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Traduit par Gérard Pfister L’œuvre majeure de Silesius, le Cherubinischer Wandersmann, est composée de six livres rassemblant en tout 1676 textes : distiques mais aussi quatrains, sixains, huitains et sonnets. Silesius indique qu’il a souhaité présenter « sous une forme concise » l’essentiel de l’expérience des grands mystiques et cite Ruysbroek, Tauler et l’Anonyme de Francfort, oubliant par prudence ses principaux inspirateurs : Maître Eckhart et Jakob Böhme. Dans l’environnement très tendu de son temps, il lui faut évidemment dissimuler et ruser. D’où le caractère volontairement décousu et obscur de la composition de son oeuvre. Cependant ce à quoi nous invite Silesius, c’est bien, comme il le dit lui-même, à trouver un « chemin vers la Joie éternelle » (3, 155). C’est ce chemin que, sous la conduite de Silesius lui-même, nous avons voulu ici parcourir. On sait combien la pensée d’Eckhart a marqué Angelus Silesius au point qu’on a pu dire que son œuvre était la mise en vers d’Eckhart. D’où l’idée de montrer à travers un choix raisonné de textes de Silesius ce qu’est l’itinéraire spirituel de l’Errant chérubinique  : ce qu’est la pensée théologique de Silesius et son étroite proximité avec celle de Maître Eckhart. Comme chez Eckhart, les étapes de ce chemin sont rigoureusement trinitaires. Après un Prologue montrant la misère de l’homme sans Dieu, trois parties : 1) la naissance par l’Esprit ; 2) le chemin avec le Christ ; 3) l’union avec Dieu. Enfin un Épilogue consacré au « perdre Dieu » et à la Déité. Ce Chemin vers la Joie se veut ainsi une introduction à une oeuvre essentielle, mais d’un abord difficile tant par les audaces de son écriture que par son absence volontaire de plan. À noter que le présent ouvrage est bilingue et qu’aucun des textes qui y sont traduits ne figure dans le choix de Roger Munier.

16.50 

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Traduction de Roger Munier Toute approche religieuse est partie intégrante de la recherche humaine. Elle projette souvent sur l’essence de l’homme une lumière incomparable. L’aventure de l’errant chérubinique est celle de tout homme en quête et voué à l’errance, à cette marche extatique dans le temps qui fait de l’âme, selon Silesius « la tente errante de Dieu. » Johannes Scheffler dit Angelus Silesius, médecin, adepte un temps des Rose-Croix, converti du protestantisme et devenu jésuite, est un de nos plus grands mystiques, dans la tradition de Maître Eckhart. Depuis quelques siècles, de Leibnitz à Heidegger, en passant par Hegel et Schopenhauer, l’écho de son œuvre sur la pensée profane n’a cessé de s’amplifier. La traduction de Roger Munier a été publiée pour la première fois en 1970 chez Denoël. Elle a été très largement remaniée et complétée dans l’édition définitive réalisée par Arfuyen en 1993. C’est cette édition, devenue presque introuvable, qui est aujourd’hui présentée au public dans la collection Ombre. Le choix de Roger Munier n’a pas été de donner l’intégralité des 1 676 textes de Silesius, dont la forme est assez variée et la qualité inégale. Il a préféré ne retenir que les quelque 500 textes dont la portée est le plus universelle, au-delà d’un contexte historique qui marque de nombreux poèmes de Silesius d’une intention didactique voire catéchétique. Leibniz range Silesius parmi ceux « dont les pensées extraordinairement audacieuses, remplies de comparaisons ardues, confinent à l’impiété ». Roger Munier voit dans « cette tension hardie vers les confins dans l’approche du mystère tant de Dieu que de l’homme » un appel qui, étrangement, semble nous être directement adressé, bien que venant d’une voix qui a retenti voici plus de trois siècles. C’est cette modernité que Munier a voulu souligner par une traduction nouvelle du titre : on avait coutume, en effet, de rendre le mot Wandersmann par le français « pèlerin ». Mais « pèlerin » se dit en allemand Pilger (Silesius emploie d’ailleurs Pilger à plusieurs reprises). Wandersmann n’évoque rien d’autre que la marche et le cheminement. Ce dont nous parle Silesius, c’est avant tout de l’homme en quête et voué à l’errance, à cette marche extatique dans le temps qui fait de l’âme « la tente errante de Dieu » (IV, 219) et qui nous concerne tous, à des degrés divers.

