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Ce numéro VII de cette collection consacrée aux textes gnostiques découverts près de Nag-Hammadi, vers 1945, comporte une introduction exceptionnellement développée où André Wautier retrace l’histoire étonnante, jamais écrite, de l’évolution du préchristianisme à la christianisation des séthiens, des caïnites et des ophites, en passant par le simonisme, au sujet duquel il n’existe, à ce jour, aucune autre étude aussi fouillée. Nous y découvrons notamment que Jean le Baptiseur a joué dans la naissance du Christianisme un rôle beaucoup plus important que ne le laissent supposer les évangiles canoniques. Ainsi, c’est Jean qui serait à la base du simonisme, cette Gnose qui surgit en Samarie peu après la mort de Jésus et qui constitue une des clés du problème de la transformation de la doctrine de celui-ci en ce qui allait devenir le Christianisme. Car derrière la figure de Simon le Mage se profile celle de Jean le Baptiseur ; et, d’autre part, le Jésus mis en scène dans le IVe Évangile canonique — l’Évangile de Jean, précisément — semble en réalité un composé de plusieurs personnages, dont le Baptiseur… Parmi les nombreux écrits de Nag-Hammadi qui portent visiblement des influences du Simonisme, A. Wautier en a retenu trois d’inspiration plus nettement simonienne, qu’il a groupés à la suite de sa captivante introduction sur ce que fut le simonisme et son importance capitale dans les débuts du christianisme.

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Dans son introduction au numéro V de cette collection, André Wautier précise que c’est vers le IIIe siècle av. J.-C. qu’est né en Égypte un syncrétisme original de l’ésotérisme grec, des mystères d’Osiris et de certaines traditions orientales, auquel est donné le nom d’Hermétisme, le dieu égyptien Thot ayant été assimilé au Hermès grec. Ce courant philosophique, qui présente de nombreuses analogies avec la Cabbale juive, a inspiré plusieurs mouvements de pensée durant les siècles qui ont suivi. Les textes séthiens semblent ainsi avoir été fortement influencés par les enseignements que Thot-Hermès aurait donnés à ses disciples et qui ont été rassemblés dans quelques recueils de textes dont on retrouve également des extraits dans la bibliothèque gnostique de Shenesêt. Outre leur distinction entre le Dieu suprême et le Démiurge qui a créé le monde matériel, outre leur conception de la réincarnation et de l’Homme primordial, les Séthiens semblent avoir aussi repris à l’Hermétisme la pratique de l’alchimie. Le numéro VI est consacré à celle que divers écrits apocryphes ont appelée Nôréa, la Bible ne donnant pas les noms des sœurs qu’auraient eu nécessairement les fils d’Adam et Ève. Nôréa aurait été ainsi la sœur et la femme de Seth — troisième fils d’Adam et Ève — dont les Séthiens, comme on le sait, se proclament les descendants. D’où le rôle que joue l’épouse de Seth dans leur doctrine, figurant dans trois des quelques cinquante textes de Shenesêt, dont la célèbre Hypostase des Archontes, appelée également : De l’origine des Puissances.

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Les écrits présentés dans ce volume sont fondamentaux pour comprendre le séthianisme et le gnosticisme en général : Le livre secret de Jean, l’évangile égyptien, Melkitsédec, Marsane, L’Allogène et Hipsiphrone. C’est du diacre Nicolas, nous rappelle André Wautier dans son introduction, que les sétiens auraient repris, au début du Christianisme, la figure de Barbèlô, laquelle personnifie, pour plusieurs sectes gnostiques, la mère céleste, c’est à dire l’aspect féminin de la Divinité. Ce personnage divin, que l’on retrouve dans bon nombre des écrits de Shenesêt, joue un rôle central dans la théologie et la cosmogonie des séthiens. Car c’est une « légèreté » de cette Barbèlô qui serait, pour eux, à l’origine de ce monde mauvais et du mal dont il est le siège. Dans ce numéro IV de cette collection consacrée aux textes gnosiques découverts en 1945 à Shenesêt, près de Nag-Hammadi, André Wautier a réuni la plupart des écrits où il est question de Barbèlô. Ce groupement de textes s’impose en outre par le fait qu’avec ceux qui ont été publiés dans le numéro II, ces écrits-ci comptent parmi les plus importants du séthianisme. En appendice figurent en outre de larges extraits de la Pistis Sophia valentinienne, où Barbèlô apparaît également, ainsi que des extraits du deuxième livre de Iéou, qui a avec tous ces textes des rapports évidents, ce qui permet de mieux comprendre les uns et les autres.

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Jésus était-il une réincarnation de Seth, troisième fils d’Adam et Ève ? C’est ce que professaient les Séthiens, qui considéraient en outre Seth comme une incarnation du Christ cosmique dont la mission était de sauver l’humanité par la Gnose, c’est-à-dire par la Connaissance transcendante… Ce deuxième numéro de cette collection consacrée à la célèbre bibliothèque gnostique découverte à Nag-Hammadi, en Égypte, renferme certains des écrits les plus importants des Séhiens, dont le fameux Évangile selon Philippe et Le deuxième traité du Grand Seth. Qui étaient au juste les séthiens ? S’agissait-il d’un ensemble inorganisé de gnostiques ayant en commun d’attribuer à Seth une importance primordiale parmi les patriarches ? Il semble plutôt que les séthiens aient formé un véritable groupe, dont A. Wautier s’attache, dans sa copieuse introduction et ses présentations des textes, à préciser les origines, les principales influences qu’ils ont subies ainsi que les principes fondamentaux de leur doctrine originale.

20.00 

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En plus de jeter un éclairage nouveau sur les origines de la religion chrétienne, les textes gnostiques de Shenesêt (ou Nag Hammadi) ont une interprétation complexe et profonde de l’enseignement du Christ, différente sur bien des points de l’interprétation donnée par l’Église romaine, qui fut aux premiers siècles la grande rivale des gnostiques. Les quatre textes regroupés ici, présentés et annotés par André Wautier, docteur en droit, spécialiste de la Gnose et de la Cabbale, ont en commun de dévoiler les enseignements secrets que Jésus aurait donnés à ses disciples après sa résurrection. Dans son introduction — précédée d’une préface de l’Éditeur — André Wautier expose les grandes lignes de la métaphysique qui se dégage de ces écrits. En appendice est reproduit le texte d’un article très pertinent d’André Wautier, paru dans la revue « Orphée » (juin 1987) et intitulé : « Trois sectes gnostiques juives christianisées : Ophites, Caïnites, Séthiens ».

20.00 

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Inspiré des Évangiles, L’Évangile du Bouddha fut publié pour la première fois en 1894, en anglais, et de nombreuses rééditions se succédèrent depuis lors. Le monde du bouddhisme reçut cet évangile avec enthousiasme et l’introduisit officiellement dans les écoles et les temples bouddhistes du Japon et de Sri Lanka. En relatant la vie de Bouddha comme celle du Christ, Paul Carus, dans un style simple et concis, témoigne fidèlement de l’essence du bouddhisme à la lumière des anciens documents ; il met aussi en relief la grandeur poétique de la personnalité unique du Bouddha. Ce livre ne suit aucune doctrine, ne prône aucun dogme, mais relate avec simplicité et justesse ce que furent la vie et l’enseignement de Bouddha. Un classique pour tous les vrais bouddhistes.

18.00 

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