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« Halte un peu qu’on se ménage, voilà mon sac qui s’ébat, en me décrochant le cœur. » Le Mont Analogue est un roman d’aventures inachevé de René Daumal, rédigé entre 1939 et sa mort en 1944. Dédié « à la mémoire d’Alexandre de Salzmann », il a paru pour la première fois aux éditions Gallimard en  avec une préface de Rolland de Renéville et une postface de Véra Daumal. L’auteur est influencé par l’hindouisme et l’enseignement de Gurdjieff. Le roman est une quête spirituelle, la montagne est le lieu où il est possible de communiquer avec l’au-delà. Dans l’édition posthume du livre de René Daumal Tu t’es toujours trompé, son frère Jack mentionne que le titre Le Mont analogue évoque « de façon étrangement significative le mont Qâf (en) de la grande tradition musulmane », la montagne inconnue, invisible, patrie des djinns, lien entre les mondes visibles et invisibles, version musulmane de la Rupes Nigra, qui comme la montagne du Purgatoire de Dante, permet au pèlerin qui y grimpe de progresser à travers les états spirituels. Le roman est une « merveilleuse allégorie de la littérature », selon William Marx du Collège de France : « En grec ancien, analogue, cela peut vouloir dire : un discours (« logos ») qui s’élève, de bas en haut (« ana »). Il s’agit d’escalader le symbole, pour mieux l’interpréter. » Source : Wikipedia

7.50 

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« L’hermétisme contribua beaucoup, non seulement à déterminer une nouvelle sensibilité, mais aussi à accroître le goût du mystère et de l’occulte non moins que celui des techniques opératoires ‘magiques’ qui rendent l’homme maître des choses. »
Le présent volume reprend le texte d’une conférence, donnée en 1986 dans le grand amphithéâtre de l’université de Ferrare. Eugenio Garin s’y penche sur la circulation exceptionnelle, aux XVe et XVIe siècles, des écrits hermétiques. En peu de pages, il fait apparaître comment théologie et magie hermétique tressent ensemble un nouveau mode de pensée qui sera au fondement de la Renaissance. Pour ce faire, il passe par les figures de Marsile Ficin, Pic de la Mirandole ou encore Nicolas de Cuse, héritiers de la tradition pythagoricienne et platonicienne, tout en analysant les grands textes de la tradition hermétique que sont le Picatrix et le Pimandre.
Traduit de l’italien par Bertrand Schefer.

6.50 

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“Un artiste comme Léonard de Vinci, un poète comme Ronsard peuvent illustrer le relatif épanouissement qu’ont connu certaines de ces grandes figures marquées par le fond hermétique du néoplatonisme. Le rosicrucien, quant à lui, est porté au délire de persécution. Bien qu’il soit en général d’un tempérament profondément religieux, il évite de prendre parti pour aucun des courants religieux de son temps, ce qui fait qu’il passe pour athée aux yeux de tous, cependant que sa réputation de magicien inspire la crainte et la haine.” Le volume Science et tradition hermétique se compose de trois textes de Frances Yates, qui portent sur un des sujets de prédilection de la grande historienne anglaise : le rôle joué par la tradition hermétique et la pensée magique dans l’histoire des idées, en Europe, à la charnière de la Renaissance et du XVIIe siècle. On s’imagine volontiers que l’hermétisme a constitué un obstacle au développement de la pensée scientifique : contre cette idée reçue, Frances Yates montre que sur certains points essentiels, la tradition hermétique a au contraire amorcé le changement dans les mentalités qui a rendu possible l’émergence de la science moderne dont, entre autres, les deux grandes découvertes emblématiques de la rationalité moderne, l’héliocentrisme de Copernic et la physique de Newton. C’est peut-être de la connaissance occulte du cosmos et des pouvoirs que le mage de la Renaissance prétendait détenir que dérive l’ambition qui caractérise la science classique : connaître les secrets de la nature pour la maîtriser, doter l’homme de moyens pour agir sur elle et pour la transformer. Et l’intérêt nouveau porté alors aux mathématiques, envisagées comme la clé du réel, n’est pas sans rapport avec la Cabale et les pouvoirs qu’elle attribuait aux nombres…

6.50 

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“Comment se fait-il que rien ne soit plus obscur que la lumière, quand il n’y a pourtant rien de plus clair, puisqu’elle élucide et fait connaître clairement toutes choses ?”
Quid sit lumen, bref traité sur la lumière, offre un magnifique exemple de cet universalisme renaissant. La recherche dialectique de l’essence, par degrés successifs, atteint bientôt la description de l’univers lui-même.
Traduit du latin et suivi de L’Art de la lumière par Bertrand Schefer.

6.50 

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