E-LIBRAIRIE Gnose · Hermétisme · Spiritualité

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Ce livre s’intéresse à une filiation spirituelle, à travers les écrits et paroles de ces deux « Grands » que sont Râmana Mahârshi (1879-1950) et son « Père spirituel » Shankarâchârya (vers 700/788 – vers 732/820). Tous deux sont les grands exposants de l’Advaïta-Vedânta. On s’accorde à dire que Râmana suit les grandes lignes tracées par Shankara et sa doctrine non duelle de l’Advaïta-Vedânta, la voie de la Connaissance du jnâna-yoga, laquelle tend vers l’expérience de la non-dualité du Soi – la révélation de la Pure Conscience. C’est celle de la voie directe. Les « correspondances » qui existent entre eux et leurs doctrines sont nombreuses : le pouvoir d’illusion de Mâyâ, le monde et son impermanence, la servitude, la réalisation de l’Absolu, l’égalité Brahman-Âtman, la connaissance du Soi, etc., sont les grands thèmes de l’un comme de l’autre. On s’accorde à dire que leurs enseignements sont, non pas similaires, mais très proches l’un de l’autre et complémentaires. La réalisation de l’Absolu passe pour Shankara par la reconnaissance intellectuelle de fait : « Je suis Brahman », et que, selon les Upanishads, l’Âtman, l’âme individuelle, est identique au Brahman, l’Absolu. Sur ces mêmes principes de base, Râmana insiste sur la recherche en profondeur de l’investigation (la question « Qui suis-je ? »). Les deux méthodes ne s’opposent pas mais Râmana insiste particulièrement sur la pratique – non intellectuelle – et sur l’expérience personnelle et directe de cette Réalité ultime.

16.00 

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Cinq volumes ont été écrits sous le titre « Un Traité sur les Sept Rayons« , basés sur le fait, la nature, la qualité et les interrelations des sept flots d’énergie traversant notre système solaire, notre planète et tout ce qui vit et se meut en son orbite. Les deux premiers volumes traitent en profondeur de la constitution psychologique de l’être humain en tant que vie, qualité et apparence d’une entité spirituelle incarnée. Ils relatent également les circonstances mondiales de la psychologie humaine et les possibilités futures.

25.00 

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« Notre conscience de l’Absolu doit devenir pour nous une seconde nature, qui nous libère des méandres, des impasses et des abîmes de la contingence. » Métaphysicien renommé, Frithjof Schuon (1907-1998) est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont fait de lui l’un des principaux représentants de la Sophia perennis, la Sagesse intemporelle et universelle présente au cœur de tous les grands patrimoines de l’humanité. Les aphorismes ou extraits ici rassemblés offrent une belle ouverture sur sa perspective et son enseignement spirituel aux antipodes du sectarisme. Composé d’une quarantaine de mots-clefs (Sérénité, Mesure, Bonheur, Beauté, Orgueil, Grâce, Liberté, Noblesse, Ego, Réforme, Dieu ou Monde…) – comme tous les titres de la collection Fragments, inaugurée par La puissance de la modération de Pierre Rabhi – et suivi d’un Abrégé métaphysique offrant plusieurs définitions qui permettent d’accéder à la terminologie de l’auteur, cet ouvrage est un appel à l’intelligence de la foi, à l’intériorité et au sens du sacré. « L’intelligence n’est belle que quand elle ne détruit pas la foi, et la foi n’est belle que quand elle ne s’oppose pas à l’intelligence. » « L’homme prie, et la prière façonne l’homme. Le saint est devenu lui même prière, lieu de rencontre entre la terre et le Ciel ; il contient par là l’univers, et l’univers prie avec lui. Il est partout où la nature prie, il prie avec elle et en elle : dans les cimes qui touchent le vide et l’éternité, dans une fleur qui s’éparpille, ou dans le chant perdu d’un oiseau. Qui vit dans la prière, n’a pas vécu en vain. « 