19.50 

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Vers le milieu du XVIe siècle vivaient à Cologne deux amis : « Ensemble ils avaient vécu plusieurs années sous la direction d’un saint vieillard, Nicolas Eschius ; ensemble, ils s’étaient nourris de la plus pure doctrine des maîtres de la vie spirituelle ; ensemble, ils s’étaient essayés, croyons-nous, aux premiers grands travaux, en recueillant et en mettant en ordre les manuscrits conservés sous le nom de Tauler. » Ce sont ces deux amis, Pierre Canisius et Laurent Surius, qui mettent au point la grande édition des œuvres de Tauler qui sera la référence de toutes les éditions ultérieures. On tient aujourd’hui pour assuré que l’ensemble des textes ajoutés par eux à cette édition ne sont pas de la main de Tauler. Mais peut-on dire vraiment que les 84 sermons considérés comme authentiques soient eux-mêmes « de la main de Tauler »  ? Ne sont-ils pas eux-mêmes des collationes, c’est-à-dire des notes prises par des auditeurs ? Dès l’origine, l’entourage de Tauler a pris une part active dans son œuvre, même pour ce qui est sa part la plus authentique. Ce même entourage, qui a conservé le texte des sermons, a élaboré aussi dans le rayonnement spirituel de Tauler tout un ensemble de textes qui, sans être du Maître, témoignent souvent avec la plus grande justesse de sa doctrine et de sa sensibilité. Le traducteur des œuvres de Tauler dans l’édition de Surius, le Père E.-Pierre Noël, dominicain, citait malicieusement un propos du grand érudit dominicain le P. Henri Denifle, en préface à l’un de ses livres sur les mystiques rhénans : « On cherche spontanément, pour ne pas dire avec curiosité, qui a dit la chose et l’on s’inquiète peu de ce qui est dit. Et cependant, l’avertissement de l’Imitation de Jésus Christ, sur cette manière de lire, n’est-il pas toujours plein de justesse : “Ne cherchez pas qui a dit cela, mais occupez-vous de ce qui est dit.” »

14.00 

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Les textes ici présentés sont extraits du Livre de la Vie dont ils constituent, par leur forme aphoristique, un chapitre unique en son genre (chap. 49). Le Livre de la Vie constitue un document essentiel dans l’histoire spirituelle du Moyen Âge et l’un des plus difficiles à déchiffrer tant il semble entremêler à des éléments authentiques des commentaires d’intention clairement hagiographique. C’est au couvent de Töss, près de Winterthur, que Suso fit la connaissance de Elisabeth Stagel, issue d’une noble famille de Zurich et entrée dans cette maison en 1337, qui sera l’une des plus proches parmi ses filles spirituelles. Comme telle, elle semble avoir largement contribué à la rédaction du Livre de la Vie, établissant les notes sur lesquelles Suso aurait travaillé et contribuant à lui donner cette saveur incomparable dans tout le corpus de la mystique rhénane.

