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Mystiques rhénans

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2 tomes vendus ensemble On ne peut trouver Dieu que dans les profondeurs de son propre cœur. Il est vain de chercher la sagesse divine dans les académies et les livres. La conception du monde de Boehme est toute symbolique. Le monde visible en entier est symbole du monde intérieur. Connaître Dieu est un devoir de l’homme, créé pour cela. Boehme est un symboliste mais non pas idéaliste, au sens de l’idéalisme allemand du XIXe siècle. C’est un réaliste. Il n’a pas perdu le lien vivant avec l’existence réelle, ne s’est pas enfermé dans le monde de la pensée abstraite, de l’être, ni dans le monde des expériences subjectives personnelles… Boehme, le premier dans l’histoire de la pensée humaine, a fait de la liberté le fondement premier de l’Être, elle est pour lui plus profonde et plus primaire que tout Être, plus profonde et plus primaire que Dieu lui-même. (Nicolas Berdiaeff)

80.00 

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« Je sais le jugement que la plupart des hommes porteront sur ce livre. Ils y verront l’œuvre d’un moine halluciné, d’un solitaire hagard et d’un ermite ivre de jeûne et consumé de fièvre. Ils y verront un rêve extravagant et noir, traversé de grands éclairs, et rien de plus. C’est l’idée ordinaire que l’on se fait des mystiques ; et on oublie trop souvent que toute certitude est en eux seuls. » C’est en ces termes que Maurice Maeterlinck présentait l’œuvre de Ruysbroeck à la fin du XIXe siècle. L’époque a changé, mais les mystiques continuent de faire peur et de fasciner tout à la fois. C’est qu’en effet « toute certitude est en eux seuls » et nos contemporains, comme ceux de Maeterlinck, le sentent bien. Comme introduction au cœur de l’œuvre de Ruysbroeck, le présent volume offre un petit ensemble de textes essentiels en même temps que facilement accessibles : les deux Cantiques spirituels traduits par Ernest Hello (cf les superbes Prières et méditations d’Ernest Hello publiées par Arfuyen) ; la Vie de contemplation (qui constitue le troisième livre de L’Ornement des Noces spirituelles traduit par Maurice Maeterlinck) ; enfin un texte dense et peu connu, la Prière de Jésus. La préface est extraite du texte de présentation écrit en 1891 par Maurice Maeterlinck pour son édition de L’Ornement des Noces spirituelles.

12.00 

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Traduit par Gérard Pfister L’œuvre majeure de Silesius, le Cherubinischer Wandersmann, est composée de six livres rassemblant en tout 1676 textes : distiques mais aussi quatrains, sixains, huitains et sonnets. Silesius indique qu’il a souhaité présenter « sous une forme concise » l’essentiel de l’expérience des grands mystiques et cite Ruysbroek, Tauler et l’Anonyme de Francfort, oubliant par prudence ses principaux inspirateurs : Maître Eckhart et Jakob Böhme. Dans l’environnement très tendu de son temps, il lui faut évidemment dissimuler et ruser. D’où le caractère volontairement décousu et obscur de la composition de son oeuvre. Cependant ce à quoi nous invite Silesius, c’est bien, comme il le dit lui-même, à trouver un « chemin vers la Joie éternelle » (3, 155). C’est ce chemin que, sous la conduite de Silesius lui-même, nous avons voulu ici parcourir. On sait combien la pensée d’Eckhart a marqué Angelus Silesius au point qu’on a pu dire que son œuvre était la mise en vers d’Eckhart. D’où l’idée de montrer à travers un choix raisonné de textes de Silesius ce qu’est l’itinéraire spirituel de l’Errant chérubinique  : ce qu’est la pensée théologique de Silesius et son étroite proximité avec celle de Maître Eckhart. Comme chez Eckhart, les étapes de ce chemin sont rigoureusement trinitaires. Après un Prologue montrant la misère de l’homme sans Dieu, trois parties : 1) la naissance par l’Esprit ; 2) le chemin avec le Christ ; 3) l’union avec Dieu. Enfin un Épilogue consacré au « perdre Dieu » et à la Déité. Ce Chemin vers la Joie se veut ainsi une introduction à une oeuvre essentielle, mais d’un abord difficile tant par les audaces de son écriture que par son absence volontaire de plan. À noter que le présent ouvrage est bilingue et qu’aucun des textes qui y sont traduits ne figure dans le choix de Roger Munier.

