » Le sermon 103 adopte l’angle de Luc 2, 49 : « ‘‘Il est nécessaire que je sois dans les choses qui sont à mon Père. » Cette parole nous vient juste à point pour le discours que nous devons tenir sur la naissance éternelle, qui vient de se produire dans le temps et chaque jour encore se produit dans le plus intime et le fond de l’âme, sans aucune interruption. » Enfin, rebondissant sur Luc 2, 42, le Sermon 104, « La montée à Jérusalem », termine ce petit traité sur une belle image : « C’est pourquoi attends seulement cet hameçon et avec bonheur tu seras pris, et plus tu seras captif, plus tu seras libéré. Afin que nous soyons ainsi captifs et libérés, que nous vienne en aide Celui qui est Lui-même l’Amour. »

18.00 

Ajouter à ma liste de souhaits
Lorsqu’il écrit l’oracle de Hominis Dignitate, qui aurait dû introduire ses neuf cents thèses philosophiques, théologiques et cabalistiques, Pico della Mirandola (1463-1494) a vingt-quatre ans. Bien conscient du fait que « ses façons ne répondent ni à son âge, ni à son rang », c’est pourtant une philosophie nouvelle qu’il propose à ses aînés ; philosophie ouverte, accueillant tout ce qui, depuis les mystères antiques jusqu’aux religions révélées, émane de ce que l’on pourrait appeler la « volonté de vérité ». L’homme est au centre de cette philosophie, en ce que le divin a déposé en lui cette volonté dont il use à sa guise, le créant « créateur de lui-même ». Et cette puissance du vouloir, cette volonté de « se connaître soi-même », Pico la retrouve chez les sages grecs et orientaux, mais aussi dans la cabale juive, la pensée arabe, la scolastique et les auteurs chrétiens. S’agit-il pour autant d’un œcuménisme sans discernement ? Plutôt de la fusion en l’homme de cette intelligence, dévoilée dans le contact entre les différentes sagesses. L’oratio reste inédite ; les thèses sont publiées en 1486, mais l’église ne voudra pas entendre – quelle église pourrait vouloir entendre ? Pico devra s’exiler en France avant d’être fait prisonnier et incarcéré au donjon de Vincennes en 1487.
Dans sa ferveur juvénile, le propos de pico demeure intact, vierge, intempestif. Il fait appel, encore et toujours, à l’homme digne, vagabond de la vérité, lui offrant « l’un des plus sincères monuments de la philosophie morale de la renaissance italienne ».

8.00 

Ajouter à ma liste de souhaits
Textes réunis par Christine Maillard – Recherches germaniques – Université Strasbourg – hors série n°8 Comme le souligne Mme Christine Maillard dans le hors-série de la revue des Recherches germaniques de l’université de Strasbourg : « Jung situe sa psychologie dans une continuité historique avec les doctrines des gnostiques et la tradition alchimique. » Nous citons Jung : « Le fil de la tradition qui relie le gnosticisme au présent me semblait interrompu, et longtemps il ne m’a pas été possible de trouver le pont entre les deux. C’est seulement lorsque je commençai à comprendre l’alchimie que je reconnus qu’à travers elle se réalise le lien, dans l’histoire, avec le gnosticisme, et que grâce à l’alchimie, la continuité entre le passé et le présent est établie. »

18.00 

Ajouter à ma liste de souhaits
Dialogue entre un marin génois et L’Hospitalier – un chevalier de l’Ordre de Malte -, à propos d’une cité mystérieuse qu’il aurait découverte. Une cité idéale, dirigée par un métaphysicien selon les lois des astres, avec le Soleil comme prêtre suprême. Dans cette Cité où règne l’égalité, il n’y a pas d’absence de pouvoir, bien au contraire – c’est une cité hautement structurée, fondée sur le savoir de chacun. L’égalité des chances est au départ pour tout le monde, l’inégalité naturelle arrivant uniquement à la fin. Lieu défensif, de protection contre l’extérieur plus qu’un lieu d’accomplissement du monde commun, aussi bien à l’intérieur de la société qu’à l’extérieur de celle-ci, la Cité du Soleil veut opérer une sorte de syncrétisme de toutes les religions du monde et d’un sens du religieux à la fois transcendant et immanent à la Cité, de fonder les deux en une théocratie absolue. À cette nostalgie de l’Orient comme désir de l’ordre, de l’enfermement identitaire et protecteur, rempart contre l’Histoire chez Campanella, répond l’autre versant, la tentation majeure de l’Occident : corriger et refonder la Création divine à travers la libération des énergies de la Nature, à la fois conquête et saisie de l’essence de la réalité en son entier. Tommaso Campanella (1568 – 1639) moine dominicain et philosophe italien, s’intéressa principalement à la politique de son temps (la monarchie espagnole qui régnait alors sur la Calabre intégrée au Royaume des Deux-Siciles), et développa des thèses de philosophie politique tendant à l’utopie.

