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SAGESSES DU MONDE

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Sommaire : La Loi suprême Le Haut idéal Le Réel dans la vie La Loi fondamentale Ce qui a du prix Rapports raisonnables A l’image et à la ressemblance Une demi-heure par jour Les deux voies L’Union à Dieu Dix textes à même de donner un aperçu des idées et principes fondamentaux contenus dans l’enseignement du Maître Deunov.

6.09 

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Un jeune homme, presque encore un enfant, vit dans l’isolement d’une forêt, protégé par sa mère qui le tient éloigné du monde pour le garder des périls ordinaires. C’est que, dans un tournoi, elle a perdu son mari et ses autres fils. Mais Perceval croise des chevaliers au hasard des chemins. Il est fasciné par leur prestance. C’est dit : il rejoindra la cour du roi Arthur. Commence alors une série de rencontres et d’aventures dont il se tire avec plus ou moins de bonheur. Devant le graal, cet objet mystérieux, il ne dit mot. Il scelle alors son destin… L’accompagnement critique présente l’œuvre, son contexte et sa postérité, notamment vue à travers le travail des « continuateurs ». L’étude du prologue permet une approche de l’activité auctoriale au Moyen Âge. La poétique du texte, la notion de merveilleux, l’idéal de la chevalerie, l’amour courtois, toutes ces notions sont clairement abordées à travers l’étude minutieuse du roman. Roman (XIIe siècle) recommandé pour la classe de terminale. Texte intégral.

9.10 

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Dans une démarche à la fois traditionnelle et originale, ce livre ouvre des perspectives insoupçonnées sur l’ésotérisme du Graal dans une approche christique et templière. À partir du Conte du Graal de Chrétien de Troyes, il nous livre des clés de compréhension sur l’évolution de l’homme dans sa recherche de la Connaissance. Et il nous introduit pas à pas au cœur de la métamorphose de celui qui se nomme Perceval : l’homme « deux-fois-né » spirituellement. Fruit de 30 années de méditations et de recherches, ce livre nous conduit dans l’intimité de Dante et de l’Évangile selon saint Jean, ainsi que dans l’esprit du Temple. Il nous introduit au cœur du Second Temple médiéval, adoubé par saint Bernard. Et il éclaire notre compréhension d’un drame cosmique qui est celui de l’évolution de l’homme et de l’Histoire en marche vers un Troisième Temple. Révélée au cœur du Moyen-Âge chrétien, la tradition du Graal n’a cessé d’interroger les meilleurs esprits. Demeurée vivante, elle a cheminé jusqu’aux temps actuels dans la perspective d’une ère nouvelle qui s’ouvre aujourd’hui dans l’espérance d’un Troisième Testament. Le Graal est ainsi envisagé comme une Queste, à la fois personnelle et historique, intemporelle et éminemment contemporaine. Un ferment spirituel pour les temps nouveaux.

28.00 

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Paroles de sagesse, suivies d’un choix d’Épîtres et des Entretiens confidentiels « ‘Les Paroles de sagesse’, al-Hikam, d’Ibn ‘Atâ-Illâh d’Alexandrie comptent parmi les plus célèbres recueils d’aphorismes soufis. Elles sont répandues dans presque tout le monde de l’Islam, depuis le Maghreb, où elles ont été l’objet de plusieurs grands commentaires, jusqu’en Indonésie, où elles furent traduites en malais. Leur diffusion est en quelque sorte parallèle à celle de l’ordre shâdhilîte, qui voit dans les Hikam le vade mecum, le guide et le compagnon de route de celui qui parcourt la voie contemplative. Car Ibn ‘Atâ-Illâh, qui est né vers le milieu du 7e/XIIIe siècle et qui mourut en l’an 709/1309 au Caire, fut non seulement le disciple et successeur du maître Abû-l-‘Abbâs al-Mursî, lui-même disciple du fondateur de l’ordre, Abû-l-Hassan Shâdhilî ; il fut aussi le premier maître de cette chaîne à laisser un ouvrage doctrinal écrit, et nous pouvons présumer que ses Hikam résument et fixent l’enseignement oral de ses prédécesseurs. » Titus BURCKHARDT, Introduction  