9.90 

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Écrits en moyen haut-allemand, les Sermons 101 à 104 viennent tout juste de faire l’objet de leur édition critique en allemand. D’une authenticité désormais parfaitement établie, ils ont la particularité remarquable de s’enchaîner en une suite parfaitement homogène, constituant ainsi un petit traité dont le thème unique est la naissance de Dieu dans l’âme. Il s’agit, on le sait, de l’un des thèmes centraux de la pensée eckhartienne, mais nulle part ce thème n’est développé d’une manière aussi suivie et structurée qu’ici C’est pourquoi, plus encore que les Traités déjà connus, cet ensemble est appelé à devenir l’un des grands classiques de l’oeuvre de Maître Eckhart. La structure de cet ensemble est forte et simple. Inspiré du livre de la Sagesse (18, 14), le Sermon 101, « Au milieu du silence », commence ainsi : « Voici que nous entrons dans le temps de la naissance éternelle, par laquelle Dieu le Père a engendré et sans cesse engendre pour l’éternité, afin que cette même naissance se produise aujourd’hui dans le temps dans la nature humaine. Que cette naissance se produise toujours, dit saint Augustin, à quoi cela me sert-il si elle ne se produit pas en moi ? Qu’elle se produise en moi, c’est cela qui importe. » Partant de Matthieu 2, 2, le Sermon 102 poursuit le même questionnement « ‘‘Où est-il, le Roi des Juifs qui vient de naître ? » À présent, observez cette naissance : où se produit-elle ? Je dis, comme je l’ai déjà expliqué plus au long, que cette naissance éternelle se produit dans l’âme de l’exacte manière où elle se produit dans l’éternité : ni plus ni moins. » Le sermon 103 adopte l’angle de Luc 2, 49 : « ‘‘Il est nécessaire que je sois dans les choses qui sont à mon Père. » Cette parole nous vient juste à point pour le discours que nous devons tenir sur la naissance éternelle, qui vient de se produire dans le temps et chaque jour encore se produit dans le plus intime et le fond de l’âme, sans aucune interruption. » Enfin, rebondissant sur Luc 2, 42, le Sermon 104, « La montée à Jérusalem », termine ce petit traité sur une belle image : « C’est pourquoi attends seulement cet hameçon et avec bonheur tu seras pris, et plus tu seras captif, plus tu seras libéré. Afin que nous soyons ainsi captifs et libérés, que nous vienne en aide Celui qui est Lui-même l’Amour. »

18.00 

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Traduit et présenté par A. J. Festugière – Editions Arfuyen Le P. Festugière est le premier à avoir traduit les rede der underscheidunge de Maître Eckhart sous leur vrai titre: les Discours du discernement. Car, étrangement, Jeanne Ancelet-Hustache a publié ce texte sous le titre de Instructions spirituelles, Alain de Libera sous celui de Entretiens spirituels et, tout récemment encore, M. Wackernagel sous le titre Conseils spirituels. Or la traduction est simple et sans détour. Rede = discours. Unterscheidung = discernement. Ce mot de unterscheidung (discernement moral et spirituel) se retrouve d’ailleurs fréquemment chez Eckhart comme chez Tauler. Le souci d’exactitude et l’élégance d’expression du P. Festugière, qui ont fait sa brillante renommée comme helléniste, se retrouvent dans sa traduction d’Eckhart et rendent sa publication très précieuse pour accéder au plus près de la lettre comme de l’esprit de ces Discours, qui constituent un texte majeur du corpus eckhartien. La traduction du P. Festugière est accompagnée de nombreuses notes et d’un avertissement sur les principes de traduction. Mais surtout le P. Festugière explique dans une éclairante préface son approche de ces Discours et ce qui a pu l’amener à les traduire : « Certains critiques ont voulu enlever à Eckhart les Discours du discernement sous prétexte qu’ils ne seraient pas mystiques : “Elles relèvent de l’ascèse plus que de la mystique”, écrit Jeanne Ancelet-Hustache dans son introduction. Je voudrais montrer en ces pages que, chez Eckhart, ascèse et mystique sont inséparablement liées et que la seconde fonde la première. » Aujourd’hui que bien des commentateurs voudraient transformer Eckhart en une sorte de mystique agnostique et libertaire, précurseur des spiritualités vagues de notre temps, la lecture du P. Festugière, dans sa rigueur et sa profondeur, nous est plus nécessaire que jamais. ————————— Dans ces entretiens avec les novices d’Erfurt, le discernement visé par le grand mystique rhénan est de reconnaître si l’on est entièrement établi en Dieu ou non. Car « à celui qui s’attache à Dieu, toute vertu s’attache à lui. » Ce sont ici les entretiens que le Vicaire de Thuringe, Prieur d’Erfurt, Frère Eckhart, de l’ordre des Prêcheurs, a menés avec des fils de cet ordre, qui lui posaient beaucoup de questions lorsqu’ils ils étaient assis ensemble pour les conférences spirituelles.

