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Dans l’histoire des idées, l’hermétisme et l’alchimie constituent une invitation au mystère. C’est un mystère qui résonne sur fond d’imaginaire, de légendes et de quêtes impossibles. Aujourd’hui, l’adjectif hermétique est devenu synonyme de complexité, de fermeture ou de secret. Pourtant, la philosophie hermétique forme un chaînon bien défini de la pensée humaine, élaboré au cours des siècles au sein ou en marge des grands courants culturels ou religieux. Son contenu et ses développements sont accessibles à partir d’une documentation foisonnante et originale. Ce courant philosophique et spirituel doit son nom au dieu gréco-égyptien Hermès-Thot, sa référence « totémique » et son fondateur mythique. Si l’hermétisme est identifiable à travers ses foyers historiques, ses textes originaux et ses hypothèses, il ne fut cependant ni une science ni une religion. Il n’institua ni corps de doctrine arrêté ni écoles, ni culte ni temples. Tout au plus figure-t-il une tradition au sein de laquelle des « chercheurs » tracèrent leur propre cheminement. Son application la plus célèbre est l’alchimie.  

22.80 

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Traduction de O. Sporeys De toutes les traductions de l’Imitation de Jésus-Christ qui ont été données, il n’en est pas une, à notre connaissance, pour laquelle il ait été tenu compte du fait que l’auteur inconnu de cet admirable traité mystique a été adepte de la philosophie Ésotérique. Le texte latin pris pour base dans ce livre est connu sous le nom de « Manuscrit de Bruxelles », c’est le Codex Kempenensis. Ce manuscrit est considéré comme décisif, malgré des variantes et quelques fautes de copies, il est généralement suivi par tous les traducteurs. L’auteur, parfaitement au courant de la Tradition ésotérique enseigne selon la tradition de l’Évangile, et le lecteur devra tenir compte de tous ces enseignements en lisant l‘Imitation. Qui était-il ? Qu’importe. Ce « parfait » nous prévient lui-même de ne pas nous préoccuper d’une chose si peu importante. Il nous enseigne en effet, après Sénèque, que nous devons nous attacher à ce qui est dit, sans chercher qui l’a dit. Sa volonté d’anonymat devrait être respectée. L’imitation est constituée de trois livres, qui correspondent à trois périodes, purificatrice, contemplative et unitive. On comprendra en méditant sur cette progression, qu’il s’agit de trois morts, suivies de résurrection, que subit l’âme humaine au cours de son évolution mystique.

15.00 

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Carlos Gilly En ce commencement du XXIè siècle, alors que l’humanité entière est, pour ainsi dire, plongée dans le creuset du grand changement, il est bon de réfléchir à l’appel lancé par la Fraternité de la Rose-Croix. Car les manifestes : L’Appel, le Témoignage et les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix, imprimés en 1614, 1615, et 1616, incitent expressément à une réformation générale du monde. C’était la réponse à la tragédie d’une époque marquée par une effervescence de la conscience religieuse et par l’accélération de la recherche scientifique rationnelle. De grandes transformations religieuses et sociales ébranlaient littéralement toutes les valeurs existantes.

15.00 

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Modèles dissidents du christianisme médiéval (XII-XIIIe siècles)
Tout d’abord, en cessant de privilégier les constructions et préjugés historiques et doctrinaux élaborés et distillés depuis les théologiens catholiques de l’époque médiévale, leurs principaux détracteurs, puis transmis au travers d’une longue tradition historiographique dont les études récentes se font encore l’écho. Ensuite, à partir d’une lecture attentive de l’ensemble de documents, remontant aux débats du IXe siècle carolingien relatifs à la « société chrétienne », l’auteure propose une genèse des catharismes, phénomène pluriel et endogène au christianisme occidental. Ainsi se dégage et se précise le parcours d’une pensée dualiste dont les expressions dissidentes, même la plus radicale d’entre elles, au XIIIe siècle, résultent du processus de rationalisation qui traverse le christianisme médiéval.

