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Philosophia Perennis, LA PHILOSOPHIE ÉTERNELLE – une rencontre

La philosophie naît en même temps que la quête de l’humanité pour la Sagesse. Elle est coexistante des Écoles des mystères. Dans l’histoire de la conscience humaine, elle exprime l’émergence de la pensée comme dialogue de l’âme avec elle-même. Elle est toujours reliée à la tradition et d’elle nous recevons les réponses aux questions essentielles.

Les « questions essentielles » nous ramènent à LA question « qu’est ce que l’homme ? » Et avec celle ci à la question du SENS. La philosophie antique posait la question : « comment vivre ? » Aujourd’hui nous continuons à nous poser cette question !

Que peut nous amener la philosophie ? A-t-elle une vocation première ? Si nous prenons la peine d’aller au-delà d’une vision historiciste de la philosophie, l’espace entrevu nous invite à une auto-création, à un auto-engendrement ! Nous entrons dès lors dans une Aventure dont le feu brûlera les scories de nos errances, les haillons de nos croyances, préjugés et habitudes. Car il s’agit bien de cela : à toutes les époques les philosophes nous le rappellent. 

Pour entrer dans ce processus – dont parle toute la Tradition dont ce sont inspirés les philosophes -,  nous avons à nous « équiper » à nous « préparer ». Le maître mot est « intériorisation ». Platon parle de « métanoîa », de « retournement », Spinoza parle de la « Réforme de l’entendement »  ! Descartes nous invitera à appliquer La Méthode (littéralement aller « selon le chemin »).

En effet, nous pensons communément qu’il suffit de « réfléchir » pour pénétrer dans cet « espace », dans ce « lieu » et, cependant, nous découvrons vite que la faculté de la véritable pensée nous fait défaut.

Celui qui est attiré par la philosophie, sans vraiment savoir pourquoi, fait une Rencontre. À la fois en lui-même et en dehors de lui-même. « Quelque chose » de cette faculté de pensée est en nous, comme un Désir très particulier de la Connaissance véritable. C’est ce Désir lui-même qui nous conduit.

La philosophie devient Connaissance, Science. Dans la Lettre VII Platon en parle ainsi :
« Cette science ne s’enseigne pas comme les autres avec des mots ; mais après un long commerce, une vie passée ensemble dans la méditation de ces mêmes choses, elle jaillit tout à coup comme une étincelle et devient pour l’âme un aliment qui la soutient à lui seul, sans autre secours. » (341d).

Socrate, le merveilleux Socrate, se tient au tout commencement de la quête. Il n’aura de cesse de nous exhorter à chercher. Il saura nous guider jusqu’à l’ultime Désillusion…

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Traduction inédite de Marc Geoffroy, édition bilingue français-arabe Le Discours décisif est sans nul doute le texte le plus représentatif d’Averroès et de son époque. Son sujet : la connexion entre la Révélation et la philosophie. Pour autant, il n’est ni un livre de philosophie ni un livre de théologie. Il s’agit d’une fatwâ, c’est-à-dire d’un avis légal qui répond à une question formulée dans les termes et le registre de la juridiction religieuse. Son propos n’est pas de réconcilier la foi et la raison, mais de justifier l’interprétation philosophique du Coran et de montrer que l’activité philosophique est légalement obligatoire pour ceux qui sont aptes à s’y adonner. Il est aussi de revendiquer un statut social pour la philosophie, garanti par le pouvoir politique, et de plaider en même temps pour une séparation radicale entre philosophie et société. On aura compris que le Discours décisif reste d’actualité. « Le monde moderne a besoin du Discours décisif non pas seulement pour affirmer abstraitement le droit à philosopher, mais pour argumenter juridiquement une idée toute différente : l’exercice de la raison est une obligation que la Loi révélée fait aux gens de raison ; nul ne saurait interdire l’un sans enfreindre l’autre. » (Alain de Libera).

9.00 

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Edition Flammarion La scène est au Pirée. Attablés dans la maison du vieux Céphale, Socrate et quelques amis entreprennent de discuter des récompenses promises au juste dans l’au-delà. Qui peut le mieux cerner l’essence de la justice ? La sagesse traditionnelle, les mythes anciens semblent impuissants et Socrate a vite raison des prétentions du sophiste Thrasymaque. Alors s’amorce avec Glaucon et Adimante, les frères de Platon placés en position d’interlocuteurs philosophes, un long entretien qui, de la justice dans la cité, remonte vers la justice de l’âme. L’histoire d’Athènes traverse sans cesse ce dialogue puissant, où la proposition d’une cité parfaite et de la royauté des philosophes est à la fois la réponse à la tourmente politique de la démocratie grecque et la recherche métaphysique des vertus de l’âme et des objets de la raison. « Dans la traduction et le commentaire que je présente ici, j’ai cherché à construire l’équilibre le plus rigoureux possible entre une lecture centrée sur l’histoire et une autre qui prend la métaphysique comme foyer principal. Un des effets de cette perspective est d’éviter une position trop courante aujourd’hui, la dépolitisation de l’œuvre. L’inquiétude de celui qui aspire à la justice, Platon ne cesse de le rappeler, n’est-elle pas indissociablement éthique et politique ? » -Georges LEROUX