16.00 

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Ce poème spirituel est un trésor aujourd’hui reconnu. Il s’inscrit comme un « Lied » allemand, un chant dont la mélodie est connue, et qui pourtant engendre sa propre musique. Le commentaire qui explique le poème strophe par strophe, ligne par ligne, résume extraordinairement la pensée de Maître Eckhart. Le Commentaire sur le Grain de sénevé nous livrerait ainsi une des perspectives les plus obstinément niées par la critique moderne sur la véritable intention de Maître Eckhart.

13.50 

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Lorsqu’il écrit l’oracle de Hominis Dignitate, qui aurait dû introduire ses neuf cents thèses philosophiques, théologiques et cabalistiques, Pico della Mirandola (1463-1494) a vingt-quatre ans. Bien conscient du fait que « ses façons ne répondent ni à son âge, ni à son rang », c’est pourtant une philosophie nouvelle qu’il propose à ses aînés ; philosophie ouverte, accueillant tout ce qui, depuis les mystères antiques jusqu’aux religions révélées, émane de ce que l’on pourrait appeler la « volonté de vérité ». L’homme est au centre de cette philosophie, en ce que le divin a déposé en lui cette volonté dont il use à sa guise, le créant « créateur de lui-même ». Et cette puissance du vouloir, cette volonté de « se connaître soi-même », Pico la retrouve chez les sages grecs et orientaux, mais aussi dans la cabale juive, la pensée arabe, la scolastique et les auteurs chrétiens. S’agit-il pour autant d’un œcuménisme sans discernement ? Plutôt de la fusion en l’homme de cette intelligence, dévoilée dans le contact entre les différentes sagesses. L’oratio reste inédite ; les thèses sont publiées en 1486, mais l’église ne voudra pas entendre – quelle église pourrait vouloir entendre ? Pico devra s’exiler en France avant d’être fait prisonnier et incarcéré au donjon de Vincennes en 1487.
Dans sa ferveur juvénile, le propos de pico demeure intact, vierge, intempestif. Il fait appel, encore et toujours, à l’homme digne, vagabond de la vérité, lui offrant « l’un des plus sincères monuments de la philosophie morale de la renaissance italienne ».

8.00 

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Cet ouvrage a beaucoup contribué à modifier l’image et l’idée que nous nous faisions de la pensée de la Renaissance. Il est en effet le premier à étudier le rôle essentiel de l’Hermétisme à cette époque. L’enquête de Fronces A Mates porte sur la redécouverte et la réception de l’Hermétisme alexandrin, et sur Giordano Bruno, deux sujets d’étude tout à fait complémentaires l’un de l’autre. Le Corpus Hermeticum, un ensemble de textes attribués au légendaire Hermès Trismégiste et écrits en grec dans l’Egypte (à Alexandrie) des IIe et IIIe siècles de notre ère, après avoir été oubliés au Moyen Age, furent redécouverts à la fin du XVe siècle et traduits en latin par Marsile Ficin. On les croyait alors extrêmement anciens, voire contemporains de Moise. Frances A Yates étudie leur succès extraordinaire, depuis Ficin et Pic de la Mirandole, qui les rattachait à la Kabbale, jusqu’aux controverses entre Robert Fludd et Marin Mersenne, à Kepler et aux néo-platoniciens de Cambridge, en passant par Campanella. Elle montre aussi comment la découverte, en 1614, de leur datation exacte commença à sonner le déclin de ce courant hermétiste qui n’a pourtant cessé, jusqu’au XXe siècle, d’inspirer et de féconder nombre de courants ésotériques occidentaux modernes. Dans ce livre, le dominicain Giordano Bruno, condamné au bûcher en 1600, apparaît comme un philosophe et un mage hermétisant, porteur d’un message religieux original. Le soutien qu’il apporta à l’héliocentrisme copernicien est associé à la magie solaire de Ficin. Bruno, précurseur de Galilée, fut l’un des premiers à défendre l’idée d’un univers infini et la pluralité des mondes habités. Il pressentit même la loi de la gravitation universelle.