20.00 

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Forte de la conviction que toutes les grandes mythologies du monde sont porteuses du Verbe divin, Annick de Souzenelle ose s’avancer ici au cœur des mythes grecs, et d’abord de celui qui présida à la révolution psychanalytique : œdipe. Le destin de celui-ci, loin de toute fatalité et de toute interprétation déterministe, s’éclaire d’une lumière mystique, dans laquelle l’homme est appelé à épouser sa « sœur-mère », symbole de son « féminin intérieur », et à franchir les étapes successives de son initiation ultime. Pour préciser le sens de cette lecture totalement novatrice du mythe œdipien, Annick de Souzenelle nous invite à revisiter aussi l’histoire de Thésée et celle d’Europe, symbole d’une civilisation dont la vocation première est de se mettre en route vers son Orient. Annick de Souzenelle signe là l’un de ses livres les plus engagés, et nous appelle à retrouver le sens profond de notre double héritage, celui d’Athènes comme celui de Jérusalem.

7.90 

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Le désert a toujours fasciné les hommes épris d’absolu. Les sables d’Égypte ont eu leurs ermites et le peuple juif est passé par l’épreuve du désert. Le désert géographique symbolise celui du dedans, qui n’est pas un lieu mais un état d’écoute, de vision, de rencontre. Après avoir été le creuset de décantation où l’or a pu se dégager de sa gangue de plomb, le désert appelle l’alliance, l’unité. Mais les revêtements arrachés entraînent parfois avec eux des lambeaux de chair vive, des options, voire des certitudes. Tout est remis en question. Abandonner le monde, c’est se quitter soi-même. S’éloigner de la foule, c’est rompre avec la conscience grégaire où l’on menace de s’endormir. Par la nudité qu’il exige, le désert provoque un éveil qu’il convient de couver dans la solitude. L’habitant du désert se doit d’y consentir. Si, conduit par l’Esprit, il pénètre silencieusement dans son fond, il fait sien le conseil donné par Hésyclius de Jérusalem : « Émerveille-toi, alors tu comprendras ! » Devant la crise qui ébranle métaphysiques, religions et valeurs, le désert intérieur n’est pas un refuge et n’offre aucun abri : il invite aux métamorphoses.

8.90 

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« Pythagore est souvent considéré comme le premier mathématicien pur. Mais il est aussi l’une des figures importantes de la philosophie grecque. Aujourd’hui, nous ne savons presque rien de sa vie. Cependant, son impact sur des générations entières de penseurs reste considérable. Écrit dans une perspective ésotérique, cet ouvrage est une bonne introduction à la pensée de ce philosophe hors du commun »

18.00 

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Ramakrishna (1836-1886) est l’un des plus grands sages de l’Inde. Né au Bengale, fils d’humbles brahmines, il connaîtra très tôt de puissantes expériences mystiques. Dévot de la déesse Kâlî et enseignant de l’advaita vedanta, ayant lui-même pratiqué les voies du christianisme et de l’islam, il affirmait que toutes les religions visent le même but et plaçait la spiritualité au-dessus de tout ritualisme. Il insista sur l’universalité de la voie de la bhakti (dévotion). Marc de Smedt nous présente ici la vie et la spiritualité de cet homme hors du commun. Il donne la parole à ceux qui l’ont connu, et nous offre une sélection des pensées de Ramakrishna. Nous pouvons ainsi entrer dans le cœur de la spiritualité immense de l’Inde. On y découvre aussi le portrait de son plus célèbre successeur, Vivekananda, qui allait diffuser la sagesse de son maître aux Etats-Unis en 1892.  » L’ego est comme une cruche d’eau ; l’Absolu est l’océan sans rivage dans lequel on plonge la cruche.  » Ramakrishna

10.00 

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Retrouvez les plus beaux contes russes – de Vassilissa-la-très-belle à L’Oiseau de feu – dans une magnifique édition. Peuplés d’animaux fabuleux, d’orphelins, de fils de roi et de princesses, ces sept contes populaires sont admirablement illustrés par Bilibine, grand peintre russe du début du XXe siècle.

