Nos livraisons continuent jusqu’au 15 août, puis reprennent à partir du 24 août après une courte pause estivale. Toute l’équipe des Éditions du Septénaire vous remercie pour votre soutien et votre confiance, et vous souhaite une belle fin d’été !
« Halte un peu qu’on se ménage, voilà mon sac qui s’ébat, en me décrochant le cœur. »
Le Mont Analogue est un roman d’aventures inachevé de René Daumal, rédigé entre 1939 et sa mort en 1944. Dédié « à la mémoire d’Alexandre de Salzmann », il a paru pour la première fois aux éditions Gallimard en avec une préface de Rolland de Renéville et une postface de Véra Daumal.
L’auteur est influencé par l’hindouisme et l’enseignement de Gurdjieff. Le roman est une quête spirituelle, la montagne est le lieu où il est possible de communiquer avec l’au-delà.
Dans l’édition posthume du livre de René Daumal Tu t’es toujours trompé, son frère Jack mentionne que le titre Le Mont analogue évoque « de façon étrangement significative le mont Qâf (en) de la grande tradition musulmane », la montagne inconnue, invisible, patrie des djinns, lien entre les mondes visibles et invisibles, version musulmane de la Rupes Nigra, qui comme la montagne du Purgatoire de Dante, permet au pèlerin qui y grimpe de progresser à travers les états spirituels.
Le roman est une « merveilleuse allégorie de la littérature », selon William Marx du Collège de France: « En grec ancien, analogue, cela peut vouloir dire: un discours (« logos ») qui s’élève, de bas en haut (« ana »). Il s’agit d’escalader le symbole, pour mieux l’interpréter. »
Les incroyables épopées de Tomek et Hannah sur les traces de l’eau de la rivière qui rend immortel enfin réunies dans une intégrale !
La Forêt de l’Oubli, le village des Parfumeurs, l’Île Inexistante… C’est un voyage fabuleux qui va entraîner Tomek et Hannah, deux jeunes orphelins, jusqu’au bout du monde. Trouveront-ils cette rivière qui coule à l’envers et dont l’eau empêche de mourir ? Ou bien autre chose qu’ils ne cherchaient pas ?
Témoin discret d’une société qui perd ses valeurs fondamentales, Momo tente de redonner aux gens le goût de la vie.
De nos jours, dans une ville du Sud. Momo, petite orpheline vagabonde, s’installe dans un vieil amphithéâtre en ruine, à l’extérieur de la grande ville. Elle se fait rapidement des amis parmi ses voisins, des gens pauvres qui l’aident à se nourrir. Momo attire les adultes, parce qu’elle sait écouter et qu’auprès d’elle, les gens reprennent confiance et voient plus clair en eux-mêmes. Elle attire aussi les enfants, avec lesquels elle invente des jeux merveilleux. Ses deux meilleurs amis sont Beppo, un vieux balayeur de rues, et Gigi, un jeune homme à la langue bien pendue, qui exerce tous les métiers.
Or depuis quelque temps, la grande ville est envahie par de mystérieux messieurs gris : des individus fantomatiques, membres d’une inquiétante Caisse d’Épargne du Temps, qui obligent les citadins à économiser le temps. Ce que leurs victimes ignorent, c’est que le temps ainsi épargné sert à nourrir les messieurs gris, qui bien sûr en veulent toujours plus. Sans l’avoir cherché, Momo vient contrecarrer leurs plans et découvre leur ultime dessein : voler aux hommes l’intégralité de leur temps… Désormais, Momo est en danger.