23.00 

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Catharisme au vrai visage… visage humain, visage vivant. On trouvera ici une vaine construction de cette imagination « combleuse de vide » qui, depuis le début du XXe siècle, porte tant d’auteurs à fabriquer un catharisme mythologique à petits renforts de trésors cachés, de Graals pyrénéens, d’inédits de Platon ou de rêves bouddhistes. Le catharisme fut l’un des grand courants du Moyen Age chrétien : particulièrement, mais non exclusivement implanté en Occitanie, déraciné par le fer des armées catholiques, les procédures de Rome et les bûchers, il disparut de l’Histoire à la fin du XVe siècle, laissant, par delà une longue oblitération, un message vivant, tiré de la mémoire des documents médiévaux. Christianisme sans damnation éternelle et sans croix, le catharisme refusa le mal et la violence et crut en la bonté fondamentale de la nature humaine. Le vrai visage du catharisme, celui des Bonshommes dont le bâton sonnait de bourg en château, de ville en désert clandestin, celui des croyantes entraînant ceux qu’elles aimaient dans leur aventure et dans leur foi, c’est le visage que les cathares nous montrent à travers le miroir dépoli des manuscrits et du temps.

19.00 

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Traduit du latin et présenté par Éric Mangin – Postface de Marie-Anne Vannier Ce huitième ouvrage de Maître Eckhart aux Éditions Arfuyen aborde l’œuvre latine avec un court traité, le Commentaire du Notre Père, traduit ici pour la première fois. Son intérêt est double : d’une part, c’est une réflexion sur un texte fondamental et connu de tous, le Notre Père, et qui s’adresse donc à un public plus large ; d’autre part, le Commentaire mobilise l’ensemble de la culture d’Eckhart et permet de mieux comprendre ses sources, de Cassien et Augustin à Jean Chrysostome et Maxime le Confesseur. Quant à la magnifique Prière de Maître Eckhart, elle est ici publiée pour la première fois en édition bilingue (trad. Gérard Pfister) et en traduction intégrale. Le Commentaire du Notre Père apparaît dans deux manuscrits, dont le célèbre manuscrit de Cues de 1444. L’attribution du Commentaire à Eckhart est néanmoins certaine, du fait de nombreuses similitudes avec d’autres œuvres eckhartiennes. Eckhart y fait lui-même expressément allusion dans son Commentaire sur l’évangile de Jean. Le Commentaire du Notre Père propose une méditation sur la prière chrétienne. Prier, c’est s’adresser à Dieu et lui parler. Eckhart insiste également ici sur le caractère communautaire et ecclésial de la prière. Enfin, la prière du Notre Père n’est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Prier, c’est donc entrer dans la prière du Christ, se conformer à lui, et devenir Fils du Père. Le rapprochement entre l’œuvre latine et l’œuvre allemande permet ainsi de montrer que les expressions les plus audacieuses d’Eckhart trouvent en réalité leur fondement dans la tradition la plus classique. Éric Mangin, prêtre diocésain, est chargé de cours à la faculté de philosophie de l’université catholique de Lyon et membre de l’équipe de recherche sur les mystiques rhénans. Marie-Anne Vannier, professeur à la faculté de théologie de l’université de Metz, a déjà préfacé trois ouvrages d’Eckhart parus dans la même collection. —————– La structure de ce traité suit la progression du texte biblique verset par verset , et mot à mot. Après une introduction qui porte sur la phrase « Notre Père qui es aux cieux », Eckhart distingue d’une part les trois premières demandes concernant Dieu, et d’autre part les quatre dernières qui s’appliquent à l’homme. Il s’inscrit dans un genre littéraire tout à fait classique en théologie et rejoint par exemple l’oeuvre de Cyprien. Le texte d’Eckhart se présente comme un ensemble de notes et rappelle ainsi l’allure de sermons latins. Il ne s’agit pas ici de faire une analyse exhaustive du traité, mais il peut être intéressant de noter comment Eckhart fait intervenir plusieurs niveaux de lecture et d’interprétation, rappelant ainsi les grands principes de l’exégèse médiévale. Ainsi, le « Commentaire de Notre Père » propose une méditation sur la prière chrétienne : Qu’est-ce que la prière et comment faut-il prier ? La prière du Notre-Père n’est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Le Commentaire du Notre Père se situe précisément dans l’ensemble de la pensée eckhartienne et en particulier par rapport à la question du détachement, qui est l’axe central de sa prédication en langue allemande.