24.90 

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C’était il y a deux mille cinq cents ans et des poussières. Lassés de compter pour du beurre, les nombres ont décidé de prendre la poudre d’escampette, mettant le monde sens dessus dessous. Les pauvres humains sont complètement déboussolés ; seuls Pythagore et ses disciples semblent parvenir à garder la tête froide et à y voir clair dans la grande danse des chiffres… Vous pensez que vous et les mathématiques, cela fait trois ? Ce petit platon vous fera découvrir ce que les nombres peuvent avoir de joyeux, de ludique et même… de beau ! Raconté avec malice et délicatement aquarellé, ce récit fait éclore cette vérité : les mathématiques ne sont pas seulement pratiques – elles nous font entrevoir l’architecture du cosmos…

16.00 

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Le Traité de Bodhidharma est le plus ancien texte du bouddhisme Chan (Zen). Il s’agit d’une anthologie de la première école du Chan – apparue vers le milieu du sixième siècle en Chine -, laquelle considérait le semi-légendaire moine indien Bodhidharma comme son fondateur, et allait devenir très vite un des courants dominants de la pensée chinoise, puis exercer une forte influence sur le bouddhisme coréen et japonais. Ayant subi une éclipse d’une dizaine de siècles, le Traité de Bodhidharma, après avoir été traduit en tibétain et transmis partiellement en Corée et au Japon, dut au plus grand des hasards d’avoir été redécouvert au début de ce siècle parmi les milliers de manuscrits que contenait une grotte de Dunhuang, oasis située aux confins de la Chine, sur l’ancienne Route de la Soie. Il se présente comme un ensemble de divers traités doctrinaux, alliant la scolastique bouddhique du Grand Véhicule à l’anti-intellectualisme le plus radical. Ses contradictions mêmes, ainsi que son style dialogique, attestent la vitalité et la variété de cette tradition naissante du Chan qui devait révolutionner le bouddhisme chinois.

15.30 

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Le message du maître zen Wanshi au XIIe siècle Maître Wanshi (Hung-Chich Cheng-Chueh) vécut en Chine entre 1091 et 1157. Il est resté célèbre pour avoir initié le zen de l?illumination silencieuse centré sur la pratique de la méditation sans objet par opposition au zen Rinzaï ou les disciples sont souvent invités à méditer sur des koan. Son « Chant de l’illumination silencieuse » exprime sa vision tout comme son Zazenshin dont s’inspira Maître Dogen. Wanshi donne des instructions très inspirantes pour la pratique de cette méditation sans objet. Elles illustrent magnifiquement l’éveil immédiat qui se réalise lorsqu’on pratique suivant ces instructions. Disciple du maître zen Taïsen Deshimaru, le moine Roland Rech transmet à son tour cet enseignement centré sur la méditation zen. Ce volume est la suite du livre, Le champ de la vacuité, publié au Relié. Yuno Rech y commente les dernières instructions de Maître Wanshi pour une pratique de l’illumination silencieuse, par le zazen, dans la vie quotidienne.

13.00 

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Ibn’Arabi (Murcie 1165-Damas 1241), philosophe, théologien et mystique musulman, est reconnu dans la tradition du Soufisme comme le plus grand Maître. C’est le philosophe qui a sans doute le mieux théorisé l’unicité de Dieu, reconnaissant la présence divine en toute forme et toute image. Disant de lui : « Je ne suis ni un prophète, ni un Envoyé, je suis simplement un héritier, quelqu’un qui laboure et ensemence le champ de la vie future ». Ibn’Arabi se donnait la capacité de convoquer les prophètes hors de « présences imaginales » se considérant comme l’équivalent des Envoyés de Dieu. Plus qu’une biographie du Maître Ibn’Arabi, l’ouvrage est une étude, une analyse approfondie de l’univers de la spiritualité comme source de l' »imagination créatrice ». Selon ces réflexions et méditations, la Création, macrocosme cosmique, ombre visible de la lumière originelle est d’abord une matérialisation du verbe divin. Aux conditions initiales de la création des mondes répond la créature imaginant aussi son monde ou ses mondes, poursuivant elle-même la création et renouvelant. C’est par cette étude, fondatrice dans son œuvre, que Corbin a forgé le concept « d’imaginal », initiant ici le décloisonnement qu’il poursuivra à travers toute son œuvre entre l’imaginaire et la science.

20.00 

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En 1928, l’écrivain libanais maronite Khalil Gibran fait paraître Jésus, Fils de l’Homme, portrait du Messie. Khalil Gibran porta très longtemps en lui cet ouvrage qui est le prolongement direct du Prophète, et son couronnement. Pour Gibran, le Fils de l’Homme est aussi le symbole du moi humain qui se dépasse, se détache de son individualisme égocentrique pour aller vers Dieu et, par cette voie ascendante, atteint à la plénitude de l’existence. Grâce à la mise en scène de soixante-dix-huit personnages censés avoir croisé Jésus de son vivant, et qui le décrivent chacun avec leur propre regard, Khalil Gibran multiplie les points de vue et les approches psychologiques, émotionnelles, physiques et spirituelles d’une personnalité hors norme. Ainsi dévoilés sous une infinité de facettes, le parcours terrestre de Jésus et son sens nous apparaissent plus proches car il ne s’attache guère aux miracles qui sont prêtés au fils de Dieu, mais bien plus aux actes de ce Fils de l’Homme, être humain né d’un homme et d’une femme.