16.30 

Ajouter à ma liste de souhaits
Trop longtemps, l’Occident a considéré qu’il y avait d’une part l’ancien Iran préislamique et d’autre part l’Iran postérieur à l’islamisation. L’œuvre de Sohravardî est là pour témoigner que l’univers spirituel iranien forme un tout et que la Perse islamique n’est pas à considérer comme une province de l’expansion arabe. Jeune penseur génial qui mourut en martyr de sa cause à la fin du XIIe siècle, Sohravardî est l’un des plus grands mystiques de l’Islam iranien. Les textes que nous présentons ici prouvent sa volonté délibérée de ressusciter la philosophie de la lumière proposée par les sages de l’ancienne Perse, non pas en historien de la philosophie, mais en tant que philosophe adhérent de toutes les puissances de son âme à la vision des mondes qu’il se sent la mission de transmettre. Sa doctrine, couramment désignée sous le nom d’Ishrâq, est considérable par sa fermeté et son ampleur. Elle pose comme indissociables la recherche philosophique de la Connaissance et la fructification de la Connaissance en métamorphose intérieure de l’homme. Connaissance qui ne sera donc jamais théorique mais par essence salvifique, ce qui depuis toujours a été le sens donné au mot gnose. L’Archange empourpré est l’ange, le guide surnaturel, l’initiateur personnel du « pèlerin ». Il est présent dans les deux parties qui composent ce corpus, traités doctrinaux et récits mystiques, complémentaires les uns des autres comme le démontre la lecture méditée d’Henry Corbin qui les accompagne. La voie spirituelle tracée par Sohravardî demeure active en Iran. Elle eut une grande influence en Inde. « C’est avec la conviction que le sens et la portée de cette philosophie débordent son cadre d’origine, qu’elle est une forme de l’aventure humaine qu’il importe à l’homo viator de méditer spécialement de nos jours » qu’Henry Corbin s’en est fait l’interprète.

41.00 

Ajouter à ma liste de souhaits
Dans ces récits d’initiation qui font suite au texte de Sohravardi traduit et présenté antérieurement par Henry Corbin sous le titre L’Archange empourpré, ce qui nous est proposé est comme une aventure religieuse du Moi profond. Dans la doctrine sohravardienne de l’Ishrâq , l' »Ange » est en effet le double céleste de la psyché terrestre. Être de lumière qui le fond dans sa réalité d’âme, l' »Ange » est le principe transcendant de son individualité. Le Destin de l’homme est unique et voué à l’Unique. Mais un Unique qui n’est tel que pour chacun. Le sens dernier de ce livre est que notre solitude au sein du monde n’est pas un destin sans issue mais une essentielle « dualitude ». Cette autre part de nous-même qu’est notre « Ange » peut nous soutenir dès ici-bas si nous savons entendre son appel transformant, au cœur de notre vie la plus singulière.

25.00 

Ajouter à ma liste de souhaits
Traduit et présenté par Jacques Menard Joyau de la littérature gnostique, le chant de la perle est un récit initiatique mettant en scène les aventures d’un jeune prince iranien en quête de lui-même et d’une perle aux vertus mystérieuses. Le chant de la perle est le plus célèbre poème de la littérature syriaque. Le texte syriaque  a été conservé par un seul manuscrit, le ms. du British Museum, add. 14,645, qui date de 936 ap. J.C. L’hymne qui est écrit à la première personne, raconte que l’auteur vécut au Royaume de son Père. Alors qu’il était encore petit enfant, il fut envoyé à la recherche de la perle, on le chargea de pierres précieuses, mais il dut se dévêtir de sa robe étincelante. On lui enjoint de descendre en Égypte rechercher la perle qui repose au fond de la mer, près de l’antre d’un serpent ou d’un dragon écumant : s’il réussit à soustraire la perle à ce dernier, il sera autorisé à remettre la robe scintillante et à devenir l’héritier du Royaume avec son frère. Le petit Prince va faire sa descente, combattre et reprendre la perle… Il est ainsi vêtu de la robe qui lui avait été promise. En elle, comme à travers un miroir, il se reconnaît, il s’en revêt et remonte vers son Père, et avec lui il apporte la perle au Roi. Nous retrouvons les grands thèmes gnostiques de l’oubli, du vêtement qui sert de miroir au prince pour lui rappeler son origine. C’est dire que le Prince-Sauveur du Chant de la Perle pourrait être, à un premier niveau, le christ lui-même.

17.00 

Ajouter à ma liste de souhaits
Il n'y a plus d'ouvrages à afficher