16.50 

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Vers le milieu du XVIe siècle vivaient à Cologne deux amis : « Ensemble ils avaient vécu plusieurs années sous la direction d’un saint vieillard, Nicolas Eschius ; ensemble, ils s’étaient nourris de la plus pure doctrine des maîtres de la vie spirituelle ; ensemble, ils s’étaient essayés, croyons-nous, aux premiers grands travaux, en recueillant et en mettant en ordre les manuscrits conservés sous le nom de Tauler. » Ce sont ces deux amis, Pierre Canisius et Laurent Surius, qui mettent au point la grande édition des œuvres de Tauler qui sera la référence de toutes les éditions ultérieures. On tient aujourd’hui pour assuré que l’ensemble des textes ajoutés par eux à cette édition ne sont pas de la main de Tauler. Mais peut-on dire vraiment que les 84 sermons considérés comme authentiques soient eux-mêmes « de la main de Tauler »  ? Ne sont-ils pas eux-mêmes des collationes, c’est-à-dire des notes prises par des auditeurs ? Dès l’origine, l’entourage de Tauler a pris une part active dans son œuvre, même pour ce qui est sa part la plus authentique. Ce même entourage, qui a conservé le texte des sermons, a élaboré aussi dans le rayonnement spirituel de Tauler tout un ensemble de textes qui, sans être du Maître, témoignent souvent avec la plus grande justesse de sa doctrine et de sa sensibilité. Le traducteur des œuvres de Tauler dans l’édition de Surius, le Père E.-Pierre Noël, dominicain, citait malicieusement un propos du grand érudit dominicain le P. Henri Denifle, en préface à l’un de ses livres sur les mystiques rhénans : « On cherche spontanément, pour ne pas dire avec curiosité, qui a dit la chose et l’on s’inquiète peu de ce qui est dit. Et cependant, l’avertissement de l’Imitation de Jésus Christ, sur cette manière de lire, n’est-il pas toujours plein de justesse : “Ne cherchez pas qui a dit cela, mais occupez-vous de ce qui est dit.” »

14.00 

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Les textes ici présentés sont extraits du Livre de la Vie dont ils constituent, par leur forme aphoristique, un chapitre unique en son genre (chap. 49). Le Livre de la Vie constitue un document essentiel dans l’histoire spirituelle du Moyen Âge et l’un des plus difficiles à déchiffrer tant il semble entremêler à des éléments authentiques des commentaires d’intention clairement hagiographique. C’est au couvent de Töss, près de Winterthur, que Suso fit la connaissance de Elisabeth Stagel, issue d’une noble famille de Zurich et entrée dans cette maison en 1337, qui sera l’une des plus proches parmi ses filles spirituelles. Comme telle, elle semble avoir largement contribué à la rédaction du Livre de la Vie, établissant les notes sur lesquelles Suso aurait travaillé et contribuant à lui donner cette saveur incomparable dans tout le corpus de la mystique rhénane.