12.00 

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La figure de l’Émir Ab el-Kader (1808-1883) pourrait être, des deux côtés de la Méditerranée, un repère salutaire en nos sombres temps de furies identitaires. Car il ne fut pas seulement le grand résistant à la colonisation de l’Algérie que les mémoires nationales ont retenu, il fut aussi un prisonnier qui impressionna les Français par son esprit chevaleresque, puis un exilé à Damas qui sauva du massacre des milliers de chrétiens. Surtout, il fut un grand mystique inspiré par la vision soufie d’Ibn ‘Arabî, celle d’une universelle présence de Dieu. Tout en admirant les Lumières occidentales, il nous prévient cependant, tant par son éthique que par ses écrits, contre l’oubli de la réalité intérieure au profit de la seule raison calculatrice. S’impliquant personnellement dans ce récit intime et littéraire qui va bien au-delà d’une biographie, Karima Berger nous entraîne au cœur de l’univers spirituel de l’Émir. Il est dit-elle, notre contemporain.

22.90 

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« Le silence intérieur est un état de conscience au sein duquel quelque chose de mystérieux, de profond, commence à se révéler. C’est ce « quelque chose » qu’on appelle la voix du silence. Celui qui parvient à tout apaiser en lui, et même à arrêter sa pensée – car dans son mouvement, la pensée elle aussi fait du bruit – entendra cette voix du silence qui est la voix de sa nature divine. » Conférence inédite

3.70 

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« Là où l’esprit est sans crainte et où la tête est haut portée ; Là où la connaissance est libre ; Là où le monde n’a pas été morcelé entre d’étroites parois mitoyennes ; Là où les mots émanent des profondeurs de la sincérité ; Là où l’effort infatigué tend les bras vers la perfection ; Là où le clair courant de la raison ne s’est pas mortellement égaré dans l’aride et morne désert de la coutume ; Là où l’esprit guidé par toi s’avance dans l’élargissement continu de la pensée et de l’action – Dans ce paradis de liberté, mon Père, permets que ma patrie s’éveille. » L’Offrande lyrique, 35.   Gitanjali, Song Offerings, publié sous le titre « L’Offrande Lyrique », ici dans la traduction française d’André Gide, est sans doute l’oeuvre la plus connue de Rabindranath Tagore, Prix Nobel de littérature 1913. Composé d’une suite de cent trois poèmes en prose, à la fois humble et magnifique fruit des méditations quotidiennes du plus mystique des poètes et du plus poète des mystiques bengalis, le recueil se veut un cantique d’amour, une offrande de prières et de chants à « Celui qui réside en tant que centre de toutes mes activités, mes résolutions, mes peines et mes plaisirs, qui est le point de rencontre de tous les atomes et du vaste univers… » L’amour en effet, compris par Tagore dans sa valeur universelle et dans une vision panthéiste de l’univers telle qu’elle est représentée dans les « Upanishad », et telle qu’elle a été élaborée ensuite par les grands maîtres du « Vedanta », est le principe d’où découle tout bien. Il s’en fait ici le meilleur apôtre avec sa parole lyrique inspirée, l’ampleur de ses images, la lumière, la force et la noblesse de son style.

10.30 

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L’œuvre géniale de Goethe, la traduction magique de Nerval, la puissance de Delacroix. Pour la première fois, le livre est publié tel que le souhaitait Delacroix avec ses 18 lithographies réunies et 60 illustrations : l’alchimie romantique dans toute sa beauté. Quand le jeune Goethe s’empare de la légende de Faust, il en fait une tragédie de la connaissance universelle, de la jouissance totale et du salut de l’homme. Plus âgé, il dira : « Dans la traduction de Gérard de Nerval, tout reprend fraîcheur, nouveauté et esprit. » Et, devant les lithographies de Delacroix, il s’exclame : « Monsieur Delacroix a surpassé ma propre vision. » Cette édition révèle l’immense fascination de ces esprits romantiques pour le plus grand mythe que l’Allemagne ait porté.