23.00 

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Écrite vers 1294-1295, la Vita Nova de Dante constitue l’une des plus anciennes œuvres autobiographiques, intimes, de la littérature européenne. « Je dis en vérité qu’à ce moment là, l’esprit vital qui réside dans la chambre secrète du cœur trembla et dit ces mots : voilà un dieu plus puissant que moi. » Ainsi commence la description de la métamorphose spirituelle vécue par Dante. Alternant prose et poésie dans le « doux style nouveau », qui lui est propre, le poète y décrit comment sa rencontre avec la jeune Béatrice renverse le cours de sa vie ; comment son amour pour elle va illuminer son écriture ; comment la mort prématurée de l’aimée va être à la fois source de la plus intense détresse et de la plus belle consolation – annonçant la future Divine Comédie.

6.80 

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Textes réunis par Christine Maillard – Recherches germaniques – Université Strasbourg – hors série n°8 Comme le souligne Mme Christine Maillard dans le hors-série de la revue des Recherches germaniques de l’université de Strasbourg : « Jung situe sa psychologie dans une continuité historique avec les doctrines des gnostiques et la tradition alchimique. » Nous citons Jung : « Le fil de la tradition qui relie le gnosticisme au présent me semblait interrompu, et longtemps il ne m’a pas été possible de trouver le pont entre les deux. C’est seulement lorsque je commençai à comprendre l’alchimie que je reconnus qu’à travers elle se réalise le lien, dans l’histoire, avec le gnosticisme, et que grâce à l’alchimie, la continuité entre le passé et le présent est établie. »

18.00 

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Dialogue entre un marin génois et L’Hospitalier – un chevalier de l’Ordre de Malte -, à propos d’une cité mystérieuse qu’il aurait découverte. Une cité idéale, dirigée par un métaphysicien selon les lois des astres, avec le Soleil comme prêtre suprême. Dans cette Cité où règne l’égalité, il n’y a pas d’absence de pouvoir, bien au contraire – c’est une cité hautement structurée, fondée sur le savoir de chacun. L’égalité des chances est au départ pour tout le monde, l’inégalité naturelle arrivant uniquement à la fin. Lieu défensif, de protection contre l’extérieur plus qu’un lieu d’accomplissement du monde commun, aussi bien à l’intérieur de la société qu’à l’extérieur de celle-ci, la Cité du Soleil veut opérer une sorte de syncrétisme de toutes les religions du monde et d’un sens du religieux à la fois transcendant et immanent à la Cité, de fonder les deux en une théocratie absolue. À cette nostalgie de l’Orient comme désir de l’ordre, de l’enfermement identitaire et protecteur, rempart contre l’Histoire chez Campanella, répond l’autre versant, la tentation majeure de l’Occident : corriger et refonder la Création divine à travers la libération des énergies de la Nature, à la fois conquête et saisie de l’essence de la réalité en son entier. Tommaso Campanella (1568 – 1639) moine dominicain et philosophe italien, s’intéressa principalement à la politique de son temps (la monarchie espagnole qui régnait alors sur la Calabre intégrée au Royaume des Deux-Siciles), et développa des thèses de philosophie politique tendant à l’utopie.

16.30 

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Un message pour les temps futurs Innombrables sont les clés possibles pour interpréter la destinée, l’œuvre et l’itinéraire de Dante, le plus illustre des Florentins, sous le regard de la Tradition : Platon, Pythagore, saint Augustin, Virgile, la mythologie, les fidèles d’Amour, etc. L’auteur, qui a travaillé pendant plus de 10 ans sur Dante et la Divine Comédie, nous présente une relecture inédite de toute l’œuvre du poète à travers un ensemble de traditions refondues dans le creuset de l’hermétisme chrétien. Remarquable exégèse de l’œuvre de Dante qui nous fait mieux comprendre le poète et le message qu’il a voulu nous transmettre à travers son œuvre. C’est aussi un excellent vade-mecum sur le long et difficile chemin vers la sagesse et l’illumination chrétienne. Ce n’est pas un livre de plus sur Dante – c’est la première fois qu’un auteur nous démontre, de façon probante, qu’à travers son œuvre le poète voulait nous exposer le chemin initiatique qu’il a lui-même parcouru aux prix d’efforts gigantesques.