20.00 

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Classique de la littérature mystique, Le Livre de l’ami et de l’Aimé s’inscrit dans la veine du Cantique des cantiques, tout en s’inspirant de la tradition soufie. Composé de 365 versets, qui doivent nourrir une méditation quotidienne, il constitue une partie du roman Blaquerne. L’Aimé représente Dieu et l’ami l’homme amoureux de Dieu. Ce chant, d’une très pure et très noble élévation, fait l’éloge de la solitude et de la contemplation. La préface de Michel Cazenave replace Ramon Llull dans le contexte de son siècle et cerne son entreprise spirituelle : « L’Amour est tout pour notre Majorquin : rien n’existe que d’amour, par l’amour et pour l’amour, dans cet Amour éternel qui circule à jamais entre le Père et le Fils par l’entremise de l’Esprit, dans cet Amour cosmogonique où toutes les créatures sont appelées à boire le vin de la Vie et à recevoir le baiser de la divine haleine. » La présente traduction, due à Guy Lévis Mano et Josep Palau, restitue la grande poésie de cet écrit qui compte parmi les plus importants de son auteur.

15.22 

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Au cours de dix années de navigation et d’aventures, Ulysse, dont le désir constant est de retrouver son pays et les siens, est confronté à une multitude de personnages et de créatures parmi lesquels quelques nymphes ou magiciennes célèbres telles Circé, Calypso ou encore Nausicaa. L’Odyssée est le roman d’un survivant solitaire en quête de son identité et de ses racines. Premiers textes littéraires à l’origine de la littérature occidentale, l‘Iliade et l’Odyssée exercent une influence considérable sur notre civilisation. Homère est, avec Hésiode quelques années plus tard, à la source de la connaissance de la mythologie grecque. Ses épopées constituent la base de l’éducation à l’époque classique, hellénistique et romaine. L’homme de la Renaissance redécouvre ces textes, l’homme moderne se nourrit des modèles de vie qu’ils proposent. Œuvres fondamentales, elles placent l’homme face à son destin, qu’il a conscience de devoir accomplir. La valeur, l’honneur et la gloire dominent les vingt-quatre chants de l’Iliade ; dans l’Odyssée, Ulysse ose le voyage intérieur, initiatique et solitaire, qui l’entraîne à la recherche de lui-même. Jamais cette œuvre n’avait été illustrée dans sa totalité. Il fallait à ces textes le regard, l’empreinte d’un artiste dont la culture fût méditerranéenne et universelle, et dont la sensibilité répondît à celle du poète. Diane de Selliers a reçu, le 21 mars 2003, le prix La Nuit du Livre, dans la catégorie « Livres d’art », pour L’Iliade et l’Odyssée illustrées par Mimmo Paladino et l’ensemble de son œuvre. Pour cette première édition de la Nuit du Livre, L’Iliade et l’Odyssée illustrées par Mimmo Paladino a été salué par le jury comme un travail d’exception entre l’éditeur, le peintre et l’équipe fabricante. L’adéquation entre les œuvres de Mimmo Paladino et les textes fondateurs d’Homère, la qualité de la mise en page de Richard Médioni, directeur artistique et maquettiste, le choix du papier, de la typographie, de la reliure, ont suscité les plus vives admirations.

49.00 

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« Un soir, mon agonie s’est dénouée en cri. Du désert a germé un dialogue. Jésus me parlait et je lui répondais. Pour l’appeler je n’avais rien fait qu’être aspiré par mon néant, et cette chute insondable avait convoqué sa présence. Dans le mutisme des enfers, il se levait pour m’accueillir. » -Jean Bastaire