C’est alors qu’elle est conduite par une étrange tortue, surnommée Cassiopée, dans la demeure de maître Hora, administrateur du temps humain. Guidée par ce dernier, Momo pénètre dans le sanctuaire où naît le temps, c’est-à-dire dans son propre cœur… Elle y découvre des fleurs somptueuses qui s’y épanouissent à chaque heure, et entend la musique et les voix des étoiles. Après avoir laissé mûrir en elle cette expérience unique et envoûtante, Momo regagne l’amphithéâtre. Mais tout a changé. Les messieurs gris ont éloigné tous ses amis. Beppo, piégé, est contraint d’économiser son temps pour payer la rançon de Momo, qu’il croit prisonnière des messieurs gris. Quant aux enfants, il leur est désormais interdit de jouer sous peine d’être enfermés dans des « dépôts ». Désespérée, Momo est prête à céder au chantage des messieurs gris pour sauver ses amis. Mais avec l’aide de Cassiopée, elle finira par vaincre les voleurs de temps.
Editions Triades
Marrias est un jeune peintre au sommet de sa gloire. Une nuit, il s’éveille et aperçoit, à quelques pas de son lit, une ombre qui le regarde. Il se reconnaît lui-même, bien qu’avec une expression plus dure et plus cruelle. Chaque nuit, ce double obsédant se met à le hanter. C’est alors que, dans une soirée mondaine, il fait la connaissance de la belle Madame Alford. Cette femme se met à le hanter à la place de son double.
Avec ce roman, construit autour des 52 cartes du jeu de la patience, Jostein Gaarder met en scène Hans-Thomas, un enfant de 12 ans. Accompagné de son père, il part à la recherche de sa mère qui a quitté le foyer pour vivre en Grèce. Et au fil de ce parcours initiatique vers le pays des philosophes, l’univers imaginaire d’un conte va peu à peu entrer en résonance avec l’itinéraire d’un enfant curieux des mystères de notre monde.
Entre voyage réel et périple merveilleux, Le Mystère de la patience met en lumière les vertus de la réflexion, de la tolérance, de l’indépendance d’esprit et, bien sûr, de la patience. Mais c’est aussi, et surtout, une initiation subtile aux grandes questions de la philosophie, celles que pose le joker : « Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? »
« D’où vient le monde ? Je n’en ai pas la moindre idée. »
Sophie, quatorze ans reçoit une lettre où ne figure qu’une seule phrase : « Qui es-tu ? »
D’autres lettres suivent mais l’expéditeur reste un mystère.
C’est le début d’une longue correspondance qui plonge la jeune fille dans un voyage au cours duquel elle rencontre les principales figures de la philosophie.
Après quarante ans d’une vie confortable, Ella n’imaginait pas un jour changer sa destinée. Engagée comme lectrice, elle découvre un manuscrit retraçant la rencontre au XIIe siècle du poète Rûmi avec le plus célèbre derviche du monde musulman. C’est la révélation. Transcendée par cette histoire, elle s’initie au soufisme et à la splendeur de l’amour…
« Avec Soufi mon amour, Elif Shafak signe son meilleur roman. »
Isabelle Vramian, ElleTraduit de l’anglais (Turquie) par Dominique Letellier
Au tout début du XXe siècle, à Prague, un banquier connu pour ses extravagances est victime d’une violente campagne de diffamation et jeté en prison. À sa sortie, Gustav Meyrink abandonne la finance et se tourne vers la littérature : très vite, il s’impose comme l’écrivain le plus brillant de Prague. En marge de ses romans ésotériques, et notamment du célèbre Golem, il a laissé de nombreux récits brefs, pour la plupart inédits en français, dont ce volume propose une sélection. Les êtres fictifs tel Daraschekoh, le Persan démoniaque, y côtoient le comte Sporck, illustre Pragois, ou le peintre Alfred Kubin ; le château du Hradschin, le Pont de pierre, la Daliborka se voient peuplés de savants pervers et de créatures monstrueuses… Meyrink réinvente la légende pour faire de Prague un seuil – entre l’Orient et l’Occident, entre l’ici-bas et l’au-delà. Une plongée initiatique dans l’imaginaire débridé d’un des auteurs les plus déconcertants de ce début de siècle.
Bulle est un coquillage rare des mers du Sud. Et elle rêve de voyager. Un beau jour, elle se retrouve sur un vaisseau Pirate !
