E-LIBRAIRIE Gnose · Hermétisme · Spiritualité

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Éditions Albin Michel

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9.90 

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Editions Albin Michel On continue de penser que les contes de fées s’adressent aux enfants. Or, leur magie ne tient pas seulement aux histoires merveilleuses qu’ils racontent, mais surtout à ce qu’ils cachent : une Sagesse précieuse, qui tantôt circule sous le manteau de Peau d’Âne, tantôt scintille à travers des pantoufles de verre, ou veille silencieusement dans un château endormi… Les contes traditionnels ne cessent de tisser des fils entre le visible et l’invisible, se révélant des guides sûrs pour l’âme, exilée en ce monde, à la recherche de son chemin de lumière. Puisés dans le trésor transmis par Perrault, les frères Grimm et Andersen, dix-sept contes sont ici dévoilés dans leur dimension spirituelle. À travers l’ogre ou la princesse, la sirène ou le petit tailleur, ils nous entretiennent de l’amour, de la beauté, du mal et de l’innocence, d’une musique enfouie, d’un royaume à recouvrer, et rappellent à chacun la grandeur de la destinée humaine.

9.90 

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Editions Albin Michel Sentences ou anecdotes à la signification mystérieuse, les kôans sont utilisés dans le bouddhisme zen pour amener les moines à l’éveil. Si leur sens est caché, ils ne sont pas pour autant des énigmes qu’il s’agirait, avec beaucoup d’astuce, de déchiffrer : l’intellect ne peut saisir leur véritable profondeur. Ils nous aident à comprendre que ce que nous croyons être la Réalité n’est en fait qu’une construction de la raison et du sens commun. En remettant en question nos habitudes de pensée, ils nous montrent la Réalité en elle-même, au-delà du discours. Les kôans sont plus souvent associés au zen Rinzaï, ou « zen de la parole » ; ceux qui composent ce recueil sont issus du zen Sôtô, ou « zen de l’éveil subit ». Compilés au XVIIIe siècle par Genrô, ils sont commentés par Nyogen Senzaki.

8.50 

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Editions Albin Michel « Les poèmes proposés dans ce Carnet du calligraphe illustrent une tradition qui correspond à l’âge d’or de la poésie classique chinoise. Les poètes de la dynastie des Tang ont su continuer, en la magnifiant, une culture littéraire dont l’origine remonte à presque mille ans avant notre ère. » François Cheng Dans ce Carnet du calligraphe, François Cheng donne sa traduction d’un héritage poétique qu’il connaît par coeur, en lui insufflant une vie nouvelle. Par la magie du pinceau et des couleurs, les calligraphies de Fabienne Verdier participent de ce même élan créateur.

12.00 

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« Il est difficile au milieu du brouhaha de notre civilisation qui a le vide et le silence en horreur d’entendre la petite phrase qui, à elle seule, peut faire basculer une vie : « Où cours-tu ? » Il y a des fuites qui sauvent la vie : devant un serpent, un tigre, un meurtrier. Il en est qui la coûtent : la fuite devant soi-même. Et la fuite de ce siècle devant lui-même est celle de chacun de nous. « Où cours-tu ? » Si au contraire nous faisions halte – ou volte-face – alors se révélerait l’inattendu : ce que depuis toujours nous recherchons dehors veut naître en nous. »

14.90 

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Editions Albin Michel Au XVIIe siècle, à la fin de la dynastie Ming – époque de bouillonnement et de bouleversement, où l’Occident même était présent avec la venue des premiers missionnaires jésuites en Chine –, dans un monastère de haute montagne, un homme qui n’a pas encore prononcé ses vœux se décide à quitter ce lieu de paix et de silence pour retrouver, trente ans plus tard, la seule femme qu’il ait jamais aimée. Un roman d’envoûtement et de vérité, récit d’une passion – celle d’un Tristan et Iseult chinois, avec ses codes et ses interdits aussi précis que stricts – qui n’est pas seulement affaire de cœur et des sens, mais engage toute la dimension spirituelle de l’être, ouvrant sur le mystère de l’univers et le transfigurant.