9.90 

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Écrits en moyen haut-allemand, les Sermons 101 à 104 viennent tout juste de faire l’objet de leur édition critique en allemand. D’une authenticité désormais parfaitement établie, ils ont la particularité remarquable de s’enchaîner en une suite parfaitement homogène, constituant ainsi un petit traité dont le thème unique est la naissance de Dieu dans l’âme. Il s’agit, on le sait, de l’un des thèmes centraux de la pensée eckhartienne, mais nulle part ce thème n’est développé d’une manière aussi suivie et structurée qu’ici C’est pourquoi, plus encore que les Traités déjà connus, cet ensemble est appelé à devenir l’un des grands classiques de l’oeuvre de Maître Eckhart. La structure de cet ensemble est forte et simple. Inspiré du livre de la Sagesse (18, 14), le Sermon 101, « Au milieu du silence », commence ainsi : « Voici que nous entrons dans le temps de la naissance éternelle, par laquelle Dieu le Père a engendré et sans cesse engendre pour l’éternité, afin que cette même naissance se produise aujourd’hui dans le temps dans la nature humaine. Que cette naissance se produise toujours, dit saint Augustin, à quoi cela me sert-il si elle ne se produit pas en moi ? Qu’elle se produise en moi, c’est cela qui importe. » Partant de Matthieu 2, 2, le Sermon 102 poursuit le même questionnement « ‘‘Où est-il, le Roi des Juifs qui vient de naître ? » À présent, observez cette naissance : où se produit-elle ? Je dis, comme je l’ai déjà expliqué plus au long, que cette naissance éternelle se produit dans l’âme de l’exacte manière où elle se produit dans l’éternité : ni plus ni moins. » Le sermon 103 adopte l’angle de Luc 2, 49 : « ‘‘Il est nécessaire que je sois dans les choses qui sont à mon Père. » Cette parole nous vient juste à point pour le discours que nous devons tenir sur la naissance éternelle, qui vient de se produire dans le temps et chaque jour encore se produit dans le plus intime et le fond de l’âme, sans aucune interruption. » Enfin, rebondissant sur Luc 2, 42, le Sermon 104, « La montée à Jérusalem », termine ce petit traité sur une belle image : « C’est pourquoi attends seulement cet hameçon et avec bonheur tu seras pris, et plus tu seras captif, plus tu seras libéré. Afin que nous soyons ainsi captifs et libérés, que nous vienne en aide Celui qui est Lui-même l’Amour. »

18.00 

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Traduit et présenté par A. J. Festugière – Editions Arfuyen Le P. Festugière est le premier à avoir traduit les rede der underscheidunge de Maître Eckhart sous leur vrai titre: les Discours du discernement. Car, étrangement, Jeanne Ancelet-Hustache a publié ce texte sous le titre de Instructions spirituelles, Alain de Libera sous celui de Entretiens spirituels et, tout récemment encore, M. Wackernagel sous le titre Conseils spirituels. Or la traduction est simple et sans détour. Rede = discours. Unterscheidung = discernement. Ce mot de unterscheidung (discernement moral et spirituel) se retrouve d’ailleurs fréquemment chez Eckhart comme chez Tauler. Le souci d’exactitude et l’élégance d’expression du P. Festugière, qui ont fait sa brillante renommée comme helléniste, se retrouvent dans sa traduction d’Eckhart et rendent sa publication très précieuse pour accéder au plus près de la lettre comme de l’esprit de ces Discours, qui constituent un texte majeur du corpus eckhartien. La traduction du P. Festugière est accompagnée de nombreuses notes et d’un avertissement sur les principes de traduction. Mais surtout le P. Festugière explique dans une éclairante préface son approche de ces Discours et ce qui a pu l’amener à les traduire : « Certains critiques ont voulu enlever à Eckhart les Discours du discernement sous prétexte qu’ils ne seraient pas mystiques : “Elles relèvent de l’ascèse plus que de la mystique”, écrit Jeanne Ancelet-Hustache dans son introduction. Je voudrais montrer en ces pages que, chez Eckhart, ascèse et mystique sont inséparablement liées et que la seconde fonde la première. » Aujourd’hui que bien des commentateurs voudraient transformer Eckhart en une sorte de mystique agnostique et libertaire, précurseur des spiritualités vagues de notre temps, la lecture du P. Festugière, dans sa rigueur et sa profondeur, nous est plus nécessaire que jamais. ————————— Dans ces entretiens avec les novices d’Erfurt, le discernement visé par le grand mystique rhénan est de reconnaître si l’on est entièrement établi en Dieu ou non. Car « à celui qui s’attache à Dieu, toute vertu s’attache à lui. » Ce sont ici les entretiens que le Vicaire de Thuringe, Prieur d’Erfurt, Frère Eckhart, de l’ordre des Prêcheurs, a menés avec des fils de cet ordre, qui lui posaient beaucoup de questions lorsqu’ils ils étaient assis ensemble pour les conférences spirituelles.

16.00 

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Ce poème spirituel est un trésor aujourd’hui reconnu. Il s’inscrit comme un « Lied » allemand, un chant dont la mélodie est connue, et qui pourtant engendre sa propre musique. Le commentaire qui explique le poème strophe par strophe, ligne par ligne, résume extraordinairement la pensée de Maître Eckhart. Le Commentaire sur le Grain de sénevé nous livrerait ainsi une des perspectives les plus obstinément niées par la critique moderne sur la véritable intention de Maître Eckhart.