27.90 

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Aspects spirituels et philosophiques, Tome 4 : L’école d’ispahan – L’école shakhie – Le douzième Imâm À l’intérieur de la communauté islamique, le monde iranien a formé dès l’origine un ensemble dont les caractères et la vocation ne s’élucident que si l’on considère l’univers spirituel iranien comme formant un tout, avant et depuis l’Islam. L’Iran islamique a été par excellence la patrie des plus grands philosophes et mystiques de l’Islam. Le monument que Henry Corbin présente ici en quatre volumes de sept livres est le résultat de plus de vingt ans de recherches menées en Iran même. Sa méthode se veut essentiellement phénoménologique, sans se rattacher à une école déterminée. Il s’agit pour lui de rencontrer le fait religieux en laissant se montrer l’objet religieux tel qu’il se montre à ceux à qui il se montre. Le phénoménologue doit donc devenir l’hôte spirituel de ceux à qui se montre cet objet et en assumer avec eux la charge. Toute considération historique restera donc ici immanente à cet objet, sans lui imposer du dehors quelque catégorie étrangère, considération dialectique ou autre. Le tome 4 reprend les données déjà amorcées dans le tome 1, à savoir celle des rapports entre le shîisme et le soufisme. Le quatrième et dernier chapitre du présent livre s’attache à l’oeuvre du maître Alaoddawleh Selnânî (736/1336), dont la doctrine se caractérise par une herméneutique poussant jusqu’à l’extrême limite une intériorisation radicale des données qorâniques.

18.00 

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Aspects spirituels et philosophiques, Tome 3 : Les fidèles d’amour -  Shî’isme et soufisme A l’intérieur de la communauté islamique, le monde iranien a formé dès l’origine un ensemble dont les caractères et la vocation ne s’élucident que si l’on considère l’univers spirituel iranien comme formant un tout, avant et depuis l’Islam. L’Iran islamique a été par excellence la patrie des plus grands philosophes et mystiques de l’Islam. Le monument que Henry Corbin présente ici en quatre volumes de sept livres est le résultat de plus de vingt ans de recherches menées en Iran même. Sa méthode se veut essentiellement phénoménologique, sans se rattacher à une école déterminée. Il s’agit pour lui de rencontrer le fait religieux en laissant se montrer l’objet religieux tel qu’il se montre à ceux à qui il se montre. Le phénoménologue doit donc devenir l’hôte spirituel de ceux à qui se montre cet objet et en assumer avec eux la charge. Toute considération historique restera donc ici immanente à cet objet, sans lui imposer du dehors quelque catégorie étrangère, considération dialectique ou autre. Le tome 3 est tout entier consacré au soufisme iranien, tel qu’il ressort de l’oeuvre d’un très grand maître Rüzbehân Baqlî shîrâzî (1128-1209) contemporain de Sohrawardi, le shaykh al-ishraq, mais tandis que le second est un homme du nord, celui-ci est un homme du sud, du Fârs, c’est à dire de la « perside » ou Perse proprement dite.

14.50 

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Ronya est fille de brigand, tout comme Rik. Et dans la forêt de Mattis, leurs bandes sont rivales depuis toujours. Surtout depuis que la troupe du père de Rik s’est installée dans le château du père de Ronya. Mais un jour, Ronya et Rik se rencontrent au bord du gouffre de l’Enfer, et rien ne sera plus comme avant… L’histoire poétique d’une amitié entre deux enfants que tout oppose.