Eugène Delacroix découvre l’univers de Goethe en assistant à Londres à une représentation de Faust. Un peu plus tard, de l’entrevue avec l’éditeur Charles Motte naît un projet d’illustrations destinées à accompagner le texte de Goethe.

L’éditeur a choisi de respecter la volonté exprimée par Delacroix de présenter les 18 lithographies à la suite les unes des autres, en ouverture au texte intégral, ce qui, dans l’édition de Charles Motte, ne fut pas le cas pour des raisons commerciales. Les lithographies sont reproduites dans leur format original et traitées en bichromie de façon à rendre le plus justement les détails et les contrastes, et à restituer toute leur intensité dramatique.

Réunies ainsi, les lithographies rendent mieux compte de l’originalité du peintre dans son interprétation de Faust. En effet, Delacroix fait de Méphistophélès, et non de Faust, le héros de l’œuvre, ce qui n’est pas pour déplaire à l’écrivain : « Monsieur Delacroix a surpassé ma propre vision », écrira Goethe. Chaque lithographie est accompagnée d’un extrait du texte correspondant à la scène illustrée de façon à faire ressentir au mieux les émotions qui ont inspiré Delacroix.

Illustrant chacune un passage clé de Faust, ces lithographies nous plongent dans un monde infernal peuplé de figures tourmentées, égarées par la passion, le désespoir, mais aussi de créatures démoniaques et de monstres surgissant de l’abîme. Leur puissance et leur modernité sont remarquables.

Delacroix, passionné par le mythe de Faust, ne s’est pas contenté de cette suite de lithographies et le texte de Goethe l’a inspiré tout au long de sa vie. L’éditeur a donc rassemblé tous les dessins, croquis, esquisses, aquarelles que l’artiste a réalisés sur ce thème et qui ont pu être identifiés. Ils accompagnent l’œuvre de Goethe et sont placés tout au long du texte aux endroits qu’ils illustrent.

Ainsi, cet ouvrage révèle, de la façon la plus expressive, les liens d’un peintre et d’un mythe, d’un mythe et d’une œuvre, d’une œuvre et d’une époque : Faust, Goethe, Delacroix et le romantisme.

52.00 

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L’illumination spirituelle et ses implications philosophiques. Après avoir été identifiés au rêve de la nuit, nous sommes identifiés à un autre rêve, celui de nos pensées, de nos émotions, de nos préoccupations. Elles sont comme un voile jeté sur le monde. Elles nous absorbent, nous possèdent et nous demeurons prisonnier des ombres du miroir. S’éveiller, c’est traverser le miroir et voir la réalité du monde dans toute son intensité, sa splendeur. Nous pouvons qualifier ce vécu d’illumination, de satori, de nirvana ou d’éveil, dans la mesure où, vis-à-vis de lui, le monde dans lequel nous sommes habituellement et que nous qualifions de réalité semble un état d’endormissement. Ce livre décrit les différents aspects de cette expérience fondamentale qui devrait être la préoccupation majeure de l’être humain. Il montre aussi comment l’éveil donne un autre éclairage sur les grands problèmes de la philosophie : le sens de la vie, la conscience, l’espace, le temps, la liberté…

12.00 

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Classique de la littérature mystique, Le Livre de l’ami et de l’Aimé s’inscrit dans la veine du Cantique des cantiques, tout en s’inspirant de la tradition soufie. Composé de 365 versets, qui doivent nourrir une méditation quotidienne, il constitue une partie du roman Blaquerne. L’Aimé représente Dieu et l’ami l’homme amoureux de Dieu. Ce chant, d’une très pure et très noble élévation, fait l’éloge de la solitude et de la contemplation. La préface de Michel Cazenave replace Ramon Llull dans le contexte de son siècle et cerne son entreprise spirituelle : « L’Amour est tout pour notre Majorquin : rien n’existe que d’amour, par l’amour et pour l’amour, dans cet Amour éternel qui circule à jamais entre le Père et le Fils par l’entremise de l’Esprit, dans cet Amour cosmogonique où toutes les créatures sont appelées à boire le vin de la Vie et à recevoir le baiser de la divine haleine. » La présente traduction, due à Guy Lévis Mano et Josep Palau, restitue la grande poésie de cet écrit qui compte parmi les plus importants de son auteur.