13.50 

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Série Cristal n.1 Au cours de l’histoire de l’humanité, des millions d’écrits ont vu le jour, par lesquels on a tenté de donner forme à la vérité. Mais c’est impossible : l’indicible ne peut être dit ! Tout au plus un rayon de la Lumière Universelle peut-il être capté et considéré dans une certaine mesure. Un tel rayon de Lumière constitue ce travail des âmes dont Hermès Trismegiste, Hermès le trois fois grand, parle dans l’école des mystères préchrétiens. Là, le candidat est invité à « assimiler dans son être des principes éternels, afin qu’ils deviennent sa propriété. Alors, il est conduit à la vision intérieure. » Par cette activité, ainsi qu’il est dit dans l’introduction, l’âme est préservée d’une chute encore plus profonde dans ce monde des opposés qui est étranger à son origine.

8.00 

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Comment toutes les choses prennent leur origine dans un seul mystère, comment ce mystère s’engendre lui-même de toute éternité ; comment le bien est changé en mal et le mal en bien. Item : Comment la cure du corps doit être conduite suivant des analogies ; ce qui est le commencement, la rupture et le salut de chaque chose. D’où analogies de la pierre des sages pour la cure temporelle, avec la pierre angulaire de la sagesse du Christ, pour la cure éternelle de la Régénération. Porte très profonde de la Nature éternelle et de la Nature initiale temporelle et de leurs statures. La Divinité ne s’est servie que d’un seul caractère pour donner à chacune des créatures son signe, sa figure et sa forme. Ce caractère est la croix universelle qui s’étend à travers les trois principes, dans les sphères et les tourbillons de la nature. Tout ce que dit Jacob Boehme se trouve dans l’Ecriture et à l’Ecole de la Nature. Par conséquent, pour le comprendre, il faut réaliser la vraie religion : imiter et suivre Jésus afin de vivre avec lui… Et c’est ce processus de la régénération simultanée de l’âme et du minéral que décrit le présent livre en se servant de la terminologie alchimique. La traduction est de Sédir qui a ajouté à cet ouvrage différents documents (tableaux des correspondances, un lexique, etc.).

30.00 

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Cet ouvrage se propose de donner la « Clef » ou « l’explication » de divers points et termes principaux employés par Jacob Boehme, précédée de l’histoire de sa vie et de sa mort. Cet ouvrage – des plus intéressants sur la vie de l’homme illustre – est attribué à « Noë », un juif polonais. La théosophie de Jacob Boehme témoigne de profondes connaissances astrologiques et alchimiques. Toutefois, elle est avant toute chose une théosophie chrétienne dans laquelle est exposé le mythe fondamental de la gnose chrétienne moderne. Ce mythe forme la base de tous les grands traités rosicruciens. La théosophie de Boehme est une métaphysique dans le sens où elle tente de concevoir le passage du non-être à l’être.

13.50 

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L’Aurore naissante ou la racine de la philosophie – De l’astrologie et de la théologie Description de la nature, dans laquelle on explique comment tout a été dans le commencement ; comment la nature et les éléments sont devenus « créaturels » ; ce que sont les deux qualités bonne et mauvaise, dont toute chose tire son origine ; comment ces deux « qualités » existent et agissent maintenant, et ce qu’elles seront à la fin des temps ; ce qu’est le royaume de Dieu et le royaume infernal ; et comment les hommes opèrent créaturellement dans l’un et dans l’autre.