19.90 

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« Lorsque j’ai reçu votre première lettre, chère amie, je vous ai répondu immédiatement. Avoir de vos nouvelles plus de trente ans après m’a procuré une telle émotion que ma réaction ne pouvait être qu’un cri instantané. Votre deuxième lettre, que j’ai sous les yeux, je l’ai gardée longtemps avec moi, c’est seulement aujourd’hui que je tente de vous donner une réponse. La raison de ce retard, vous l’avez sans doute devinée, puisque votre missive contient une singulière requête : « Parlez-moi de l’âme »… Votre phrase : « Sur le tard, je me découvre une âme », je crois l’avoir dite à maintes reprises moi-même. Mais je l’avais aussitôt étouffée en moi, de peur de paraître ridicule. Tout au plus, dans quelques-uns de mes textes et poèmes, j’avais osé user de ce vocable désuet, ce qui sûrement vous a autorisée à m’interpeller. Sous votre injonction, je comprends que le temps m’est venu de relever le défi… »

15.00 

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Editions Albin Michel Selon la juste vision du Tao, le Vide médian intervient chaque fois que le Yin et le Yang sont en présence. Drainant la meilleure part des deux, il est ce troisième souffle qui élève l’un et l’autre vers une transformation créatrice et leur permet de se dépasser – tant il est vrai que l’accomplissement de chacun n’est point en soi, mais en avant de soi. En plus de cent poèmes nourris de son expérience humaine de douleur et de félicité, François Cheng nous invite à scruter les innombrables entre qui ont lieu à tout instant sous nos yeux. Ils nous éveillent à la réalité du Vide médian qui, fait d’inattendus et d’inespérés, donc toujours neuf, transfigure les vivants.

8.90 

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Editions Albin Michel « L’insignifiance et la futilité qui règnent en maîtres barrent l’accès au réel et à la profondeur. Aussi ai-je gagné la certitude que les catastrophes ne sont là que pour nous éviter le pire. Et y a-t-il pire que d’avoir traversé la vie sans houle et sans naufrage, d’être resté à la surface des choses, d’avoir dansé toute une vie au bal des ombres ? »

13.90 

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Editions Albin Michel Le soufisme, que l’on appelle parfois « mystique musulmane », n’est pas un phénomène marginal de la civilisation islamique, encore moins une pièce rapportée : c’est le cœur même de l’islam. Lui seul donne sens à la religion en révélant comment l’islam, loin d’être une « soumission » aliénante, élève l’homme jusque dans la plus grande proximité du divin tout en l’inscrivant dans une fraternité universelle. Ce message de spiritualité et de tolérance adressé à une humanité qui s’interroge sur son avenir est celui que porte depuis des décennies le cheikh Khaled Bentounès, célèbre maître spirituel de la tarîqa Alawyia. Le Soufisme, coeur de l’islam, sorti en 1996, fut son premier ouvrage, s’imposa immédiatement comme un classique dont la valeur ne s’est jamais démentie depuis. Il reparaît aujourd’hui augmenté d’une nouvelle préface du père Christian Delorme, qui permet de mesurer le chemin parcouru par le soufisme en France depuis lors.

9.90 

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Editions Albin Michel Tous les oiseaux, connus et inconnus, se réunirent un jour pour constater qu’il leur manquait un roi. Exhortés par la huppe – messagère d’amour dans le Coran -, ils décidèrent de partir à la recherche de l’oiseau-roi Simorg, symbole de Dieu dans la tradition mystique persane. Après un voyage plein de dangers, et après avoir parcouru les vallées du désir, de la connaissance, de l’amour, de l’unité, de l’extase…, les trente survivants connurent l’ultime révélation : le Simorg était leur propre essence, jusqu’alors enfouie au plus profond d’eux-mêmes. Ce célèbre récit initiatique, entrecoupé de contes et d’anecdotes, demeure à jamais l’un des joyaux de la spiritualité musulmane. De son auteur, le grand Rûmî disait : « II fut l’âme du soufisme, je ne fais que suivre sa trace ».