10.67 

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« Comme l’écrit justement Amadou Hampâté Bâ dans sa préface à ce livre admirable, jadis publié dans la collection UNESCO d’œuvres représentatives, série africaine, et que « L’aube des peuples » s’honore de reprendre, l’Afrique est avant tout la terre de la religion. Non pas d’une religion mystique et abstraite vouée aux grandes questions de la métaphysique, mais d’une religion terrienne, liée à la nature, qui s’exprime à chaque instant de la vie, qui inspire aux hommes et aux femmes chaque geste, chaque parole. Tel est le sens de ce livre, collection de mythes, de chants, d’offrandes, de prières recueillis dans le vaste pays qu’on appelait naguère le Soudan, de l’arabe As-souad, le « pays noir ». Songhay, Peul, Dogon, Mossi, Bambara, Fân, Yoruba de l’Ouest africain, Korona, Bantou, Nuer, Chagga, Hottentos de l’Afrique du Sud et de l’Est, leur parole saisie par de grands voyageurs et amoureux de l’Afrique tels que Germaine Dieterlen, qui collabora avec Amadou Hampâté Bâ et Marcel Griaule, Jean Rouch, le cinéaste de La chasse au lion à l’arc, ou Sir Edward Evans-Pritchard, découvre à nos yeux un pan ignoré de la culture universelle. Elle nous montre la vigueur des mythes, mais aussi l’humour, la poésie, l’imagination des peuples africains, aussi divers dans leur culture que dans leur histoire. Telles les formules magiques songhay « pour s’enfuir à travers les murs », l’incantation des forgerons peul, la prière des Tutshiokwe du Katanga pour venir en aide aux femmes lors d’un accouchement difficile, le culte de Fa et des Orisa qui se mêle au vaudou des Amériques, l’éloge à Amma, le Dieu des Dogon, ou à Mbedzi, le grand prêtre kalanga du Dieu Mwali, « l’étang d’eau tourbillonnante ». Puissent ces parcelles étincelantes initier le lecteur d’aujourd’hui au trésor spirituel de l’Afrique, le continent trop longtemps oublié. » J.M.G. Le Clézio.

11.20 

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« Le credo d’amour, écrit le P. Duchemin en préface à sa traduction, a bien souvent rendu suspects d’hérésie ces Saints de l’Islam qui, dans les transports de l’extase, eurent des paroles imprudentes qu’ils durent parfois payer de leur vie. Yunus, toute sa vie, fut des plus humbles : ‘‘Je ne veux être que la terre où les saints posent leurs pieds. » Et il fut amoureux. Toute sa vie peut se résumer en ces deux mots : ‘‘Aimons, soyons aimés ». » En quelques mots, le P. Duchemin résume ici pourquoi, enseignant lazariste au collège Saint-Benoît à Istanbul, il consacra une partie de sa vie à traduire ce Petit Livre des Conseils. Le P. Yves Danjou, lazariste, qui fut à Istanbul avec lui, nous présente cette personnalité attachante en termes pittoresques : « Né à Paris en 1905, il avait vu son père partir en 1914 pour la bataille des Dardanelles avant de mourir à Thessalonique, emporté par une épidémie de choléra. (…) Il s’était pris d’amitié avec Madjit Bey, dentiste de son métier. (…) Ils se tournèrent vers un auteur capable de répondre à leur réflexion commune sur la destinée humaine. Les deux amis se retrouvaient régulièrement le soir pour étudier librement cet auteur, Madjit Bey mettant à profit sa connaissance du turc ottoman et M. Duchemin sa maîtrise de la langue française. (…) « La connaissance de ce maître soufi a certainement exercé une influence sur la personnalité de M. Duchemin. D’une humeur toujours égale, il regardait les hommes d’un sourire un peu figé et observait d’un œil détaché les événements dont il percevait la relative inconsistance. ‘‘M. Duchemin est toujours M. Duchemin ! », disait-on. Frappé par l’âge, il se retira en France auprès d’une communauté de religieuses dont il assura l’aumônerie pendant plusieurs années. Celles-ci se souviennent encore de ses homélies enflammées dont le sujet était le plus souvent l’Esprit Saint. Il mourut paisiblement à Paris en 1995, pouvant dire avec Yunus Emre : ‘’Le chemin qui mène au Vrai se trouve au dedans du cœur. » »