13.50 

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L’homme a une double origine : l’une céleste, l’autre terrestre ; l’une naturelle, l’autre surnaturelle. Nous connaissons tous cet axiome. Mais que faire pour le prendre sérieusement comme l’expression d’une promesse, d’une expérience et d’une vocation ? K.G. Durckheim tente ici de répondre à cette question qui engage toute la vie, en s’appuyant sur sa longue expérience de thérapeute, et sans jamais séparer la question du sens de l’homme (sa dimension transcendante) de la méditation qui permet à chacun de se réorienter vers son être véritable. Pour lui, la réintégration par l’homme occidental de cette part d’Orient qui lui est congénitale et inaliénable, mais qu’il a laissée s’étioler au cours des derniers siècles, est l’une des conditions de sa guérison.

8.90 

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Légende dorée, légende des siècles, bible ou génie du paganisme, voici une œuvre qui, en douze mille vers, conte deux cent trente et une histoires de métamorphoses ; elles remontent, pour beaucoup, à l’origine du monde. Ovide, dans ces poèmes épiques et didactiques, nous a donné, des origines à Jules César, un des grands textes sur la genèse de l’humanité. La variété des styles, de l’horreur et du fantastique à l’élégie amoureuse, enchante le lecteur autant que Les Mille et Une Nuits. La grandeur de la Rome impériale, de l’Empire d’Occident s’y reflète. Les Métamorphoses sont l’une des sources principales de la littérature et des arts occidentaux. Comme les fontaines de Rome d’où l’eau ne cesse de jaillir, Les Métamorphoses sont à la fois un monument et une source de la culture européenne.

10.90 

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Entre révolution scientifique et révolution spirituelle, entre jésuites et Rose-Croix Homme de la fin de la renaissance par la multiplicité de son génie, la vie de Descartes marque le moment de la rupture épistémologique du monde entre une société encore dominée par des représentations théocentriques et des représentations strictement matérialistes, mécanistes et anthropocentriques. À travers quel roman d’apprentissage s’est déployée la vie de cet annonciateur de la modernité, dont la devise était Larvatus prodeo, « j’avance masqué »  ? Si Descartes a livré un certain nombre d’informations sur lui même dans son célèbre « Discours de la Méthode », quelle fut la clef de l’explication de ses pérégrinations à travers toute l’Europe, et de ses multiples carrières ? Pourquoi a-t-il vécu l’essentiel de sa vie aux Pays-Bas durant l’âge d’or d’Amsterdam, et qu’y a-t-il fait ? Quels ont été ses rapports avec les forces idéologiques de son temps comme les Jésuites et les Rose-Croix ? La poursuite des Rose-Croix par Descartes a-t-elle été une mystification, ou bien Descartes avait-il un intérêt sincère pour ce mouvement aux contours elliptiques, qui l’a influencé, inconsciemment, dans la détermination de son œuvre ? Le lecteur de cette biographie vivace et plaisante, réalisée par un philosophe professionnel pour le grand public, pourra se faire une idée par lui-même.

10.00 

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Huit cents ans après la croisade contre les albigeois, sommes-nous enfin prêts à nous libérer des mythes et des préjugés concernant le phénomène cathare ? Malgré les travaux novateurs de toute une génération d’historiens depuis une trentaine d’années, il semble bien que les « bons hommes » et les « bonnes femmes » soient encore l’objet des spéculations les plus fantaisistes. C’est pourquoi il convenait de mener une « contre-enquête » sur cet événement qui a constitué un tournant majeur dans l’histoire de la France, de l’Église et de l’Europe. Jean-Philippe de Tonnac, écrivain et journaliste, s’est rendu sur les principaux lieux de cette épopée pour y interroger Anne Brenon, l’une des meilleures spécialistes du catharisme. Ensemble, ils tentent de faire la part du vrai et du mythe concernant les « hérétiques » cathares, leur vie quotidienne, leurs structures ecclésiales originales, leurs croyances, leur liturgie, leurs textes fondateurs… De ces conversations captivantes émerge une réalité historique plus riche que la légende : celle d’un mouvement spirituel foncièrement chrétien et non violent.

11.00 

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Après le temps du féminisme, mouvement social dont Annick de Souzenelle note à la fois la nécessité historique et les limites, et après le temps d’une féminité artificielle exploitée par la publicité, l’heure est venue d’explorer le sens du féminin. À partir d’une lecture du texte biblique en hébreu, l’auteur du Symbolisme du corps humain nous introduit dans cette dimension essentielle. Scrutant la Genèse, elle s’inscrit en faux contre l’image d’une Ève « sortie de la côte d’Adam », pour mettre en évidence Isha, « l’autre côté d’Adam », la réalité féminine présente en chacune de nous. Elle réinterprète ensuite d’autres grandes figures de la Bible – Marie, Marie-Madeleine, Lot ou Lazare – pour les replacer dans une perspective mystique dans laquelle l’âme de l’homme est une « fiancée » promise aux noces divines.