Pour son plus grand plaisir, elle devient alors l’objet de toutes les convoitises, passant des mains du capitaine à celles d’un matelot. Puis elle est vendue à un marchand, avant de rencontrer Marie-Fraise, Béatrice, et enfin Petit-Pierre, le seul qui, comme elle, aime vraiment la mer…
Un étonnante amitié entre un enfant enfermé dans le silence et un coquillage qui découvre l’humanité. Une histoire pleine de poésie et d’émotion.
Jonathan Linvingston n’est pas un goéland comme les autres. Sa seule passion, c’est de voler toujours plus vite, toujours plus haut.
Le livre débute par une dédicace de l’auteur : « A ce Jonathan le Goéland qui sommeille en chacun de nous «
Jonathan est un goéland pas comme les autres, il ne se contente pas de voler pour manger, non… il aime voler pour voler, c’est sa passion. Il cherche toujours à améliorer ses performances, parfaire son « assiette » de vol, battre son propre record d’altitude puis de vitesse en piqué, au mépris et à l’indignation de son entourage qui l’incite à rester dans le chemin conforme, à se comporter comme tout goéland qui se respecte : ne prendre les airs que pour se nourrir. Si on naît goéland on doit mourir goéland conformément à l’indiscutable loi des goélands.
Jonathan n’accepte pas que rester goéland puisse de façon inéluctable impliquer de devoir rester limité toute sa vie à sa condition de goéland commun, semblable, conforme, fidèle à un stéréotype. Il exhorte ses semblables à cesser de se contenter de vivre pour manger, mais ses semblables ne comprennent pas, et surtout ils craignent le poids des lois et des traditions. Jonathan, lui, veut connaître tout ce qu’un goéland peut connaître, veut dépasser les limites établies non pas par l’espèce (ces lois-là sont celles de la nature)… mais établies par la loi, par l’autorité, par la tradition. Pour continuer à vivre pleinement son envie de trouver les limites et les dépasser, Jonathan doit poursuivre sa quête en solitaire. Rejeté par l’assemblée des Goélands pour cause de « mauvais exemple » mettant en danger la loi et la tradition, il est banni du clan à perpétuité. Qu’importe ! Jonathan a la certitude que les traditions sont faites pour être perpétuellement mises à l’épreuve par la connaissance personnelle, pour être sans cesse remises en question par l’expérience à l’opposé des croyances et des dogmes, quitte à vivre seul. Au fil de sa quête vers l’absolu, vers la connaissance des limites illusoires, Jonathan fera alors de grands voyages, de nouvelles rencontres, trouvera des maîtres l’ayant précédé dans cette voie et qui le guideront dans sa recherche. Un jour lui aussi deviendra guide initiatique à son tour, les maîtres d’une discipline ont toujours été d’abord des disciples. La vie est un perpétuel cycle sans fin, la mort n’existe pas et n’est qu’une transformation d’une forme d’existence en une autre forme d’existence…
1916 – Amsterdam est devenue la plaque tournante de l’émigration européenne. Une foule interlope et grotesque se bouscule dans les bouges à matelots, les cabarets douteux et une mystérieuse boutique de prestidigitation au cœur du ghetto. Aristocrates en exil, escrocs, illusionnistes, kabbalistes et sorciers, tous rêvent à une nouvelle vie dans un autre monde. Certains fondent leurs espoirs sur une terre promise au-delà de l’océan, d’autres, au moyen de forces occultes, cherchent à briser le miroir des apparences dans l’attente d’une Vérité révélée. Beaucoup cèdent à la tentation des sectes et des charlatans mais, dans le labyrinthe de l’aventure intérieure, seul l’initié au cœur pur trouvera l’issue.
L’ingénieur Hauberisser et la jeune Eva sont de ceux-ci, ils vivent leur amour comme une quête spirituelle. Le Visage vert leur apparaît pour les guider, symbole ésotérique qui donne la vraie dimension de ce roman à clés ; chacun l’interprète en fonction de ce qu’il est lui-même, accomplissant cette alchimie qui selon C. G. Jung conduit au Soi, à la part du divin en l’homme.
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