9.90 

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Editions Albin Michel Le 1er septembre, un jeune médecin annonce à Christiane Singer qu’elle a encore six mois au plus devant elle. Le 1er mars, Christiane Singer clôt le carnet de bord de ce long voyage. « Le voyage – ce voyage-là du moins – est pour moi terminé. À partir de demain, mieux : à partir de cet instant, tout est neuf. Je poursuis mon chemin. Demain, comme tous les jours d’ici ou d’ailleurs, sur ce versant ou sur l’autre, est désormais mon jour de naissance. »

14.00 

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Qui est cette mystérieuse Marie de Magdala, Marie-Madeleine, qui apparaît peu dans les Évangiles mais dont la tradition chrétienne a fait l’une des figures majeures parmi les proches de Jésus ? La lecture officielle des Écritures a voulu voir en elle une prostituée, une pécheresse repentie ; tandis que les gnostiques ont célébré sa figure comme le modèle même de l’Initiée, interprétant son périple comme celui de l’âme prisonnière, éparpillée en ce monde de reflets et d’ombres. Ici, Marie-Madeleine parle et se souvient : de sa vie en Palestine, de son exil en Provence, et surtout de sa rencontre éblouissante avec Jésus dont elle partagea l’enseignement, la Passion et la Résurrection.

9.90 

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Editions Albin Michel
« Le mot dieu est ambivalent. Il a un adret et un ubac. Une face sud et une face nord. Quand Nietzsche annonce : « Dieu est mort », il fait référence au dieu personnel, bon, jaloux ou miséricordieux, que le croyant prie dans les églises, mosquées et synagogues. C’est la face sud. La face nord, il n’en souffle mot. Elle est abrupte, lisse, vertigineuse, sans filet, sans contour, sans fond, nocturne. C’est elle que nous voyons aujourd’hui pointer à l’horizon. Cela pourrait être le sens, encore caché, de notre modernité. »
Dans une démarche et un style uniques en leur genre, Hervé Clerc nous invite à un voyage ascendant vers une réalité ineffable et cachée, qui a peu de chose à voir avec le « Dieu » que l’on nie ou confesse habituellement. Depuis toujours certains mythes, contes ou légendes nous livrent des indices qu’il nous aide à décrypter.

19.00 

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Editions Albin Michel – Spiritualités Vivantes
Initiée par le Bouddha historique, la tradition du conte trouve son expression la plus pure chez les maîtres zen de Chine et du Japon. Pour le disciple du Zen, c’est dans la méditation de ces koans, plus que dans l’étude des soûtras, que surgit l’illumination. Dans ces récits, de rencontre entre maître et disciple, l’enseignement spirituel s’habille souvent d’humour et de poésie pour mieux s’adresser à toute l’humanité. Maître Taisen Deshimaru (1914-1982), moine zen soto qui a fondé en Europe de nombreux dojos et a commenté, dans la présente collection, le Trésor du zen de Maître Dôgen, en a ici rassemblé cent vingt parmi les plus beaux et les plus surprenants.

7.90 

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Chaque soir le Daman implore le soleil de ne pas se coucher ; Chaque jour l’éléphant grimpe aux arbres sans pouvoir s’en empêcher ; Sous le rosier, le ver de terre prétend être plus en colère que le scarabée qui prétend être plus en colère que le ver de terre ; Chez la souris, l’écrevisse fait un grand déballage de sentiments ; Au beau milieu des bois, l’hippopotame et le rhinocéros tombent nez à nez mais aucun ne veut bouger, etc. Et puis un jour la colère semble avoir disparu et les animaux sont inquiets… En douze histoires poétiques, brillantes et drôles, Toon Tellegen décline tous les états de la colère, pour nous rappeler que, loin de ressembler à la haine, cette flambante émotion peut apaiser, lier, dénouer, et faire rire aux éclats. À partir de 5 ans

14.90 

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Archibald et son papa regardent les hirondelles partir de l’autre côté de la terre : « Moi aussi je pourrai aller aussi loin, quand je serai grand ? demande Archibald. Encore plus loin que ça, répond son papa. » « Mais si le vent se lève ? demande Archibald. Si le vent se lève, le vent passera, répond son papa. » Les questions d’Archibald se succèdent, dévoilant une à une les craintes de l’enfant à l’idée de ce grand voyage qui, on le devine, est celui de la vie. En réponse, papa apaise, transmet, encourage, libère et, par-dessus tout assure Archibald de son amour indéfectible…