5.90 

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Il existe un pays au-delà des étoiles, où tout peut arriver, où l’on vit des aventures extraordinaires. Charles est très malade. Il écoute émerveillé son grand frère Jonathan lui raconter l’histoire de ce lieu magique nommé Nanguiyala, et de la lutte contre Tenguil le tyran. Charles sait que bientôt il s’envolera pour ce pays lointain… Après les séries Fifi Brindacier et Karlsson, après Mio, mon Mio, la série Les frères coeur-de-lion vient compléter l’oeuvre d’Astrid Lindgren.

5.90 

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Aspects spirituels et philosophiques, Tome 2 : Sohrawardi et les Platoniciens de Perse. A l’intérieur de la communauté islamique, le monde iranien a formé dès l’origine un ensemble dont les caractères et la vocation ne s’élucident que si l’on considère l’univers spirituel iranien comme formant un tout, avant et depuis l’Islam. L’Iran islamique a été par excellence la patrie des plus grands philosophes et mystiques de l’Islam. Le monument que Henry Corbin présente ici en quatre volumes de sept livres est le résultat de plus de vingt ans de recherches menées en Iran même. Sa méthode se veut essentiellement phénoménologique, sans se rattacher à une école déterminée. Il s’agit pour lui de rencontrer le fait religieux en laissant se montrer l’objet religieux tel qu’il se montre à ceux à qui il se montre. Le phénoménologue doit donc devenir l’hôte spirituel de ceux à qui se montre cet objet et en assumer avec eux la charge. Toute considération historique restera donc ici immanente à cet objet, sans lui imposer du dehors quelque catégorie étrangère, considération dialectique ou autre. Le tome 2 est tout entier consacré à la résurrection qui fut celle de Sohrawardi (XIIe siècle), à savoir celle d’une philosophie de Lumière dont les recoupements avec notre propre philosophie médiévale de la Lumière (celle de Robert Grosseteste) appellent encore de nombreuses recherches. Les œuvres de ce jeune penseur génial originaire du nord ouest de l’Iran, annoncent elles même son propos : ressusciter la sagesse de l’ancienne Perse, la philosophie de la Lumière et des Ténèbres,  en quelque sorte, rapatrier en Perse les Mages hellénisés (platoniciens).

14.50 

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La statue du prince heureux dominait la ville. Pour le monde d’en-bas, elle incarnait le bonheur, mais en réalité le prince pleurait devant la misère humaine s’étalant à ses pieds. Il trouva un oiseau messager pour le dépouiller de ses biens et faire de bonnes œuvres dans le monde d’en-bas… « Tu as choisi justement dit Dieu, car dans mon jardin de paradis, ce petit oiseau chantera à jamais, et dans ma ville d’or le Prince heureux chantera mes louanges » Un conte intemporel qu’Oscar Wilde écrivit pour ses enfants.

15.30 

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Aspects spirituels et philosophiques, Tome 1 : Le shï’isme duodécimain. A l’intérieur de la communauté islamique, le monde iranien a formé dès l’origine un ensemble dont les caractères et la vocation ne s’élucident que si l’on considère l’univers spirituel iranien comme formant un tout, avant et depuis l’Islam. L’Iran islamique a été par excellence la patrie des plus grands philosophes et mystiques de l’Islam. Le monument que Henry Corbin présente ici en quatre volumes de sept livres est le résultat de plus de vingt ans de recherches menées en Iran même. Sa méthode se veut essentiellement phénoménologique, sans se rattacher à une école déterminée. Il s’agit pour lui de rencontrer le fait religieux en laissant se montrer l’objet religieux tel qu’il se montre à ceux à qui il se montre. Le phénoménologue doit donc devenir l’hôte spirituel de ceux à qui se montre cet objet et en assumer avec eux la charge. Toute considération historique restera donc ici immanente à cet objet, sans lui imposer du dehors quelque catégorie étrangère, considération dialectique ou autre. Le tome 1 embrasse les principaux aspects du shiisme imâmite, c’est à dire le shiisme des douze Imâms ou shiisme duodécimain. Il les recueille à leurs sources, dans les traditions venant des Imâms eux-mêmes, mais simultanément en montre la résonance et l’amplification chez leurs plus grands interprètes de l’époque shiite pro-iranienne (safavide XVIe et XVIIe siècles). Il marque les recroisements entre l’interprétation des textes spirituels (herméneutique) pratiquée dans le shiisme et dans le christianisme aussi bien qu’entre les problèmes de l’imâmologie et de la christologie.