11.00 

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Quel rôle a pu jouer le catharisme dans l’histoire spirituelle de l’Occident, dans le lent cheminement vers la liberté de conscience et le libre apprentissage de l’intériorité qui permet à chacun d’entrer dans sa vie spirituelle ? Les cathares n’avaient pas de cadre dogmatique intangible, ni de clergé intercesseur entre l’individu, son âme et l’Esprit, ni de baptême de conversion pour admettre un croyant parmi eux. Leur seule véritable exigence était le respect de l’éthique chrétienne. La transformation intérieure gouvernait le cheminement spirituel du cathare vers le consolament.

23.00 

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Voici un ouvrage qui, appuyé sur une solide enquête historique et loin de tout effet de mode, entre en empathie avec la spiritualité des cathares, ces chrétiens si cruellement persécutés et diffamés par l’Église. Le texte fervent de Philippe Roy fait revivre dans sa profondeur la pureté (catharsis) de ces spiritualistes du Moyen Age revenus aux pures sources de leur foi et chercheurs têtus d’une explication du monde que notre science moderne ne fait peut-être, en un sens, que prolonger. C’est là un ouvrage d’une immense richesse. Il aidera à éclairer une page trop souvent maltraitée de l’histoire de l’Occident, il donnera sur à méditer sur les voies d’une authentique sagesse, sur un retour à l’Esprit, source de liberté individuelle et de démocratie. Des leçons toujours vivantes, toujours urgentes…

29.50 

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« Quand on aura suivi Paul Diel dans les associations de mythes, on comprendra que le mythe couvre toute l’étendue du psychisme mis au jour par la psychologie moderne. Tout l’humain est engagé dans le mythe. » (Gaston Bachelard)
Paul Diel (1893-1972), psychologue français d’origine autrichienne, philosophe de formation, a approfondi sa propre recherche psychologique sous l’influence des découvertes de Freud et d’Adler, travaillant notamment sur les rêves et les mythes. Toute son œuvre est publiée aux Éditions Payot.

9.70 

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Le corps a un langage par lequel il exprime sa jouissance et ses souffrances, mais il est aussi lui-même un langage en soi, un livre de chair. Apprendre à lire le corps, c’est être attentif à son dessin, savoir décrypter les formes du labyrinthe anatomique ; c’est aussi entendre ce que nous disent les grands mythes de l’humanité sur la nature et la fonction subtile de chacun des organes ; c’est enfin, nous dit Annick de Souzenelle, redécouvrir l’Arbre des kabbalistes, car si l’homme est « créé à l’image de Dieu », l’image de son corps doit être lue comme le reflet terrestre de cet « Arbre de Vie » dont nous parle la tradition de la Kabbale.

12.90 

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Démonisés, persécutés, anéantis, les cathares n’ont pas pour autant disparu de la mémoire des hommes. Par delà les brumes de légende qui masquent leurs figures, les bonshommes et les bonnes-femmes ont laissé des traces écrites de leur passage et de leur message. Anne Brenon, l’une des plus grandes spécialistes mondiales de cette foi mal connue, nous fait entrer dans leur intimité. Loin de l’image d’une communauté recluse aux doctrines occultes, elle nous fait découvrir des individus pieux et charitables, engagés dans la vie de la cité. Face à l’Église qui possède et écorche, ils affirment incarner l’Église qui fuit et pardonne, la seule qui soit fidèle à l’héritage des apôtres. Si le catharisme organisé a péri sur les bûchers (quoiqu’il ait survécu un peu plus longtemps qu’on ne le croie), son esprit peut encore inspirer tous ceux qui, contre les puissances de ce monde, prennent le parti des âmes en souffrance.