15.22 

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« Un soir, mon agonie s’est dénouée en cri. Du désert a germé un dialogue. Jésus me parlait et je lui répondais. Pour l’appeler je n’avais rien fait qu’être aspiré par mon néant, et cette chute insondable avait convoqué sa présence. Dans le mutisme des enfers, il se levait pour m’accueillir. » -Jean Bastaire

10.67 

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« Le credo d’amour, écrit le P. Duchemin en préface à sa traduction, a bien souvent rendu suspects d’hérésie ces Saints de l’Islam qui, dans les transports de l’extase, eurent des paroles imprudentes qu’ils durent parfois payer de leur vie. Yunus, toute sa vie, fut des plus humbles : ‘‘Je ne veux être que la terre où les saints posent leurs pieds. » Et il fut amoureux. Toute sa vie peut se résumer en ces deux mots : ‘‘Aimons, soyons aimés ». » En quelques mots, le P. Duchemin résume ici pourquoi, enseignant lazariste au collège Saint-Benoît à Istanbul, il consacra une partie de sa vie à traduire ce Petit Livre des Conseils. Le P. Yves Danjou, lazariste, qui fut à Istanbul avec lui, nous présente cette personnalité attachante en termes pittoresques : « Né à Paris en 1905, il avait vu son père partir en 1914 pour la bataille des Dardanelles avant de mourir à Thessalonique, emporté par une épidémie de choléra. (…) Il s’était pris d’amitié avec Madjit Bey, dentiste de son métier. (…) Ils se tournèrent vers un auteur capable de répondre à leur réflexion commune sur la destinée humaine. Les deux amis se retrouvaient régulièrement le soir pour étudier librement cet auteur, Madjit Bey mettant à profit sa connaissance du turc ottoman et M. Duchemin sa maîtrise de la langue française. (…) « La connaissance de ce maître soufi a certainement exercé une influence sur la personnalité de M. Duchemin. D’une humeur toujours égale, il regardait les hommes d’un sourire un peu figé et observait d’un œil détaché les événements dont il percevait la relative inconsistance. ‘‘M. Duchemin est toujours M. Duchemin ! », disait-on. Frappé par l’âge, il se retira en France auprès d’une communauté de religieuses dont il assura l’aumônerie pendant plusieurs années. Celles-ci se souviennent encore de ses homélies enflammées dont le sujet était le plus souvent l’Esprit Saint. Il mourut paisiblement à Paris en 1995, pouvant dire avec Yunus Emre : ‘’Le chemin qui mène au Vrai se trouve au dedans du cœur. » »

14.00 

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« Aujourd’hui, nous voyons une humanité rassasiée, mais non point satisfaite par l’analyse victorieuse des aspects extérieurs de la Nature, se préparant à retourner à ses aspirations premières. La plus ancienne formule de la Sagesse promet d’être aussi la dernière : Dieu, Lumière, Liberté, Immortalité. » Les enseignements spirituels de l’un des plus grands sages indiens du XXᵉ siècle sont réunis dans ce livre visionnaire, son plus grand ouvrage. Par sa connaissance de la pensée occidentale et par son sens de l’universalité de la quête mystique, Sri Aurobindo rend accessible la spiritualité indienne et ses principaux textes fondateurs. Ce livre est réédité à l’occasion des soixante-dix ans de la mort de l’auteur de La synthèse des yogas.