14.50 

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La colère monte, monte en Robert jusqu’à se matérialiser en un monstre rouge qui démolit tout sur son passage. Quand le monstre s’en prend aux objets favoris de Robert, celui-ci change d’attitude. Il s’aperçoit qu’il peut le dominer, le ramener à une petite taille et l’enfermer dans une boîte… L’enfant découvre la colère et apprend à la dominer !

11.00 

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Élevé par son oncle et sa tante, Fred a toujours cru être orphelin. Un jour, il découvre sa véritable identité : Mio, fils de Roi. Une vie nouvelle commence pour lui, jusqu’à ce qu’il apprenne l’existence d’une vieille prophétie : seul un garçon de sang royal peut combattre le cruel chevalier Kato. Fred, alias Mio, sera-t-il vainqueur ? Après les séries Fifi Brindacier et Karlsson, Mio, mon Mio vient compléter l’œuvre d’Astrid Lindgren.

5.90 

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Trop longtemps, l’Occident a considéré qu’il y avait d’une part l’ancien Iran préislamique et d’autre part l’Iran postérieur à l’islamisation. L’œuvre de Sohravardî est là pour témoigner que l’univers spirituel iranien forme un tout et que la Perse islamique n’est pas à considérer comme une province de l’expansion arabe. Jeune penseur génial qui mourut en martyr de sa cause à la fin du XIIe siècle, Sohravardî est l’un des plus grands mystiques de l’Islam iranien. Les textes que nous présentons ici prouvent sa volonté délibérée de ressusciter la philosophie de la lumière proposée par les sages de l’ancienne Perse, non pas en historien de la philosophie, mais en tant que philosophe adhérent de toutes les puissances de son âme à la vision des mondes qu’il se sent la mission de transmettre. Sa doctrine, couramment désignée sous le nom d’Ishrâq, est considérable par sa fermeté et son ampleur. Elle pose comme indissociables la recherche philosophique de la Connaissance et la fructification de la Connaissance en métamorphose intérieure de l’homme. Connaissance qui ne sera donc jamais théorique mais par essence salvifique, ce qui depuis toujours a été le sens donné au mot gnose. L’Archange empourpré est l’ange, le guide surnaturel, l’initiateur personnel du « pèlerin ». Il est présent dans les deux parties qui composent ce corpus, traités doctrinaux et récits mystiques, complémentaires les uns des autres comme le démontre la lecture méditée d’Henry Corbin qui les accompagne. La voie spirituelle tracée par Sohravardî demeure active en Iran. Elle eut une grande influence en Inde. « C’est avec la conviction que le sens et la portée de cette philosophie débordent son cadre d’origine, qu’elle est une forme de l’aventure humaine qu’il importe à l’homo viator de méditer spécialement de nos jours » qu’Henry Corbin s’en est fait l’interprète.

41.00 

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Dans ces récits d’initiation qui font suite au texte de Sohravardi traduit et présenté antérieurement par Henry Corbin sous le titre L’Archange empourpré, ce qui nous est proposé est comme une aventure religieuse du Moi profond. Dans la doctrine sohravardienne de l’Ishrâq , l' »Ange » est en effet le double céleste de la psyché terrestre. Être de lumière qui le fond dans sa réalité d’âme, l' »Ange » est le principe transcendant de son individualité. Le Destin de l’homme est unique et voué à l’Unique. Mais un Unique qui n’est tel que pour chacun. Le sens dernier de ce livre est que notre solitude au sein du monde n’est pas un destin sans issue mais une essentielle « dualitude ». Cette autre part de nous-même qu’est notre « Ange » peut nous soutenir dès ici-bas si nous savons entendre son appel transformant, au cœur de notre vie la plus singulière.

25.00 

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