9.90 

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D’ère en ère, des groupes d’hommes nous laissent un exemple de vie exceptionnel. Comme les Esséniens et les Manichéens, les Cathares puisèrent à la grande tradition gnostique : parvenir à la résurrection de l’âme. Ils donnent le témoignage de cette vie pure, lumineuse, joyeuse, qui surgit en celui qui éveille l’étincelle divine du cœur. A une étude historique de la pensée gnostique, Antonin Gadal ajoute de nombreux faits transmis par la tradition orale de cette région de l’Ariège qui vit de nombreux « parfaits » suivre, dans des grottes initiatiques, la voie de l’endura : la reconstruction de l’âme immortelle, le « vêtement de lumière » qui rend à l’homme ses pouvoirs originels de conscience et l’ouvre au Royaume de la Lumière, sa véritable patrie.

23.00 

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1915. Tandis que la Première Guerre mondiale ensanglante l’Europe, un auteur quasiment inconnu publie son premier roman, qui connaît un succès foudroyant. Placé sous le signe du Golem, cette créature d’argile façonnée jadis par un rabbin, et qui revient hanter la ville tous les trente-trois ans, le livre ressuscite la Prague du tournant du siècle : Prague et son ghetto, rasé quelques années avant la guerre par des autorités soucieuses d' »assainissement ». Dans ses rues tortueuses où sont tapis des êtres fantastiques, dévorés par la passion et la haine, des crimes se commettent, tandis que les couples dansent dans des cabarets sordides. La folie sourd des vieilles pierres… Elle poisse les songes et les souvenirs, elle sème sous les pas des passants des arcanes indéchiffrables. Jusqu’où le narrateur ira-t-il pour se libérer de son emprise et connaître enfin son destin ?

10.50 

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Allumeur de réverbères n’est pas un métier méprisable. C’est grâce à lui que l’ancêtre du baron von Jöcher a été annobli. et depuis, ses descendants ont continué à apporter la lumière au cœur de la nuit des hommes… Mais lorsque le onzième baron von Jöcher se voit devenir vieux et, depuis que sa femme l’a quitté, sans espoir d’avoir des enfants à qui transmettre les secrets de sa famille et ceux de l’Ordre rituel auquel tous ses aïeux ont appartenu, il décide d’adopter un jeune garçon prénommé Christophe… parce que Christophe était le prénom de l’Ancêtre. Sa rencontre avec le baron marquera pour Christophe le début de son éveil à la vie de la conscience : tout comme sa rencontre avec la si belle Ophélie marque pour lui l’éveil de la vie du cœur et des sens. Mais Christophe n’est pas un garçon comme les autres : une nuit, aux lisières du rêve et du sur-réel, il a rencontré la forme spectrale du Dominicain blanc qui l’a entendu en confession et lui a remis tous ses péchés – tous : ceux qu’il a déjà commis, mais également, tous ceux qu’ils pourrait commettre à l’avenir. Dans un style où le flamboiement du lyrisme épouse les clairs-obcurs de l’expressionnisme, Gustav Meyrink (1868-1932) – l’auteur du Golem et du Visage Vert – conte en un roman fascinant l’aventure spirituelle d’un jeune homme en quête de l’amour et de la vie éternels.

19.20 

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Prague, 1917 : au cœur de la ville mystérieuse, d’étranges événements se préparent. Dans le château du Hradschin, un somnambule fait son apparition, le visage en sang, au beau milieu d’un dîner aristocratique ; pendant ce temps, de l’autre côté du Pont de pierre, dans la tour de la Faim, la jeune comtesse Polyxena assiste en secret à l’assemblée des membres des bas-quartiers de Prague. Parmi eux se trouve l’homme qu’elle aime, Ottokar, un bâtard à qui une prostituée en haillons a prédit qu’il deviendrait un jour « empereur du monde ». Pour empêcher la révolution qu’ils fomentent, elle tente d’exercer contre eux l’aweysha, ce terrifiant pouvoir par lequel les morts influent sur les vivants. La Nuit de Walpurgis, celle qui déchaîne les fureurs et les spectres, est proche – bientôt, les personnages seront emportés vers leur tragique destinée… Voici, dans la lignée du Golem, le chef-d’œuvre du fantastique pragois.