9.90 

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« Une ode à l’amour maternel tout en poésie et sans une once de mièvrerie. Un petit miracle. Un livre splendide, qui engage, qui rassure, qui fortifie. » –Télérama « – Dis, maman, est-ce que tu m’aimeras toute la vie ? demande Archibald, un soir avant de s’endormir – Hum, eh bien, je vais te dire un secret…, répond sa maman. » Ainsi commence le tendre inventaire des moments de vies partagés entre une mère et son enfant, où tout devient prétexte à s’aimer. Sur chaque double page, Astrid Desbordes a choisi d’opposer en vis-à-vis des situations contraires, qui jouent avec aisance sur les registres du quotidien et de l’imaginaire, de la poésie et de l’humour. Le message de cet irrésistible album est simple et limpide : l’amour est constant et sans condition. Mais c’est dans la toute dernière phrase que se cache le véritable secret : « Je t’aime parce que tu es mon enfant / mais que tu ne seras jamais à moi. » Les illustrations de Pauline Martin, subtiles dans le trait comme dans la couleur, soulignent avec force la délicatesse de cette formidable déclaration d’amour.

9.90 

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Au commencement, il y a très longtemps, seul existait le noir, immense et froid. Puis une onde emplit l’espace, grossissant jusqu’à l’explosion. Elle donna naissance à deux points noirs : ce fut le début des formes et du mouvement. La lumière devint plus forte, les couleurs apparurent et, avec elles, de nouvelles formes. Car l’imagination sans limite était aux commandes… Ce grand rêve est celui de la création du monde racontée à la première personne par ce qui est peut-être « l’atome de la vie ». Julie Safirstein nous guide à travers ce voyage en boucle où, à chaque page, le monde s’invente. Elle superpose à ses peintures des calques qui les complètent, les modulent et les enrichissent. L’autrice nous livre ainsi son interprétation littéraire du Big Bang de l’existence dans un graphisme minimaliste et fort.

15.00 

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La Bhagavad-Gîtâ ou « chant du Seigneur » est sans aucun doute, avec les Upanishad, l’un des textes fondateurs de la spiritualité indienne. Il a été sans cesse commenté par les plus grands philosophes indiens, de Shankara, qui voyait dans cette « sainte Écriture » « un recueil des vérités essentielles de tout l’enseignement védique » aux maîtres des traditions vishnoutes et shivaïtes, et a été traduit dans toutes les langues. Inséré dans la grande épopée du Mahâbhârata, juste avant le combat final, il met en scène le guerrier Arjuna et son cocher, Krishna, qui se révélera progressivement dans le poème comme « le Dieu des dieux », le Bhagavân, « le Seigneur ». Par sa richesse, sa concision et la profondeur de son message invitant à avancer bravement au-delà des apparences vers l’Unité, ce texte se prête à une grande diversité d’interprétations. Forgée par trente années d’études et d’enseignement, celle de Gisèle Siguier-Sauné situe la Gîtâ dans le prolongement des textes qui l’ont précédée pour en explorer la féconde originalité. Ainsi nous conduit-elle pas à pas dans cette quête de l’Unité jusqu’au dévoilement de l’Amour libérateur, ultime révélation de ce poème unique.

9.90 

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Contrairement à un préjugé très répandu, il existe bien une méditation proprement hébraïque, transmise discrètement depuis des siècles de maître à disciple. Marc-Alain Ouaknin nous introduit ici au cœur de cette pratique issue de la mystique juive, en s’attachant particulièrement à l’histoire et à l’esprit d’un mouvement qui a renouvelé en profondeur le souffle de la pensée juive : le hassidisme. II montre comment les maîtres hassidiques, porteurs fervents d’une « sagesse de l’incertitude », ont développé un art de l’interprétation des textes dans laquelle l’homme s’invente et se transforme intérieurement au fur et à mesure qu’il invente de nouveaux sens. Art de la lecture ouverte qui devient « bibliothérapie », guérison par le livre, et qui amène l’homme à « faire retrait » en lui-même tsimtsoum – comme Dieu s’est « retiré » lors de la Création du monde.