14.00 

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Parmi les successeurs de Maître Eckhart, la postérité a opéré une fâcheuse rupture entre ses disciples directs, les théologiens Suso et Tauler, et ses héritiers spirituels, les moines Gerlac et Thomas a Kempis. Les Soliloques enflammés avec Dieu constituent l’œuvre unique de ce maître spirituel à demi aveugle, mort à l’âge de 33 ans : non pas l’un de ces innombrables traités produits par la mystique rhéno-flamande, mais une sorte de « journal spirituel », composé de réflexions et de méditations notées sur des feuillets au fil des jours. Traduit pour la première fois en français en 1667, ce chef-d’œuvre de la spiritualité rhéno-flamande n’a pas été republié en France depuis 1936. Il est donné ici dans la traduction de 1667, dite « de Port-Royal ». Profondément marqué par la mystique eckhartienne, Gerlac est avant tout attentif à la vivre. Il n’écrit pas en maître, mais en disciple. Comme chez Eckhart, la venue de Dieu est pour lui engendrement : « Toutes les fois que le Père éternel parle et engendre effectivement et d’une manière sensible son Verbe dans nous, il faut que notre âme et tout ce qui nous regarde se tienne dans le silence sans agir et sans sortir de la place où elles sont et où elles doivent être. » C’est parce qu’il était privé de ses yeux qu’il fut relégué au dernier rang des frères et chargé des basses besognes. En son infirmité physique, Gerlac trouve l’image concrète de sa misère spirituelle : « Appliquez le fer et le feu à toutes mes plaies que vous connaissez mieux que moi, et principalement à celles de mes yeux qui sont si malades. C’est assez que vous me guérissiez et que vous me rendiez enfin capable de vous contempler. » L’histoire d’une âme. Brève : une poignée de feuillets la tient tout entière. Quelques dizaines d’années, quelques centaines de pages y auraient-elles ajouté quoi que ce soit ? L’essentiel est dans cette lumière, cette ferveur qui l’habite.

16.77 

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« La nuée sur le sanctuaire » est l’un des ouvrages majeurs de l’Illuminisme. Comme Louis-Claude de Saint-Martin, dont il est contemporain, Karl von Eckartshausen (1753-1803) parle dans ce livre inspirant d’une Communauté de la Lumière, d’une Eglise invisible qui existe par-delà le temps et l’espace. Il montre comment l’homme peut pénétrer dans ce temple mystérieux en utilisant ses sens intérieurs et en se tournant vers le soleil invisible qui illumine le cœur. Le présent ouvrage reprend intégralement le texte de l’édition de 1914 préfacé par Marc Haven, ainsi que la gravure et l’avertissement tels qu’ils furent publiés à l’époque.

14.50 

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Maître Eckhart (vers 1260-vers 1328), « à qui Dieu n’a jamais rien caché » : telle était déjà sa réputation de son temps. Et pourtant, ce théologien et prédicateur dominicain de renom a été condamné pour hérésie, un an environ après sa mort. Sans doute parce qu’il prêchait en langue vulgaire (l’allemand) des subtilités théologiques devant les gens du peuple. Également parce qu’on a cru qu’il enseignait le caractère incréé du monde et l’identité de l’homme juste et de Dieu. Mais Eckhart n’avait pas la volonté d’être hérétique ; ses thèses furent mal comprises. Sa recherche fondamentale était celle de l’Un par-delà la multiplicité : une unité qui serait en quelque sorte l’origine commune de Dieu et de l’homme, et le but de l’union mystique qu’il prêchait. C’est cette recherche d’union au Dieu ineffable qui explique que sa voix porte encore aujourd’hui. Textes choisis et présentés par Benoît Beyer de Ryke  Philosophe et historien, il est l’auteur de nombreux travaux sur Maître Eckhart et la mystique rhénane.