10.00 

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Entre révolution scientifique et révolution spirituelle, entre jésuites et Rose-Croix Homme de la fin de la renaissance par la multiplicité de son génie, la vie de Descartes marque le moment de la rupture épistémologique du monde entre une société encore dominée par des représentations théocentriques et des représentations strictement matérialistes, mécanistes et anthropocentriques. À travers quel roman d’apprentissage s’est déployée la vie de cet annonciateur de la modernité, dont la devise était Larvatus prodeo, « j’avance masqué »  ? Si Descartes a livré un certain nombre d’informations sur lui même dans son célèbre « Discours de la Méthode », quelle fut la clef de l’explication de ses pérégrinations à travers toute l’Europe, et de ses multiples carrières ? Pourquoi a-t-il vécu l’essentiel de sa vie aux Pays-Bas durant l’âge d’or d’Amsterdam, et qu’y a-t-il fait ? Quels ont été ses rapports avec les forces idéologiques de son temps comme les Jésuites et les Rose-Croix ? La poursuite des Rose-Croix par Descartes a-t-elle été une mystification, ou bien Descartes avait-il un intérêt sincère pour ce mouvement aux contours elliptiques, qui l’a influencé, inconsciemment, dans la détermination de son œuvre ? Le lecteur de cette biographie vivace et plaisante, réalisée par un philosophe professionnel pour le grand public, pourra se faire une idée par lui-même.

10.00 

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Socrate va par les rues d’Athènes, interpellant ceux qu’il trouve sur son chemin… « Connais-toi toi même ! Ne te soucie pas des richesses, cherche la vérité et deviens philosophe ! » Ce n’est pas du goût des Athéniens. Au terme d’un procès, Socrate est condamné à boire la cigüe. Va-t-il s’enfuir ? Un Philosophe doit-il craindre la mort ?

14.00 

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Peut-être Héraclite d’Ephèse (520-460 ?), dont nous ne savons presque rien, a-t-il de son vivant écrit un livre sur la nature. Les auteurs anciens en ont conservé une centaine de brèves citations, énigmatiques, qui sont autant d’oracles prononcés sur le monde, le feu qui le constitue et le changement perpétuel auquel tout est éternellement soumis. Ces « fragments », qui sont ici rassemblés et commentés avec quelques-uns des témoignages anciens relatifs à la vie et à la doctrine de ce solitaire que les auteurs anciens nommaient l' »Obscur », montrent un effort inédit : en s’appuyant sur les acquis de la science de la nature qu’avaient élaborée ses compatriotes de Milet (Thalès ou Anaximandre, par exemple), Héraclite exige des hommes qu’ils abandonnent les rêves de leur existence ensommeillée pour vivre enfin à la mesure de la réalité qui les entoure. Il ne faut plus vivre comme nos parents, comme si le monde était autre chose que l’harmonie des contraires et des mouvements que révèle une connaissance enfin conforme à la nature. Un siècle plus tard, l’Athénien Platon donnera le nom de « philosophes » à ceux qui aspirent ainsi à ordonner la réforme des modes de vie à la connaissance savante de la réalité. Héraclite fut sans doute le premier d’entre eux.

8.40 

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Dans Le Banquet, le poète Agathon donne un festin pour célébrer sa victoire lors d’un concours de poésie. L’occasion pour chaque invité de faire un éloge d’Éros en présentant sa vision de l’amour. À leur suite, Socrate, qui prétend rapporter les paroles de l’étrangère Diotime, rattache l’amour au désir d’immortalité qui anime tous les êtres vivants. L’éloge de l’amour se détache alors du monde sensible pour tendre vers une dimension nouvelle, celle de l’Intelligible. C’est aussi d’Éros dont il est question dans le Phèdre, où Platon distingue deux sortes d’amour : l’amour vulgaire – égoïste, jaloux, tyrannique – et l’amour honnête qui correspond à l’Amour céleste. Les âmes humaines, qui n’ont fait qu’apercevoir le monde des Idées avant de s’incarner dans un corps, conservent un souvenir fugace de la Beauté. C’est cette recherche de la Beauté entraperçue qui provoquerait la quête de l’amour…

2.90 

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