30.50 

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Voici 15 ans que les Éditions Arfuyen ont publié pour la première fois le livre de Jakob Böhme De la vie au-delà des sens (collection Ivoire, 1997). Depuis longtemps épuisé, il est ici republié, dans une traduction largement revue, sous la couverture des Carnets spirituels. Cette nouvelle édition de De la vie au-delà des sens permet de découvrir dans une lumière nouvelle un texte d’authentique et forte spiritualité. On connaît la filiation entre Eckhart et Silesius. On sait moins le lien étroit entre Böhme et Silesius. Ce dernier l’affirme pourtant lui-même on ne peut plus clairement : « Il est vrai, oui, écrit Silesius, que j’ai lu nombre de textes de Jakob Böhme (on trouve en Hollande, en effet, bien des choses) et j’en remercie Dieu. Car c’est grâce à ces textes que j’ai découvert la vérité. » Bien des liens unissent les destins de Jakob Böhme et de Silesius. Boehme meurt en 1624, l’année même de la naissance de Silesius. Il a passé toute sa vie à Görlitz, à la frontière même de cette Basse-Silésie où l’auteur de L’errant chérubinique verra le jour. Un homme fait le lien entre eux : Abraham von Franckenberg, confident et biographe de Boehme, qui sera aussi l’un des plus proches compagnons de Silesius. C’est à Silesius que Franckenberg lèguera à sa mort, en 1652, l’essentiel de sa bibliothèque, en première place de laquelle figurent les ouvrages de Tauler, continuateur d’Eckhart. Jakob Böhme s’est toujours défendu d’avoir voulu faire œuvre d’écrivain et de penseur : « J’écris pour moi-même, note-t-il en 1621, et ne cours après personne. Je ne vends mes livres dans aucune boutique de libraire. S’il n’y avait eu des gens pieux qui m’ont sollicité instamment et dans un propos tout à fait chrétien, je n’aurais jamais rien donné à personne. » Et l’année suivante, dans une lettre : « Étant donné que je suis un homme simple, peu au courant des hautes connaissances et de ce qui s’enseigne dans les académies, je ne me suis jamais exercé à devenir un grand maître et à saisir, par mon intelligence, de grands secrets. Bien au contraire, mon occupation a été, extérieurement, un simple travail manuel qui m’a permis pendant longtemps de gagner ma vie honnêtement. À côté de cela, mon exercice intérieur est entré, avec un désir très puissant, dans l’aspiration de mon héritage d’homme. » Durant les quelques années qui précèdent sa mort, Böhme produit une œuvre considérable, dont seul un livre sera publié de son vivant, Le Chemin vers le Christ« Toute réflexion et toute recherche sur la volonté de Dieu, écrit-il, est une chose vaine sans transformation de l’esprit. C’est de la mort du Christ que doit surgir une volonté entièrement nouvelle. Et comme cette volonté doit être engendrée par l’entrée du Christ dans l’humanité, elle doit surgir aussi de sa résurrection. » Le texte ici publié est le troisième des opuscules qui constitue Le Chemin vers le Christ. Rédigé par Böhme en 1622, ce texte est un dialogue entre un maître et son disciple sur la voie que doit suivre l’homme pour réaliser sa vocation divine. Sous forme de questions-réponses précises et serrées, il livre ainsi d’une manière très vivante et accessible l’essentiel de la spiritualité de Jakob Böhme. La traduction ici présentée s’efforce de rendre la pensée du grand mystique dans toute sa force profondément vécue et avec le maximum de simplicité, tel que le souhaitait le cordonnier de Görlitz. Il livre ainsi d’une manière très vivante l’essentiel de la spiritualité de Jakob Böhme, l’un des plus grands mystiques d’Occident, profondément chrétien de cœur et d’intelligence, mais aussi l’un de ceux dont la démarche évoque le plus les spiritualités orientales, soufisme ou bouddhisme.

11.00 

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Quarante questions sur l’origine, l’essence, l’être, la nature et la propriété de l’âme, et sur ce qu’elle est d’éternité en éternité. Ce volume des quarante questions sur l’âme est un texte essentiel pour comprendre la doctrine de Jacob Boehme, tout comme il l’est pour ceux qui s’interrogent sur la question de l’âme et du Divin. Dans ce texte, Jacob Boehme s’efforce de répondre aux questions que lui a proposées le docteur Balthasar Walter. Ces interrogations ont pour thème l’âme, son origine, sa nature et ses propriétés. Les réponses de Jacob Boehme sont pour lui l’occasion de mettre de l’ordre dans une doctrine qui a beaucoup évolué depuis l’Aurore naissante, son premier écrit. On pourrait les résumer en disant que l’âme est l’œil de Dieu, un Dieu qui se manifeste par le feu. C’est ce nous précise Bernard Gorceix dans l’analyse figurant en épilogue de ce livre.

40.00 

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