7.90 

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Le livre visionnaire de l’un des plus grands penseurs indiens du XXe siècle. Par sa connaissance de la pensée occidentale, par son sens de l’universalité de la quête mystique, Sri Aurobindo est parvenu à rendre accessible à l’esprit moderne les textes fondateurs de la spiritualité indienne. Ce livre est la première réédition d’une série d’ouvrages à paraître à l’occasion des 70 ans de la mort du philosophe. « Aujourd’hui, nous voyons une humanité rassasiée, mais non point satisfaite par l’analyse victorieuse des aspects extérieurs de la Nature, se préparant à retourner à ses aspirations premières. La plus ancienne formule de la Sagesse promet d’être aussi la dernière : Dieu, Lumière, Liberté, Immortalité. » Sri Aurobindo

12.00 

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Sédir a écrit et parlé pendant le premier quart de ce siècle. Les choses ont bien changé depuis lors. En apparence seulement. Car, ce que nous vivons maintenant, les idées et les faits qui se manifestent sur une grande échelle étaient alors en germe. Avec la sagacité et la profondeur de vue qu’il possédait, Sédir en avait saisi l’importance et pressenti les développements ultérieurs. Les pages de ce livre, extraites de l’ensemble de son œuvre, répondent à des questions que nous pouvons poser aujourd’hui. La vision mystique de Sédir sur son propre temps nous aide à comprendre et à assumer le nôtre et nous sert de guide dans la voie spirituelle.

19.00 

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Poète, mystique et tisserand de métier, né en Inde au XVe siècle, Kabir est l’un des plus célèbres maîtres spirituels de l’histoire universelle. Beaucoup ont cherché à se l’approprier, tant du côté des hindouistes que des sikhs ou des musulmans, mais il ne se réclame d’aucune religion : Kabir n’a pas de guru, il prône le rapport direct à Dieu, sans intermédiaire. Visionnaire de l’invisible et auditeur de l’inaudible, il cultive et chante une spiritualité hors cadre, hors caste, en phase avec les strates les plus profondes de notre être. Maître du paradoxe, il est à la fois proche du ciel et du peuple, au point que sa poésie célébrant l’amour comme une « histoire inénarrable » demeure vivante aujourd’hui dans les chants populaires de l’Inde du Nord. Michel Guay nous dresse ici son portrait spirituel, construit autour de ses poèmes, dont beaucoup se trouvent ainsi traduits pour la première fois en français.

9.90 

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« Il y a plus de quinze ans, j’ai ouvert le manuscrit d’un moine du Moyen Âge, Le Pèlerinage de Vie Humaine, et ma vie a pris un cours inconnu et magique. L’univers des enluminures, dont j’ai cherché à percer les symboles, m’a révélé un monde oublié qui transmet une connaissance essentielle, celle de soi-même. Cette aventure a fait de moi un être différent. Elle m’a conduite à écarter le sable qui encombre le passage de la vie pour trouver les poussières d’or de mon humanité. Le moine en prévient chaque lecteur qui ouvre son livre : « Lecteur, fais attention, toi qui vas lire ce livre. A la fin de l’ouvrage, tu ne seras plus le même ». Cette histoire est bien trop importante pour la garder secrète. Elle concerne chacun, je suis juste le lien entre le moine et vous. Tous les petits secrets et les grands, les sourires du pèlerin, ses clartés et ses dons du ciel, je vous les offre pour votre usage car chacun de ses pas, s’il devient le vôtre, sera une clef de vie. »

9.90 

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Dits et maximes de vie choisis et traduits de l’alémanique par Lucien Braun. Édition bilingue. Après deux maîtres spirituels (Eckhart, Thérèse d’Avila), deux philosophes (Sénèque, Lulle) et trois écrivains (Shakespeare, Dickinson et Novalis), ce 8e ouvrage de la collection « Ainsi parlait » est consacré à un des grands humanistes de la Renaissance, esprit plus universel encore s’il se peut que ses deux aînés Érasme (1467-1536) et Thomas More (1478-1535). Paracelse, qui soigna Érasme à Bâle en 1526, était médecin, naturaliste, philosophe et théologien. Ses œuvres complètes comptent 26 volumes. Révolté contre le conformisme des savants de son temps, il déchaine leur colère par la hardiesse de sa parole et la puissance visionnaire de sa philosophie de la nature : « Plus je vais plus je trouve que ce n’est pas seulement en médecine, mais aussi en astronomie et en philosophie que rien n’a été fondé sur de vrais principes. » Et il ne craint pas d’ajouter : « Après ma mort je serai là, plus encore qu’avant, pour vous juger. Et si vous dévorez mon corps, vous n’aurez dévoré que de la boue. Paracelse sera là, même sans corps, pour vous livrer bataille. » Étonnamment proche de la philosophie de présocratiques comme Anaximandre et Héraclite, mais aussi de le pensée taoïste Paracelse est attentif avant tout aux correspondances qui entre l’homme et son environnement : « L’homme, écrit-il, figure un pépin et le monde la pomme ; et comme nous pensons les pépins au sein de la pomme, il convient de penser l’homme dans le monde qui l’entoure. » Éminent spécialiste de Paracelse, Lucien Braun rend enfin accessible à tous cette pensée reste dérangeante et féconde.