10.00 

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L’Ange à la fenêtre d’Occident, l’ultime roman de Gustav Meyrink, est de ces livres qui, sitôt ouverts, n’en finissent plus de vous hanter. Rédigé peu avant la mort de l’auteur, il est à son œuvre ce que Faust est à celle de Goethe : une « somme », summa scientia. L’histoire fascinante de John Dee, célèbre alchimiste du XVI° siècle, y est relatée à travers les fragments de son journal, que le baron Müller, un lointain descendant, a reçu en héritage. De l’Autriche du XX° siècle à l’Angleterre de la reine Élisabeth, en passant par la Prague du Rabbi Löw, droit venu du Golem, les repères peu à peu vacillent, et l’on voyage, de la table de travail de Müller au cachot où l’alchimiste, accusé de sorcellerie, est retenu prisonnier… Placé sous l’auspice du culte de la « putain du diable » Isaïs la Noire, figure de la tentatrice, ce roman est sans doute l’un des plus sensuels de Meyrink. Sombre et charnel, L’Ange à la fenêtre d’Occident, où les ressorts du fantastique meyrinkien sont exploités jusqu’au vertige, est un « livre extraordinaire, foisonnant de symboles, pullulant de mystères, rempli d’un désordre grandiose où la vision profonde confine souvent à la folie » (Marcel Béalu).

14.00 

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1916 – Amsterdam est devenue la plaque tournante de l’émigration européenne. Une foule interlope et grotesque se bouscule dans les bouges à matelots, les cabarets douteux et une mystérieuse boutique de prestidigitation au cœur du ghetto. Aristocrates en exil, escrocs, illusionnistes, kabbalistes et sorciers, tous rêvent à une nouvelle vie dans un autre monde. Certains fondent leurs espoirs sur une terre promise au-delà de l’océan, d’autres, au moyen de forces occultes, cherchent à briser le miroir des apparences dans l’attente d’une Vérité révélée. Beaucoup cèdent à la tentation des sectes et des charlatans mais, dans le labyrinthe de l’aventure intérieure, seul l’initié au cœur pur trouvera l’issue. L’ingénieur Hauberisser et la jeune Eva sont de ceux-ci, ils vivent leur amour comme une quête spirituelle. Le Visage vert leur apparaît pour les guider, symbole ésotérique qui donne la vraie dimension de ce roman à clés ; chacun l’interprète en fonction de ce qu’il est lui-même, accomplissant cette alchimie qui selon C. G. Jung conduit au Soi, à la part du divin en l’homme.

18.00 

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« De l’unique chemin qui mène à la Vérité, et des diverses routes qui conduisent à l’erreur et à la perdition. » Ce livre semble remonter à l’âge apostolique, bien qu’il ne date que d’un siècle environ. Sa simplicité, l’absence complète de spéculation qui le caractérise, son accent direct et d’une portée toute pratique l’apparentent aux écrits les plus anciens du christianisme, notamment à cette admirable Didachè, peut-être contemporaine des Évangiles, et qui été découverte 84 ans seulement après la rédaction de « Quelques traits de l’Eglise intérieure ». Un livre précieux et plein de sagesse.

15.00 

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Depuis le début du XVIIe siècle, les Rose-Croix font partie du paysage intellectuel européen. Spiritualistes et réformateurs fondant leur pensée sur l’ancienne tradition hermétique, on les a vus fréquemment participer au mouvement des idées politiques de leur temps, le plus souvent d’une façon discrète. Qu’il s’agisse d’un projet de société idéale, de la rupture entre le Saint-Empire et la papauté à Rome, de la préparation de la Révolution de 1789 en France ou bien de la création des Etats-Unis d’Europe et de la mondialisation, le nom de « Rose-Croix » apparaît à chaque fois en filigrane. L’influence que l’on accorde à ce qu’on appelait autrefois l’Auguste Fraternité, et dont les membres étaient connus sous le nom des « invisibles », est-elle réelle, non seulement en ce qui concerne le mouvement général des idées, mais aussi sur le plan politique et social ? Faut-il craindre aujourd’hui encore une quelconque domination secrète exercée par les Frères ? Quelle est la nature exacte de l’Utopie Rose-Croix et quels en sont les fondements ? L’auteur s’efforce de répondre à ces questions à travers une enquête passionnante et critique, qui retrace l’histoire du spiritualisme hermétique et chrétien de la Rose-Croix, depuis ses origines jusqu’à nos jours, dans le cadre de ses rapports avec l’Etat et l’autorité religieuse, mais aussi avec la Franc-Maçonnerie. L’ouvrage est accompagné d’un organigramme et de plusieurs documents inédits qui permettent aussi de mieux comprendre comment s’est construit le mythe du légendaire personnage de Christian Rosencreutz.

22.11 

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