9.90 

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Né en 1895 au sein d’une famille entièrement vouée aux pratiques spirituelles, Ostad Elahi montre dès sa plus tendre enfance des dispositions exceptionnelles sur le plan spirituel. Après s’être consacré intégralement à la vie de l’esprit et à l’ascèse, il décide à vingt-deux ans de mettre à l’épreuve du monde son expérience et ses connaissances, de se confronter au « désert rude et caillouteux » du monde, au mal, à l’injustice, notamment en devenant magistrat. C’est au nom de la Vérité qu’il entreprend ce chemin : la lumière ne devient palpable que sur un fond de ténèbres, le bien n’a de sens que face au mal et le perfectionnement de l’âme ne peut se faire que dans le corps et dans le monde. Partant du cadre de la tradition Ahl-e Haqq, du chiisme duodécimain et de l’ensemble des religions  » révélées  » (judaïsme, christianisme, islam mais aussi bouddhisme et zoroastrisme), il parvient à faire la synthèse des traditions qui l’ont précédé pour en dégager les invariants universels. Il affirme avec vigueur qu’un même Dieu unique s’est de tout temps révélé aux hommes sous des noms et des formes diverses. Le message fondamental reste le même et il a pour vocation de mener les êtres humains vers leur perfection et ultimement de leur permettre de retourner à la Source. Le présent volume est la traduction d’une sélection de paroles effectuée par son fils Bahram Elahi en 2009 sous le titre Bargozideh (« Extraits choisis »). Pour ce recueil, il a effectué une sélection des paroles qui reflétaient le mieux la pensée de son père et qui avaient une portée universelle. La traduction est due à Leili Anvar, spécialiste mondialement reconnue de la langue et de la littérature persane (INALCO).

9.90 

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Peut-on vivre une expérience fulgurante de l’absolu sans l’associer nécessairement au vocabulaire et à l’imaginaire religieux ? Pour avoir vécu un tel événement, Jean Claude Bologne, poète, romancier et essayiste, ose répondre par l’affirmative à cette question a priori incongrue : « Le mot Dieu ne m’a jamais traversé, écrit-il. Parlons de joie. » Depuis une quarantaine d’années, intrigué par cette étrange possibilité d’une illumination qui ne soit pas « divine », il n’a eu de cesse d’explorer dans l’histoire et la littérature les signes d’expériences semblables. Et contrairement à l’idée convenue d’un lien consubstantiel entre mysticisme et religion, il s’est découvert partie prenante d’une vaste famille d’athées, d’agnostiques et même de croyants ayant connu de tels épisodes sans pour autant leur accoler le nom de Dieu : Apollinaire, Bataille, Borges, Ionesco et Nietzsche côtoient ici Mallarmé, Proust et tant d’autres, dans une fresque brillante qui donne à penser à tous – croyants ou incroyants. Il nous fait ainsi partager une tout autre vision de la mystique, ouverte et adogmatique.

20.90 

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« En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur. Presque un scandale. Mais à cause de cela même, on voit qu’à l’opposé du mal, la beauté se situe bien à l’autre bout d’une réalité à laquelle nous avons à faire face. Nous sommes donc convaincus qu’au contraire nous avons pour tâche urgente, et permanente, de dévisager ces deux mystères qui constituent les deux extrémités de l’univers vivant : d’un côté, le mal, et de l’autre, la beauté… Ce qui est en jeu, nous n’en doutons pas, n’est rien moins que l’avenir de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de la liberté humaine. » Confronté très jeune à ces deux « mystères » par la fréquentation de l’époustouflant site du mont Lu dans sa province natale d’une part, et par le terrible massacre de Nankin perpétré par l’armée japonaise de l’autre, François Cheng livre ses réflexions sur les questions existentielles les plus radicales. Ce faisant, il nous fait revisiter les moments phares de la culture d’Orient et d’Occident.

14.00 

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