14.00 

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« Halte un peu qu’on se ménage, voilà mon sac qui s’ébat, en me décrochant le cœur. » Le Mont Analogue est un roman d’aventures inachevé de René Daumal, rédigé entre 1939 et sa mort en 1944. Dédié « à la mémoire d’Alexandre de Salzmann », il a paru pour la première fois aux éditions Gallimard en  avec une préface de Rolland de Renéville et une postface de Véra Daumal. L’auteur est influencé par l’hindouisme et l’enseignement de Gurdjieff. Le roman est une quête spirituelle, la montagne est le lieu où il est possible de communiquer avec l’au-delà. Dans l’édition posthume du livre de René Daumal Tu t’es toujours trompé, son frère Jack mentionne que le titre Le Mont analogue évoque « de façon étrangement significative le mont Qâf (en) de la grande tradition musulmane », la montagne inconnue, invisible, patrie des djinns, lien entre les mondes visibles et invisibles, version musulmane de la Rupes Nigra, qui comme la montagne du Purgatoire de Dante, permet au pèlerin qui y grimpe de progresser à travers les états spirituels. Le roman est une « merveilleuse allégorie de la littérature », selon William Marx du Collège de France : « En grec ancien, analogue, cela peut vouloir dire : un discours (« logos ») qui s’élève, de bas en haut (« ana »). Il s’agit d’escalader le symbole, pour mieux l’interpréter. » Source : Wikipedia

7.50 

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On continue de penser que les contes de fées s’adressent aux enfants. Or, leur magie ne tient pas seulement aux histoires merveilleuses qu’ils racontent, mais surtout à ce qu’ils cachent : une Sagesse précieuse, qui tantôt circule sous le manteau de Peau d’Âne, tantôt scintille à travers des pantoufles de verre, ou veille silencieusement dans un château endormi… Les contes traditionnels ne cessent de tisser des fils entre le visible et l’invisible, se révélant des guides sûrs pour l’âme, exilée en ce monde, à la recherche de son chemin de lumière. Puisés dans le trésor transmis par Perrault, les frères Grimm et Andersen, dix-sept contes sont ici dévoilés dans leur dimension spirituelle. À travers l’ogre ou la princesse, la sirène ou le petit tailleur, ils nous entretiennent de l’amour, de la beauté, du mal et de l’innocence, d’une musique enfouie, d’un royaume à recouvrer, et rappellent à chacun la grandeur de la destinée humaine.

19.90 

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Au commencement des temps, sous le règne de Guéno l’Éternel, le peuple peul vivait heureux, riche et préservé de tout mal, même de la mort, par Daikara, dieu de l’or et de la connaissance. Un paradis bientôt menacé et perdu par l’ingratitude des hommes et les œuvres de Njeddo Dewal, mère de la calamité. Seuls les purs et les initiés pourront échapper à sa toute-puissance maléfique au cours de combats fantastiques, de voyages périlleux et de ruses merveilleuses… Amadou Hampâté Bâ est le conteur prodigieux qui arrache à l’oubli le trésor oral de la tradition légendaire. Avec lui, le folklore se transforme en cosmogonie et allégorie universelle.

8.70 

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Dans le Traité de l’âme, Aristote conduit l’élucidation de ce qu’est la vie jusqu’au cœur du phénomène. En effet, les vivants existent par et pour l’âme. Elle est ce qui permet de naître, de venir à maturité et de déployer ses aptitudes ; elle se rapporte à un corps déterminé qu’elle anime. Dans cette possibilité dont l’homme a le privilège, l’âme connaît et accède à la présence de toutes choses. C’est pourquoi Aristote affirme qu’elle est « l’ensemble de tout ce qui est ». Sa thèse n’est donc ni une psychologie, ni une biologie, mais bien une ontologie de la vie. Grâce à cette nouvelle traduction d’Ingrid Auriol, qui remet en question nombre de présupposés et fausses évidences, le propos d’Aristote apparaît enfin dans toute sa beauté. Il permet d’approcher la vertu native de l’un des textes majeurs où les racines de toute la pensée Occidentale apparaissent en pleine lumière.

9.20 

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Henri Morlighem a pénétré au cœur des traditions orales africaines, en particulier celles des Baluba du Kasaï, et a mis en lumière leur explication de la formation de l’univers, autrement dit, leur cosmogonie. Avec la collaboration de Tiarko Fourche, il consigna cette pensée avec minutie et probité dans ce livre qu’il a intitulé « Une Bible noire » et que les penseurs africains considèrent comme un ouvrage de référence. En effet, le récit présenté est un mythe fondamental, qui révèle aux hommes de l’Afrique centrale un code de vie, avec des équivalents dans toute l’Afrique, confirmant, si besoin en était, son unité culturelle et philosophique. Cette Bible Noire est pour eux aussi fondamentale que la Bible pour les juifs et, les chrétiens ou le Coran pour les musulmans, les Védas pour les hindous ou le Popol Vuh pour les amérindiens, le Canon bouddhique, le Canon taoïste ou les Classiques confucéens…

22.50 

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