13.00 

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« Maintenant, tu demanderas : qu’est donc le détachement, pour qu’il cache en lui pareille puissance ? Le vrai détachement signifie que l’esprit se tient impassible dans tout ce qui lui arrive, que ce soit agréable ou douloureux, un honneur ou une honte, comme une large montagne se tient impassible sous un vent léger. » Une méditation lumineuse, une parole vivante conviant à l’apaisement et à la contemplation.

4.00 

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La parole de Maître Eckhart : un patrimoine spirituel puissant pour le monde d’aujourd’hui Maître Eckhart (1260-1326), moine dominicain allemand, assura des fonctions très importantes dans son ordre et fut en même temps un infatigable prédicateur. Il est sans doute le plus grand mystique du christianisme, dont l’influence sur la spiritualité occidentale et la philosophie a été immense. D’une profondeur spirituelle incroyable et d’une audace géniale, il nous a légué un patrimoine important de sermons en langue allemande destinés à un public assoiffé de spiritualité dans des temps troublés. C’est surtout là, dans ses sermons en allemand, que se montre la puissance de sa parole et de son expérience. Laurent Jouvet, familier de longue date de ces textes, en donne ici une traduction en langage actuel et accessible, et restitue sa dimension à la fois poétique et spirituelle, loin des traductions au vocabulaire théologique médiéval difficile. Chaque sermon est accompagné d’un résumé et d’un commentaire qui nous en dévoile le sens de manière limpide. Une postface lumineuse nous présente l’essentiel de la spiritualité eckhartienne. Cette nouvelle traduction du maître de l’école dite Rhénane fera date pour tous ceux qui aiment Eckhart ou qui veulent le découvrir, donnant accès à l’expérience qu’il décrit sans cesse.

45.00 

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Perceval vit à l’écart du monde, ignorant de tout, et même de son nom. Un jour, dans la forêt, il croise cinq chevaliers revêtus de leur armure : émerveillé, il décide de rejoindre la cour du roi Arthur pour devenir un des leurs. Ainsi débutent les aventures de Perceval, qui affrontera cent ennemis, rencontrera l’amour et tentera de percer le mystère du graal. Comment un enfant rustre et naïf va-t-il devenir un parfait chevalier ? C’est toute l’histoire de ce roman d’apprentissage avant la lettre. Car Perceval ne parviendra au plein accomplissement de sa personnalité qu’à condition de connaître les codes en vigueur. Et même alors, il devra s’en détacher pour accéder à une plus haute vérité.

5.70 

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À vingt-huit ans, Eric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée dans le grand Sud algérien. Au cours de l’expédition, il s’égare dans l’immensité du Hoggar. Sans eau ni vivres durant la nuit glaciale, il n’éprouve pourtant nulle peur et sent au contraire se soulever en lui une force brûlante. Un sentiment de paix, de bonheur, d’éternité l’envahit. Le philosophe rationaliste voit s’ébranler toutes ses certitudes. Ce feu, pourquoi ne pas le nommer Dieu ? Cette « nuit de feu », Eric-Emmanuel Schmitt la raconte pour la première fois, dévoilant au fil d’un fascinant voyage intérieur son intimité spirituelle et l’expérience qui a transformé sa vie d’homme et d’écrivain.

7.70 

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